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Fallait pas me prendre à la légère !

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Chantal Parduyns

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Thérèse range. Elle pousse dans son sac ses objets personnels ; elle arrache quelques post-it qu’elle jette dans la poubelle. Pendant que son œil enregistre la page d’agenda du lendemain, elle empile sur le bureau les documents en cours.
Le téléphone sonne : appel interne. Debout, son gilet enfilé, Thérèse soupire ; ses yeux décochent un regard excédé vers le plafond. Rapidement, elle étire les lèvres et y plaque un sourire ; sa main libre s’empare du cornet :
- Oui, Monsieur...
-...
- Oui, Monsieur. Je vous le dépose en partant.
-...
- Eh oui, il est déjà seize heures ! Je vous apporte le dossier.
Elle raccroche et râle :
- Allez au diable, MONSIEUR ! Ce n’est pas possible, il le fait exprès ! Il faut toujours qu’il se mette à travailler quand j’ai fini ma journée. S’il passait moins de temps à s’empiffrer le midi, ça n’arriverait pas.
Tout en vouant aux gémonies son patron désorganisé, elle fouille le classement suspendu et en extirpe une chemise. Un coup d’œil rapide au miroir, de ses doigts précis, elle arrange quelques mèches... Parfait. Vite, le merveilleux Docteur Stercke l’attend ou plutôt ne l’attendra pas !
Bref passage chez le patron, elle dépose le dossier. « A demain, Monsieur ! »
Elle se précipite vers le parking, s’engouffre dans son auto, démarre et s’insère, péremptoire, dans la circulation déjà dense. Prestement, elle déboîte vers la file rapide, passe un feu à l’orange. Accrochée au volant, elle accélère, zigzague entre les voitures, toutes aussi nerveuses que la sienne. Impitoyable, l’horloge du tableau de bord lui rappelle le rendez-vous en train de lui échapper. Elle cherche des yeux le moindre trou où se faufiler ; elle grignote quelques précieux mètres de macadam, quelques secondes. Elle n’entend pas les klaxons rageurs, ne voit pas les insultes brandies à travers les pare-brises.
Soudain, elle monte sur les freins, son cœur bondit, la voiture pile. Devant ses yeux écarquillés, un piéton, dressé sur son bon droit, lui jette un regard assassin. Quelques profondes inspirations. Les klaxons impitoyables s’impatientent ; d’une main tremblante, elle enclenche une vitesse et redémarre. Elle s’exhorte :
- Du calme... C’est pas le moment d’avoir un accident. Les consultations ont peut-être pris du retard. Et même si le Docteur a déjà quitté l’hôpital, tu sais où le retrouver, donc du calme !
L’adrénaline reflue lentement.

Voilà des semaines que Thérèse enregistre l’emploi du temps du Docteur Stercke. Embusquée près du parking, elle a guetté ses heures d’arrivée et de départ. Souvent, elle a vu sa silhouette élancée sortir de l’hôpital, enveloppée d’un manteau en poil de chameau, elle a admiré ses fins pieds, chaussés de chevreau, à l’arrêt près d’une rutilante berline anthracite ; elle l’a regardé jeter négligemment sa serviette de cuir sur le luxueux siège passager. Thérèse connaît par cœur l’horaire de ses consultations.
Elle n’a pas encore découvert où le Docteur habite mais cela ne saurait tarder. A trois reprises, elle l’a pris en filature. La première fois, elle l’a perdu après quelques mètres. La deuxième fois, elle a réussi à lui coller le train sur plusieurs kilomètres jusqu’à un échangeur grouillant de véhicules. La dernière filature l’a menée dans une vaste banlieue résidentielle quadrillée de rues tranquilles. Elle s’en est procuré le plan, sûre que c’est là tout près que le Docteur habite : la berline toujours brillante exclut tout trajet dans la campagne poussiéreuse.
Thérèse imagine un vaste appartement à la décoration aussi dépouillée qu’onéreuse. Appartement avec garage, certainement, puisqu’elle n’a pas trouvé trace de la voiture lors de ses rondes dans le quartier.

Parking de l’hôpital, le Docteur est déjà parti. Thérèse se lance donc à sa recherche sur l’itinéraire qu’elle a scrupuleusement noté. Elle est proche du but. Bientôt, le hautain Docteur Stercke sera forcé de s’intéresser à elle, il ne pourra la congédier en deux, trois sentences tranchantes.
Au bout d’une heure de patrouille infructueuse, elle renonce. Le Docteur ne perd rien pour attendre. Jeudi, elle quittera son travail plus tôt. Evidemment, son patron rechignera en silence. Comment SA secrétaire, cette chose au physique ingrat, a une vie en dehors du bureau ? Des amis, ne parlons pas d’un amant ! Il serait étonné, pourtant. Le lit de Thérèse est loin de ressembler au désert de Gobi ! Bien sûr, pas un de ses amants ne se vante d’avoir passé la nuit dans ses bras : elle n’est pas du genre trophée dont on brandit la petite culotte arrachée avec les dents ! Mais la plupart savourent son corps accueillant, curieux, gourmand et apprécient ses silences sereins après l’amour. Seuls quelques gentils goujats ont déposé à ses pieds un avenir de bonne ménagère dans les liens sacrés du mariage.
Pour l’instant, elle remâche sa rancœur contre le merveilleux Docteur Stercke qui l’a cruellement déçue. Internet... un vrai miroir aux alouettes ! On a bien raison de se méfier de ce qu’on y trouve ! Le Docteur Stercke avait expédié leur rendez-vous en dix minutes. Thérèse, privée de sa verve coutumière, les bras ballants, avait encaissé les phrases bourrées de lieux communs. Elle s’était enfuie, elle avait traversé le long couloir de l’hôpital et l’immense parking, attisant les flammes de sa colère pour assécher les larmes qu’elle sentait poindre. Réfugiée dans sa voiture, les joues en feu, elle avait alterné les sanglots convulsifs et les larmes résignées. Puis, elle avait décidé d’obtenir ce qu’elle voulait et elle avait élaboré un plan de campagne.

Quinze jours ont passé, tout est prêt. Au terme de deux filatures supplémentaires, Thérèse a repéré le domicile du Docteur et l’entrée dérobée du parking en sous-sol. Elle gare sa voiture devant l’immeuble. Le ciel annonce des giboulées ; les trottoirs sont déserts. La pénombre étend sa grisaille anonyme. Elle jette un dernier coup d’œil : à l’arrière, le coffre est rempli de victuailles. Avec ce qu’elle a déjà entreposé dans la maison des bois, il y a de quoi tenir un mois. Dans son sac, les clés de la maison, les menottes et le Beretta. Elle n’a plus qu’à cueillir le Docteur Stercke et l’emmener en vacances forcées à la campagne.
Tranquillement, elle empoigne son sac, sort de sa voiture. En quelques pas, elle est à l’arrière du bâtiment. Pas besoin de crocheter la serrure, la porte est ouverte. Elle se rencogne dans l’ombre, place le révolver dans la ceinture de son pantalon et attend.
Elle est en congé. Elle a laissé derrière elle tout un petit monde habitué à ce qu’elle fournisse des solutions à tout problème ; un patron atterré et hargneux quand il avait enfin compris qu’elle ne presterait pas une seule heure de télétravail, une maison des jeunes désemparée, une nièce éperdue face à ses travaux scolaires urgents. Tout un mois, rien qu’à elle, pour changer son destin, peut-être...

- Qu’est-ce que vous me voulez ?
Thérèse vient d’enlever le bâillon du Docteur Stercke. L’embarquer dans sa voiture et l’amener au milieu des bois a été un jeu d’enfant. Il faut dire que le Beretta est très persuasif et que la piqûre de somnifère est souveraine contre les accès de panique et le mal du voyage !
Dans la cuisine rustique, les bottes en chevreau et la jupe au tombé moiré dénotent un peu. Le Docteur Marianne Stercke a recouvré ses esprits et découvert la chaine d’acier qui la relie à l’immense fourneau en fonte. Ses yeux affolés se jettent partout et s’arrêtent sur le lit incongru.
- C’est votre lit. Vous vous souvenez de moi ? demande Thérèse d’une voix calme.
- Euh non...
- Je me suis présentée à votre consultation, il y a trois mois environ. J’espérais beaucoup de vous...
- Désolée, je ne peux pas me rappeler tous mes patients !
- Evidemment ! Surtout que vous ne m’avez prêté qu’une oreille très distraite ! constate Thérèse.
- Où suis-je ? Pourquoi m’avez-vous attachée ? Que voulez-vous ? De l’argent ?
- Non, du temps ! Je veux un vrai rendez-vous, pas une consultation bâclée en dix minutes. Je veux que vous m’écoutiez sérieusement.
- Si ce n’est que ça... Il n’était pas nécessaire de m’amener dans cette cuisine... Je vous écoute.
Dans les yeux du Docteur, la certitude de se tirer de ce mauvais pas.
- Oh mais non, pas question de me balancer trois feuilles de conseils alimentaires, « Au revoir, Madame, nous nous revoyons tel jour, telle heure » Je vous ai déjà expliqué que ça ne donnait pas de résultats. Ah oui, c’est vrai, vous avez oublié. Je vous referai mon anamnèse – c’est bien comme ça qu’on dit ?
- C’est ridicule, détachez-moi !
Thérèse continue, imperturbable, tout en pelant les pommes de terre.
- Je ne suis pas pressée. Nous en parlerons plus tard. Reposez-vous un peu.
- Non, non, finissons-en ! Racontez-moi votre histoire !
Résignée, Marianne Stercke s’est assise sur le lit.
- Comme vous voudrez. J’ai consulté des tas de médecins pour mon problème et suivi beaucoup de traitements ardus, sans résultats. Je me suis donc résignée. Je me suis habituée à mon physique et surtout au regard « sympathique » que les autres jettent sur les « bonnes grosses ». J’ai jeté tous les vêtements taille 38, 40, 42, 44, 46, que je remisais précieusement depuis des années pour le jour où... Malheureusement, il y a quelques mois, l’hypertension a pointé le bout de son nez. Le cardiologue a remis mon excès pondéral sur le tapis : « Il faut maigrir, chère Madame, pour soulager votre cœur ». J’ai donc repris une diète draconienne, sans résultat, ou presque. Ma collègue était épouvantée : tant de privations pour perdre si peu de poids. Elle a fait des recherches sur le Net et elle a trouvé vos coordonnées. Elle m’a brandi votre nom comme un sésame miraculeux. Et j’y ai cru. Professeur, spécialiste, chef de service dans un hôpital universitaire, inventeur d’un nouveau régime, je misais beaucoup sur vous, j’attendais notre rendez-vous avec impatience. Mais vous m’avez traitée avec une désinvolture indigne d’un médecin : alors que je venais de vous raconter par le menu tous mes régimes infructueux, vous m’avez remballée avec trois feuilles de conseils alimentaires rebattus et une sentence simpliste : « Arrêtez de vous goinfrer de frites, de coca et de pâtisseries ! ».
- Bon d’accord, je vais m’occuper de votre problème. Laissez-moi partir.
- Vous devriez vous étendre un peu avant le dîner, vous avez eu une dure journée. Et puis, nous avons un mois devant nous pour bavarder.
- Un mois ! Mais vous êtes.... Pourquoi un mois ? Une demi-heure me suffit pour résoudre votre problème !
- Oh, mais je tiens à ce que vous constatiez par vous-même l’inefficacité de votre traitement... Bon puisque vous ne voulez pas vous reposer, on va commencer le travail tout de suite.
Thérèse abandonne les pommes de terre, saisit le révolver et traverse la cuisine.
- Je vous présente ma vieille compagne de galère.
De dessous le gros bahut, elle extrait un pèse-personne, y monte, l’arme pointée sur le Docteur.
- Vous voyez, cent et trois kilos. Nous ferons abstraction du poids du révolver, nous n’en sommes pas à quelques grammes près, n’est-ce pas... Vous avez de quoi noter sur la table à côté du lit. Je vous dicte le menu de ce soir : une pomme de terre vapeur, cent grammes de cabillaud cuit au court bouillon, salade verte – sauce yoghourt citron et fines herbes. Si vous voulez, vous pourrez avoir une pomme en dessert. Moi je n’en prends jamais, de dessert. Je terminerai par un café noir sans sucre. Oh, rassurez-vous, pour vous, j’ai prévu un repas normal : le même poisson mais poêlé, vinaigrette sur la salade, trois pommes de terre et vin blanc. Je ne connais pas vos goûts, mais j’ai prévu du lait et du sucre pour votre café et quelques douceurs : biscuits ou chocolat.
- Ne me dites pas que je vais passer un mois à vous regarder faire régime...
- Mais si... Il faut bien que vous constatiez que la diète que vous préconisez ne marche pas dans mon cas.
- Je vous crois. Là, vous êtes satisfaite ?
- Non, non, non. C’est trop facile. Vous ne m’avez pas crue la première fois, pourquoi me croiriez-vous maintenant que je suis... folle, c’est bien ça que vous pensez, n’est-ce pas ?
- Mais non, pas du tout. Je regrette d’avoir traité votre cas à la légère. Comprenez-moi, je passe ma vie à écouter des patients qui... cachent les entorses qu’ils font à leur régime.
- A votre avis, en un mois de menus similaires à celui de ce soir, je devrais perdre combien de kilos ?
- Je ne sais pas, ça dépend de votre métabolisme.
- Combien de kilos perdus, au minimum ? Vous avez bien une idée ?
- Huit kilos, peut-être plus.
- Si je réussis à me séparer de deux kilos, je serai heureuse.
- Ce n’est pas possible....
Atterrée, le Docteur s’est laissé tomber sur le lit.
- Vous verrez bien...
- D’accord ! Je vous crois. Mais pour vous soigner, j’ai besoin d’analyses complètes et régulières de votre sang. Je ne peux pas travailler ici, sans laboratoire.
- Oh, mais vous aurez tout le temps de chercher un traitement plus tard. Il faut d’abord constater les faits. Je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas pressée. Ça fait des années que je traîne mon excès pondéral de médecins incrédules en diététiciennes faussement compatissantes, je peux attendre...
Marianne se relève, le claquement métallique de la chaîne sur le carrelage brise son élan.
- Arrêtez ça. Je vous dis que je vous crois. Je vous promets de tout faire pour résoudre votre problème. Me garder ici ne rime à rien.
- Mais si, vous allez étudier sur le terrain, expérimentalement, l’impact d’un régime hypo-calorique.
- Ça suffit ! Qui me dit que vous ne mangerez pas en cachette ? Vous avez peut-être planqué de la nourriture un peu partout... Vous voyez, votre plan ne tient pas debout !
- C’est vrai, ça ! Je n’y avais pas pensé. Donc, vous ne me croirez jamais... Sauf si... On va se débarrasser de toute nourriture, d’accord ? J’espère que vous avez bon appétit ! Jeter, c’est gaspiller ! Malheureusement, je ne pourrai pas vous aider, je suis à la diète. Vous, vous pouvez gagner un peu de poids... Un petit régime et il n’y paraîtra plus...
Thérèse a toujours aimé cuisiner. C’est avec plaisir qu’elle passe ses journées à mitonner des petits plats, à composer matin, midi, soir des menus six services dignes des meilleurs restaurants. Son hôte n’apprécie pas pleinement ses attentions ; l’argument « Beretta » est souvent indispensable pour vaincre les caprices de Marianne qui n’entend pas vider ses assiettes. Peu à peu, pourtant, une somnolence repue et béate rend les repas plus conviviaux.
Dix jours plus tard, les placards sont dégarnis, le surgélateur et le frigo sont débranchés, les sacs-poubelle s’alignent, bourrés de déchets et d’emballages de remèdes antiémétiques. Les vacances sont finies, c’est l’heure du dernier repas. Au menu... les restes : un ravier de choucroute, les trois litres d’huile de la friteuse et une plaquette d’antivomitif. Marianne s’endort en sirotant le vin du dessert.
Elle reposera au milieu du bois. Thérèse pense que les arbres, bien engraissés, seront splendides pour ses prochaines vacances.
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Lolo · il y a
On est bien surpris au milieu du récit ,c'est sympa et drôle puis personnellement ,je trouve que le soufflé retombe un peu trop vite à la fin
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Chantal Parduyns · il y a
Merci pour votre appréciation. Je vais relire mon texte avec votre regard ! Bonne après-midi !
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Fleur de Tregor · il y a
Ah... les problèmes d'obésité ! Beau texte dynamique, Chantal !
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Chantal Parduyns · il y a
Un problème difficile, et qui touche tellement à la personnalité et même à l'âme d'un individu... Merci pour votre visite !
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Chantal Parduyns · il y a
Merci pour votre vote d'encouragement ! J'y suis très sensible. Et puisque vous m'invitez...
A vous lire bientôt et bon dimanche !

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Keith Simmonds · il y a
Une belle œuvre bien agencée et très agréable à lire! Mon vote!
Bonsoir, ! Mon “Bal populaire” est en compétition pour le
Grand Prix Été 2016, mais il ne nous reste que 11 jours pour
voter. Je vous invite à venir le lire et le soutenir si le cœur
vous en dit! Je vous remercie d’avance!
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/bal-populaire

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Dominique Hilloulin · il y a
La construction de votre nouvelle force l'admiration, surtout que vous l'aérez par des dialogues, ce qui n'est pas fréquent.J'ai voté pour vous.Mon poème " la pomme au compotier" est en finale été, si vous souhaitez le consulter et..l'aider à se classer.merci
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Chantal Parduyns · il y a
Je suis rouge de confusion ! votre commentaire me fait très chaud au coeur. Merci, merci, MERCI !!!
Je suis très contente aussi que cette histoire vous ait plu.
Je ne suis pas très poésie... mais j'apprécie que l'on m'invite à découvrir, je me rends donc sur votre poème...
Bonne soirée et déjà tous mes voeux pour le concours !

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Richard · il y a
c'est bien ficelé, un travail propre, bien rythmé, donc mon vote
invitation dans "mon chateau" c'est ma 1ère nouvelle, une autobio... ;-)
menez theres, le beretta et les menottes!

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Lammari Hafida · il y a
Original et bien mené! Mon vote! Je vous invite à lire mon texte en finale < Voyage > sur ma page et merci!
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Chantal Parduyns · il y a
Merci ! Je suis très contente que mon histoire vous ait plu. Je ne suis pas très poésie mais quand l'invitation m'est si gentiment adressée... Je m'y rends, pleine de curiosité ! Je vous souhaite une excellente soirée et d'ores et déjà bonne chance pour la finale !
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Lammari Hafida · il y a
Original et bien mené! +1
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