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FINALISTE
Sélection Jury

Recommandé
A chaque fois que je pénètre sur ce parvis bétonné, mon cœur se serre, mon estomac se tord. Je n'ai qu'une envie, entêtante, irrésistible, tourner les talons et quitter cet endroit à tout jamais.

Dans un monde où chacun avance irrémédiablement dans la même direction, dans une sorte d'inconscience collective, j'ai l'impression d'être un grain de sable dans l'engrenage. Je voudrais dire merde à cette machine, m'extraire de cette existence pour m'en inventer une nouvelle.

Le bâtiment me fait face, somptueux rectangle de béton blanc et de verre bleuté. De grandes arches découpent harmonieusement sa partie basse et lui donnent un aspect de colosse bienfaisant. Tout à coup cela me frappe. C'est peut-être bien exactement l'effet que ses architectes ont voulu donner à cette façade.

Force est de constater qu'il impressionne autant par sa taille que par sa beauté. Le blanc mat des murs contraste parfaitement avec les reflets sinueux des larges baies vitrées. Tout est fait pour que celui qui y pénètre se sente tout petit, insignifiant même, perdu au milieu de la masse roulante d'hommes en costumes noirs, tous identiques et au visage d'une neutralité effrayante. En cela, ils sont un fidèle témoignage du monde qui les entoure, d'une désespérante normalité.

Le hall est, comme tout le reste, une association mathématique de blanc et de gris, de courbes rassurantes et d'angles agressifs. Neutre et terne, comme tout le reste. En réalité, tous les jours depuis la minute où je me réveille dans mon appartement de banlieue et jusqu'à ce que je m'y endorme à nouveau le soir, tout n'est que courbes et angles, parfaitement assemblés, comme le résultat d'une équation qui s'équilibre. Je voudrais hurler que je déteste les maths, que les équations ne devraient pas toujours s'équilibrer, que le monde serait tellement mieux avec ses imperfections. Une gêne étrange m'envahit au moment où ces pensées coulent dans ma tête avec la vivacité d'une tornade. La gêne masque à peine le malin plaisir que je ressens à les laisser prendre le contrôle de mon esprit.

Je monte dans l'ascenseur avec une dizaine de personnes. Tous se tiennent à une distance parfaite les uns des autres, assez près pour que tout le monde entre et assez loin pour qu'aucun contact physique ne vienne gâcher ce moment d'intense ennui. C'est comme si chacun avait examiné le problème, planché sur la question, et établi des calculs à la précision redoutable pour que douze personnes puisse entrer dans sept mètres carrés sans se toucher. S'il n'y avait eu que six personnes dans l'ascenseur, il n'y aurait eu aucune place de libre, la distance entre les occupants se serait simplement automatiquement allongée. Encore et toujours les maths.

Les portes s'ouvrent, je demande pardon et arpente le chemin laissé par les occupants devant moi. Au bout de quelques mètres, je me retourne et jette un œil amusé sur les occupants restant qui se replacent consciencieusement.

L'étage est très sécurisé. Je ne peux pas le dire avec certitude, mais je pense que c'est le plus sécurisé de l'immeuble. Plusieurs fois, des gardes m'arrêtent, demandent à voir mon badge, me fouillent, m'interrogent. Même si je suis parfaitement habitué à ce manège, j'ai toujours une appréhension incontrôlable lorsqu'ils me regardent intensément à la recherche d'une éventuelle faille.

Des collègues me saluent d'un signe de tête en me croisant. Nous n'échangeons aucun mot, ni aucun geste amical. Chacun est enfermé dans sa solitude. Ma secrétaire me voit arriver de loin. Elle a l'air mécontente car j'ai presque dix minutes de retard. Le retard n'est pas une déviance appréciée dans mon travail. Je n'ai jamais compris pourquoi. Ils ne savent même pas quelle heure ni même quel jour nous sommes. Ils sont parfois ici depuis des mois, voire des années. Ils ont depuis longtemps perdu le sens des réalités. La ponctualité, ça ne doit pas être pour eux, mais pour nous. Car nous, au contraire d'eux, ne devons surtout pas perdre le sens des réalités.

— Elle est prête, me dit-elle avant même que j'ouvre la bouche.
— A-t-elle reçu l'injection ?
— Oui, la même dose que d'habitude.

Je sais que tout est en ordre, Mlle Félice a une organisation parfaite. Elle est irréprochable. En réalité, je n’avais même pas besoin de poser la question. Je voulais simplement parler à quelqu'un, échanger pour la dernière fois de simples questions et réponses, avant que je ne pénètre dans cette pièce et que chacun de mes mots ne soit pesé et choisi, que mes questions ne soient qu'accusations et que les réponses me traversent sans heurter mon esprit.

Elle déverrouille minutieusement tous les loquets de la lourde porte blanche et me fait signe que tout est prêt. Elle pourrait sans doute être jolie, voire attirante, si ses cheveux n'avaient pas été tirés en arrière et regroupés dans une couette plus serrée que les cuisses d'une religieuse. Même ses petits yeux sévères pourraient s'avérer charmants s'ils n'étaient pas cachés derrière ces effrayantes lunettes.

Ce sont les dernières pensées incontrôlées que je m'autorise à avoir. Peu à peu, je me mure dans une conscience profonde. Je ne me contente pas de tuer ma véritable personnalité, cela ne suffirait pas. Le truc, c'est de revêtir les traits de quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'effrayant. Quelqu'un qui vous a marqué et terrifié. Nous sommes entraînés bien sûr, nous apprenons à nous oublier, à oublier tout et à nous reconstruire en un être nouveau, froid, calculateur, et déterminé.

Lorsque j'étais enfant, j'allais tous les étés en vacances chez mes grands-parents. Ils habitaient à la périphérie d'un village minuscule, perdu dans la campagne profonde. Un jour, après déjeuner, je suis sorti pour une promenade. Je ne devais avoir que sept ou huit ans. Après plusieurs kilomètres, je me suis retrouvé sur une route qui longeait une ferme que je croyais abandonnée. J'ai écarté le grillage et je suis entré dans la grange où étaient encore entreposées de grandes bottes de foin. C'était devenu ma planque. J'y allais dès que je pouvais. Mais un jour, alors que j'expérimentais mes premières cigarettes, j'ai malencontreusement mis le feu à la paille séchée. En quelques minutes, les flammes atteignaient la taille d'un adulte. J'étais paniqué, je ne savais pas quoi faire. J'ai fui. J'ai couru aussi vite que je le pouvais en direction de la forêt. Mais dans ma course, je me suis retourné. Le fermier, debout devant sa grange en feu, me scrutait avec une intensité terrifiante. Alors que les flammes léchaient la cime des arbres dans un crépitement assourdissant, la silhouette du vieil homme qui me regardait me glaça le sang. Plus tard, alors que la police enquêtait sur l'incendie, au hasard de leurs investigations ils découvrirent un cadavre, celui d'une femme, recroquevillé dans un abreuvoir à vaches, au fond de la grange. Depuis, je n'ai jamais pu oublier ce terrible soir où j'aurais pu, moi aussi, finir en cadavre.

Son visage me marqua. Presque trente ans plus tard je peux fermer les yeux et voir nettement ses petits yeux vitreux fixés sur moi. Alors, tous les matins, avant d'entrer dans cette pièce, je repense à cet homme et à l'effet qu'il avait eu sur l'enfant que j'étais, et je décide d'être cet homme. Je suis cet homme. Une chaleur m'envahit presque violemment. Ça me rappelle les effets de l'alcool. Je me sens sûr de moi.

J'entre.

Elle ne lève pas tout de suite les yeux sur moi mais le seul bruit du loquet de la porte l'a plongée dans un état de terreur presque animale. Elle est affalée sur une chaise longue, dans une position presque couchée. Ses poignets et ses chevilles sont attachés aux barreaux métalliques. Des cercles de sang sont dessinés à l'endroit où les attaches serrent sa peau bronzée. Ses cheveux ne sont que de vulgaires tiges grasses et collées les unes aux autres. Son front dégouline de sueur et celle-ci, en atteignant sa bouche, se mêle à ses larmes pitoyables. Je la compare à un animal. Une proie. Elle me répugne. Sa bouche tremble dans un râle. Elle oriente ses yeux vers moi comme pour vérifier ma position par rapport à elle et rabat tout de suite son visage sur son torse. Mlle Félice est entrée elle aussi. Elle s'est postée dans un coin de la pièce, gardant toujours un œil sur les écrans médicaux. Sa mission officielle est de me stopper si le cœur de la jeune femme venait à s'arrêter. Elle est aussi là pour la maintenir en vie aussi longtemps que nous en aurons besoin.

— Allez-vous bientôt en finir avec moi ?

Sa voix n'a pas tremblé. Ses yeux se sont même ouverts et m'ont rappelé l'éclat qu'ils avaient avant que tout cela ne commence.

— Pas encore, répondis-je simplement.

Comme je l'ai dit précédemment, j'ai été entraîné. Je sais comment maintenir un état de panique constant chez une personne. Je sais que les mots sont comme des branches auxquelles ils s'accrochent pour remontrer lentement la pente. Moins j'en dis, plus ils intériorisent leur souffrance. Ils se terrent dans les tréfonds de leur âme pour y quérir un soupçon d'espoir. Et, lorsque j'en ai fini avec eux, ils n'y trouvent plus rien. Leur âme est vide. Mon père avait été militaire lui aussi. Comme moi, il était passé par là. Des années plus tard je comprenais qu'il avait gardé certaines habitudes de son ancien travail. Lui aussi était parfois froid et sec lorsqu'il s'adressait à moi.

— Vous avez comploté contre notre pays.
— Non, dit-elle, agacée et lassée. Je n'ai trahi personne. Je ne suis personne. Je n'ai jamais fait de mal à personne.
— Vous avez une famille. Un mari et deux enfants. Nous allons les arrêter eux aussi. Nous allons les amener ici. Nous allons les torturer.

Malgré le fait qu'elle est habituée à cette menace, sa bouche forme tout à coup un cercle et ses larmes coulent de plus belle.

— Nous pouvons arrêter qui nous voulons. Vous nous avez attaqués. Vous nous avez frappés en plein cœur. Votre vie ne sera plus qu'une longue suite de souffrances.
— La souffrance, dit-elle dans un murmure, vous ne savez même pas ce que c'est.

Elle est groggy par la drogue mais étonnamment lucide aujourd'hui. Je la regarde comme le fermier m'avait regardé lorsque j'étais enfant.

— La souffrance est votre présent et votre avenir, dis-je sans presque décoller mes lèvres l'une de l'autre. Elle sera bientôt l'avenir de votre famille. Les autorités l'ont décidé. Ils seront bientôt ici avec vous. Mais vous ne les verrez jamais. Jamais nous ne vous le permettrons.

Depuis les six derniers mois, j'ai souvent utilisé cette menace avec elle. Elle n'a bien sûr jamais été suivie des faits. Mais cela n'a aucune d'importance. Ici, les faits ne comptent pas. Seuls sont importants les mots que je prononce, la quantité de nourriture qu'elle avale, les périodes plus ou moins longues entre les interrogatoires et les tortures. Sa vie ne se résume plus qu'à cela dorénavant. Elle ne voit plus que les choses qu'on lui laisse voir. Elle n'entend plus que ce que ses bourreaux et ses gardiens lui disent. Elle ne pense plus qu'à sa liberté perdue et à ce qu'elle a fait pour en arriver là. Je voudrais croire qu'elle regrette ses actes, ses paroles, ses complots. Mais je n'y crois pas. Parfois, mon esprit se heurte à la terrible idée qu'elle pourrait être innocente. Mais je lutte contre cette pensée. Elle n'est pas là pour rien. Personne n'est là pour rien, malgré ce qu'ils disent. Nous ne nous trompons pas. Nous ne nous méprenons pas.

Elle avait été arrêtée un an plus tôt. Interrogée six mois par les militaires, elle nous avait été envoyée dans un état pitoyable. Son corps était couvert des sévices provoqués par la torture physique. C'était abominable. Dans le dossier qui nous avait été transmis, il y avait des photos d'elle avant tout ça. Elle avait été belle, cela ne faisait aucun doute. Ses cheveux aujourd'hui gras et sales étaient à l'époque longs et soyeux. Sa bouche était fine et dégageait une malice enfantine. Elle devait peser presque dix kilos de plus. Il est terrifiant de comparer la belle jeune femme sur ces photos à ce qu'elle est aujourd'hui. Pourtant, je le fait régulièrement dans le cadre de nos « rencontres ». C'est une manière comme une autre de la briser, de lui montrer ce qu'elle a perdu à jamais, sa jeunesse et sa beauté.

Aujourd'hui, elle n'est plus rien. Juste une autre victime de la machine qu'est notre monde. Tout comme moi j'en suis l'instrument. Je ne me justifie pas. Je sais que mon âme est perdue depuis longtemps. Non, je dis cela car, moi aussi, je m'accroche aux branches que l'on me tend et j'essaie péniblement de remonter la pente.

— Vous avez l'air triste.

Ses mots me prennent par surprise. Je tourne la tête vers elle et j'ai conscience que je ne maîtrise plus les traits de mon visage. Dans un coin sombre de la pièce, Mlle Félice est d'une immobilité parfaite. Son regard sévère est fixé sur moi.

— Comment pourriez-vous le savoir ?
— Vous n'êtes pas aussi imperméable que vous semblez le croire, me dit-elle alors qu'une ébauche de sourire transforme son visage. Vous savez ce qui est le plus drôle dans tout cela ?

Je m'aperçois que je suis en train d'attendre la suite de sa phrase. Alors que je devrais tuer dans l'œuf cette ébauche de rébellion et la punir, je me laisse tout à coup bercer par la voix claire de cette jeune femme que je n'avais plus vue comme telle depuis des semaines.

— Non, lui dis-je simplement.

Je serais déjà mort si Mlle Félice avait eu des flingues à la place des yeux. De toute évidence, elle désapprouve ma faiblesse soudaine. Les mains de la jeune femme bougent dans ses liens. Elle me fait signe de m'approcher. Comme si mon corps avait pris le pouvoir sur mon esprit, je me mets à m'avancer vers elle. Je tends mon visage vers le sien jusqu'à presque le toucher. Je sens l'odeur de sa peau et le souffle chaud de sa respiration. Et, dans un murmure que j'entendrais jusqu'à ma mort, elle me dit :

— De toutes les personnes que j'ai vues ici, je suis la seule qui soit vraiment libre.

Sa phrase me fait tout de suite penser à mes vingt et un ans, à mes parents et à ces soirs d'été où nous mangions dehors avec les oiseaux comme seule compagnie. C'est la dernière période de ma vie où je me souviens avoir été vraiment libre. Puis je me suis engagé dans l'armée, j'ai été embrigadé, habitué à une logique, entraîné à haïr et à me méfier de tous. Défendre mon pays contre les menaces provenant de l'intérieur comme de l'extérieur. Puis, mes excellents résultats m'ont valu une place dans cette section spécialisée, créée tout spécialement pour cette guerre que nous menons aveuglément.

Puis je la regarde et, pour la première fois, je ne vois plus ce que j'ai créé mais ce que j'ai détruit. Je ne me vois plus comme l'instrument d'une puissance mais comme l'une de ses victimes, au même titre que la jeune femme devant moi. Mais elle, elle a su garder son indépendance d'esprit, sa liberté. Inconsciemment, ma main s'est posée sur la sienne. Une larme coule sur sa joue et je me vois la sécher du doigt, comme si mon geste suffisait à tout effacer. Mais en un instant son visage se plisse et ses yeux injectés de sang me font vaciller. Elle serre les dents comme pour accomplir un effort physique. Sa main se crispe sous la mienne et je peux sentir son souffle s'accélérer.

— Je vous hais.

Cette simple phrase me fait reculer d'un pas. C'est évident. C'est normal. Même parfaitement naturel. Mais je l’entends pour la première fois. Comme si ces mots avaient réveillé quelque chose qui sommeillait en moi. Je suis celui que l'on hait. Je suis le monstre que l'on craint.

Je suis le fermier fou de mon enfance.

Dans un vertige je heurte le mur derrière moi et m'accroche à la poignée de la porte. Elle est bien sûr fermée à clé. Je perçois à peine ses mots se répéter inlassablement dans un cri. Bientôt, elle les hurle.

— Je vous hais, je vous hais, JE VOUS HAIS !

Son regard terrible est toujours fixé sur moi. Les traits de son visage sont déformés par l'explosion soudaine et violente de son dégoût pour moi et pour ce que je représente.

Elle m'a sauvé. Elle me hait et je l'aime. Sa colère est ma rédemption. Son courage est ma liberté.

PRIX

Image de Automne 2013
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Julien1965 · il y a
Très bon texte que je découvre ce matin. Si bien écrit pour évoquer le parcours d’un bourreau...
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Monique Feougier · il y a
C'est vraiment très bien écrit, et ces flashs back qui nous aident à mieux comprendre. Respect, c'est vraiment un grand moment de lecture
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Victoire du Peuple · il y a
Merci beaucoup !
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Arlo · il y a
À L'AIR DU TEMPS d'Arlo est en finale du grand prix été poésie 2017. Je vous invite à voyager à travers sa lecture et à le soutenir si vous l'appréciez. Merci à vous et bon après-midi.Cordialement, Arlo
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Yaakry Magril · il y a
Yannick pagnoux vous vole !! il utilise des sites d'entraide de votes !! rien à voir avec la qualité du texte dommage !
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Yaakry Magril · il y a
Yannick pagnoux vous vole !! il utilise des sites d'entraide de votes !! rien à voir avec la qualité du texte dommage !
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Ziza · il y a
Bravo mon ptit Nico ! Fière de mon ex stagiaire !!! Julie
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Victoire du Peuple · il y a
Merciiii ! :)
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Gilles Grospaquet · il y a
Comme tu le sais j'adore ce que tu fais.
Continue comme ça :-)

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Mélissa Laëck · il y a
Je ne répèterai pas ce qui a été dit à propos de la rapidité de la conclusion, ce sur quoi je suis d'accord, cela dit, j'aime beaucoup votre style. Votre écriture est fluide, agréable, ce qui nous permet d'autant plus facilement de nous plonger dans les décors et l'atmosphère de votre récit. Bonne continuation !
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Phaéton · il y a
J'ai également aimé être à la place du bourreau qui peu à peu évolue. C'est une sensation étrange.
N'hésite pas à aller plus loin sur le thème de l'armée.

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Clemclem · il y a
C'est vraiment un très bon texte. On rentre vraiment dans la tête du bourreau. Je suis d'accord avec Zadig sur la rapidité de la fin, on aimerait voir le bourreau lutter un peu plus contre lui-même :)
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Victoire du Peuple · il y a
Merci pour votre commentaire !
D'accord pour la remarque, je vais devoir allonger mon texte :)

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