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Économiquement.

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Politique

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La croissance faiblit. Le déficit du commerce extérieur grimpe . L'inflation serait la plus élevée depuis près de 25 ans. Le contexte international n'est absolument pas favorable et la guerre commerciale USA Chine s'intensifie, tandis que les cours du pétrole remontent sans cesse depuis un an.

Sans oublier la dette publique, en constante augmentation. La politique suivie se veut, dans ce contexte, de nature de plus en plus libérale, à savoir se proposant de réduire le périmètre de l'Etat et la fiscalité qui lui est associée. Car le dogme l'exige, en vue d'une augmentation de la production qui définit la croissance du Produit Intérieur Brut. Ce dogme vous expliquant , dans sa sagesse, qu'une diminution des dépenses des administrations publiques aura un effet automatique sur L'Economie dite réelle. Les doctrinaires "en marche" sont en réalité très éloignés du monde des salariés et des précaires et les représentent bien imparfaitement, la CSP + étant sociologie du groupe majoritaire. Les intérêts de la Haute Finance semblent protégés et la crise de 2008 apparaît toujours dans l'analyse effectuée, comme si elle ne risquait jamais de se reproduire, les Banques pouvant être "nationalisés" une seconde fois, en cas de nouveau crash, n'en déplaise à la dette publique, en augmentation de 30 % en dix ans et pouvant sans doute supporter encore davantage.

Nous ne reviendrons jamais aux responsabilités sans une analyse absolument implacable sur le rôle de cette crise, autant dans notre victoire de 2012, que dans notre effondrement de 2017. Nous avons certes redonné un coût horaire du travail de 39 euros à la France, contre 42 en Allemagne, ce qui signifie que nous avons pris notre part dans la compétitivité de la Nation. Mais, hélas, les salaires ont été plus bas que dans le quinquennat antérieur, ce qui nous a valu la volée de bois vert que nous connaissons. Les salaires, sans lesquels un socialiste au sens philosophique ne peut se dire de cette école stricto sensu. Les courbes sont disponibles sur le site de l'INSEE.

Contribuer , dans ce monde si financiarisé, à faire monter le niveau de vie des milieux ouvriers semble une nécessité absolue, pour la gauche quand elle retrouvera les responsabilités et l'étiage électoral qui sont les siens. Nous n'avons pas assez insisté sur la gravité des évènements de 2008. Nous avons davantage oeuvré pour la France que pour les Français, sans aucun doute, toujours paralysés que nous sommes par les soupçons de mauvaise gestion répandus par la droite a notre égard. Droite qui n'a , ces jours derniers, dans la bouche de son leader "juridique", pas de mots assez durs concernant le niveau de la dette, en oubli total du contexte de son augmentation massive et de la couleur politique à l'origine des décisions qui ont suivi la faillite de Lehman Brothers . De la nature idéologique, aussi, de ceux qui ont provoqué la catastrophe . Notamment par le biais de la confusion des banques de dépôt et d'affaires, dès 1997, en violation flagrante de ce que Roosevelt avait fait en 1933, après le Jeudi Noir de 1929. Confusion qui a permis aux crédits hypothécaires de mettre le monde à feu et à sang. Stiglitz parle de l'accroissement de l'inégalité comme facteur majeur du désordre mondial, langage tenu par son disciple Français Piketty, en des termes similaires. Son "Capital" du 21 ème est un pavé. Mais les socialistes auraient tort de ne jamais s'y référer. Il est l'explication la plus aboutie de notre itinéraire si sinueux , dans un langage clair et avec des graphiques disponibles en ligne, sur le net. Face aux élucubrations , sans doute , revenir aux auteurs de ce type , avec la méthode et la lenteur nécessaires, est la démarche la plus respectueuse qui soit du socialisme et des socialistes. Notre identité a été si bafouée. Nous, les "soc" ou "socio traitres", face aux "identitaires" de gauche , comme de droite. Nous, obligés de bosser davantage que ceux qui ont une explication toute faite du monde, comme disait Coluche, ayant des idées sur tout, mais ayant surtout des idées. Rien n'est simple. Tout est toujours à conquérir. Aujourd'hui, autant que hier.
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Ludmila Constant · il y a
Tout est toujours à conquérir. Aujourd'hui, autant que hier. .Une augmentation de salaire pour les uns, le droit à exister pour les autres.
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