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Les envies disparaissent-elles? Les désirs meurent-ils?
Les rêveries s'assoupissent-elles?
Les répéter, est-ce une catharsis ou un plaisir? ou les deux ?

Me lover contre votre esprit et pénétrer vos pulsions.
Vous dénuder pour attirer ce vous en moi que vous voulez préserver des regards.
Mon âme vous désire, votre tête prend plaisir, mon corps tremble et votre antre en jouit !
Ah ! Si seulement je pouvais être le démon de vos sens.
Vous seriez alors divaguant et en transe, la grotte dilatée, votre vulve gonflée, offerte à mes pensées.
Humide et odorante à ces douces sensations diaboliques !
Sorcier attendri de vos sens.
Votre tête aurait le tournis, vos seins auraient durci.
Enfin, vous seriez dans un flot de folie(s), inondée.
Le long de votre sente couleraient vos offrandes.

La nostalgie m'environne, je suis sans nouvelles depuis de longs jours.
Sans savoir où elle se trouve, sans comprendre son envolée.

Ne voulez-vous pas me laisser dompter les vagues déchaînées des plaisirs à venir, vous laisser couler, douce, ardente, onctueuse entre mes doigts,
me parfumer de vos effluves, sans vergogne ni retenue, apaiser ma soif aux bienfaits de vos sources, celle de votre sexe, votre cyprine, celle de votre bouche, votre salive ?

N'avez-vous pas du tout envie d'exalter mes désirs, en comprendre les pulsions, me maintenir ferme et orgueilleux, digne vainqueur de vos ardeurs exacerbées ?

N'avez-vous pas envie de me laisser découvrir le jaillissement de vos pipis,
me laisser maître et mendiant tout à tour aux portes de votre plaisir,
chacune de vos neuf portes étant miennes, tout prendre de moi pour mieux me le rendre ?

Pourquoi ne me dîtes-vous pas votre impatience de sublimer mes élans, aller au-devant de vos jolis vices pour moi dévoilés, porter aux nues mes envies débridées, mes appétits illuminés de votre chair pour moi exhibée ?

Pourquoi vous retenir de laisser jaillir sur vos lèvres les sons
et les mots que je désire y faire naître, de me faire comprendre d'un regard voilé, noyé, la tempête que je fais subir à votre corps consentant ?

N'avez-vous pas du tout envie, d'un mouvement de reins m'appeler vers votre toison qui réclame mes doigts et mes lèvres ensemble... ?

Si nous nous étions déjà connus, reconnus et "aimés", me diriez-vous,
vous qui ne savez laisser jaillir les mots :

"Aime-moi, encore, recommence,
Fais-moi l'amour encore
Nourris moi de ta semence
Désaltère-moi de ton plaisir
Demande moi l'amour en or
Apprends-moi toujours à chérir nos désirs
Offre-moi ton jet d'or
J'aime que tu m'inondes
Pour que jusqu'aux aurores
Je t'offre tout de moi
Sans retenue ni pudeur
Et te demande sans peur
De me posséder...
Sans me sentir vaincue
Et toi te sentir vainqueur
Quand je t'offre mon anus en fleur
Aux sources de nos joies
Nos jours se noient
Dans "toi et moi."

Pourquoi souffrir à vous taire ???
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