Douche Obligatoire

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Coucouroucoucou Paloma  [+]

François Thalaud
Douche obligatoire
Nouvelle
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« Les femmes c’est du chinois. Le comprenez-vous ? Moi pas. » Serge Gainsbourg
I
Comme toujours, elle est froide au début, été comme hiver. L’idéal, c’est d’y tremper juste l’orteil et puis plouf, sans hésiter, y aller. C’est blanc, c’est bleu, surexposé par les néons si hauts, si puissants, comme un jour aveuglant. La piscine municipale et sa caisse de résonance, mille bruits se percutent dans l’air, tel le vacarme retentissant d’une caverne habitée. Quand soudain, dans la ouate chlorée du bassin, plus rien. À la deux, à la trois, et on coupe le son.
- « Une entrée adulte et une enfant, s’il vous plaît. »
Pierre, la quarantaine bien tassée, porte encore beau. En allant nager, il étanche sa soif de liberté tout en cultivant son corps. Depuis son enfance, il a baigné dans l’esthétisme naturiste avec ses parents, le corps ne devant y peser en rien, le beau comme le laid. C’est dire s’il apprécie le vivant, et lè c’est open bar. Le bassin découvre les corps et leurs mille détails, de la plante des pieds, nue sur les carreaux de céramique, les bras, le grain de la peau, du gras, du muscle, jusqu’aux poils.
Et on expire, et on inspire. Tous s’époumonent au contact du fluide, réunis en un bouillon d’yeux masqués. Pierre, lui, voudrait seulement dormir au fond de l’eau.
- « Bonnet et douche obligatoires. »
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II
Dimanche quatorze heures, Pierre sortait de l’eau. De cette baignade cadencée, entre les jeux de ballons, les bagarres étouffées, ralenties, et les performances d’apnée avec son fils. C’était lè leur sortie complice, une dévotion aquatique dominicale et filiale. Pierre savourait ces moments partagés, plongés dans la volupté antigravitationnelle de l’eau. Nus en slip de bain.
Cette légèreté lui manquait, elle avait fui son existence tandis que s’éloignait sa femme. Sa petite famille grandissait alors qu’éclatait son couple. L’amour, orphelin désormais, survivait en suffoquant.
C’était marre !
III
Vient l’heure du retour aux douches. L’humeur apaisée se trouve aussi réconfortée en un nouvel équilibre, capable d’affronter l’avenir du divorce prochain. Étranger alors à toute superstition, Pierre se sent pousser des ailes et redevient le beau cygne de Léda. Vestiaires.
Rhabillés, prêts à troquer la claquette du baigneur contre la basket du marcheur, Pierre tombe soudainement sur Sandra. Un de ces hasards auquel nous invite parfois le grand mouvement sidéral. Il se produit lè, dans le brouhaha des sèche-cheveux, une rencontre inattendue, jamais envisagée, mais pour Pierre, éberlué, c’est source d’aventure.
Elle, de trois quarts agenouillée, gainée dans un maillot une pièce aux couleurs de l’Ukraine, d’une main fouillant dans son sac. Son corps
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et son visage tournés vers son vestiaire, ne laissant voir que son chignon blond en danseuse, seule, lè, déterminée au bain. Dans son autre main, la capuche en latex. C’est beau comme on déballe des désirs, enchanteurs comme un adagio de Bruch. Violons !
IV
Au fait, depuis quand ne s’étaient-ils pas vus ?
Car Pierre et Sandra se connaissent du travail. Lui est chef monteur dans le cinéma. Elle, au département du contentieux, dans les Hauts-de-Seine, sorte de juriste curieuse et volontaire. Rien à voir cependant avec les codes et le strict obligés de la fonction, plutôt un style à l’ardèchoise, portant toute l’année un gros pull laineux sur une paire de jeans. De fait, ils ne se sont jamais croisés qu’en civil au bureau, pour de rares réunions, en aucun cas dans ce coin chloré du 17e. Alors ? Oui ? Non ?
Oui !
P - « Sandra ? » Levant les yeux.
S - « Oh, bonjour... »
Ni rose aux joues, ni aucune gêne manifeste à être mise ainsi, face quasi nue, devant un Pierre incrédule. Quel aplomb. Elle, moulée, emmaillotée, sculptée et callipyge, reproduite lè exactement comme il la déshabille en son cortex pariétal au bureau. Elle déploie alors lestement ses jambes
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pour, une fois debout, partager un baiser simple et facile. Pierre frissonne à ce contact.
P - « Je viens régulièrement nager le dimanche avec mon fils. »
Ce dernier reste volontairement à l’écart de cette rencontre, sans toutefois en perdre une miette.
S - « Alors, à bientôt ? »
La circonstance est si cocasse de se retrouver lè, dans une intimité à moitié dénudée. Sandra, comme un mirage, comme un goutte d’eau dans son désert sentimental.
P - « À...bientôt ! »
Tandis que ce corps toujours calme part de dos nu rejoindre les douches pour l’ablution préalable au plongeon rédempteur, la vision de Pierre perd le point comme devenu flou et ouaté.
Fils - « C’était qui ? »
Cogito ergo sum ; lè ! N’y a-t-il pas un signe, LE signe ? Le truc pas prévu qui apparaît et trimballe tous les possibles. Sorte de trajectoire idéale, de Qi chinois ou de Prana hindouiste. Comment Pierre pourrait-il interpréter autrement cette croisée des chemins ? D’où vient cette soudaine énergie qui traverse et anime tout ce qui vit sur terre et dans le ciel ? Cosmique.
Au-dehors, le soleil pointe sur un horizon de bitume devenu radieux.
Le reste de ce dimanche se prolonge dans la langueur précipitée du temps. Rêves.
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V
Le lundi, Pierre se réveille avec une nouvelle impatience. Celle qui demandera d’user du bon mot au bon moment pour toucher l’absolu en gardant de Cyrano le panache élégant. Car il a déjè tourné-monté-mixé, durant la nuit précédente, la séquence spéciale Nyotaimori* (*dégustation de sushis sur corps nu, ndlr) qu’il envisage imminente avec Sandra. Délices.
Se revoir, et vite encore. Pierre, cependant sans contact tout à fait direct, sent bien qu’il palpe lè la virtualité d’une intrigue. Ses salles de montage sont disséminées dans Paris et ses alentours, pas dans les bureaux de Sandra. Comment joindre celle devenue depuis dimanche la flamme de son imaginaire ?
Entre désirs et doutes, le scénario va s’écrire en e-mails. Chronos.
Lundi – 11:33 – objet : Plouf
P - Salut Sandra, fortuit, furtif mais cool de te revoir hier. Je nage chaque mercredi vers 13h00 sans trop d'épaves alentours. Tu es la bienvenue si tu voulais ? PS : Je n'ai pas ton portable. Voici le mien. Bonne semaine.
Le scud est parti pour atteindre son objectif. Cupidon a visé dans le mille. Sept heures plus tard, enfin un retour. Réaction.
18:45
S - Salut Pierre, une rencontre complètement inattendue, oui... ça m’a fait plaisir aussi. Je nage plutôt le week-end. Je ne suis pas une grande nageuse... même si je fais mes longueurs, je vois plus ça comme un moment de détente, j’aime bien avoir le temps. Mais merci pour la proposition ! J’espère qu’on aura bientôt l’occasion de te voir passer aux bureaux. Bonne semaine à toi, S.
Sept longues heures de réflexion pour ça ? C’est bien lè, la juriste qui emprunte les routes tortueuses de l’Ardèche comme voies de
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communication. Il y a plus direct. La séquence spéciale Nyotaimori se tsunamise et se déshumanise en version Fukushima. Pierre doit désormais dormir lè-dessus. Surtout ne rien précipiter.
Mardi – 10:26
P - Bonjour Sandra, merci de ton mail, je comprends cette détente sportive solitaire, bien sûr. Au plaisir et belle semaine. Pierre.
C’est clair, Pierre est piqué. Sans plus se préoccuper de ce grain de poussière en forme de cœur, l’Univers décide de poursuivre sa course.
Pierre se demande s’il doit tenter une relance hasardeuse comme un pari osé ? Ou laisser s’effacer dans le froid circuit de la toile, le baiser bien réel de dimanche denier ?
Car le moment a bien eu lieu. La lecture des regards ne saurait mentir. Ces quelques mots échangés transpirent une réalité enclenchée, en tout cas augmentée. Mirar pero no tocar.
Pierre, songeur, accepte la perte du signal en décidant de ne rien tenter qui puisse paraître comme désespéré aux yeux de celle qui n’est pas encore Chimène. Mieux vaut laisser les planètes souffler un peu et se repositionner dans l’axe prometteur d’un prochain lever de voile. Entracte.
VI
Soixante-douze heures plus tard, et voilè : le temps, le vent qui se relèvent de leur pérégrination dans le cosmos en un SMS. Quel habile signal : un message en même temps qu’un numéro de portable. Sandra, enfin ! Quelle ingénieuse idée porteuse d’un dialogue à venir, direct et personnalisé, le fameux be to be enfin réalisé. De l’e-mail au SMS, ce sera bientôt l’oral. Un cloud pour deux, lè.
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Jeudi – 16:14
S - Ça m’a fait plaisir de te voir. J’espère que tout va bien pour toi depuis qu’on ne s’est vus. Peut-être à bientôt.
Molto lentamente, mon gars. Vendredi – 9:59
P - Bonjour S., merci de ton SMS qui me fait très plaisir. J’aimerais te proposer un café, un déj, un ciné, un théâtre, une bière, un concert ?
10:02
S - Avec plaisir, quand tu veux, quand tu peux.
C’est folie !
10:13
P - Top, je te proposerai un truc pour un soir prochain ? Si t’es dispo ?
10:19
S - Je ne sais pas si le père de Louis acceptera de le prendre un soir de semaine.
Sandra a donc un fils ; il faudra de la méthode. Pierre verra cela, pour l’heure, Sandra semble libre et plutôt bien disposée.
10:29
P - Veux-tu déj lundi alors ? On verra tout cela entre 4 yeux. 10:35
S - Ok pour un déj entre 4 yeux.
10:41
P - Super, passe un excellent week-end. Bisous.
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10:45
S - Merci ! J’angoisse. Ça fait très longtemps que je n’ai pas passé un week-end entier avec Louis. Bon w-end à toi.
Allons bon. Sandra avoue une rupture encore douloureuse.
11:18
P - Quel âge a ton Louis ? 11:29
S - Il vient d’avoir 4 ans. Il est dans sa période « anti-tout-ce-que-je-dis ». J’ai droit aux crises dès le réveil. Tout un week-end va être douloureux. Je n’ai pas de patience.
12:27
P - Ok mais c’est aussi un temps qui ne reviendra pas ! Il te faut t’apaiser...connais-tu la chanson « Dans un océan » d’Ariane Moffat ?
12:38
S - Je ne connais pas celle-ci. Je connais « je veux tout » ! J’essaye d’être zen mais il est tellement imprévisible. Faut que je retourne nager et courir régulièrement. Ça m’avait bien détendue. Faut juste que je retrouve la motivation.
Pierre ne connaît pas « Je veux tout », mais l’idée est à son goût. Sandra nage et maintenant court, ce que Pierre partage tout autant. Un indice chez vous ?
12:41
P - Oui courir est bon. À lire d’urgence : « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond » d’Akura Murakami.
Pierre était tombé sur ce livre en ayant dû s’abriter un petit matin de pluie dans une cabine téléphonique pour attendre l’arrivée de son garagiste qui tirait sur l’horaire d’ouverture, comme il facturait ses heures de main- d’œuvre. Le bouquin était posé, laissé lè, abandonné. Après avoir dévoré
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le livre, Pierre avait aussitôt adopté la pratique du bookcrossing, ou l’art malin de l’abandon des livres, sur un banc, dans un commerce, sur une borne d’incendie, dans un musée ou tiens, une cabine téléphonique.
Intérieurs nuit.
20:25
VII
P - J’ai retrouvé le livre pour toi. Je te l’offrirai. Tu vis dans le 17e ? (Quartier de la piscine, ndlr) T’as récupéré Louis ?
20:31
S - Oui Paris 17e et oui j’ai récupéré Louis qui m’a fait une telle crise qu’une vieille bique m’a dit que mon fils était mal élevé !
20:40
P - Tu sais qu’è 4 ans on n’a que les cris pour se faire entendre. J’ai davantage envie de te parler. Ce soir je peux te retrouver ? Si tu aimes le champagne ?
21:19
S - J’aime le champagne. Malheureusement, je suis avec Louis et donc privée de sortie. On se voit lundi pour s’organiser une soirée ?
21:23
P - Ok get lucky jusqu’à lundi. Bon week-end.
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21:27
S - Merci, je ne sais pas si c’est de chance dont j’ai besoin bon w-end. 21:31
P - A little bit of love devrait le faire.
Samedi - 21:34
S - Hello!
Bien, la flamme est entretenue, inutile de souffler sur la braise. Dimanche. Rien. Une semaine depuis la naïade vision.
Lundi - 09:18
P - Bonjour Sandra. Toujours Ok pour notre déjeuner ?
10:27
S - Yes. Où et à quelle heure ?
10:48
P - Super, alors sushi picnic, île Seguin, je t’enlève à scooter.
10:52
S - OK mais je dois être revenue dans le 17e à max 15h45.
10:59
P - Dans le 17e ? Ok on change de coin alors.
11:01
S - C’est lè où je vis et où mon fils va à l’école.
11 :34
P - rdv 13h00 chez « En-bas » rue des Dames. Ok ?
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11 :35
S - ça roule à tout’. En route pour le resto.
VIII
Le jour est beau, enfin un lundi au soleil et sans nuages, bercé d’un vent léger gorgé même d’un peu de chaleur. L’usage du deux-roues pour Pierre prenait son virage de printemps comme vers une nouvelle liberté.
Pierre se retrouva donc en avance sur place. Le soleil plein tissait au travers des vitres sa palette aux teintes éclatantes. Le restaurant avait changé de propriétaire, mais il avait conservé son aspect convivial et gourmand, se dit Pierre en saluant le patron. Un quinqua aux mâchoires carrées, avenant avec sa chemise trop ouverte, qui devait savoir tenir sa baraque et son personnel.
Pierre aimait ce quartier pré-périphérique crade collé à son Montmartre. Sorte de « hors-limite » septentrional pour le standing du 17e arrondissement. Lè où se mélangent les hommes d’affaires des biens de première nécessité et leur cohorte, les artistes et les techniciens intermittents, les touristes égarés et les bobos en couples dépareillés. Quelques copains et connaissances de Pierre avaient d’ailleurs bureaux et habitudes dans cet environ des Batignolles. Yohan le graveur, leveur de coude et Priape invétéré ; Nassim l’assureur auto proclamé ; Nadine et sa boutique-concept dédiée aux productions gustatives de l’île de Beauté ; et ce Peck, originaire des Charentes, roulant toujours en skateboard aux abords de la soixantaine. Toutes figures ordinaires en quête de quarts d’heures plus ou moins fumeux pour égayer leur existence.
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Pierre choisit la première table à l’entrée, baignée par tous les feux du ciel. L’espace y était exigu et il favoriserait mieux l’intimité à venir. Il se plongea dans la lecture du Murakami, porté en offrande, pour tromper son impatience durant l’attente de la belle promise au plaisir.
Allaient-ils enfin s’aimanter ?
Il lut : « Les nuages sont toujours muets. À quoi bon les observer ? Je devrais plutôt regarder à l’intérieur de moi. Essayons...tout ce que je vois, c’est ma « nature » ».
Parfait, le ciel était vide. Quant à sa nature, Pierre la plaçait sur l’issue de ce tête-è-tête entre quatre yeux.
S - « Bonjour... »
Tiens ! Une tête connue, entre, le salue et lui sourit.
P - « Salut ! Tu déjeunes ici ? »
Mais quel est son prénom déjè ? Pierre l’avait pourtant croisée cinq minutes il y a quelques jours. Tandis qu’il modifiait auprès de Nassim ses différents contrats en rapport au divorce. Elle était passée par lè avec son fils, dont Pierre découvrait l’existence. Elle faisait parti des joyeux du quartier, alerte au levé de coude et plutôt légère sur les moeurs. Ils avaient juste échangés leur 06 un soir de fête sans finir la nuit ensemble. Son nom bon sang ?
S - « Ben, on a rendez-vous ! On déj’ tous les deux ! Moi c’est Sandra ! »
Rideaux !
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IX
« Attention, attention, ceci n’est pas un exercice ! ». L’énormité, l’imposante méprise. Une erreur humaine. Le big one, un lundi midi à Paris.
Une déflagration cyclothymique ébranla une à une les plaques osseuses de la boîte crânienne de Pierre, jusqu’au faciès qui prit l’expression du
« Cri » de Munch.
Pierre sentit ensuite cette transpiration soudaine et glaciale qui ponctue la décharge électrique du doigt dans la prise, tandis que l’onde de la foudre traversa Sandra. Pierre tentait vainement de rembobiner la pelote nouée de ses pensées confuses, quand Sandra hoqueta :
S - « Et tu as fantasmé tout le week-end ? ».
Alors ça ! Pour sa première sortie dans l’espace sidéral de son récent célibat, Pierre avait placé la barre très très haut dans la catégorie
« boulette mémorable ».
P - « Ben... »
On en était lè ! Une sacrée belle photo d’un Pierre sous le choc, sourire figé dans son rai de lumière. La situation grotesque donnait une note technique sous le zéro, pourtant l’artistique avait quelque chose de gracieux. Fuir ? Non, cette option ne parvint pas sur la berge de ses idées embrouillées. En premier lieu, admettre la confusion.
P - « Heu... »
Ensuite, dénouer l’imbroglio. Car cette Sandra lè, interdite devant tant de confusion, attendait la sortie appropriée puisque le romantisme avait pris la fuite. Pierre était misérablement déçu par ce coup du sort qui éboulait une à une les cartes édifiées depuis dix jours.
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L’alternative fut de poursuivre le chemin qui se présentait, certes sous de nouveaux traits, forcément moins augustes. La plaie était béante.
P - « Je suis confus mais tu n’es pas celle que j’attendais... Déjeunons pour démêler tout cela, si tu veux bien... »
Pierre se dit qu’il était temps de se dégager des messages de superstitions. Ne plus regarder les nuages. Ne plus nager dans le vide.
La trajectoire idéale avait sacrément déviée, tout autant que le Qi chinois et le Prāṇa hindouiste, mais depuis quand ? Depuis que nous confions nos âmes au digital et au virtuel ? Comment ne pas se prendre les pieds dans la toile ?
Pierre et Sandra avaient bien ri, faisant à rebours le chemin de leur vie. Le soleil dardait toujours, sans nuages à contempler.
P - « C’est l’heure de la sieste ? »
FIN
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Arno de la Guitarra · il y a
Superbe petit bijou d'histoire courte qui mériterait bien une adaptation en court métrage tant l'écriture nous fait voir les personnages ! Une belle nouvelle pleine de tendresse et de justesse sur les mystères des rapports humains et les vicissitudes liées à la modernité de notre époque. Avec une belle chute en prime. Chapeau Monsieur Thalaud !

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