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Déanbulation

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Tymélion

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Gros vague à l'âme ce matin, j'ai profité de devoir m'affranchir d'une formalité administrative à Béziers pour demeurer flâner en ville. La fonctionnaire des URSSAF, une petite femme maigre et très sèche d’apparence, les cheveux taillés en brosse, sans qu'aucun bijoux ou fioriture ornant son cou ou son poignet ne viennent un temps soi peu en révéler une once de féminité. En la voyant je me suis dit que la partie allait s'avérer coriace. Et bien ce fut tout le contraire, elle se montra polie et courtoise, reconnaissant très vite à la vue des pièces par mes soins apportés, qu'il s'agissait bien d'une erreur de son service. Elle alla même à s'excuser pour le dérangement que cela m'avait occasionné. C'est alors que je repartis avec un cœur léger en direction de ma voiture, après quelques feux et une poignée de ronds points, je me garais sur un boulevard proche du centre-ville. Sur me moment j'en oubliais de glisser une pièce dans le parc-mètre, et merde, toujours payer, toujours payer ! Très vite je m'attablai à une terrasse de bistrot, bien à l’abri des ardeurs du soleil car protéger par d'épais et majestueux platanes. je commandais un café, je ne bois jamais de café, sauf dans les grandes occasions et me retrouvais seul par mon unique volonté dans un endroit par mes soins ainsi choisi et toujours pour moi un précieux bonheur en soi. j'y retrouve toujours un peu de mon enfance, un peu de mes errances, avec un véritable sentiment d'évasion, de liberté. Bézier est une belle ville méridionale et c'est avec un esprit léger et sur ton amusé que je me suis dit que le seul moyen de vivre peinard aujourd'hui, c’était de fouler l'asphalte des trottoirs urbains. Qu'importe que les baleines ou que oiseaux disparaissent ou même les abeilles, le péril écologie n'est pas visible vue d'ici et si peu considéré par ailleurs. On s'accommode de bien d'autres choses, de l'animation de la rue, des magasins, des cafés et des restos, de son petit chez soi et d'une petite vie tranquille et routinière généralement entre amis. La ville est un bon fournisseur pour le front national, car la seule chose que les gens ont en tête coincés frileusement dans leur cité c'est bien de leur tranquillité, que rien ne vienne déranger leur vie de citadins pépères ou de bourgeois prospère. C'est ainsi qu'a Bézier, nous avons hérité comme d'une merde de Mr M., individu peu recommandable, obsédé par le nationalisme, l'ordre, la sécurité et la corrida. Vous aurez compris qu'avec lui, on ne fait pas dans la dentelle, ici ce n'est point la culture mais le muscle et la matraque ou le pétard qui font loi. Le jour où les politiques comprendront qu'avec l'ultra-flicage, ils favorisent la délinquance en pointant du doigt tout un pan de la société qu'ils maintiennent ainsi en ébullition. Car de telles mesures favorisent l'exclusion et révoltent, avec les Maghrébins, les étrangers et le chômeur toujours en tête du palmarès, pour changer. Mais c'est bien sur sans compter sur le rôle électoral d'une telle manigance, des campagnes vides de sens, basées principalement sur la sécurité et la peur du voyou, avec pour conséquence des électeurs qui se chient dessus et un résultat acquis d'avance pour l’extrême droite dans les urnes. j'ai ensuite remonté les allées, c’était jour de brocante, je me suis laissé aller à l'achat de quelques babioles, un mini-livre de prière, une très chic trousse de toilette ancienne en skaï rouge, trois petits outils à main tout aussi anciens et quelques vinyls 45 tours. j'ai acheté le livre pour son étrangeté, serais-je devenue un tantinet mystique sur le tard ! En tout cas je possède à présent tout un lot de prière pour tout les cas de figures, la route devrait dorénavant bien se passer avec mon missel en évidence, bien dressé au dessus de mon crane. Apres quoi, j'ai filé en direction de la cote et je me suis arrêté à Agde, j'ai roulé en direction de la mer tout en évitant soigneusement la plage naturiste. Je n'aurais pas souhaité me trouver nez à nez avec une aventure si éphémère soit-t'elle, celle-ci aurait sonné comme une tache sombre dans le paysage bon enfant et même évangélique de cette journée particulière. Un an plut tôt, domicilié pour le WK au camping du coin, j'avais gagné la plage de bonne heure, une femme plus très jeune, mais plutôt jolie étais venue coller sa serviette très près de la mienne, les alentours étaient encore désert, seul un groupe de personnes déambulaient au loin. Après avoir échangé un peu de conversation pour la forme, elle m'avait caressé longuement, s'amusant de mon sexe dressé, tantôt le caressant avec le dos de sa main, tantôt le masturbant ou le prenant dans sa bouche, le mordillant délicatement, faisant tournée sa langue langoureusement tout autour du gland.. Après m'avoir enfilé un préservatif elle m'avait chevauché, javais glissé avec peine une main humide sous son pubis pour la stimuler, elle avait joui à plusieurs reprises, en enfonçant avec délectation le membre profondément en son sein, sa tète et son buste bien rejetée en arrière. Après s'être retiré et s'apercevant que je n'avais pas eu d'orgasme, elle me suça goulûment jusqu'à ce que j'explose dans sa bouche. Ensuite s'essuyant le bord des lèvres avec sa serviette, elle disparu après m'avoir lancé un salut quelque peu embarrassé, je ne devais jamais la revoir. La mer étais bonne, j'ai nagé une petite heure en direction du large, après quoi couché sur ma serviette, je me suis imprégné de la chaleur du soleil, de l'ambiance de la plage avec ses cris d'enfants, ses lointains bavardages et le bruit des vagues, une ambiance marine bien spécifique et que j'adore, ne manquait que le ronronnement de l'avion avec sa banderole de pub. Sitôt rentré chez moi, j'ai appris que l'ex-compagnon de ma nouvelle amie était mort à même ses bras, après un malaise qui lui a fait dégringoler l'escalier durant son déménagement. Il faut dire qu'il était sous oxygène depuis deux ans, le cœur certainement très fatiguait à lâché ! Un qui à fini de vivre et de souffrir, tant il est vrai que les deux sont parfois intimement liés pour certains malheureux, et même noueux.
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