J'ai rêvé de vous !

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Auteure de débilités insipides ! Je n'écris pas, je note juste des passages et des bribes de ma vie, agrémentés d'un peu de fiction. Mon blog  [+]

Julien est bel homme. La trentaine, un mètre quatre-vingt-six, musclé, les yeux bleus, les cheveux bruns et courts.

Moi, c'est Davina. La quarantaine, brunette d'un mètre soixante-treize, les yeux bleus, les cheveux mi-longs et noirs et entre guillemets, normale. Ni mince ni grosse.

Nous prenions un café sur une terrasse Parisienne, lorsque je décidais de lui conter mon rêve.
Nous nous connaissions depuis seulement quelques jours et nous ne nous fréquentions pas. C'était amical et le vouvoiement était de mise.
Comment allait-il le percevoir ?
Pour être honnête, dans mon fort intérieur, c'était une invitation pour aller plus loin, d'une amitié à une relation plus sérieuse.

« J'ai rêvé de nous deux cette nuit. Je vous raconte ? » lui dis-je
« Je suis impatient. Je vous écoute. » dit-il.

C'était parti. Je lui narrais donc mon rêve...

J'habitais Paris, proche de l'Arc de Triomphe. Vous dans les Yvelines et nous avions RDV en bas de chez moi. Je vous avais demandé de faire un petit sac de change pour une semaine et vous aviez dit "bingo."

Nous partions en escapade avec ma voiture en direction de l'Alsace.

Sur l'autoroute que nous avons prise, nous nous sommes arrêtés à une station service, afin de mettre du benzine. Je vous ai demandé d'aller régler avec ma CB, vous fournissant mon code et en vous laissant aussi les clés de ma Golf Volkswagen.
Je voulais vous rassurer, que vous sentiez que je n'allais pas partir et vous laisser en plan. Comme dans la vie réelle, nous ne nous connaissions que depuis une semaine. Seulement, il m'était impossible de vous abandonner ici !! Non seulement vous étiez attirant, mais mon rêve se serait terminé là.

Vous êtes revenu avec un café à emporter et quelques croissants, c'était du bonheur pour un début d'une relation. 

Nous avons repris la route et vous avez posé votre main gauche sur ma cuisse, 
Vous seul parliez, je vous écoutais...

Vous pensiez que nous allions dans ma famille, c'était une surprise, je ne pouvais pas vous le dire.
Vous étiez terrifié à cette idée et en même temps, vous aviez le sourire.

J'avais réservé un petit chalet, pas très loin d'un aérodrome de Strasbourg où j'ai mon propre avion biplace, un Stinson L-5 de 1942. Vous ne le saviez pas.

Lorsque nous sommes arrivés au chalet, vous avez de suite compris que mes parents ne seraient pas de la fête et vous avez éclaté de rire, soupirs et soulagement, cela se voyait sur votre visage. Je vous sentais mieux, rassuré et jovial. 

C'etait dans l'après-midi. Il faisait encore beau, mais un peu frais pour un mois de mars.
En entrant dans ce petit chalet, vous m'avez demandé si je laissais toujours ouvert à clé, vous pensiez qu'il était à moi ;)...et j'avais dit oui, qu'ici ça ne risquait rien.
Le réfrigérateur était vide, juste une bouteille de vin ou de champagne peut-être, et vous m'avez donc demandé si nous allions faire quelques courses.
« Non pas ce soir, la route a été longue, nous verrons demain » avais-je répondu.

Vous m'avez proposé de m'inviter au restaurant, pizzeria ou fast-food. Je sentais que vous aviez peur de ne pas faire la bonne proposition. Nous ne nous connaissions pas suffisamment, j'avais très peu parlé durant le trajet et vous seul discutiez...de tout et de rien surtout.

Nous nous étions mis d'accord pour une pizza à emporter, que nous sommes allés chercher dans le centre du village. 

Une fois de retour, nous avons constaté qu'il y avait des escargots au beurre d'ail sur la pizza... qui de plus, était froide.
Ni une ni deux, je décidais donc de mettre notre repas à réchauffer.
Je n'arrivais pas à faire fonctionner le four et je cherchais désespérément où étaient rangés les couverts.
Là, vous avez compris que ce petit chalet ne m'appartenait pas... et nous avons éclaté de rire.

« Oui, c'est une location »
Je me justifiais comme je pouvais.
« Je trouvais ça classe que vous pensiez que je sois propriétaire de ce chalet »
C'était drôle... et je vous passe les scènes qui se sont répétées plusieurs fois, parfois les mêmes, parfois différentes !!!
Après tout, ce n'était qu'un rêve.

« Demain vous pilotez. Ça vous tente ? »
Vous avez répondu :
« Vous avez un avion ? »
J'avais rétorqué :
« Oui, il est à l'aérodrome, tout près d'ici. »
Et vous avez ajouté :
« Ha ha ha, tout comme votre chalet ? ;) »
Cétait d'une drôlerie...

Nous avons ouvert la bouteille, c'était du blanc je crois... avec les escargots sur la pizza, c'était horrible :(

Bizarrement il n'y a pas eu de nuit... Nous étions déjà à l'aérodrome et préparions mon avion, encore dans le hangar.
Je contrôlais son état, vous derrière moi et vos mains à chercher les miennes, vous frottant contre moi. J'aimais ça, je ne vous repoussais pas.

Nous avons volé durant un long moment, puis vous avez pris les commandes en suivant mes indications.
Vous étiez comme un gosse.
J'étais derrière vous, mes mains posées sur vos avants bras pour vous guider. Je frissonnais de tout mon être. Je vous faisais découvrir ma région, la route des vins, le Grand Ballon près de Mulhouse, c'était extraordinaire.

De retour au chalet, nous avons pris une douche ensemble.
J'étais aux anges, vous me respectiez, jamais un geste de travers...

Sous la douche, nous n'avons rien fait. Mais nos regards se croisaient, regardant chacun pour voir où les yeux de l'autre regardaient !!

Ensuite, nous sommes allés dans la pièce principale, sans doute le salon, où se trouvait une petite cheminée. 
Un feu y était présent.
Mais qui donc l'avait allumé ?... Aucune idée, les rêves sont parfois magiques.
Il y avait des fauteuils en rotin et une bouteille de rhum ambré sur une petite table basse.
Il y avait un jeu de Scrabble avec lequel nous avons fait une partie. C'était génial, j'avais trouvé mon maître. Vous me sortiez des mots qui n'existaient peut-être même pas, on riait beaucoup, vous racontiez des histoires à dormir debout pour expliquer les définitions des mots que vous donniez.
On a parié sur qui dormirait dans le lit et qui sur la peau d'ours qu'il y avait près de la cheminée.
Il n'y avait pas de canapé ;)
Et j'ai perdu... Sniff !!
J'étais légèrement alcoolisée, mais j'acceptais ma défaite.

Pour la suite, je ne sais pas comment, mais étant donné que c'était un rêve, je peux dire que nous faisions l'amour... Merci rêve...
Je ne me souviens pas non plus si c'était dans le lit ou près de la cheminée, bref !!! Vous me guidiez, preniez les initiatives, j'étais perdue, la peur de ne pas être à la hauteur.
Je ne me souviens même plus depuis quand j'avais fait l'amour avec un homme.

Votre bouche et votre langue s'occupaient de sucer la pointe de mes seins, une main sur mes fesses et une autre effleurant mon sexe.
Une partie de moi souhaitait que cela s'arrête et une autre partie de moi pensait l'inverse...
Je sentais votre phallus se frotter sur ma cuisse, j'avais peur de vous décevoir.
J'attendais encore et encore pour repousser le moment de prendre votre pénis dans ma bouche (c'est sans contestation le fait que je suis une novice hormis mes propres jouets). Alors vous êtes descendu et avez entrepris de me lécher entre les cuisses.
Votre langue était à l'inverse de mes mouvements, c'était parfait, nous avions le même rythme.
J'ai jouie, c'était du bonheur.
Puis, il était naturel que je vous rende la pareille. J'ai attrapé votre pénis, que j'ai sucé du mieux que j'ai pu.
Deux fois vous m'avez dit de m'arrêter afin que vous n'éjaculiez pas et j'étais heureuse, pour moi cela voulais dire que la fellation était agréable.
J'ai continué et vous avez joui sans retenu dans ma bouche, j'étais heureuse pour vous.
Ce n'était que les préliminaires et ça promettait une nuit torride.

« Enfin bref ! Ce n'était qu'une retranscription de mon rêve. Sachez Julien qu'il n'y a aucun message direct de ma part, aucune promesse, c'était mon rêve »

« Wouuuah ! J'ai vraiment aimé. Seriez-vous intéressée de poursuivre chez moi ? » dit-il.
« Avec plaisir et à la condition que nous recommençons par les préliminaires. » répondis-je.
« Cela va de soi. » ajouta-t-il.

Il régla au serveur le café et le thé que nous avions pris et nous pârtimes rejoindre ses pénates pour écrire la suite...
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