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En parlant de fantasme...

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Megi

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17h30... Tout le monde a déjà quitté le bureau mais je reste là parce qu’il faut que je termine ce fichu tableau de salaires pour la comptabilité. Je n’entends plus personne alors je mets un peu de musique histoire de combler le vide et je me concentre. Aller encore quelques minutes et je devrai avoir finir. Enfin c’était sans compter sur cette formule que je n’arrive pas à écrire comme il faut...

Tout à coup, j’entends du bruit dans le couloir. Normalement, le dernier de mes collègues à être parti a dû fermer la porte d’entrée sachant que je restais seule. Je me lève pour aller voir ce qu’il en est et je tombe nez-à-nez avec Daryl, le gestionnaire financier.

« -- Ah c’est vous Daryl, je pensais qu’il ne restait que moi.

-- Vous en avez encore pour longtemps ? Ce n’est pas raisonnable de vous laisser ici toute seule à cette heure-ci. »

Je baisse les yeux sur mon téléphone et réalise qu’il est déjà 18h30.

« -- J’ai encore une petite chose à terminer et je pars.... Vous allez même peut-être pouvoir m’aider !

-- Sans problème qu’est-ce que je peux faire ?

-- Venez. J’ai un souci sur une formule de calcul, le résultat n’est jamais le bon, mais je ne comprends pas où est l’erreur.

-- Montrez-moi cela. »

Nous retournons jusqu’à mon bureau. Je m’assoie et je positionne le curseur sur la cellule qui me pose problème. Il se penche vers moi pour saisir la souris et je sens l’odeur de son après-rasage. C’est frais, énergique. Mon esprit se met à divaguer. Il est plutôt pas mal Daryl. Pas très grand mais plutôt athlétique. J’aime bien ses cheveux brun-roux et cette barbe bien taillée...

« -- Regardez, c’est simple. Vous avez oublié un paramètre ici. »

Je sursaute rappelée à la réalité par son commentaire. Je tourne la tête pour le remercier et nos visages se retrouvent à peine à quelques millimètres l’un de l’autre. Il est si prêt que je sens son souffle tout doucement sur mes lèvres. Il a l'air autant en suspend que moi. Je ne sais pas si je dois reculer ou simplement ne pas bouger. Soudain, il rompt le silence en se reculant un peu précipitamment.

"-- Voila c'est terminer. Je vous laisse fermer votre ordinateur et ramasser vos affaires et on rentre chez nous.

-- Merci Daryl, dis-je en essayant de me remettre de mes émotions. Je fais vite."

Il se dirige alors un peu maladroitement vers la sortie. De mon côté je range mes affaires et attrape mon manteau. Mon ordinateur met un temps fou à s'éteindre. Tant pis, j'ai envie de rentrer.

Je me dirige vers la porte en cherchant mes clefs au fond de mon sac à main. Je ne regarde pas où je vais et arrive ce qui devait arriver, je percute le pauvre Daryl qui me rattrape in extremis avant que je ne m'étale par terre.

"-- Oups..." C'est tout ce que j'arrive à prononcer avant qu'il ne décide de m'embrasser. J4ai d'abord un mouvement de recul, mais son baiser est si tendre et passionné que je réponds presque malgré moi. Ses lèvres se détachent des miennes et il se redresse un peu pour jauger mon regard. Ce qu'il y voit doit lui convenir car il sourit. Il passe délicatement sa main le long de ma joue en souriant.

"-- Il y a longtemps que j'avais envie de vous embrasser. "

Prise de court, je ne sais que répondre à cette déclaration. Gênée et flattée à la fois, je souris timidement en sentant le rouge me monter aux joues. Je me lève les yeux et rencontre son regard incandescent. Il y a longtemps que je n'ai pas été regardée comme cela. Cette impression d'être la huitième merveille du monde ça me fait de l'effet.

"-- Si j'osais..." Sa phrase se termine sur mes lèvres complètement offertes cette fois. Sans retenue aucune je réponds à son appel silencieux et l'enlace. Il pose ses mains sur mes hanches avec un peu de distance toutefois, mais quand je glisse mes doigts dans ses cheveux ses mains deviennent plus présentes. Elles cherchent ma peau sous mon chemisier pendant que les miennes dessinent ses épaules. Il me repousse gentiment et retire son pull.

Sa chemise défaite au niveau de son pantalon appelle mes doigts qui se glisse dans la petite ouverture. Sa peau est douce et chaude, je le caresse hésitante. Ses mains prennent le chemin de mon dos et descendent sensuellement jusqu'à mes reins. Là il s'arrête et passe derrière moi. Il m'attrape par la taille et me colle à lui. Je pose la tête en arrière sur son épaule et il entreprend de couvrir mon cou de baisers. Ses mains ne sont pas en reste. Elles défont tranquillement un à un les boutons de mon haut puis il glisse doucement vers mes seins sous le vêtement. Ses mains sont tendres et expertes, il sait ce qu'il veut et où il va.

Mon chemisier perd la bataille et se retrouve sur le sol. Je fais demi-tour et entreprend de faire subir le même sort à la sienne. Je la fais glisser le long de ses bras et reprends mon exploration. Je pose mes lèvres sur les siennes puis sur le lobe de son oreille, il gémit de plaisir. Je continue mon chemin sur son torse, son ventre... Je me redresse pour l'embrasser encore. Ses lèvre douces se font pressantes. La fermeture de jupe ne leur résiste pas longtemps. Il parcourt mon corps de caresse et de baisers.

Soudain il s'arrête et m'emmène jusqu'à la table de réunion de mon bureau. Il m'assoit et se débarrasse de mes sous-vêtements. Je m'accroche à sa ceinture et l'attire à moi. Je la détache et commence à baisse son pantalon. Il m'arrête d'un geste fiévreux et s'en sépare lui-même. Son sexe est déjà levé. Il enlève son boxer et s'approche de moi les yeux plein d'envie. Je n'attends plus que lui, je suis prête à le recevoir.

Je pose mes doigts sur son membre et je le sens frémir. Je le caresse et le prends dans ma bouche. Quelques allées et venues suffisent à finir de le préparer. Il me repousse, tire une chaise et s'assoit. Il me tend la main et invite à venir à lui. Je me place à califourchon sur lui, accueillant son pénis profondément. Il pose son pouce sur mon clitoris pour m'exciter encore un peu plus et je commence le va et vient. Je sens l'orgasme monter et je vois bien que lui aussi n'en est pas loin.

Encore une fois il nous arrête. Il me fait me lever et m'assoir sur la table, puis il s'agenouille de vant moi. Il embrasse mon ventre et descend petit à petit vers mon pubis. Je suis au bord du malaise. Sa langue s'attarde un peu et se met à titiller mon clitoris qui n'attendait que cela. L'orgasme est proche, il vient... Et c'est une explosion de sensations.

Je reprends peu à peu pied et il m'allonge complètement sur cette table froide et monte sur moi. Ses mains s'emparent de mes mains et il s'engage. Ses mouvements d'abord lents et langoureux deviennent plus rapides et saccadés, plus il jouit dans un soupir.

Nous restons ainsi l'un dans l'autre quelques instants. Il se relève et me regarde interdit. Lui non plus ce soir ne s'attendait pas à cela en restant tard au bureau.
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