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Germain

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Pres78

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Elsa et Emma marchaient depuis deux heures lorsque les premiers rayons du soleil commencèrent à apparaître, permettant ainsi aux deux femmes d’admirer le paysage montagneux grandiose dans lequel elles évoluaient. Elles étaient parties tôt, pour profiter au mieux de la journée et avaler ainsi les dix heures de marche aller-retour qui les séparaient de l’objectif qu’elles s’étaient fixé. Rompues aux randonnées depuis leur enfance, la marche de nuit ne leur faisait pas peur. Elles s’étaient équipées de lampes frontales, de bonnes chaussures et de bâtons de randonneur. Et elles espéraient bien pouvoir faire le trajet en moins de temps que ce qui était prévu.
Arrivées sur l’île deux semaines plus tôt, les deux sœurs avaient déjà profité des nombreuses randonnées que permettait ce petit paradis isolé au milieu de l’océan. L’île leur avait offert ses plus beaux panoramas sur les cirques volcaniques, les pitons et la nature luxuriante. Mais les randonnées pour touristes ne leur suffisaient plus. Elles voulaient découvrir le cœur battant de l’île, là où même les locaux n’allaient que rarement.
Comme la découverte d’un nouveau lieu s’accompagne aussi de la découverte de son histoire et de sa culture, Emma avait convaincu sa sœur, deux jours plus tôt, de visiter une ancienne plantation. Elsa avait accepté à contre-cœur. Les musées n’étaient pas la tasse de thé de cette femme, pour qui la nature et le dépassement physique étaient autrement plus exaltants. La visite du musée et la découverte de l’histoire de l’esclavagisme avaient pourtant été étonnamment intéressants pour elle aussi.
Alors que la visite guidée se terminait, elles avaient décidé de rester quelques minutes supplémentaires dans le jardin de la maison de maître pour admirer la vue sur cette dernière et le littoral qu’elle dominait. Le jardin mal entretenu était peu fréquenté par les touristes, ce qui n’était pas sans déplaire à Elsa. Les deux femmes s’étaient éloignées l’une de l’autre pour faire les dernières photos, lorsqu’Emma entendit un juron derrière elle. Se retournant rapidement, elle distingua un peu plus loin sa sœur, les quatre fers en l’air. Etouffant un rire, elle demanda :
- « Mais que fais-tu encore ? »
Elsa était connue pour sa maladresse.
- « J’ai trébuché sur une pierre tombale. On marche sur une sorte de cimetière ».
Retrouvant sa sœur, Emma regarda la plaque de marbre au sol. Un des coins se soulevait effectivement de quelques centimètres juste à la limite de l’herbe haute. Elle comprenait le désagrément que représentait le fait de s’y prendre les pieds. Mais à y regarder de plus près, il ne s’agissait pas d’une pierre tombale. Elle mentionnait un personnage ayant vécu au XIXème siècle.
- « Regarde Elsa, il ne s’agit que d’une plaque commémorative. Heureusement, nous n’offensons aucun mort en marchant ici », sourit Emma.
- « Ben tant mieux, je ne voudrais pas en plus être maudite sur vingt générations et être hantée jusqu’à la fin de ma vie », répondit Elsa, le regard noir. « Partons d’ici ».
- « Attends, profitons-en pour en connaître plus sur ce... Germain Nérac ».
Après avoir retrouvé le guide qui prenait sa pause cigarette sous un arbre, elles demandèrent des explications sur l’inconnu qu’elles avaient, d’une certaine manière, croisé. Le guide leur apprit qu’il s’agissait d’un ancien esclave qui avait eu une grande renommée dans l’île. Il avait réussi à s’enfuir puis à devenir le meneur d’une bande de bandits composée d’esclaves, eux-aussi en fuite, qui terrorisaient et dévalisaient les plantations de toute l’île. La géographie montagneuse et la nature vierge du centre offraient à la bande un point de repli idéal pour se cacher et cacher les butins. Cette bande était devenue si puissante que la belle société blanche avait fini par s’en offusquer et à demander du renfort de la métropole. L’histoire s’était finie par une chasse à l’homme au cours de laquelle Germain fut attrapé. Comme le voulait la règle, ses mains furent coupées et il retourna à la plantation où il fut exécuté peu de temps après. Sa légende et celle de sa bande sanguinaire avaient été très grandes durant de nombreuses années. Ce n’est qu’après l’abolition de l’esclavage que Germain devint la figure de la lutte contre l’esclavagisme dans la mémoire collective. Au tournant du XXème siècle, une plaque commémorative en son honneur fut installée. Oubliée depuis, c’est sur elle qu’était tombée Elsa.
Particulièrement intéressées par le récit et le personnage, Emma et Elsa avait décidé de partir sur les traces de l’homme vers le centre de l’île où il vivait caché avec ses acolytes. Le guide leur avait parlé d’un lieu très isolé dans un des cirques volcaniques vers lequel se dirigeaient donc ce matin les deux femmes.
Avec les premiers rayons du soleil, et après la fraicheur toute relative de la nuit, l’atmosphère se réchauffait de façon bienvenue. La nature se réveillait. Des odeurs agréables remontaient de la végétation, agrémentant merveilleusement la marche. Les deux femmes étaient plus que jamais motivées. Elles avançaient maintenant à un rythme soutenu depuis qu’elles avaient atteint le sommet du rempart qui délimitait le cirque. A mi-chemin de leur point d’arrivée, elles quittèrent le sentier de grande randonnée pour prendre un autre chemin plus confidentiel qui devait les mener jusqu’au lieu d’habitation présumé de la bande. Le sentier était bien moins entretenu que le GR car très peu emprunté. Les vues sur le cirque d’un côté et le littoral de l’autre étaient extraordinaires. C’était la partie la moins éprouvante du trajet. Après la montée depuis le littoral, elles marchaient sur la crête et le sentier descendait progressivement à l’intérieur du cirque. Le village de Germain était accroché à flanc de falaise, elles n’auraient pas à descendre jusqu’en bas. Tout au long de leur marche, les deux sœurs mitraillèrent le panorama avec leurs appareils photos. Elles arrivèrent ainsi un peu plus tardivement que prévu au lieu-dit. Mais il aurait été dommage de ne pas profiter du paysage pour faire quelques pauses contemplatives.
Le village était composé à peine de deux ou trois habitations en pierre dont il ne restait que les fondations. Elsa qui avait secrètement espéré pouvoir explorer la cache de Germain et trouver son trésor était donc un peu déçue de ne trouver qu’aussi peu de traces de l’ancien habitat. Le temps avait fait son œuvre.
Les deux femmes trouvèrent un mur qui leur servi de table et attaquèrent avec vigueur les sandwichs qu’elles avaient pris avec elles. Une fois terminé, elles bavardèrent tout en admirant une fois de plus la vue. Elles avaient pensé à prendre des jumelles avec elles et purent ainsi observer les oiseaux et l’activité dans les hameaux situés au fond du cirque : des gens qui se baignaient au pied d’une cascade, d’autres qui cultivaient une parcelle ou la rotation d’un hélicoptère amenant des matériaux dans ce lieu inaccessible par la route.
Emma, qui avait pris la direction des opérations, sonna la fin de la récréation au bout d’une ou deux heures :
- « Elsa, il est temps que nous partions. Même si le dénivelé est en notre faveur dans ce sens, je préfère marcher de jour. Tu sais que le soleil se couche tôt en cette saison. »
- « C’est dommage de devoir partir. On est si bien ici. S’il s’agit bien de leur cache, on peut dire qu’ils avaient plutôt bon goût pour choisir leur lieu de vie », dit Elsa.
- « N’oublie pas qu’ils se cachaient des hommes qui les traquaient. Je ne crois pas que c’était vraiment un choix que de venir ici... » répondit Emma.
- « Oui bien sûr... » bougonna Elsa que le coté professoral d’Emma exaspérait parfois.
Les deux femmes reprirent donc la route.
Au bout d’une heure de marche, le temps se gâta progressivement. Des nuages remontaient étrangement du fond du cirque tandis que de l’autre côté de la cuvette, d’autres nuages semblaient se déverser dans le cirque telle une vague. Très vite, le fond devint invisible mais Emma et Elsa ne s’en inquiétèrent pas plus que cela. Le temps changeait très vite ici et l’on était dans la période sèche. D’ici une heure, il pouvait faire à nouveau beau.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Rapidement la masse nuageuse remonta jusqu’à leur altitude. On ne voyait plus qu’à un ou deux mètres. Le vent se leva et la brume devint un crachin qui mouillait les deux sœurs jusqu’aux os. Le côté droit du corps trempé car exposé aux intempéries venant de l’intérieur du cirque, et le côté gauche au sec, Elsa râlait derrière sa sœur. Elles ne pouvaient plus se parler car le vent et les capuches de leurs vestes les en empêchaient et elles ne pouvaient pas voir grand-chose à part le bout de leurs pieds. Soudain, Emma entendit un cri assourdi par le bruit du vent. Se retournant, elle ne distingua rien. Elle fit quelques mètres en arrière mais n’aperçut pas plus sa sœur.
- « Elsa ? où es-tu ? » hurla-t-elle, inquiète.
Aucune réponse. Alors qu’elle allait de nouveau appeler, elle glissa sur une pierre humide et bascula vers l’intérieur du cirque. Tandis que les herbes hautes et les branchages lui foutaient le visage, Emma, qui glissait le long de la pente, tentait vaguement de s’accrocher à quelque chose mais rien ne résistait entre ses doigts. Elle ne voyait rien, la pluie continuait à tomber et la glissade semblait interminable lorsque subitement un obstacle l’arrêta net. Elle venait d’être stoppée dans sa chute par une vieille souche. Le souffle coupé, elle ne put immédiatement répondre aux appels de sa sœur :
- « Emma ?? Emma ?? » s’époumonait Elsa non loin de là.
- « Je suis là ! » arriva enfin à crier Emma.
Quelques minutes plus tard, Elsa rejoignait Emma. S’épaulant l’une l’autre, Elsa accompagna sa sœur dans une sorte de grotte, à quelques mètres de là, et devant laquelle elle-même avait atterri à la fin de sa chute.
- « Tout va bien ? rien de cassé ? » demanda Elsa
- « Ça va. Quelques égratignures, je crois. C’est tout. » réussit à dire Emma après avoir repris ses esprits. « Où sommes-nous ? »
- « Dans une grotte. Je l’ai vue par hasard derrière la végétation après ma glissade » répondit Elsa.
Après avoir vérifié que tout allait bien physiquement, les deux femmes firent le point sur leur situation et le bilan n’était pas extraordinaire. Elles ne savaient pas où elles étaient. Emma avait perdu son sac à dos au cours de la glissade et celui d’Elsa ne contenait qu’une seule bouteille d’eau entamée. Elles étaient également incapables de savoir de combien de mètres elles avaient chuté. La pluie et le vent redoublaient à l’extérieur et la visibilité était maintenant nulle. Mais elles étaient heureuses, malgré tout, de s’être retrouvées miraculeusement toutes les deux et de pouvoir s’abriter dans ce lieu. Sans leurs lampes frontales et le GPS, restés dans le sac d’Emma, elles ne pouvaient pas en savoir plus et restèrent donc à proximité de la petite ouverture, attendant que le ciel se dégage.
Se maudissant de ne pas avoir réparti plus équitablement les denrées alimentaires et le matériel de secours, elles ne pouvaient rien faire de plus qu’attendre. Elsa essayait dès que la pluie semblait se calmer de capter du réseau avec son téléphone. Mais dans cet endroit encaissé c’était peine perdue.
- « Bon sang, ça capte pas. Que va-t-on faire ? »
- « Je crois qu’il va falloir qu’on se prépare à passer la nuit ici. Le soleil ne va pas tarder à se coucher. Sans nos lampes et avec la pluie qui est tombée, on ne peut que se rompre le cou si on part... en supposant que le temps s’arrange », répondit Emma.
- « Mais quelle idée de partir si tard de chez Germain ! » s’énerva Elsa.
- « Je te rappelle que j’ai dû te forcer à partir sinon on y serait encore ! » répondit vivement Emma.
Plutôt que de se disputer, les deux femmes se turent, le regard sombre. Ce n’était pas le moment de se faire des reproches.
Le temps ne s’arrangea qu’après le coucher du soleil. Le ciel s’éclaircit un peu plus tard mais la lune n’était pas assez lumineuse pour y voir quelque chose et envisager une marche de nuit sans lampes. Emma tenta malgré tout d’explorer les environs de l’entrée de la grotte et du lieu de sa chute en espérant retrouver son sac. Mais elle ne trouva rien. Les deux femmes décidèrent à contre cœur, mais avec sagesse, qu’il valait mieux rester ici et attendre le lever du soleil le lendemain matin. Le ventre vide, elles s’assirent côte-à-côte, adossées à un rocher face à l’ouverture de la grotte et tentèrent de s’endormir tant bien que mal.
C’est Emma qui se réveilla la première. La lumière qui filtrait à travers les plantes grimpantes qui cachaient plus ou moins l’entrée de la grotte l’avait sortie de son demi-sommeil. Elle s’étira doucement et secoua légèrement sa sœur pour la réveiller.
- « Il est l’or monseignor.... Il est l’heure de se réveiller. »
- « MMmmm... quoi ?.... » répondit Elsa qui avait toujours eu le réveil difficile.
- « On peut partir de cet endroit et retrouver la civilisation » répondit Emma. « Le temps est beau » dit-elle en passant le pas de leur refuge nocturne.
Tandis que sa sœur se réveillait tranquillement et ramassait leurs affaires avant de partir, Emma fit le tour de la plateforme située à l’extérieur de la grotte. Elle se rendit compte qu’elles avaient eu beaucoup de chance d’être stoppées dans leur chute par les quelques arbres qui poussaient là. En contre-bas, une falaise à pic leur aurait été fatale. Fort heureusement, et contrairement à l’impression qu’elle avait eue, elles n’avaient chuté que de quelques mètres. Le sentier qu’elles avaient emprunté la veille était visible plus haut. Elles n’auraient aucun mal à reprendre le chemin du retour. Mieux encore, le sac qu’Elsa avait perdu était accroché à des branchages, un peu plus loin. Elle avait dû passer à côté lors de ses recherches la nuit passée.
Tout allait donc pour le mieux. Remotivées par le soleil et le fait d’avoir retrouvé toutes leurs affaires, les deux femmes rirent un bon coup tout en mangeant leurs quelques gâteaux secs et repartirent de bon pied vers le sentier.
- « On aura plein de choses à raconter... J’espère que notre gîte nous a gardé notre chambre » dit Elsa.
- « Oui et que le propriétaire n’a pas encore déclenché les secours. C’est la dernière fois que je prends tout le matériel avec moi lors d’une randonnée, je t’avertis ma vieille », répondit Emma.
- « Mouais... on verra... En tout cas, c’est sans doute la vengeance de Germain qui ne voulait pas qu’on foule son territoire » dit Elsa.
Les deux femmes continuèrent à plaisanter tout en marchant et en se félicitant de la fin heureuse de cette aventure. Plus que quelques heures avant de pouvoir s’offrir un bon repas après tant d’émotions.
Pendant ce temps, comme tous les jours de beau temps, le premier rayon de soleil de la journée pénétra dans la grotte à travers la végétation qui obstruait l’entrée. Comme d’habitude ce rayon éclairait le fond de la grotte que n’avaient pas exploré les deux femmes. Il révélait ainsi chaque jour, pendant quelques minutes seulement, une grille de fer forgé très ancienne, fermée par un énorme cadenas étonnement peu rouillé. Derrière la grille se trouvaient huit squelettes enchainés par le pied à des anneaux fixés aux murs. Ces derniers étaient recouverts d’inscriptions. Des noms, des lieux et des dessins permettaient de comprendre la scène qui s’offrait au visiteur. Mais une fois de plus personne n’était présent.
Loin d’être la bête sanguinaire que l’on avait voulue mettre en avant, Germain s’était fait capturé au bout de quelques jours seulement après sa fuite. Il n’avait eu que le temps de retrouver dans le cirque d’autres esclaves en fuite et à prendre leur tête. L’équipe des neuf hommes avait été prise presque par hasard au détour du sentier que venait de prendre Elsa et Emma.
Flairant la bonne affaire, les familles puissantes de l’île voulurent faire de cette histoire un exemple et se liguèrent pour étouffer dans l’œuf la nouvelle mode contre l’esclavagisme qui remettait en question leurs acquis. Secrètement, Germain et ses amis furent donc enfermés dans la grotte. On fit venir une grille et quelques personnes dans la confidence vinrent régulièrement les nourrir. Pendant ce temps, des esclaves étaient tués dans les plantations à travers toute l’île. On les présentait comme des victimes de la bande qui tuait sans pitié les esclaves qui refusaient de les rejoindre. Des vols étaient commis dans les maisons des maitres. Des bijoux et de l’argent disparaissaient. De la nourriture était subtilisée. Tout cela était mis sur le dos de la bande dans l’unique objectif de faire peur aux blancs qui n’étaient pas dans la confidence et aux esclaves qui ne pouvaient trouver la sécurité qu’auprès de leurs tortionnaires. Le plan était conçu pour convaincre les uns et les autres que les esclaves n’étaient pas fiables et ne pouvaient que rester dans leur condition.
Au bout de quelques mois, Germain et ses amis étaient devenus plus encombrants qu’autre chose. Dans une dernière mise en scène, les familles décidèrent d’exécuter le leader sur la pelouse d’une des plus grandes plantations. On avait réuni tous les esclaves pour qu’ils répètent à l’envie ce qu’ils avaient vu et on avait tué Germain. Ses amis furent abandonnés dans leur grotte.
Cette histoire, Elsa et Emma ne la découvriraient jamais. Elles étaient parties trop tôt et trop vite. Germain resterait dans l’Histoire un esclave qui s’était affranchi, qui avait tué et volé et qui était devenu plus tard le symbole de la lutte contre l’esclavagisme. Mais finalement était-ce vraiment important ?
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Miraje · il y a
Une histoire palpitante, comme la vie.
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Keith Simmonds · il y a
Une belle plume pour cette histoire qui nous tient en haleine du début jusqu'à la fin ! Mon vote ! Une invitation à découvrir "Mon Amour" qui est en finale pour le Prix Saint-Valentin 2018. Merci d'avance ! http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/mon-amour-36
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Silvers · il y a
C'est merveilleusement bien écrit, on sent tout de suite la culture de l'auteur et sa facilité à transmettre sont message dans un français superbement bien maîtrisé.
Pres78 ? Je suis fan ! A quand la prochaine ? ;)

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Yasmina Sénane · il y a
Texte qui fait revivre au cours d'une promenade des pans de l'histoire bien sombres et condamnables.
Apprécierez-vous "Entre les persiennes" en finale du Prix Saint-Valentin ?

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