Danse ta mort

il y a
10 min
2
lectures
0
Mo (M) chez le docteur (D), trois secondes après qu’elle ait reçu la mauvaise nouvelle.
M-C’est le plus cadeau qu’on ne m’a jamais fait dans la vie! (Les yeux pétillants et le sourire radieux.)
Docteur la regarde sans expression.
D-Ce que je peux faire pour vous, c’est vous proposer un traitement expérimental. Vous savez, il y a des guérisons inexpliquées, et on espère toujours que ça puisse vous arriver. Mais si vous acceptez le traitement expérimental, vous feriez avancer la science et contribueriez à sauver des vies futures...
Docteur s’interrompt, interloqué car Mo rit avec dérision.
M-Merci de la proposition mais je ne sacrifierai pas ma fin de vie dans l’attente ou la souffrance.
Docteur sort un dépliant et le tend à Mo.
D-Bien. Sinon il y a des groupes d’entraide, de, heu, de soutient...
M-Non merci.
Mo se lève et se dirige vers la porte.
M-Merci docteur, je sais comment vous rejoindre si j’ai besoin.
Dans la salle d’attente, elle danse en marchant. Une patiente (P) assise sur une chaise l’interpelle.
P-Bonne nouvelle ?
M-Je pensais que j’avais le cancer.
P-Ha, c’est négatif, vous êtes chanceuse !
M-Non, non. Je l’ai! In-cu-ra-ble !
Elle sort en sautillant. Les autres patients qui ont été témoins de la scène croient à une blague et cherchent une caméra cachée.
La secrétaire médicale (S) passe à travers la salle d’attente et regarde le docteur par la porte ouverte, qui ne la remarque pas, complètement bouche bée, les yeux fixant le mur derrière la chaise des patients.
S-Docteur ? Êtes-vous prêt à accueillir le prochain ?
D-Je sais qu’il y a toutes sortes de réactions à ce genre d’annonce mais là...

Carnet de Mo page 1 :
«br /> Les gens qui ont une empathie démesurée comme moi savent trop bien quand on leur ment ou qu’on leur cache quelque chose qui les concerne. Je suis blessée, j’ai froid. Par exemple; quand j’étais une petite enfant, ma mère me disait qu’elle m’aimait fort mais je sentais qu’elle trouvait mon dessin laid. Je le sentais et le savais et ça tachait l’amour que je ressentais de sa part. J’étais déçue de ne pas être capable de lui faire plus plaisir. Autre exemple; mon père avait pris l’habitude de m’amener se promener à vélo. Au début, je sentais qu’il était fier de moi parce que j’avais appris à pédaler toute seule sans les petites roues. Je me sentais fière grâce à lui. Mais là, bizarrement, il me demandait de sortir très souvent faire du vélo avec lui, même quand ça ne me tentait pas plus que ça. J’ai compris qu’il était attiré, sans que je ne comprenne vraiment pourquoi, par une femme qui habitait plus loin sur la rue. Elle disait souvent que ... de moi. J’ai compris alors que mon père m’aimait peut-être, mais qu’il aimait surtout m’utiliser pour plaire à cette femme.

En grandissant, je devenais folle quand venait le temps de communiquer avec mes camarades de classe qui prétendaient être mes amis, avec mes collègues qui prétendaient m’aimer, avec mon patron qui prétendait que j’étais importante pour lui, avec mon ex qui prétendait que ce n’était pas seulement pour ma beauté et mon argent qu’il sortait avec moi... Je devenais juste folle et parfois violente.

J’ai souvent imaginé quelqu’un qui partageait un moment de soleil avec moi sans un mot. Ce n’est jamais arrivé dans la réalité sauf quand ce quelqu’un avait le nez collé à son cellulaire. J’imaginais quelqu’un pour qui j’étais la plus sympathique et délicieuse présence qui était enfin arrivée dans sa vie... et que c’était réciproque. Je me méfie beaucoup de mon attirance envers la douceur des gens quand je la détecte car je sais qu’elle est tachée.

Les psychologues que j’ai essayés étaient les gens les plus vils à mes yeux car sans réelle empathie. Je sentais leur peur de moi, de ma facilité à comprendre leurs intentions, parfois avant qu’ils ne découvrent eux-mêmes leur propre intention à mon égard. Quand ils croyaient que ma facilité de voir en les gens était un outil privilège, certains d’entre eux essayaient de me diriger vers le métier de psychologue. D’autres vers un métier d’arnaqueuse. Ils disaient que c’était pour mon bien, pour m’aider à m’épanouir. Dans un cas comme dans l’autre, ça ne me faisait pas me sentir bien. Les sentiments que les gens partageaient me faisaient de plus en plus peur.

Puis, la solitude est devenue la chose la plus exquise qui existe sur Terre, ma peur et ma rage s’endormaient... La solitude et les chiens ou les chats, les arbres et les fleurs, les oiseaux, exquis contacts. Et puis les gigolos, ça se paye bien, bientôt ils pourront être remplacés par des robots humanoïdes, comme les autres travailleurs ou travailleuses du sexe. Mais même ça, ce n’est pas un grand besoin... De fait, je ne les utilise plus depuis longtemps. De toute façon, je n’aurais plus d’argent pour me les payer puisque j’ai abandonné ma carrière. Je n’étais plus capable de sentir ni mes collègues ni mes clients. A-li-é-nant !

Aujourd’hui, je vis de l’aide social (RMI en France ou BS au Québec). Comme j’étais jugée apte au travail, au début, je n’avais pas un gros chèque. Ma situation se résumait à me laisser crever la bouche ouverte. Alors j’ai décidé d’arnaquer un psy. Certaines maladies (ou handicaps) mentales sont faciles à imiter. Des médicaments m’ont été prescrits mais j’ai fait semblant de les avaler. Mon chèque s’est rengorgé et j’ai donc pu payer à la fois ma nourriture et mon loyer. C’est tout ce dont j’ai besoin.

Les comptoirs alimentaires coûtent moins cher que l’épicerie ? File d’attente longue et désagréable. Les gens bêtes et malades et anxieux et leur chialage ou leur faux rire et faux sourire pour s’encourager. In-sup-por-ta-ble! Les denrées ne sont même pas santées la plupart du temps. Pas étonnant que les pauvres deviennent malades. C’est pour ça que je préfère l’épicerie même si ça coûte plus cher.

À la longue, j’ai remarqué quelque chose de bizarre. Mon âme, à défaut d’appeler ça autrement, est semi-détachée de moi, je la traîne à côté de mon corps, comme si elle était prête à partir depuis plus longtemps que mon corps. Alors, je suis devenue curieuse du vide, du rien, de l’inconnu, de l’illusion du vide et de l’illusion du rien. J’imaginais que si des bouts de morts nourrissent la vie, des bouts de vie nourrissent la mort. Les bouts de morts comme ce délicieux poulet rôti nourrissent ma vie. Les bouts de vie, comme la musique peut-être, nourriront ma mort. En caressant la texture de mon vieux meuble, je me fais la réflexion que son bois mort est frais et calme.

Je comprends qu’il faut que j’aie du plaisir à vivre pour avoir du plaisir à mourir. Ma vie, bien que décevante avec les humains, est belle sinon. Aucune pensée suicidaire, pas désespérée. Je ne suis donc pas faite pour vivre en communauté mais je m’aime. C’est pour ça que la mort ne me fait pas peur. Alors j’ai du mal à m’expliquer pourquoi je ressens ce besoin d’aller voir ma soeur une dernière fois avant de mourir. Bof. Tan pis pour les questions. J’ai besoin d’y aller, alors j’y vais : constater une dernière fois ce que notre mère a fait de nous deux.
>

Mo va voir sa sœur (S) pour la 1re fois en 20 ans.
S-J’admets d’être une merde, maintenant. Ça a été long mais j’ai fini par l’accepter. Comme toi, tu as accepté de mourir. Mais tu as été beaucoup plus vite que moi à accepter ton sort.
Mo regarde le minuscule appartement de sa soeur cadette, son chevalet devant lequel elle est assise avec ses pots de peintures et ses pinceaux. On pourrait deviner facilement qu’elle se laisse vivre par l’État.
S-Ça m’a pris du temps avant de comprendre que je n’étais pas faite pour les responsabilités et que je faisais beaucoup de mal autour de moi. Là, je suis libre, je n’ai pas de pression professionnelle ou familiale. Et je peux dessiner autant que je veux, quand je veux. Quitte à manger peu et à ne pas avoir d’ami.
M-Notre mère a fait de nous des mortes-vivantes.
S-Je suis encore vivante.
M-Non. Toi non plus.
S-Non ?
M-Tu as fait un suicide social.
S-Tu as toujours été la plus intelligente de nous deux.

Carnet de Mo page 2 :
«br /> Avant d’être une morte-vivante, ma sœur était une salope. (Ça veut dire qu’elle faisait des saloperies, pas qu’elle se prostituait. Je n’ai jamais compris pourquoi on a associé ces deux mots.) Ses enfants, mes neveux, se sont sauvés d’elle. À 12 ans, ils ont demandé à la mère de leur meilleur ami de les adopter, cette demande a été acceptée. Bien sûr, ça n’a pas été facile pour ma soeur. S’en suivit une bataille juridique qu’elle a perdue. Depuis, on n’a jamais revu mes neveux. J’espère qu’ils sont heureux. En tout cas, ils ont été assez avisés pour ne pas appeler le DPJ (Département de la Protection de la Jeunesse), qui est assez connu pour sa maltraitance et ses abus dus à son incompétence et sa mauvaise gestion.

Les CHSLD (Centre Hospitalier de Soins Longue Durée) n’ont pas meilleure réputation que le DPJ. Ils sont trop risqués. C’est pourquoi je désire m’ seule chez moi. La mort m’adoptera.

Parlant de la mort, je ne suis pas adepte du du genre croire aux vies antérieures, à ce qu’on choisisse nos parents avant notre naissance, au karma, à un dieu, etc. On connaît l’anthropomorphisme ? Donner des critères typiquement humains à des animaux ? Bien, y doit y avoir un mot équivalent pour ce qu’on dit des êtres de la mort. Ils ne fonctionnent pas comme nous ni pour les mêmes raisons. Quand on fait un voyage astral, on interprète avec notre cerveau humain les messages de la nature et on peut se tromper lourdement sur leur sens. Peut-être qu’il n’y a rien non plus.

Et j’en reviens aux animaux... Des études ont prouvé que les abeilles sont capables de pensées abstraites... Dire qu’on pensait ne pouvoir attribuer ça qu’à l’humain. Je n’aime pas l’anthropomorphisme, c’est une perversité. Puis les animaux n’ont pas besoin qu’on leur prouve de quoi ils sont capables. Quelle prétention de se croire l’espèce la plus intelligente alors qu’on ne peut comparer les autres espèces qu’à échelle humaine. Je suis curieuse, je me pose des questions sans prétendre avoir les réponses. Par exemple, je me demande si les animaux savent qu’ils peuvent et vont mourir... Si c’est le cas, est-ce qu’ils ont peur et ça ne paraît pas ? Peut-être qu’ils savent et n’ont pas peur parce que c’est tellement naturel. Cette pensée-là est peut-être typiquement et uniquement humaine. Juste curieuse.

Non pas juste curieuse. J’aurais eu intérêt à le savoir si j’avais pu. Mon chien est décédé depuis un bout de temps. Mais mon chat a juste 10 ans et il doit sentir mon état de santé. Dans mon testament, j’ai décidé que mon chat se fera euthanasier et incinérer avec moi. Je n’ai confiance en personne pour bien s’occuper de lui et je ne veux pas qu’il souffre. Je peux partir l’esprit en paix. Curieusement en paix. Et mon chat a l’air de s’en foutre royalement. Je souris.

Mon chat a de la nourriture et de l’eau à volonté pour facilement une semaine... d’ici le temps que le propriétaire du bloc vienne chercher son chèque. Il connaît ma situation, que bientôt, je ne me réveillerai pas, et il a gentiment accepté d’être mon liquidateur testamentaire.
>

Mo sort faire du vélo avec son appareil photo numérique. Elle observe les oiseaux dans le parc. En traversant le marché, elle en profite pour acheter quelques légumes et les dépose dans le panier de son vélo. Une dame (K) à un kiosque l’aborde :
K-Voulez-vous faire un don à la fondation de recherche sur le cancer?
M-Pas question ! C’est juste des hypocrites !
K-Quoi ?
M- Que je sache, ils n’empêchent pas les familles de se ruiner durant leur congé de maladie. Avec le magot amassé durant leurs marches contre le cancer, ces fondations se contentent d’aller montrer comment mettre une perruque à ceux qui perdent leurs cheveux durant le traitement ! C’est ce que j’ai entendu dire. Corrigez-moi si je me trompe.
K- Je n’ai pas de preuve de ça, mais je n’ai pas de preuve du contraire non plus. Vous savez, c’est mieux que rien, hein. Tout le monde fait de son mieux.
M-Si c’est vrai que tout le monde fait de son mieux, ce n’est pas normal que les recherches scientifiques n’avancent qu’à pas de termite ! Comment ils organisent ça, la répartition des fonds ?
La dame du kiosque ne pipe plus mot, hausse les épaules et insiste des yeux en montrant sa canette au coin de sa table. Puis, elle change d’air, sous son regard lourd de reproches, Mo s’en va, nonchalante. Mo murmure pour elle-même :
M- J’aime mieux passer pour une sans-coeur que d’en être une pour vrai.

Carnet de Mo page 3 :
«br /> On m’a déjà dit souvent : Et ma mère m’a souvent dit aussi : .
Alors depuis que je me suis sentie rejetée, je me débrouille seule. Je crois qu’il y a des gens qui le regrettent aujourd’hui quand il me demande de signer une pétition ou de participer à une manifestation. Même de voter ! Je refuse. Ils essaient de me raisonner.
>

Mo qui discute avec une collègue (C) de travail dans un bureau.
C-Qu’est-ce que tu vas faire si le président décide de...
M-Peu importe !
C-Tu subiras les lois pour lesquelles tu n’as pas votées!
M-Que ce soit d’une façon légale ou illégale, je ferai ce que je crois qui est bon pour moi sans nuire à personne dans la mesure du possible.
C-Reste toute seule alors !

Mo à l’école, adolescente, un petit trou du cul (L) à côté de sa case la harcèle comme d’habitude.
L-Pis, vas-tu mourir ?
M-Tu ne mérites pas ce plaisir-là !
L-T’es bonne pour te caller, toi, hein?
Mo ferme rageusement la porte de son casier et marche vite dans le couloir pour rejoindre sa classe.

Carnet de Mo suite de la page 3 :
«br /> Cette réplique, j’y ai réfléchi. Pourquoi j’avais pensé que ça lui ferait plaisir que je meure, voire que je me tue ? Parce que sur internet, je vois souvent des commentaires du genre sous une vidéo qui avait été publiée pour le plaisir. Aussi, quand j’entendais et voyais les gens parler du suicide autour de moi, je sentais leur petit frisson sur leurs bras ou dans leur colonne, une excitation sourde. Rare sont ceux et celles chez qui je sentais un poids sur leur coeur ou un étau se serrer autour des poumons. J’ai compris deux choses :
1- les gens ont besoin d’un drame pour se sentir vivant;
2- les gens ne se rendent pas compte de ce qu’ils ressentent ni de la noirceur qui gangrène leur cœur.
Alors non, je ne me callais pas, trou du cul, j’avais raison. Ça t’aurait fait plaisir que je me suicide. Maintenant, je meure adulte, quand mon corps est prêt, sans la pression des stupides étudiants !
>

Un matin, Mo a 5 ans, elle se lève et va voir son père (P) dans la cuisine qui prend son café en lisant le journal.
P-Papa, quand j’étais à moitié réveillé je me sentais bien dans le noir. Comme si y avait tout ce que j’avais besoin et rien même temps, calme, confortable. Je m’en souviens maintenant que je suis réveillée. Est-ce que c’est ça qu’on ressent quand on meure ?
Son père la regarde perplexe, ses yeux vont d’elle à la table comme s’il cherchait quelque chose.
P-Y a rien dans la mort, tu ne ressentirais rien.
M-Mais c’est quoi rien ?
P-On ne sait pas.
Puis, la petite Mo part déjeuner, plus perplexe qu’à son réveil. Mais elle a oublié un peu et repris plaisir à écouter son dessin animé en mangeant.

Carnet de Mo page 4 :
«br /> Une journée sans émotions forte est une journée perdue. Musique qui fait chaud au coeur et sourire ou musique qui fait pleurer de tristesse ou de nostalgie. Mon chat qui joue avec une boule de papier me fait rire. Les photos d’oiseaux que j’ai prises me font sentir bien.
>

Mo dans son lit. Emmitouflée, son chat pelotonné contre elle. Mo n’a plus la force de danser et prend son repos bien mérité. Avec une couche pour ne pas se réveiller pour faire pipi. 3 heures plus tard, elle ne respire plus.

Réactions de son entourage. Le propriétaire de l’appartement, les ambulanciers, les lecteurs de journaux dans la section nécrologie, le docteur, les patients de la salle d’attente, le vétérinaire, l’incinérateur, le notaire... Tout un chacun ont une opinion sur elle, personne ne la connaissait vraiment. Mais on les entend crier au loin toutes ces paroles :
1-Bon débarras! Y a du monde pour qui je n’ai aucune pitié ! Comme elle ! Elle ne voulait même pas contribuer à la recherche contre le cancer. Ben, bien fait pour toi ! T’en meure du cancer maintenant !
2-Elle ne voulait pas faire le traitement expérimental ? Comme si la vie était si peu de chose. Elle n’a rien compris ! L’ingrate! C’est nous qui sommes si peu de chose, pas la vie !
3-Pourquoi elle a gardé ça pour elle seule ? Elle ne pouvait pas faire une vidéo touchante sur internet?
4-Elle vivait seule ? Avec un beau corps comme ça ? C’est du vrai gaspillage !
5-C’est tellement égoïste ! Pauvre chat ! Il voulait vivre, lui ! Comment ça se fait que ce soit légal, ça ?!
6- Je ne crois pas, moi, qu’elle était vraiment contente de mourir. Elle en faisait trop dans la salle d’attente en sortant de chez le docteur.

Sa soeur reçoit la visite du liquidateur testamentaire. Le propriétaire du bloc appartement de Mo donne en main propre à la soeur un ordinateur portable. Après remerciement, condoléances et adieu, la soeur lit le carnet de Mo et regarde les photos d’oiseaux collectionnées.
S-Je ne sais pas ce que je vais en faire. Je vais mettre ton ordinateur parmi mes livres dans ma petite bibliothèque. Au moins, maintenant ma soeur, plus personne n’abusera de toi pour aucune raison.

Une chance que Mo ne les entends plus, ne les perçoit plus. Ses petits bonheurs temporaires protégés durant sa petite vie ont choqué tellement de gens. Elle et son chat s’en foutent royalement maintenant. Les blessures de Mo son guéris et elle n’a plus froid maintenant.
0
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !

Nouvelles

L'épave

Francois Henault

Tout est prêt, vérifié deux fois plutôt qu’une. Il a contrôlé les détendeurs principaux, le détendeur de secours, le serrage des palmes, le paramétrage de sa montre-ordinateur. Puis il a... [+]