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Pauline Métais

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Ça pue à l'intérieur. Ça pourrit, ça sent le rance. C'est comme ouvrir une porte dont les joints sont rouillés. On tire, on pousse, on frappe parfois. Et puis on y arrive. La porte s'ouvre et tout se mélange. Vous qui entrez, les souvenirs qui s'échappent. Ça ne ressemble à rien, même plus au passé. C'est bloqué dans le continuum espace-temps. Et ça tourne en boucle. Des fois ça s'arrête et il faut redémarrer la chanson, comme avec un vinyle. En plus de l'odeur il y a la température. Le froid. Ce froid qui prend tout, ce froid qui gèle tout sur son passage. Et les souvenirs qui dépérissent. Une vieille photo qui jaunit, un CD rayé, un tableau à peine fini, des bijoux oubliés.

Alors on se bouche le cœur comme on se boucherait le nez. On ferme tout, rien ne sort, pas même les sentiments. Les oreilles n'entendent plus les cris, étouffés par la musique. Les yeux ne voient plus l'horreur, masqués par des pupilles minces. Le nez ne sent plus l'odeur de brûlé, bouché par l'oreiller. La peau ne ressent plus la douleur, anesthésiée par des douches trop chaudes. La langue ne sent plus le goût du sang, aidée par celui de la boisson.

La musique est trop forte pour les entendre, mais je perçois toujours les éclats de voix. Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas écouter. Je ne veux pas exister. Pas ici, pas comme ça. Je voudrais partir. Je regarde mon sac à dos. Combien de tee-shirt je peux rentrer là-dedans ? Il n'y a qu'à essayer. J'essaie de lever mon corps, trop lourd de souvenirs. Tout m’alourdit. Leurs cris. Leurs coups. Elle est là, Elle. Ma bouteille. Elle est sous mon lit et Elle va m'aider. Je l'attrape et bois quatre longues gorgées. Ça brûle tout à l'intérieur. La meilleure façon de détruire, c'est de brûler. Alors je brûle. Je brûle ma langue, je brûle ma gorge jusqu'à mon estomac. Je touche à peine le cœur. Il est mal placé. Il devrait être plus au milieu, au moins je pourrais le brûler lui aussi. Et rien ne résisterait. Ni les cris d'un couple qui se hait, ni les ricanements des élèves bien habillés, ni les regards des passants inquiétés, ni les souvenirs déguisés. Il ne resterait plus que les brûlures. Un peu partout. À l'intérieur des poignées, au-dessus de la poitrine, sur tout le côté gauche. Je me lève enfin et saisit mon sac. Je tente de me redresser mais c'est peine perdue. Il ne faut pas plier. Jamais. Si on plie c'est fini. Si on plie on ne se redresse plus. Le dos se fait un peu trop rond, les épaules rentrent un peu trop, le menton est un peu trop près de la poitrine, le regard fuit un peu trop.

Dix tee-shirts. Autant de culottes et de paires de chaussettes. Trois soutiens-gorges. Autant de jeans. Deux pulls. Un grand plaid en polaire. Un ourson en peluche. Un voile pourpre. Mon sac est prêt. Je l'installe sur mon dos. J'éteins les lumières de cette chambre qui n'est plus la mienne à présent. Je laisse tout. J’aperçois une photo encadrée près de mon lit, un CD qui traîne, un tableau fini la veille et quelques bijoux que j'ai retirés.

« Papa, Maman,
Ne vous inquiétez pas je vais bien. Vous parliez quand je suis partie, je ne voulais pas vous interrompre. Comme je vous l'ai dit il y a une semaine, je pars chez Dausoan. Je reviendrai assez tard, ne vous inquiétez pas. Bisous »

Ça suffira. Quand ils liront cela je serai en Espagne. Je vais prendre le train, je viens de trouver un peu d'argent dans la poche de mon jean. Je pensais y aller à pied ou en stop mais ce bout de papier change la donne. Quand ils liront cela je ne serai pas très loin de la frontière je pense et, avant qu'ils ne se rendent compte que je ne reviendrai pas, je serai certainement en Andalousie ou même au Maroc. Je dois rejoindre Casablanca, il habitait là-bas. Il m'en a tellement parlé de cette ville. Il paraît qu'elle est magnifique. Je me souviens d'une phrase qu'il m'a dite un jour où nous rêvions de tour du monde. Il m'a dit « Cette ville, elle est assez grande pour contenir tous tes rêves de liberté, et assez petite pour que tu ne t'y perdes jamais ». J'avais souri en lui demandant d'arrêter de se moquer de mon sens de l'orientation désastreux. Il avait rigolé et m'avait embrassé. C'était la toute première fois. Jamais il ne m'avait montré que je lui plaisais et ce baiser avait tout fait chavirer en moi. À partir de ce jour-là, quand j'étais à ses côtés, mon cœur battait un peu plus fort, mon corps était un peu plus léger et mon esprit un peu moins encombré.

Et puis le temps passe, il nous file entre les doigts. Comme de l'eau. On colle pourtant bien tous les doigts, mais rien n'y fait. L'eau finit toujours par passer. Les émotions aussi au début. On pleure pour rien parce qu'un inconnu avait son parfum, ou parce qu'une mère appelle son fils du même prénom. Et puis ça va un peu mieux. Parfois on replonge, on pleure des nuits durant. On repense aux dernières images, à l'accident. On se dit que si on avait pris un café en plus, rien ne se serait passé. On se dit que si on avait démarré un peu plus vite au feu, rien ne se serait passé. On se demande pourquoi. Pourquoi cet homme a pris sa voiture avec autant d'alcool dans le sang. Pourquoi ce n'est pas lui qui a payé. Pourquoi c'est celui qui ne buvait jamais, qui ne dépassait jamais les limitations, qui respectait toutes les priorités, qui disait toujours bonjour, toujours merci, pourquoi c'est lui qui a payé. Pourquoi moi je suis toujours là, alors que lui ne l'est plus. Ce genre de question qui nous consume, qui nous dévore, qui nous attrape et ne nous lâche plus. On voudrait oublier. On voudrait prendre l'image et l'effacer comme avec les tableaux des enfants. On voudrait oublier ces phares puissants qui venaient de notre gauche. On voudrait oublier le regard de celui qu'on aime quand il se rend compte, trop tard, qu'il est... Trop tard. On voudrait oublier les bip bip incessants dans la chambre d'hôpital. On voudrait oublier les infirmières qui répètent sans cesse que vous allez vous en sortir. On voudrait oublier leur regard fuyant quand elles vous annoncent que le conducteur de votre voiture a reçu toute la puissance du choc. On voudrait oublier cette douleur indescriptible qui vous tord l'estomac de mille façon différentes avant de trouver la bonne, celle qui vous tord aussi l'âme.

Le train avance à vitesse régulière au milieu des montagnes. La frontière est derrière nous, Barcelone s'approche à grands pas. Il faudra changer de train, prendre celui en direction de Gibraltar. Il roulera toute la journée et sûrement une partie de la nuit. Et puis il y aura le bateau. Et après je verrai. Le bus peut-être. Ou le stop. Mon esprit s'aventure un peu trop, j'ai du mal à le tenir, la laisse est glissante et je le sens s'enfuir comme un lévrier. Rien ne sert de le retenir plus longtemps. Je suis épuisée par ces heures de voyage, par mes souvenirs et par mon angoisse. Je plonge rapidement dans un sommeil sans songes.

Barcelone. La première étape est franchie. Un poids se dégage de mes épaules et je sens mon menton remonter un peu, mes épaules se déplier imperceptiblement. Je marche en silence au milieu de cette foule folle qui parle mille langues et qui fait danser ses deux milles mains dans les airs. Mon espagnol est approximatif et je suis en pays catalan. Je m'avance vers un contrôleur et lui demande le train en direction de Gibraltar. Il me dévisage puis sourit, comme si tout à coup je m'étais transformée en une splendide andalouse. Il m'indique la voie et je pars en observant mes habits. Je suis toujours en jean-tee-shirt-basket. D'andalouse, je n'ai que la chevelure. Je monte dans le train sans prendre de billets. Il me faut économiser pour le bateau. Après quelques minutes d'appréhension totale, il démarre enfin. Je pousse un grand soupir et m'assois plus confortablement.

Sa voix me revient parfois. Il chantait bien. Juste. Il avait une voix grave qui faisait tout vibrer à l'intérieur de moi. Après l'accident j'ai d'abord cherché à l'appeler sur son téléphone, juste pour avoir la messagerie. « Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Saadoun. Je suis occupé, mais laissez un message et si vous êtes convaincant je vous rappellerai ! ». Saadoun, ça veut dire « très heureux » en arabe. Il me le disait souvent. Il ajoutait que c'était mille fois plus vrai quand ce nom sortait de ma bouche. Un soir où j'appelais, j'ai entendu « Allô ? » au bout du fil. Mon cœur s'est arrêté net, puis a bondi et s'est bloqué. Ce n'était pas sa voix. Pas son accent. Pas lui. J'ai murmuré un « pardon », et le cœur au bord des lèvres j'ai craché toute ma peine dans les toilettes de mon étage. Et j'ai pleuré. Toute la nuit. Il ne restait plus rien de lui. Même plus sa voix sur un enregistrement. Au matin ma mère est venue me réveiller. Je l'ai regardée dans les yeux et lui ai fais la promesse de trouver qui était celui qui me l'avait pris. Entre deux hoquets je lui ai affirmé que je tenais toujours mes promesses.

Gibraltar. Une étape de plus derrière moi. Mon menton se redresse presque complètement, mes épaules se reculent, mes reins commencent à se cambrer. Mon espagnol est un peu moins hésitant. Je cherche quelqu'un qui peut m'indiquer le port. Je trouve une supérette qui expose ses fruits en extérieur. Le gérant est en train de parler. Je crois entendre des résultats, peut-être d'un match. Sûrement du foot. Je prends trois pommes et les enfournent dans mon sac. Il ne voit rien, je pars rapidement. Arrivée au port, je demande à quelle heure part le prochain bateau pour Tanger ou Ceuta. On m'annonce que le bateau là-bas part dans une heure pour Tanger. Timing parfait. Je regarde l'heure. D'ici quelque chose comme trois heures mes parents vont commencer à s'inquiéter. Ils vont se demander qui est ce Dausoan. Je ne sais pas combien de temps ils vont mettre avant de se rendre compte que c'est un anagramme. Combien de temps ils vont mettre avant de comprendre que « partir chez » ce n'est pas « aller dormir chez » et que « je reviendrai assez tard » signifie « dans cinquante ans peut-être ».

Je monte dans le bateau. Le trajet ne dure pas longtemps. Je repense au jour où j'ai décidé que j'allais partir. J'avais découvert très peu de choses sur la voiture qui nous était rentré dedans ce soir-là. Je savais juste que son pare choc était anéanti et que son propriétaire n'avait pas de plaque. L'airbag était ouvert. Il s'était enfui, ce lâche. Il savait qu'il nous avait tués et il savait que sans plaque d'immatriculation, on ne le retrouverait pas. J'étais en train de rentrer chez moi quand quelqu'un m'a appelé. Il m'a demandé si j'étais bien Caroline de Saint Roman. Il a cité mon adresse, elle était juste. Il m'a alors annoncé qu'il avait trouvé un paquet pour moi dans une voiture qu'il devait emmener à la casse. D'habitude il ne regarde rien de ce qu'il y a dans les machines. Mais cette voiture là, m'a-t-il dit, avait quelque chose, comme un secret à cacher. Alors il a jeté un coup d’œil et a trouvé un colis postal qui m'était destiné. Le genre de colis que l'on doit aller chercher au bureau de poste du coin. J'ai rejoins cet homme le soir même et il m'a donné mon paquet. Il m'a dit qu'il avait aussi trouvé « ça » dans le coffre, peut-être connaissais-je son propriétaire. J'ai pris le livre dans mes mains et je l'ai ouvert. Au stylo était écrit :

« Pour la fille de mon premier admirateur et meilleur ami. Joyeux anniversaire Caroline ! H.
Tu vois ma fille, je t'avais promis une dédicace ! Encore un joyeux anniversaire ma chérie, ton papa qui t'aime. Georges de Saint Roman »

J'avais tout de suite compris. Je ne savais ni pourquoi ni comment, mais mon père était dans l'autre voiture au moment de l'accident. Je n'ai jamais ouvert le colis et jamais lu le livre, alors que Monsieur H était très certainement le meilleur romancier du siècle. J'en ai alors voulu au monde entier. Mon père pour avoir été le conducteur de cette voiture, ma mère pour avoir été sa complice et le reste du monde pour m'avoir caché tout cela.

Tanger. Me voilà enfin arrivée au Maroc. Je souris en voyant ce nouveau pays. Il aurait tant aimé être là. Mon menton est presque complètement relevé, mon regard est plus insistant, mes épaules plus ouvertes et ma cambrure plus marquée. Il ne reste qu'une étape pour que je puisse enfin me redresser tout à fait. Physiquement. Et moralement. J'attrape le léger foulard pourpre de mon sac et le pose sur ma tête. On voit très bien mon visage et mes cheveux, le voile est juste là pour montrer à tout le monde que je souhaite m'intégrer, tout en restant ce que je suis. À la façon dont on me regarde, le message a l'air de passer. Je m'arrête à une épicerie, demande une bouteille d'eau. Je commence à engager la conversation. « Parle lentement et articule, ils comprendront. » M'avait dit Saadoun. L'homme a l'air réceptif alors je lui demande comment je peux aller à Casablanca. Il m'indique la gare et m'assure qu'un train y mène. Je le remercie, lui souris chaleureusement et pars. C'est étrange comme sensation. Je me sens mieux, presque légère. Débarrassée d'un poids. C'est d'un pas presque sautillant que je vais à la gare. Je demande alors le quai pour le train en direction de Casablanca, on me l'indique. Je le trouve facilement, prends un billet, monte et pars.

C'est quand même fou quand on y pense. Toute une vie bousculée par une simple rencontre. Je me souviens de la première fois où je l'ai vu. Ma vie allait encore très bien alors. Mes parents étaient heureux, je riais tout le temps. Un matin je suis arrivée en retard au lycée et à l'instant où j'ai été dans la classe, il a ouvert la porte, annonçant qu'il était nouveau. Il avait un accent très léger. Charmant. Notre prof nous avait alors demandé de nous installer au fond. Nous nous étions alors mis à discuter, et à devenir amis.

Casablanca. Je suis enfin arrivée. Mon corps se déploie entièrement à présent. Mes épaules sont ouvertes et décontractées, mon cou est droit, mon menton haut, ma cambrure voyante. Je déplie un bout de papier. L'adresse des parents de Saadoun. Ils me connaissent très bien. J'ai passé tout mon temps libre chez eux et avec eux pendant près de deux ans. J'arrête un passant dans la rue et lui montre l'adresse. Il m'assure que c'est tout près. La rue à droite, vous continuez, vous dépassez deux rues et se sera sur votre gauche. En effet, vraiment près. Je marche jusqu'au numéro inscrit sur le papier. Je sonne et entends la voix de Naïma. « Mama, c'est Caro. » J'entends son étonnement et sa joie exprimée en langue arabe. Elle me dit qu'elle arrive, qu'elle vient me prendre dans ses bras. Je la vois arriver rapidement, elle a un sourire immense. Elle m'enlace et me prie de tout lui raconter, ce que je fis une fois qu'elle m'a servi un bon thé à la menthe.


Après deux ans de vie à Casablanca, je suis devenue professeure de français et je loue un appartement près de mon école. Je corrige mes copies et l'une d'elle me rappelle étrangement mon voyage. Prise de nostalgie je vais chercher mon sac. Je le retourne pour secouer la poussière et quelque chose tombe au sol. Une lettre. Je l'attrape et la lis.

« Ma Caro,
Je savais que tu partirais... »

Des larmes s'échappent de mes yeux et caressent mes joues.
Ma mère. Elle m'explique tout. Je comprends enfin. Quelque chose en moi se libère, comme un nœud qui se défait ou des braises que l'on éteint complètement.

« Maman,
Voilà ma nouvelle adresse. Dis à Papa que je lui ai déjà pardonné. Venez me voir quand vous voulez.
Votre Caro. »

Cette lettre était sincère. C'est incroyable comme le cœur peut ressembler à une pièce. On le ferme, on l'ouvre. Pardonner c'est ouvrir son cœur comme on ouvre une pièce fermée depuis longtemps. Ouvrir la fenêtre pour changer l'air. Pour faire entrer la chaleur du présent et faire sortir le gel du passé.

Ça sent bon. Ça revit, ça sent le frais. C'est comme ouvrir une porte dont les joints sont huilés. Il suffit de pousser. La porte s'ouvre et tout se mélange. Vous qui entrez, les souvenirs qui s'échappent. En plus de l'odeur il y a la température. La chaleur. La chaleur qui ravive tout sur son passage. Et les souvenirs qui renaissent. Une jolie photo, un CD laissé là, un tableau achevé, des bijoux qui somnolent...

PRIX

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Pierre Priet · il y a
Belle écriture! Mon vote! Je vous invite si vous trouvez le temps a lire ma nouvelle 'Blizzard' :)
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Catherine Quivy · il y a
j'ai tout lu d'une traite ... et voté ...à charge de revanche avec ma " lapine ailée" ...
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Shayne Luz · il y a
J'ai accroché, j'ai trouvé le récit poignant, l'émotion que vous partager est profonde et me touche. Merci pour cette instant de vie, de mort et de renaissance...
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Utilisateur désactivé · il y a
Bravo! + 1. A vos risques et périls, je vous invite à lire et éventuellement voter pour Riviera, catégorie Nouvelles/Hiver 2017, cela me déridera peut-être: http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/riviera
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Patrick Desjardins · il y a
Vous mettez du charme dans vos phrases, mais je ne parviens pas à saisir leur sens. Je suis navré, mais je ne parviens pas à saisir la narration de votre histoire.
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Barzoï · il y a
Merci pour ce superbe récit bourré de clefs et de générosité, j'ai passé non seulement un bon moment mais je ma suis allégée, merci, mon vote évidemment
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Utilisateur désactivé · il y a
Autopsie d'une errance autour de soi-même. bien écrit.je vote.
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Leslie · il y a
Bravo c'est très bien écrit. Je me suis plongé facilement dans votre histoire en oubliant le réel. C'est écrit comme un film quand je lit votre histoire je vois le film qui se construit dans ma tête. Belles prouesses
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Utilisateur désactivé · il y a
je ne peux que voter, c'est tellement beau et les sentiments tellement vrais. merci.
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Keith Simmonds · il y a
Une belle histoire, bien écrite, qui nous fait découvrir une myriade de sentiments! Mon vote! *Merci de venir faire un tour sur ma page pour lire et soutenir, si vous les aimez, “Coups de Vent”, et “Paradis Reconquis”! Bonne soirée et bonne chance!
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