L'Isabelle embusquée

il y a
10 min
652
lectures
8
Qualifié

Patrick Villemin, né en 1966, est romancier. Il a publié quatre romans : La Morsure (Calmann-Lévy, 1997), Jeux d’ombre (Calmann-Lévy, 2000), La Valse des pions (Flammarion, 2005), Classement  [+]

Ce jour-là, sur ton banc, tu picorais des corn flakes. Je flânais dans le coin, mon appareil photo en bandoulière. Je m’arrêtai pour te contempler. Tu fis mine de ne pas me voir tandis que j’ajustais mon objectif. J’hésitais longtemps avant de me lancer.
— Excusez-moi Mademoiselle, accepteriez-vous que je fasse quelques photos de vous ?
Tu me demandas pourquoi. Je te répondis que j’étais un amateur, que je prenais des clichés au hasard parce que c’était ma passion et que dans ma galerie personnelle, il y avait – si tu le voulais bien - une place pour ton visage. Je le revois encore, ton adorable minois. Tu fronças des sourcils, te levas et plutôt que de répondre à ma question, tu me dis :
— Rendez-vous demain ici, même heure.

J’arrivai à midi devant le manège du parc Monceau. Je n’étais pas très à l’aise car je n’ai jamais su m’y prendre avec les femmes. J’avais à l’esprit quelques amours ratées, des baisers froids dans des fêtes de petite importance ou des caresses mal prodiguées dans de la mauvaise obscurité. Je chassais mes pensées, il me fallait de l’entrain. Il s’agissait de partir à la découverte d’une femme. Autant dire d’un nouveau monde... A midi et quart, personne. J’allai m’offrir un nougat chez le confiseur qui jouxte le parc des balançoires. Je répétais notre scène, j’oubliais mes répliques. Tu aurais dû voir le film. J’imaginais même un ralenti absurde sur la musique des « Parapluies de Cherbourg ». Midi et demi, toujours personne. Cette fois, ce n’est pas normal. Le doute commence sa danse obsédante. Et si c’était un rendez-vous bidon ? En me mentant, cette fille m’a éconduit. Elle a aussi fait l’économie d’une conversation désagréable. Mais oui, bien sûr ! Comment n’y ai-je pas songé plus tôt ? Un jeune garçon vint interrompre mes conjectures. Il m’appela Monsieur et me remit ton message : « Je vous ai observé depuis midi, je ne viendrai pas ». Je jetai des regards à droite, à gauche, devant, derrière. Je scrutai en vain toutes les directions.
— Où est la femme qui t’as remis cette enveloppe ?
— Je ne sais pas Monsieur : elle m’a donné une pièce et je n’ai plus fait attention.

Je ne pris pas le mors aux dents. Notre aventure avortée pouvait encore s’oublier. Cette fois, je choisis le champ de Mars. D’un point de vue photographique, il y avait là-bas fort à faire. De profondes perspectives, des immeubles cossus et puis la silhouette de la tour Eiffel... Il pleuvait ce jour-là, mais cela ne me dérangeait pas. Après deux bonnes heures sur terre, je décidais de prendre de la hauteur. Je montais à pied sur la tour, par des escaliers truffés de boulons. Le vent sifflait dans l’enchevêtrement des poutres et les bourrasques ramenaient la pluie jusque sur les grimpeurs. J’étais trempé mais satisfait. Qu’étais-je venu chercher sinon cette forme d’ivresse qui mêle l’altitude à l’effort ? Oui, je puais le chien mouillé. Et pourtant, je me sentais libre... Au premier étage, je me réfugiais dans le salon de thé. Il me fallut disputer les faveurs de la serveuse tant la salle était comble. J’obtins finalement mon chocolat chaud puis laissais mon regard flâner jusque sur les courbes du palais du Trocadéro.
— Vous m’avez fait attendre.
Isabelle est là, devant moi. Je retrouve ton visage, ton sourire, ta silhouette. Tout de suite, tu prends l’ascendant. Car ta séduction est immédiate. Il me faut quelques secondes pour rassembler mes esprits. Tu m’as abandonné il y a quelques jours dans la plaine de Courcelles et voici que tu ressurgis sur l’autre rive, en plein cœur du septième arrondissement. Je te contemple puis te propose de t’asseoir. Tu commandes un café.
— Le café, c’est pour ?
— Mademoiselle.
Mais comment as-tu pu me retrouver ?
— Comment avez-vous fait pour...
— C’est un secret de fille.
Je rigolai, comme un abruti : l’œil mou et les dents devant. Tu croisas tes jambes – quelles jambes nom de Dieu ! Tout paraissait faux, fou, facile. Comment dire ? Il y avait autour de nous une irréalité invraisemblable. Je ne te connaissais pas. Tu me suivais à mon insu. Et tout ça pour quoi ? Je n’osais pas te poser cette question. Ton charme était impeccable. Ton imprévisibilité si tonique. Je préférais taire mes interrogations et me contenter de ton « secret de fille ». Quel sens de la formule aussi ! Enchanté, je n’imaginais pas que tu me planterais pour la deuxième fois quelques minutes plus tard.
— Ou se trouvent les toilettes s’il vous plaît ?
— Au fond, à gauche.
Tu sortis, me laissant seul à table, émerveillé. Je pris mon appareil en me disant qu’une nouvelle fois, j’allais solliciter ton autorisation. Quelques clichés sur la tour Eiffel, voilà, une alléchante proposition. J’attendis sans regarder les aiguilles de ma montre. Bien sûr, tu ne revins pas. Un quart d’heure, c’est trop long pour une simple séance aux toilettes. Je payai et allai vérifier que tu étais bien partie. Après quoi je remontais dans l’ascenseur pour revenir sur terre. En bas, je me sentis vraiment abandonné.

Je pris une douche. Je pris deux douches. Sous l’eau bouillante, je me calmais. Après tout – me dis-je – j’ai affaire à une folle. Mais cette conclusion n’était pas satisfaisante. Car je pouvais me raconter dix, vingt, cent histoires pour distraire ma rancœur, la vérité finissait toujours par me revenir droit dans le ventre. Isabelle me tournait la tête. Purement et simplement. Si bien que je ne savais plus où j’étais. Il était inutile de ne pas l’admettre. Cette fille, c’était un rêve inouï. Une femme comme je n’en avais jamais espéré jusqu’ici. Sa présence me procurait une joie profonde. Tout à coup, la vie s’épanouissait. L’ennui, la peur, le mal-être se dissipaient. Isabelle était là, déliée, belle, insolente, insaisissable. Elle était là et j’oubliais tout... Je résolus de tenter une expérience. Puisqu’elle m’avait déjà suivi, elle continuerait peut-être de le faire. Aussi décidais-je d’aller jusqu’au Louvre. Je pris mon appareil photo et descendis dans le métro... En effet, Isabelle m’attendait devant la pyramide. Comment avait-t-elle pu anticiper ma venue ?
— Bonjour.
— Bonjour.
— Cela vous fait-il plaisir ?
— Bien sûr, je m’attendais un peu que vous soyez là.
— ...
— Allez-vous encore partir à l’improviste ?
— Je ne le sais pas encore, nous verrons.
— Isabelle ?
— Oui.
— Je... je...
— Marchons, voulez-vous ?
Son contact me rendit fébrile. Mon expérience avec les femmes était réduite et celle-là pulvérisait tous mes repères. Elle apparaissait, disparaissait. Elle soufflait le chaud, puis le froid ; me poursuivait et m’abandonnait. Il y avait dans tout cela une forme de maelström qui m’étourdissait. J’aurais tant voulu céder à ses humeurs désinvoltes. J’aurais tant aimé goûter à sa merveilleuse légèreté. Au lieu de quoi je me promenais à ses côtés, aussi tendu qu’incapable de livrer le meilleur de moi-même. Une idée m’obsédait par ailleurs : une photo. Je voulais au moins une photo de cette femme. Comme si le fait de posséder son portrait changerait la donne. Comme si en captant son image, c’était un peu d’elle que je maîtriserais... Je lui montrais mon Leica :
— Puis-je ?
— Non, pas maintenant.
— Quand alors ?
— Pas maintenant.
— Vous me l’avez déjà dit.
— Je n’ai rien d’autre à vous répondre.
Tu m’entraînas jusque dans les jardins des Tuileries. Puis nous remontâmes la rue Saint-Honoré. Tu parlais et je n’écoutais pas. Je te suivais presque, tel un chien pratique. Tu te retournas. C’était l’heure du déjeuner. Nous jetâmes notre dévolu sur la terrasse d’un petit café. Le temps de choisir la table que tu avais déjà disparu. Non, ce n’est pas vrai, pas ça, pas comme ça. Isabelle, eus-je envie de crier tout à coup. Le garçon me désigna une table du doigt. J’allais m’asseoir, consterné. Tout à coup, Isabelle ressurgit dans le reflet de la vitrine. Je me levai.
— Où étiez-vous donc passée ?
— Cela ne vous regarde pas.
Le garçon vint nous soumettre à la question.
— Manger ou boire ?
— D’abord boire.
— Chaud ou froid ?
— Froid pour moi, pour elle aussi.
— Avec ou sans gaz ?
— Limonade s’il vous plaît. Et vous rajouterez deux croque-monsieur.
Tes mystères me faisaient perdre le sens de notre orientation. Je dévorais ton visage par peur de ne plus le savoir. Comment paraître naturel devant une femme aussi belle ? Je m’enlisais, ne parvenant pas à me libérer. Si bien que notre conversation fut très sommaire. Si sommaire qu’elle te déplut. Tu n’attendis même pas ton croque-monsieur :
— Il faut que je vous laisse.
— Pourquoi ?
— D’autres choses à faire ; d’autres gens à voir. D’autres heures à tuer.
— Je peux vous rappeler ?
— Non.
— Vous écrire alors ?
— C’est impossible.
— Quand nous reverrons-nous ?
— Quand je le jugerai utile.
— Je voudrais vous prendre en photo ; j’y tiens absolument.
— Je vous laisse payer l’addition.
Elle se leva et - comme à son habitude – disparut sans se retourner. J’étais furieux, d’une rage rentrée. Impuissant aussi. Isabelle de l’absence, allais-je encore longtemps subir tes cachotteries ? Le souvenir de ton sourire me donna ma réponse : oui, je t’attendrais.

Et j’ai attendu. Tant et tant. J’examinais mon téléphone comme une bouée de sauvetage. Chaque fois qu’une sonnerie retentissait, elle me mettait le cœur Hiroshima.

Après plus d’une semaine de ce traitement, je décidais de quitter les lieux. Le décor allait prendre du relief. Direction Zermatt, Suisse alpine et sept heures du matin bleu pâle... Je parcourus des glaciers teintés de soleil blanc. Je violais le silence du cirque des montagnes. Ivre d’altitude, je foulais une terre capricieuse, de la roche effritée qui se délite sous les semelles. Je grimpais pendant des heures vers des sommets balayés par un vent inouï. Plus l’air se purifiait, moins je songeais à toi. Sur la terrasse de la Hornli Hütte, je me sentis même libre. Un verre de vin chaud, et mes pensées s’éloignent de Paris. Danke sehr und das ist gemütlich... Une lettre me parvint : « J’ai décidé aujourd‘hui que vous pourriez me prendre en photo. Isabelle ». Au bout du fil, ma concierge s’emmêla les pinceaux. Je m’énervais car je voulais qu’elle m’explique comment Isabelle avait obtenu mon adresse. Avait-elle été polie ? Menaçante ? Implorante ? Ma concierge ne se souvenait plus de rien. J’ai fait mes valises dans la foulée. J’étais de belle humeur en couvant mon Leica d’un regard reconnaissant. Brave engin. Tu seras l’outil par lequel je dompterais cette femme. Je lui dirais « bon vous venez » et je l’enfermerais dans ta boîte noire. Après quoi je la coucherais sur du papier glacé.

Isabelle me dit qu’elle passera dans la soirée.
— Vingt heures trente, cela vous convient-il ?
— Parfait.
Je l’attends avec impatience pour lui dire des choses agréables, pour lui confier aussi qu’elle me pourchasse jusque dans mes rêves les plus fous... Elle sonne à ma porte à vingt heures précises. Elle a une demi-heure d’avance.
— Je ne vous ai pas prévenu car votre numéro de téléphone est trop compliqué.
Elle entre. Elle entre chez moi, dans mon appartement. C’est un véritable miracle. Je contemple sa belle image dans la glace de l’entrée. Bon Dieu, quelle divine silhouette ! D’un pas décidé, elle pénètre dans le salon, s’arrête devant ma cheminée, caresse ma vieille horloge sentimentale – une grosse pendule qui me vient de ma grand-mère.
Isabelle se retourne et me dit :
— Où est votre Leica ?
— Dans l’entrée.
— Avez-vous des pellicules ?
— Oui, bien sûr.
— Que proposez-vous ?
— Comment ça ?
— Et bien, quel type de photo voulez-vous faire ?
— Là, maintenant ?
— Je suis venue pour ça.
— Ok.
Je vais chercher mon appareil.
— Vous n’avez toujours pas répondu à ma question.
Je suis gêné.
— Alors ?
— Isabelle, c’est comme vous voulez... Où plutôt, c’est comme vous le sentez. Si vous préférez que nous les fassions un autre jour, je comprendrais.
— Ne reculez pas.
— Pardon ?
— Ne reculez pas vous dis-je. Depuis notre rencontre vous cherchez à me photographier. Je vous ai éconduit à de multiples reprises. Aujourd’hui je me livre à votre curiosité. Profitez-en.
— Oui... et bien, comment dire ?
— Vous êtes mal à l’aise, n’est-ce pas ?
— Oui, c’est vrai.
Je suis debout, tétanisé. Isabelle me frôle puis va mettre de la musique. Elle choisit Chet Baker. Déboussolé, je bats en retraite jusqu’à la cuisine en prétextant d’aller chercher de quoi boire. Je me retrouve devant l’évier et j’ai peur. C’est aussi simple et terrifiant que ça : j’ai peur de décevoir cette femme. Elle est tellement présente à mon esprit. Je l’ai tant attendue que sa venue me paralyse. Je la trouve trop admirable pour mon pauvre intérieur. Son effervescence me panique presque. C’est un tourbillon de vie qui est entré chez moi, une sorte de vitalité qui me déborde. Je prends la bouteille de rhum et celle de jus de fruits. Mes mains font la java. Je voudrais transvaser le jus d’orange dans un joli carafon mais c’est impossible. Il m’échappe et se brise en mille morceaux. Le cristal se mêle à la pulpe, là, à mes pieds. Je contemple le désastre lorsque que derrière moi on demande :
— Alors ?
— Je suis... je suis désolé, j’ai tout renversé...
Je me retourne mais Isabelle n’est pas là. Elle n’est peut-être d’ailleurs jamais venue. J’entends ses pas dans le couloir. Elle arrive cette fois.
— Je suis confus, j’ai fait des saletés.
— Laissez cela, tout compte fait, je n’ai plus soif.
Je sors, je referme la porte. Isabelle est repartie. Je la suis. Je suis son parfum épicé. Elle s’installe dans le canapé tandis que je m’assois sur ma vieille chaise dépaillée. Elle est loin mais reste à portée de voix. Isabelle, tu me prends toujours à l’improviste. Tes surprises me perturbent à chaque fois. A chaque fois il faut que je recolle les morceaux, que je mobilise beaucoup d’énergie pour recouvrer ma lucidité. J’ai encore quelques réserves, rassure-toi. Il me reste une main pour t’écrire, une bouche pour te dire. Pour te dire et pour t écrire que sans toi, c’est plus la peine.
— J’ai envie de m’égarer.
— Pardon.
— Vous m’avez très bien entendu.
Sa proposition me bouleverse. Car je sens qu’au nombre de ses égarements, mon lit figure sans aucun doute en bonne place.
— Mais.. mais, comment dire...
— Je vais poser nue et ensuite nous ferons l’amour.
Elle se lève, me tend la main. Son contact m’enchante. Nous allons jusqu’au balcon. Une lune cisaillée couche ses reflets sur les toits de Paris. Au-dessus, c’est un ciel d’encre noire. Les fenêtres allumées dessinent sur la façade d’en face un quadrillage de mots croisés. Elle m’entraîne sur le côté, dans un coin sombre. Tes yeux dans le noir, Isabelle... Nous nous embrassons, longuement. Je n’y comprends plus rien. Mais ce baiser m’ouvrira ton corps. Je vais te confier des caresses qui te rendront plus belle encore. Je vais explorer ton plaisir pour y trouver aussi le mien. Oui, enfin je débusquerais l’Isabelle embusquée.
Elle pose sa tête sur mon épaule.
— C’est le moment.
Nous rentrons. Isabelle éteint l’une des lampes puis très doucement - au rythme de Chet Baker – se déshabille. Je vis un instant de bonheur pur, comme si tout à coup, je détenais la clé du Sens. Isabelle s’approche puis s’éloigne. Je saisis mon Leica et je la mitraille. Un, deux, trois, quatre rouleaux. Il y a sur ses courbes, dans son sourire, dans la profondeur de son regard, il y a tant et tant de choses à capter. Ma future amante se joue de moi, elle danse dans la lumière, ondule, devient éblouissante. Je suis avec elle au cœur de la vie, au creux d’une fièvre qui m’enivre. Bientôt, je n’ai plus de pellicule.
— Je n’ai plus de pellicule.
— Emmène-moi dans ta chambre.

Le lendemain matin, Isabelle est déjà partie quand je me réveille. Elle n’a rien laissé sinon la trace de son corps sur mes draps défaits. Je bois un café, fume une cigarette. Puis je cours chez le photographe et lui demande de tirer mes quatre rouleaux le plus vite possible. Je veux pouvoir montrer mon travail à Isabelle aujourd’hui. Car même si elle s’est évanouie de mon appartement ce matin, je sais qu’elle reviendra. C’est une intuition ; c’est une conviction. J’ai son image désormais. Je la possède un peu. J’imagine déjà le plaisir que va me procurer la contemplation de mes photos. La journée passe. Isabelle ne se manifeste pas. Quand je pense que je ne connais ni son nom, ni son adresse, ni son téléphone. Et si elle ne réapparaissait jamais ? Si elle était venue hier soir me faire un dernier don d’elle-même ? Me livrer son corps avant de disparaître. Tout à coup, je suis saisi par une angoisse. Non, ce n’est pas possible. Après ce que nous avons vécu, ce serait inimaginable. J’ai besoin de la voir – au moins sur du papier brillant. Il est l’heure. Je descends sur le boulevard. Je rentre dans la boutique.
— Bonsoir, je viens chercher mes photos.
— Oui, bien sûr.
Quatre rouleaux, le compte y est. Je paie et je ressors. Fébrile, j’ouvre la première pochette. Isabelle, te revoir enfin... Et là, tout le poids du monde qui bascule. Mon cœur explose. Sur les cent quarante quatre photos tirées, mon salon apparaît cent quarante quatre fois. Mais sur ces cent quarante quatre photos, Isabelle ne figure nulle part.

Cette nouvelle a été écrite par Patrick Villemin.

Patrick Villemin a publié quatre romans : La Morsure (Calmann-Lévy, 1997), Jeux d’ombre (Calmann-Lévy, 2000), La Valse des pions (Flammarion, 2005), Classement vertical (Editions Anne Carrière, 2007).

8

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !