12
min

Harry Potter et le Portrait

139 lectures

77

«_Mr Potter, après discussion entre les membres du bureau des Aurors, vous êtes officiellement suspendu de vos fonctions pour une durée encore indéterminée. Afin de remédier à la gêne occasionnée, nous vous proposons de bonne grâce un autre emploi temporaire. Vous êtes invité, bien sûr, à accepter cette offre... », conclut Gawain Robards, d'une voix lasse.
Harry fut immédiatement invité à quitter le tribunal dans lequel il avait déjà passé de longues heures. La délibération avait été particulièrement complexe à en juger par les éclats de voix des jurés que l'on entendait deux étages plus haut ! Harry, tout aussi dépité soit-il, se sentait plutôt reconnaissant dans la mesure où ses capacités en tant qu'Auror n'avaient pas été remises en question. D'autant plus qu'il ne perdait pas définitivement son travail et qu'il allait même pouvoir en exercer un autre.
Sa nature optimiste l'encourageait à penser que Robards, maintenant un vieil ami, lui avait trouvé un job de rêve où il pourrait tout à la fois se reposer quelque peu sans pour autant s'ennuyer à mourir. Les arguments positifs se basculaient dans sa tête au fur et à mesure qu'ils arrivaient, pas seulement pour conforter son amour-propre, mais davantage pour avoir une défense solide lorsqu'il devrait faire face à sa femme ce soir. Ginny, en effet, était très en colère.

Alors qu'Harry se dirigeait vers la sortir du Ministère en espérant croiser par hasard Ron ou encore Hermione, une jeune fille brune, surement stagiaire vint lui apporter une note de la part du bureau des Aurors. Elle tentait d'expliquer tant bien que mal de quoi il s'agissait, mais trop impressionnée par Harry, elle ne put conclure. Ce dernier ne compris seulement qu'en lisant la fameuse lettre. Elle lui informait en quoi consisterais son nouvel emploi. Les espoirs d'Harry s'évanouir d'un coup...

Deux sujets majeurs avaient alimentés la couverture de la Gazette du Sorcier : les déboires du très célèbre Harry Potter qui avait défrayé la chronique et plus tristement, la faiblesse du professeur Minerva McGonagall qui se trouvait en très mauvaise santé sans pour autant qu'aucun médecin de l'Hôpital Sai,te Mangouste pour les maladies et blessures magiques ait pu trouver un moyen de la soigner. Alors qu'Albus Potter rentrait dans le château après avoir rendu visite à Hagrid avec Astrid, une élève de Serdaigle, tous deux avait rencontré leur professeur de Transfiguration devant la Grande Salle. McGonagall était très affaibli et son état inquiétait beaucoup. Ainsi, la directrice de Poudlard ne pouvait plus assurer ses fonctions et tous les professeurs jugés suffisamment compétents, à qui le poste avait été proposé, ont promptement refusé l'offre. C'est donc de cette manière, un soir de janvier qu'Harry Potter découvrit qu'il deviendrait pour un temps au moins directeur de l'école de sorcellerie. Sa prise de fonction était fixée le lendemain soir. Une explication avec Ron, Hermione et Ginny aurait donc lieu le lendemain matin.

Hermione Granger, ministre de la Magie avait déplacé toutes ses réunions, repoussé un rendez-vous avec la première ministre britannique, mis en congé le maximum de personnel non essentiel afin d'être pleinement concentrée sur son ami Harry. Suffisamment excédé par les histoires récentes qui le concernait, elle s'attendait au pire pour cette entrevue. Harry s'était montré très mystérieux au téléphone et n'avait rien voulu dire, même à Ron Weasley, ami de toujours et désormais ancien collègue. Ils arrivèrent, Harry, Ginny et Ron dans son bureau à neuve heure pile. Elle avait consolidé la protection de la pièce par un sort supplémentaire qui pourrait empêcher et sévèrement punir toute tentative d'espionnage. Harry était cerné et abattu, le poids du monde semblait s'être déposé sur ses épaules. Ron et Hermione s'inquiétèrent et alors qu'ils prenaient mille soins pour leur ami afin de s'assurer de son état, Ginny les coupa nette, une pointe de cynisme dans la voix bien qu'elle était celle qui en voulait le moins à son époux.
« _Harry, cesse de jouer à celui qui est le plus malheureux ! s'exclama-t-elle, les bras levés, en direction d'Harry. Puis, se tournant vers Hermione et Ron : Harry a eu une chance incroyable ! Il aurait pu perdre sa place en tant qu'Auror ! Tout ce que l'on pouvait espérer de mieux pour lui est arrivé... ajouta-t-elle, un sourire de compassion pour son mari aux lèvres.
_Ce que Ginny omet de vous dire c'est que... »
Harry ne put terminer sa phrase, quelqu'un avait essayé d'introduire le bureau d'Hermione sans y être convié. On pouvait voir un tourbillon de chauve souris attaqué une silhouette à travers la vitre de la porte. Hermione s'approcha immédiatement, sa baguette en main, prête à prendre le malfaiteur la main dans le sac. Elle ouvrit brutalement la porte afin de surprendre l'intrus, mais ce dernier avait déjà disparu.

« _Je vois qu'on prend le thé sans moi désormais... » cria Draco Malfoy attablé sur le bureau d'Hermione, afin de couvrir les cris des chauves souris. D'un coup de baguette, il ferma la porte à clé.
« Potter, je connaissais tes talents pour t'attirer des ennuis, mais là je dois admettre que tu dépasses toutes mes espérances ! Accueillez le nouveau directeur de Poudlard en personne dit-il en s'inclinant devant Harry ironiquement. »

Hermione et Ron n'en revenaient pas. Harry et Ginny durent leur répété la nouvelle à plusieurs reprises et en dernier recours, Harry sortit la note qu'il avait reçue la veille. Les avis étaient partagés, Ginny et Hermione se soutenaient dans leurs opinions et voyaient cet emploi comme une opportunité de rétablir le calme dans la vie d'Harry et de retrouver une certaine discipline. C'était d'autant plus l'occasion idéale pour se rapprocher d'Albus, le cadet de la fratrie étudiant à Poudlard et assister au match de Quiddictch dans lesquels il jouait depuis sa sélection dans l'équipe de Serpentard ou bien admirer les compétences de la petite Lily excellent dans la fabrication de potions comme le faisait sa grand-mère. Au contraire, Ron était effaré et voyait ce poste comme un véritable bagne. Être dans l'obligation de gérer des affaires aussi insignifiantes que celles liées à la direction d'une école allait abrutir Harry. Ron ajouta qu'il aurait même sous ses ordres Neville, professeur de Botanique ou encore Hagrid ce qui était dans les deux cas une très mauvaise idée. Malfoy, lui, ne se lassait pas de trouver des inconvénients supplémentaires à la tâche ingrate imposée à Harry. Quant au principal concerné, il était lassé de sa propre existence qu'il se rendrait à son nouveau lieu de travail sans attente ni espoir, sauf peut-être l'espoir de vite reprendre son poste d'Auror ...

Harry fut donc convié le soir même lors du dîner dans la Grande Salle. Il avait préparé ses affaires à la hâte en oubliant presque sa baguette dans sa veste de travail. Sa petite valise était plus chargée qu'elle n'aurait dû l'être et Ginny avait observé avec effarement les allées et venues de son époux dans les quatre coins de la maison. Elle avait appelé James qui avait déjà fini ses études à Poudlard afin de lui annoncer la nouvelle qu'il ne devait en aucun cas révéler en amont à son frère et sa sœur. Enfin, ils s'échangèrent encore quelques mots, s'embrassèrent puis Harry, s'approchant de la cheminée prit une poignée de poudre de cheminette et déclarant bien fort :
« _Poudlard, école de sorcellerie ! »
Harry s'attendait sans grande surprise à atterrir dans le bureau de Dumbledore ... où plutôt le bureau des directeurs et directrices de Poudlard, maintenant son bureau qui pour lui n'avait jamais vraiment changé de nom. Il voulait d'ailleurs immédiatement envoyer une lettre par une chouette afin de prendre des nouvelles de McGonagall dont l'état de santé l'inquiétait profondément. Mais qu'elle ne fut pas sa surprise lorsque Harry s'étale sur le sol de la cabane d'Hagrid, aux abords de la Forêt Interdite. Le soleil était déjà couché et Hagrid sûrement en train de diner dans la Grande Salle. Crockdur était absent et Harry dut donc, après s'être dépoussiéré, récupérer et porter ses affaires jusque dans l'enceinte du château. Évidemment, il aurait mille fois préféré privilégier une entrée plus discrète. C'est cependant dans la Grande Salle, devant les élèves de toutes les maisons étaient alignés autour de quatre immenses tables et devant les professeurs attablés sur la table la plus au fond de pièce qu'Harry dut faire son entrée. L'idée de s'échapper par les escaliers lui était venu en tête, mais le souvenir de Peeves apparut et la rencontre de l'esprit frappeur lui paraissait être une bien pire idée.

Un silence austère s'abattit dans la pièce. Les rumeurs avaient parcouru les salles de classe et bien sûr la venue d'Harry Potter en tant que nouveau directeur avait été su de tous. Pour autant, les élèves restèrent stupéfaits, les regards se fixaient sur Harry qui se rapprochait de la table des professeurs. La pièce ne lui avait jamais paru aussi longue, mais, ce qui le dérouta le plus, c'était les regards austères, inquisiteurs que de jeunes enfants lui adressaient. Lui qui avait jusqu'alors préféré se taire sur son affaire et accepter quelconque punition pour ne pas attirer les foudres se résolut à défendre son innocence dès qu'il récupérait son emploi. Le choc étant passé, certains élèves commencèrent à chuchoter et on entendit même des rires narquois s'élever de la table des Serpentard. Harry n'osait les regarder de peur de croiser les yeux de son fils. Soudainement, une figure se leva au fond de la salle et un professeur monta sur l'estrade et ordonna le silence. Neville Londubat était devenu un professeur apprécié et respecté de tous duquel émanait calme et autorité. Il prit Harry dans ses bras et semblait lui « _Moi, je sais ». Il exigea des élèves un accueil chaleureux, certains applaudirent et Harry pu vite se rendre compte que la majorité des élèves croyaient en lui. N'ayant préparé aucun discours, Harry se trouva dépourvu, sans rien d'éloquent à dire, mais déjà, les élèves avaient fini de dîner et regagnaient leurs dortoirs. Seul avec les autres professeurs, beaucoup d'entre eux anciens camarades de classe, Harry pu échanger et reçu bien plus d'encouragement escomptés. Neville, s'approchant de lui tout bas lui glissa :
«_Crois-moi Harry, je suis ravi que tu sois là ! D'ailleurs, j'aurai besoin de discuter d'une affaire avec toi... Rien à voir avec toi particulièrement je veux dire... Tu verras ! »
Hagrid s'était montré très enthousiaste, une joie partagée par Harry que de retrouver son vieil ami, bien qu'il ne manquait pas de l'inviter à toutes les fêtes et anniversaires. Finalement, tous partirent et Harry crût se trouver seul. Cependant, Albus était resté, accompagné de Scorpius, le fils de Malfoy, différent de son père à bien des égards. Comme si de rien n'était, ils parlèrent tout d'abord de Mivera McGonagall. Albus était dans sa dernière année à Poudlard, il raconta avec vivacité sa rencontre avec la professeure. Il assura que son amie Astrid (de qui il parla avec instance à son père...) était resté très troublée. Scorpius, lui parla brièvement de sa nouvelle chouette et des infamies proposées par la Gazette du Sorcier à l'égard du père de son meilleur ami. Le sujet du soir fut alors amené naturellement dans la conversation.
« _Alors papa, à ce quoi je vois, les nouvelles disaient vraies. Toi, directeur ! Dommage que James soit parti, tu l'aurais sûrement rencontré souvent dans ton bureau ! Lui dit-il en souriant, ce qui rappela à Harry combien l'ainé pouvait ressembler à Fred et George.
_Ne t'en fais pas pour moi Al, je ne resterais pas très longtemps. McGonagall se remettra vite... et puis les forces du mal n'attendront pas mon retour » ironisa-t-il
Ils discutèrent encore un peu, Harry promit à Albus d'assister à un entraînement de Quiddicth le lendemain puis il regagna son bureau et s'endormit pour quelques heures d'un sommeil très agité. Sa chambre se trouvait derrière une porte dérobée du bureau. Le mobilier était très simple mais commode, les murs étonnamment étaient vierges.

Ginny lui manquait énormément et lorsqu'il parvint à s'assoupir, il fut réveillé par un bruit sourd. Il mit quelque temps à comprendre que le son provenait du bureau lui-même et lorsqu'il entre, baguette à la main ,prêt à punir le premier élève de sa nouvelle carrière, il surprit une conversation animée entre les personnages des tableaux accrochés aux murs. Il y avait les anciens directeurs et anciennes directrices dans ces portraits, mais aussi toute sorte de sorciers, créatures magiques qui se chamaillaient. Harry ne comprenait rien à ce qu'ils disaient. C'est Phineas Black, connu pour avoir été arrière arrière-grand-père de Sirius Black et fidèle à l'armée de Dumbledore et l'Ordre du Phoenix, qui le remarqua le premier. Sur son ordre tous les cadres se turent et firent semblant de dormir de nouveau. Harry qui était assez fatigué pour retourner dormir sans poser plus de questions eu quand même la curiosité de rester. Les portraits ne répondirent pas immédiatement mais Phineas Black, n'y tenant plus, finit par parler. Ses paroles étaient confuses, peut être volontairement mais Harry pu saisir des mots tels que « portrait », « cachots » ou encore « Sirius Black ». C'est le dernier qui stimula son intérêt. Il découvrit en effet, lorsque la langue des autres sorciers et sorcières se délièrent, qu'un portait de Sirius, dont il n'avait jamais eu la connaissance, aurait été entreposé dans les cachots du château pour enfin être découvert la nuit ou McGonagall avait été envoyé à Sainte Mangouste. Pour Harry, le récit n'avait aucun sens. Pourtant, Albus Dumbledore, dans son portrait, qui n'avait pas encore parlé, regardait Harry d'un air attendrit et lui déclara d'un plein de mystère : 
« _Harry, il faut parfois s'avouer vaincu. Il vaut mieux un éclair qu'une tornade qui finirait par tout détruire... »
 Sur ces sombres paroles à l'aspect prophétique, Harry retourna dormir et se promit malgré tout d'aller faire un tour aux cachots le lendemain.
La journée suivante se déroula sans encombre et Harry fut même surpris de ne pas s'ennuyer une seule seconde. L'activité de directeur n'était pas de tout repos, d'autant plus que le professeur de défense contre les forces du mal l'engagea à l'accompagner lors d'un de ses cours, ce qui fit grande impression sur les élèves de première année. Harry, croisa enfant sa fille Lily, mais aussi ses neveux et nièces, tous à Gryffondor. La journée se déroula si bien qu'Harry oublia le récit invraisemblable des portraits la veille et pensa même avoir rêvé. Cependant, après l'entraînement d'Albus, au cours duquel il fut très impressionnant par ses capacités de poursuiveur, Harry rentra par les cachots. De nombreux élèves de Serpentard passaient par là pour rejoindre leur salle commune et furent surpris de la présence d'Harry. Ce dernier vérifiait de n'être suivi par personne et regretta l'époque ou sa cape d'Invisibilité le recouvrait complètement. Les cachots de Poudlard étaient particulièrement grands et Harry ne savait pas par où chercher. Soudainement, une main se posa sur son épaule et Harry tressaillit. Pourtant, il n'eût pas besoin d'empoigner sa baguette : Neville se trouvait là. Il semblait comme à son habitude, enjoué et lui raconta même quelques anecdotes à propos de ses classes. Puis, voyant les soupçons d'Harry s'étaler sur son visage, il en vint au fait :
« _Je suppose que tu as entendu parler du portrait de Sirius Harry ?
_Oui Neville, mais... ce ne sont que des histoires, n'est-ce pas ?
_Eh bien... non. Pas cette fois Harry. Écoute, allons rendre une petite visite à Hagrid. Je te raconterais tout là-bas et il aura sûrement des choses à te dire aussi... »
Harry n'avait jamais vu Neville entouré de tant de mystère, mais il suivit son ami, rongé par une anxiété qui n'avait pas encore réellement d'objet. Ils entrèrent chez Hagrid, comme ci-celui ci les attendaient. Ils burent une tasse de thé ensemble (bien que le thé d'Hagrid avait une drôle de couleur pour du thé) et dégustèrent des gâteaux qu'il avait préparé pour eux, bien qu'Harry ne pu en manger un seul. Enfin, le récit commença : McGonagall recherchait des informations supplémentaires sur Lisette de Lapin, une sorcière soupçonnée d'avoir été Animagus. N'ayant rien trouvé dans le libraire, ni même dans la réserve, elle pensait trouver ce dont elle avait besoin dans une salle des cachots, secrète aux élèves, abritant tout un tas de documents historiques. Cette pièce, qui n'avait pas été ouverte sûrement depuis plusieurs siècles, ou du moins selon ce que pensait McGonagall était toute poussiéreuse et sombre et, à la seconde où elle prononça « Lumos » afin d'explorer les lieux, elle tomba nez à nez avec un portrait inconnu de Sirius Black. Quel ne fut pas son choc ! Ce dernier était assoupi, il respirait calmement et le cadre était en parfait état, comme neuf. Après avoir repris ses esprits, elle tenta de le réveiller. Elle n'y parvint pas, mais en s'approchant du tableau, elle ne pu soupçonner le fait qu'il s'agissait bel et bien de Sirius.

Neville termina son récit et son émotion étaient grande. Attaché tout autant à McGonagall qu'à Sirius, le choc qu'elle avait dû éprouver et l'existence d'un portrait secret de l'autre le bouleversait. Harry n'en croyait pas ses oreilles. Pour lui, en tant qu'adolescent orphelin sens repères, le deuil de Sirius son parrain, avait été insoutenable. Il avait nommé son premier fils et son honneur et l'espoir de pouvoir lui adresser la parole le saisissait. Puis, ce fut au tour d'Hagrid de parler : il avait par la suite aperçu McGonagall sortit des cachots en courant mais ne s'était pas inquiété outre mesure. Albus et Astrid se trouvait avec lui ce soir et c'est lui qu'il leur avait demandé d'aller vérifier si tout allait bien. L'état de santé de Minerva s'était dégradé en une heure à peine.
Ils échafaudèrent un plan en une nuit. Harry se sentant dans son élément, comme au travail. L'objectif était de retourner jusqu'au cadre, le récupérer, le placer en lieu sûr, ce qui jusque la ne paraissait pas insurmontable. Puis, il faudrait tenter coûte que coûte réveiller Dumbledore ce qui allait être difficile. Malgré des nuits d'enquête, Neville n'y était pas parvenu. Le stratagème fonctionna à merveille, le lendemain, à 10h, ils en avaient déjà fini. Tout du moins, le portrait se trouvait dans la serre d'herbologie, un lieu que Neville parvenait à tenir discret, à l'écart des élèves en dehors de classes, des fantômes et des autres portraits. Leurs efforts, cependant, furent vain. Sirius dormait paisiblement. Ses vêtements ne ressemblaient en rien à des haillons, sa barbe et ses longs cheveux noirs étaient éclatant de lumière.

Il paraissait plus jeune, ce qui rappela à Harry combien McGonagall était à l'inverse affaiblit. Sans s'en rendre compte, ils passèrent tout le dimanche à cette tâche. Hagrid, finalement, partit voir si Crockdur allait bien. Neville, lui, avait promis d'envoyer une lettre à sa femme. Harry resta donc seul, face au portrait et face à lui-même. Sirius avait de loin l'adulte qu'il avait le plus aimé, le plus chéri puisque ses parents l'avaient aimé sans considération. Lorsque Sirius s'était éteint dans le Département des Mystères, le plus grand rêve d'Harry devint celui de pouvoir lui parler de nouveau. Cet espoir était mort aux cours des années, mais reconnaissait avec force ici même. Puis, Harry reprit son calme, d'abord, comme Harry avait su l'apprendre, rien d'anodin n'advient à Poudlard. Ce portrait caché puis retrouvé était un signe, une annonce d'un événement. Une sorte de prophétie annonçait comme bien souvent le pire.

Il repensa alors aux mots de Dumbledore. Le sage lui avait conseillé de s'avouer vaincu. Pour Harry, pas besoin de se l'avouer. Il avait été vaincu, battu à plat de couture. Il avait soupçonné un jeune homme de magie noire, il l'avait pourchassé avec autant de forces supplémentaires que possibles, l'avait traîné en justice. Harry s'était montré virulent, il avait blâmé le jeune, à peine âgé de 16 ans. Il voulait déjà l'envoyer à Azkaban. Beaucoup s'étaient demandés d'où cette rage pouvait venir. En effet, le jeune garçon était coupable d'un simple sort sortilège de déverrouillage hors de l'enceinte de l'école, en dessous de l'âge légal. Cependant, son nom de famille dérangeait. Affilié à la famille Rockwood dont l'un des membres fut responsable de la mort de Fred Wealsey lors de la Bataille de Poudlard, Harry ne pu contrôler ses émotions.
On lui reprocha alors son immaturité, sa colère non justifiée et son manque d'objectivité. L'affaire fut même soumise à Hermione et cette dernière ne put qu'admettre qu'un simple avertissement convenait au délit commis. La Gazette du Soricier ne manque pas de traiter Harry de monstre, de bourreau. Certains suspectèrent qu'une partie de Voldemort se trouvait toujours enfouit dans son esprit et Harry dut se défendre de telles idioties. Il avait certes été trop loin, mais ce que la presse avait supposé sur lui n'était que mensonge...

Puis Harry, repensant à Dumbledore, se remémora l'éclair qui était préférable à la tornade. Il voulait sûrement dire par là qu'il valait mieux accepter une défaite comme celle là que de perdre la guerre, soit définitivement son poste d'Auror.

Une brise le coupa nette dans sa réflexion, une fenêtre de la serre s'était entrouverte. Il alla la fermer puis contempla le portrait de nouveau. Il admira quelques instants la figure de son parrain tant aimé puis aperçu au dernier plan une sorte d'orage qu'il n'avait pas remarqué avant. Le décor autour de Sirius était en effet très sombre et l'orage, lui, se mouvait. Il semblait se rapprocher de Sirius. L'horloge sonna 18h et Harry n'eut qu'un seul objectif pour le reste de la soirée : éveiller Sirius. Ses tentatives furent nombreuses, inventives mais inefficaces. Il se désespérait et s'imagine mille possibilités. Peut-être, le peintre avait -il enchanté le tableau pour qu'il reste assoupi. Peut-être, n'était-ce même pas réellement Sirius mais un parent éloigné, la famille étant chez les Black particulièrement grande. Alors, une lettre, apporté par un hibou qu'Harry ne connaissait pas, fit tomber une lettre sur sol :

Harry, l'état de Minerva se dégrade.
Les médecins pensent à un enchantement.
Rends-toi au plus vite à Saint Mangouste.
Nous y sommes déjà.
Ron

Rien de positif ne s'annonçait à travers cette lettre. Harry éprouva une violente émotion à l'idée de perdre McGongall qui aurait voulu immortelle. L'idée d'un enchantement le révolta, si c'était en effet le cas, il y avait quelqu'un de responsable à ce malheur. Sur le point de partir, Harry jeta un dernier coup d'oeil à la toile qu'il allait laisser là. L'orage s'était rapproché » encore de Sirius. Harry distinguait maintenant une forme de cylindre au loin : une tornade. Les arbres disparaissaient sous cette tumulte et à la stupeur d'Harry, Sirius paraissait avoir 20 ans.
« Il faut parfois s'avouer vaincu. Il vaut mieux un éclair qu'une tornade qui finirait par tout détruire... » pensa alors Harry. Il était l'éclair. Le portrait de Sirius la tornade qui allait faire périr Minerva. Un sorcier, certainement terrible menaçait ceux qu'Harry aimait ou bien les avaient utilisés. Harry prononca d'une voix ferme, mais les yeux remplis de larmes « Incedio » et détruit la toile, avec en même, le court espoir qu'il avait eu de présenter ses enfants à son parrain... Il pensait que le rajeunissement de Sirius devait entraîner la maladie de Mc Gonagall. Il tomba sur une chaise et remercia le bureau des Auror de l'avoir envoyé ici. Il remercia aussi Albus Dumbledore pour son extraordinaire sagesse.

Dès le lendemain, il avait repris son poste d'Auror, prêt à découvrir et punir le sorcier ou la sorcière à l'origine de ces évènements. Minerva, elle, en pleine santé, repris son poste de directrice et remercia Albus et Astrid en donnant 500 points à chacune de leur maison. Neville et Hagrid furent aussi vivement remerciés. Harry quant à lui ne dit pas définitivement adieu à Poudlard. Il revint régulièrement assister les cours de Défense Contre les Forces du Mal.

PRIX

Image de Harry Potter 2018

Thèmes

Image de Fanfiction
77

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de T. Brekké
T. Brekké · il y a
J'ai bien aimé ton texte, il est bien écrit et crédible. Tu nous fait pas mal patienter avant de nous révéler la faute de Harry : c'est à la fois bien (il faut savoir être patient) et frustrant (je ne le suis pas toujours ;) ). La fin est un peu rapide, surtout quand tu as pris autant de soin à développer ce qui vient avant. Mais l'ensemble se tient très bien !
Bonne chance pour la suite !

·
Image de CristinaChassignol
CristinaChassignol · il y a
Merci beaucoup pour ton commentaire ! J’aime bien qu’on me partage son point de vue honnêtement :) La rapidité de la fin a été remarqué plusieurs fois, le parti n’est pas toujours réussi ! Merci pour les encouragements en tout cas ! :D
·
Image de Ginette Vijaya
Ginette Vijaya · il y a
Bravo pour la précision de vos recherches. Vous développez des points importants de la saga . j'ai apprécié de vous lire et entrer dans le monde des sorciers .
·
Image de CristinaChassignol
CristinaChassignol · il y a
Oh merci beaucoup pour votre commentaire ! Ce monde est pour moi fascinant :D
·
Image de Emmie
Emmie · il y a
J aime bcp ton histoire est bien écrite
Bravooo

·
Image de CristinaChassignol
CristinaChassignol · il y a
Merci d’avoir pris le temps de regarder et pour ton commentaire ! :D
·
Image de Emmie
Emmie · il y a
Derienn
·
Image de Potter
Potter · il y a
C'est vraiment très bien écrit ! Bravo !!!!! L'histoire est très intéressante
N'hésite surtout pas à venir jeter un coup d'oeil à mon Fanart : Poudlard

·
Image de CristinaChassignol
CristinaChassignol · il y a
Merci pour ton commentaire et tes compliments ! Ravie que tu ais aimé :D
Je viens d’aller voir ton fanart et je suis surprise en ne pas être encore tombé dessus, il est super !

·
Image de Potter
Potter · il y a
Merci !!!!!!
·
Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Une œuvre attachante et fascinante, agréable à lire ! Mes voix ! Une invitation à venir découvrir “Didi et Titi” qui est en lice pour le Prix Faites Sourire Catégorie Jeunesse 2018. Bonne lecture et merci d’avance !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/didi-et-titi

·
Image de CristinaChassignol
CristinaChassignol · il y a
Merci beaucoup pour votre commentaire ! Ravie que vous ayez tant apprécié :)
Je vais volontiers lire votre travail !

·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Une histoire intéressante, vraiment super! Ca change de d'habitude! Il y a quelques incohérences et fais gaff aux fautes de frappes ais sinon, quelle histoire! J'ai énormément apprécié! Merci de m'avoir invité à te lire, je ne regrette pas du tout d'avoir accepté ton invitation! Bravo! En espérant te revoir pour la finale! Mes 5 voix!
·
Image de CristinaChassignol
CristinaChassignol · il y a
Merci pour ton commentaire ! Oui, c’est le point faible de mon récit je suppose, même si j’ai corriger plusieurs fautes a l´aide des modérateurs :) Merci pour tes votes et je suis ravie que tu ais aimé l’histoire ! :D
·
Image de Domitille Charpine
Domitille Charpine · il y a
Ton histoire fait vraiment partie de mon top 5 !! J'ai adoré !!
Sirius est vraiment un de mes personnages préférés, la 1ere fois que j'ai lu le livre où il meurt, je me suis dit que ce n'était pas possible, qu'il allait revenir/réapparaître plus tard dans l'histoire, et non =( J'ai trouvé l'idée génial du portrait caché mais du coup je suis déçu que Harry n'est pas pu discuter avec lui =( En tout cas très belle histoire et vraiment bien écrire, je t'attribue toutes mes voix avec grand plaisir !!
Je participe également au concours mais dans la catégorie FanArt : https://short-edition.com/fr/oeuvre/strips/magic-world-of-harry-potter
N'hésite pas à venir jeter un petit coup d’œil à mon dessin =)

·
Image de CristinaChassignol
CristinaChassignol · il y a
Merci beaucoup pour ton commentaire et ton enthousiasme ! Je suis flattée que ma nouvelle fasse partie de ton top 5 et que l´histoire plaise et respecte les caractères des personnages :D Sirius est de loin un des personnages favoris mais je voulais retenir l’idée qu’il faut laisser partir les gens quand on les aimes vraiment ...
Je m’en vais de suite découvrir ton fan art !

·
Image de Lôtre
Lôtre · il y a
J'ai adoré l'histoire.merci !
·
Image de CristinaChassignol
CristinaChassignol · il y a
Oh, et bien merci à toi d’avoir laissé un commentaire ! Ravie que la nouvelle soit appréciée :)
·
Image de Lélie de Lancey
Lélie de Lancey · il y a
Une bonne histoire , avec pour moi une évocation du Portrait de Dorian Gray... Cela me plait :)
·
Image de CristinaChassignol
CristinaChassignol · il y a
Merci beaucoup pour votre commentaire :D Oui, je pense qu’on ne peut pas s’empecher de le penser, je suis ravie que ma nouvelle fasse écho à l’oeuvre !
·