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L'histoire d'une maladresse - Chapitre 1 : Le défi.

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Juliie LCQ

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Par Emma.

Tout à commencer, par un simple pari. Stupide pari je dirais même !
Ce jour du 6 Octobre, mes amies m’avaient mise au défi d’aller au concours organisé par la star du rock du moment : Matthias. Un concours non pas pour découvrir une rockeuse dans l‘air du temps. Non, non ! Un concours pour trouver une petite amie. Non mais quelle idée, je vous jure ! Elsa, Nolwenn et Alice savent combien je suis timide avec les garçons et combien j’aime relever les défis, c’est pourquoi elles m’ont poussé à participer à ce concours ridicule.

Comme une novice, je suis tombée dans le piège et je me suis donc rendue à ce casting de l’amour, d’un pas non rassuré, pour tout vous avouer. Ce Samedi 12 Octobre, il ne faisait pas chaud dehors et le ciel n‘était pas franchement d’une gaieté inimaginable. Je me suis donc vêtue, ce matin là, d’un jean bleu ainsi que de mon t-shirt préféré Rolling Stones, accompagné d’un gilet gris, d’une écharpe bleue marine et de mon manteau d’hiver. Après avoir pris le métro, en me trompant une fois de direction. (Je m’améliore !) J’arrive enfin devant le bâtiment, plus précisément face à une queue interminable de candidates. Je me suis alors dis que j’aurais mieux fais de mettre mes chaussettes de ski, vu le froid et l’attente qu’il y aurait. Après six heures d’attente, le ventre vide, les joues roses et le bout des doigts gelés que j’aurais pu en faire des bâtonnets de glace, c’est enfin... plutôt malheureusement mon tour. La dernière de ce concours, tout ça parce que la ponctualité n‘est pas mon point fort. J’entre donc dans la salle destinée au casting, accompagnée par un grand monsieur bien baraqué. Un garde du corps sûrement, qui me demanda de me placer au milieu de la pièce, sur une croie marquée au sol. Je me dirigea donc vers la place qui m’avait été assignée et manque de pot... je trébuche. Non mais, quelle cruche ! Comme si c’était le bon moment pour que mes pieds me lâchent à ce moment précis ! Quel monde cruel... Tandis que je me relevais, j’entendis des ricanements et lorsque je fus enfin debout sur mes jambes, les ricanements s’étaient transformés en fous rires non dissimulés, à ma plus grande honte. Evidement comme toujours dans ce genre de moment, je me sentis brûlante, et ceci était, bien entendu, du au rougissement de mes joues et de mes oreilles. Bonjour et merci à ma grande amie : la honte ! Sans relever la tête, je décidais donc de déboutonner mon manteau et de dérouler l’écharpe de mon cou, afin de faire baisser la température de mon corps bouillant de malaise. Enfin, les pouffements de moqueries s’étaient estompés pour laisser place à une voix de velours marqué par des intonations viriles, qui s’adressa à moi :
- Alors, malgré que mon choix soit déjà fait, je compte quand même te laisser une chance pour l’attente que tu as dû endurer seulement pour m’embrasser. Donc, dis moi un peu comment tu t’appelles.
- Emma, dis-je sans relever la tête, ce qui ne m’empêcha pas de me dire intérieurement : Mais quel prétentieux celui là !
- Bien, et pourquoi es-tu là, au juste ?
- Pour gagner un pari, osais-je informer mon interlocuteur, animée par la rage de vaincre et en le regardant droit dans ces beaux yeux verts.
- Tout cela pour ça, ria-t-il. Et bien, allons y.
Il se leva donc de sa chaise avec une grâce inouïe qui ne devrait pas être permis d’exister. Il s’approcha de moi, je baissa, par réflexe je suppose, ma tête. Mais avec l’index de sa main droite qu’il plaça sous mon menton, il me releva la tête et me dis tout bas : « ne sois pas si timide », agrémenté d’un magnifique sourire fendu qui me fis rougir. Je ferma les yeux, pour effacer cette image de ma tête et calmer les pulsations de mon cœur. Je sentis alors sur mes lèvres son souffle chaud et, dans un élan de panique, je me dégagea de son emprise, en criant. Lorsque je rouvris les yeux, je courais à toute à l’allure vers la sortie. Je m’arrêta enfin de courir et m’aperçue alors que j’étais perdue dans la rue et que j’avais laissé mon écharpe là-bas et que, pire encore, j’avais perdu mon défi.

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