D’une pierre, deux coups…

il y a
11 min
33
lectures
2

40 ans dans l'industrie, les machines et la robotique ça laisse des traces... et des interrogations ! Heureusement la découverte tardive de l'écriture me permet d'aller au delà d'une rude  [+]

Après le départ des ouvriers, Didier Piquepoul s'approcha du trou réalisé sur son terrain. La pelleteuse l'avait déjà bien dimensionné. Les travaux exigeaient une fosse d'au moins deux mètres de profondeur pour y monter la piscine. Mais la découverte incongrue de rochers avait obligé les ouvriers les extraire. Une partie de la fosse était donc plus profonde. Il fallait combler cette différence de hauteur grâce au gros tas de gravats qui  occupait le bord de celle-ci. Didier se dit que qui peut le plus peu le moins, là n'était pas le problème, mais avec le retard pris il espérait que la chape de fond seraient achevée le lendemain. L'artisan s'y était engagé et les ouvriers commenceraient leur journée plus tôt pour rattraper le temps perdu.
Satisfait il pénétra dans sa maison. Il était temps pour lui d'aller se préparer car il était invité à une soirée où il ne connaissait presque personne. Ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas répondu à une invitation que ce détail lui paraissait sans importance. Au pire s'il s'ennuyait il rentrerait, voilà tout.
Ce ne fut pas le cas bien au contraire. Mémorable, c'est ce que pensa Didier au cœur de la soirée. L'ambiance fut telle qu'il se lâcha comme jamais. Seul détail, et de de taille, il but trop. Franchement trop. Alors qu'il prenait le frais dans la rue à se demander si son état lui permettait de conduire, un couple sur le départ lui proposa, puisque c'était sur leur chemin, de le raccompagner. Il hésita puis finit par accepter et, sans saluer son hôte, se retrouva quelques minutes plus tard devant sa maison.
Il se confondit laborieusement en remerciement, claqua la portière un peu trop fort et regarda d'un œil torve le véhicule s'éloigner. Maintenant qu'il était debout, il fut saisi par une subite envie de pisser. Il ouvrit le portail, s'y agrippa un moment pour stabiliser son équilibre et se dirigea par forte houle vers la porte d'entrée. A mi-parcours il eut une idée qu'il trouva géniale. Il obliqua franchement vers la fosse. Pisser dans un trou pareil c'était bien plus amusant que dans celui des chiottes qu'il n'était d'ailleurs pas sûr de bien viser. Il n'eut pas le temps de descendre sa braguette. Dans l'obscurité son pied ripa sur la terre humide au bord de la fosse et il disparut la tête la première dedans. Son crâne heurta une pierre à l'endroit même du trou à combler. Didier eut l'éternité pour se remettre de sa cuite.
Alors qu'il faisait encore nuit, le chef de chantier pénétra sur le terrain avec la toupie de béton. Un des ouvriers s'installa dans la pelleteuse et se mit à combler le trou avec les gravats qu'il étala grossièrement avec le godet. Ils posèrent ensuite le ferraillage, coulèrent le béton et en fin de journée la chape était terminée.
Trois jours plus tard, sans nouvelle du propriétaire, l'artisan suspendit les travaux et bien sûr ne fut jamais payé.

***

Lorsque Justine Piquardan lut cette nouvelle écrite par un auteur de Short-Edition, ça fit tilt dans sa tête. La disparition de son père Daniel un an plus tôt s'était produite le jour où une entreprise effectuait chez lui des travaux pour une piscine. Et comme dans le récit, il était à une soirée chez des amis dont nul ne le vit repartir. Depuis il était introuvable. La coïncidence était troublante. En rentrant du boulot, elle avait trouvé dans sa boite aux lettres un mot anonyme et manuscrit lui demandant d'aller sur ce site pour y lire « quelque chose qui devrait l'intéresser ».
Justine fut prise d'une étrange angoisse. L'auteur, à priori celui du mot dans la boite aux lettres, s'était forcément inspirer de cet événement, ce n'était pas possible autrement. La disparition avait bien fait l'objet d'un article dans le journal local mais sans plus de détail. Il n'avait été fait mention que de la soirée et pas du tout des travaux. L'enquête pour disparition inquiétante n'avait rien donné. Personne ne savait à quel moment son père avait quitté la soirée et jamais on ne supposa qu'il se soit fait raccompagner.
La famille et les proches, ne furent jamais convaincus par la thèse d'une disparition volontaire. Tout allait bien dans la vie de Daniel, les travaux dans une maison qu'il venait d'acheter, les projets professionnels qu'il comptait mettre en œuvre, tout lui réussissait. L'unique enquêteur, l'adjudant-chef Villard, à court de moyen avait lâché l'affaire au bout de six mois comme c'est la règle. Au pire son hypothèse était que Daniel, parti à pied dans un état alcoolisé, était tombé dans un endroit inaccessible et qu'on retrouverait sans doute son corps un jour ou l'autre. L'enquête serait rouverte à ce moment-là. Un juge de tutelle fut nommé et la maison laissée en l'état.
Justine relut plusieurs fois la nouvelle et finit par se persuader que quelqu'un de son entourage, de la famille ou des amis proches était à l'origine du récit.
Elle eut beau chercher dans ses connaissances, elle ne voyait personne à qui ce pseudo de Mitch31 pouvait correspondre. La photo sur le profil, trop petite, ne lui disait rien. Il paraissait plus âgé qu'elle mais rien de plus, sinon qu'il s'affichait avec un chapeau et une guitare.
Elle s'y reprit plusieurs fois pour rédiger un message à son intention. Comment aborder le sujet ? Lasse, elle y alla franchement :
« Bonjour Mitch31, votre nouvelle a ceci d'étrange qu'elle correspond à ce qui est arrivé à mon père disparu l'année dernière, sans cette fin tragique qui m'est inconnue. J'avoue être troublée par cette coïncidence. J'aimerai savoir si c'est pure imagination de votre part ou si vous vous êtes inspiré de ce fait ? Si oui, de quelle manière ? Cordialement. Justine »
La réponse ne tarda pas :
« Si vous souhaitez savoir, faites casser la dalle.»
« Qu'est-ce que voulez dire ? »
« Rien de plus que ça »
« Si vous savez quelque chose, dites le moi ! »
« A vous de chercher »
Elle insista mais Mitch31 ne répondit jamais.

Elle reprit contact avec l'adjudant-chef Villard. Elle lui expliqua la situation, lui montra une copie d'écran de son échange avec l'auteur et lui demanda de rouvrir l'enquête. Rien n'y fit. Pour le gendarme c'était certainement une plaisanterie de mauvais goût. Et même s'il se laissait convaincre, on ne lui donnerait pas la permission et les moyens de relancer une enquête avec si peu d'éléments.
Justine repartit furieuse du commissariat. Elle ne se laissa pas abattre et persuada son oncle, sa tante et ses cousins de faire appel à une entreprise de terrassement pour casser la dalle de béton. Tous s'étaient laissés convaincre ne serait-ce que parce que ça fermait une hypothèse que pourtant ils n'avaient jamais envisagée.
Ils se rendirent  à la maison du père de Justine avec deux ouvriers et leur marteau-piqueur. La fosse était restée en l'état, si ce n'étaient un tapis de feuilles au fond et de la terre qui avait dégouliné par endroits. La dalle de béton fut éclatée en une matinée. Une fois les gravats mis au jour, toute la famille travailla à les ôter un à un jusqu'à ce qu'apparaisse la terre. A la fin de la journée, après avoir creusé celle-ci sur toute sa surface, il fallut se rendre à l'évidence, il n'y avait pas de corps. Ce fut un grand soulagement mais aussi une déception car le mystère restait ce qu'il était. L'auteur avait insufflé l'espoir d'un dénouement à ce drame et Justine lui en voulut. Elle reprit contact en ces termes :
« On a exploré sous la dalle. Vous vous êtes bien moqué de moi. C'est ignoble de votre part de m'avoir laissée espérer qu'on retrouverait le corps de mon père. Je ne sais pas à quoi vous jouez mais je reste persuadée que vous savez quelque chose. »
« Vous n'étiez pas obligée de me croire »
« Vous vous amusez bien ? En fait vous ne savez rien »
« Qui sait ? »
« Une fois de plus vous abusez de ma crédulité »
« A vous de voir. Un indice dans ma prochaine nouvelle »
« Si elle est aussi farfelue que la première, ça ne m'intéresse pas. Laissez-moi tranquille ! »
« C'est vous qui voyez ! »

***

Il restait suffisamment de lucidité à Didier pour qu'il réalise que prendre le volant n'était pas raisonnable. Conduire d'un œil et au bord de la nausée, ce n'était pas prudent. Même s'il y avait à peine trois kilomètres pour rentrer chez lui, la départementale passait dans un bois et un arbre pouvait facilement traverser la route.
La nuit était douce et il décida de rentrer à pied. Tant pis pour son hôte et les invités, il appellerait demain pour s'excuser et récupérer sa voiture. Cette marche allait lui faire du bien. Arrivé au niveau du petit bois, à la sortie d'un virage, la nausée fut plus forte. Il s'arrêta et se pencha en avant  les mains sur les cuisses. Rien ne venait. Les yeux fermés, il se redressa pour respirer un grand coup. Sa tête était toujours aussi lourde et un curieux grondement s'y faisait entendre.
Le 4x4 percuta Didier de plein fouet. Le choc fut tel qu'il passa pardessus le véhicule. L'homme au volant freina sec et mit quelques secondes à réaliser ce qui venait de se passer. Tremblant, le souffle court, il mit pied sur le goudron. Il distinguait à peine le corps qui reposait sous la lueur rougeâtre de ses feux arrière au milieu de la route à une quinzaine de mètres. Il s'approcha et à la lumière de son portable, constata que la victime ne lui semblait pas inconnue. Elle ressemblait à un des invités de chez Eddy, il en était presque sûr. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire tout seul sur cette route ? Le corps étalé sur le dos ne portait aucune marque de sang visible. Il se pencha, colla son oreille sur la bouche et lui pris le pouls. Aucun signe de vie. L'homme se redressa et tourna en rond, en proie à un début de panique. Il avait un peu bu au cours de cette soirée, alors soit il appelait les secours au risque d'être tenu pour responsable de l'accident, soit il partait avec le risque d'un délit de fuite qui lui coûterait encore plus cher. Quel autre choix ? A cette heure-ci pratiquement personne ne circulait, aucune lumière de phare, aucun bruit de moteur. Il prit la troisième solution.
Il remonta dans son véhicule, fit marche arrière, ouvrit le haillon et enfourna non sans difficulté le corps dans son coffre. Une fois au volant, il roula jusqu'à un chemin de terre qui, sur sa gauche s'enfonçait dans le bois. Il le remonta tous feux éteints et s'arrêta deux cents mètres plus loin le long d'un verger abandonné et envahi de broussailles. Il savait qu'à cet endroit, il y avait un vieux puits à sec qui n'appartenait plus à personne et où il venait jouer étant gamin.
Il fouilla les poches du cadavre pour n'y trouver qu'un trousseau avec une carte-clé Nissan. Il empocha le tout sans réfléchir.
Il chargea le corps sur son dos, prit le court sentier qui menait au puits et le bascula dedans. Il y jeta quelques pierres issues de la margelle à demie écroulée et des branchages récupérés au sol. La profondeur était conséquente et il n'y avait aucune chance pour qu'un animal vienne y fouiller.
Il repartit comme il était venu sachant sans doute que sa conscience et les gendarmes pouvaient un jour le rattraper. 

****

La nouvelle s'arrêtait là sans réelle chute si ce n'était le sens sibyllin de la dernière phrase. Justine fut avertie par une notification une semaine après son dernier contact avec Mitch31. Malgré ce qui s'y était échangé, elle n'avait pas résisté longtemps à le lire.
Son père possédait une Nissan achetée peu avant sa disparition et retrouvée non loin du domicile de l'hôte.  Cette fois Justine prit la chose avec un poil d'ironie.
« Bonjour Mitch31, encore une fois vous faites preuve d'une imagination débordante. Vous souhaitez sans doute que je me mette à la recherche de ce puits ? »
« Ce puits existe bel et bien. Faites comme vous le sentez »
« En effet ça ne coûte rien d'essayer. Je suis sûre que nous nous connaissons ou que vous connaissez très bien mon père. Quel but vous anime ? »
« La vérité »
« Mais encore ? »
« Ça ne suffit pas ? »
« Dites-moi où est mon père ? »
« Il n'y a que lui pour le savoir... ou pas »
« Ce petit jeu n'a aucun sens »
« Ce n'est pas un jeu ! »
Agacée, elle coupa court à l'échange. Pourtant...

Justine connaissait bien les environs. Elle emprunta en voiture la route qui reliait la maison de l'invitation à celle de son père, à la recherche de ce chemin dans le bois. Elle prit le premier qu'elle trouva sur sa gauche. A la distance précisée dans la nouvelle, le verger abandonné apparut sur sa droite. Elle laissa là son véhicule et parti à la recherche du puits qu'elle ne tarda pas à repérer derrière un taillis de ronces. Mitch31 n'avait pas menti.
Elle se pencha au-dessus du trou  et éclaira le fond à l'aide d'une puissante torche électrique. Le faisceau éclairait par endroit entre des branches enchevêtrées mais elle put distinguer parmi des feuilles mortes un amas de pierres certainement issues de la margelle effondrée. Et maintenant que faire ? La profondeur n'excédait pas cinq mètres pour environ un mètre cinquante de diamètre. Y descendre lui était possible. Il faillait de l'aide. Elle appela son cousin Alban. Il pratiquait depuis longtemps l'escalade et disposait de tout le matériel nécessaire. Il ne fut pas facile de le convaincre de quitter sa petite amie qu'il ne voyait que le weekend. Justine sut y mettre les formes sans rentrer dans les détails. Échaudé par le coup de la semaine précédente, il accepta de mauvaise grâce, plus par curiosité qu'autre chose. Sur les indications de sa cousine il fut sur les lieux une demi-heure plus tard.
Il sécurisa le périmètre du puits, accrocha une corde à un tronc d'arbre et se laissa glisser jusqu'au fond. Il dut écarter quelques branches avant de dégager les pierres du centre qu'il empila contre la paroi. Il se rendit compte assez vite qu'il y avait tellement de débris et d'humus qu'il était impossible qu'un corps soit enseveli dessous depuis moins d'un an. Il remonta au jumar, remballa son matériel et laissa là Justine à son désarroi.
Elle se connecta au site et laissa un message à l'auteur.
« Le puits est vide. C'est peut-être amusant pour vous ce jeu de piste mais pour moi c'est frustrant. On va en rester là. Ne m'envoyez plus de message.»
« Et pourtant la prochaine nouvelle pourrait être la bonne »
« Je ne vous crois pas. Laissez-moi tranquille »
« C'est bien dommage ! »
Cette fois Justine ne relança pas.
Mitch31 se manifesta à nouveau une semaine plus tard.

***

Didier, épuisé par l'abus d'alcool était affalé dans un demi sommeil sur un fauteuil de jardin.  Alors que la maison se vidait de ses invités, Eddy Perlette, son hôte et collègue de fraiche date lui aussi fatigué et alcoolisé, s'approcha et balança un coup de pied dans le fauteuil pour le réveiller. Didier sursauta et sentit qu'on l'empoignait par le col pour le soulever. Ainsi maintenu il se vit reprocher d'avoir collé d'un peu trop près Marlène, la femme d'Eddy, durant toute la soirée. Son hôte avait eu la décence de  rien dire tant que les invités étaient présents, mais maintenant il exigeait que Didier dégage vite fait avant qu'il ne lui colle un pain.
Surpris, Didier le repoussa des deux mains. Ni une ni deux Eddy lui balança son poing en plein visage. Didier bascula en arrière. Sa tête heurta avec un bruit mat une des pierres de calcaire au pied d'un massif de lauriers.
Comme il ne bougeait plus, Eddy se pencha pour le secouer et vit, sous l'éclairage diffus de la terrasse, une trainée rougeâtre maculer un côté du visage et se répandre sur la pierre blanche. Il déglutit. Pourvu que...  Il le secoua mais rien n'y fit, Didier ne réagissait pas. Il appela Marlène occupée à débarrasser et à eux deux constatèrent que leur invité ne respirait plus. Eddy le souffle court, la tête entre les mains lui dit :
- Il faut appeler les secours, c'est peut-être pas trop tard
- Attends, lui répond sa femme, il faut réfléchir avant.
- Réfléchir à quoi ?
- S'il est mort ce ne sont pas les secours qui vont le ranimer.
Dans le couple, Marlène a toujours fait preuve de sang-froid et d'initiative. Eddy attendit donc qu'elle trouve la solution qui allait les sortir de ce merdier.
C'est comme ça que la terre fraîchement retournée du potager au fond du jardin fit une sépulture idéale pour ce pauvre Didier.
Ils brûlèrent les vêtements, placèrent auprès du corps la pierre maculée de sang, et le lendemain plantèrent des pieds de tomates et des plants de salade.
Comme Marlène avait la main verte, en peu de temps le jardin devint si luxuriant qu'il fit la fierté du couple lorsque des invités venaient déguster une bonne salade de tomates.

***

Justine ne put s'empêcher de lire et relire cette nouvelle. Elle ne savait toujours pas où l'auteur voulait en venir, se jouer d'elle ou l'orienter sur une piste. Elle tenta de ne pas y souscrire mais la curiosité fut la plus forte. Elle se dit que ce serait la dernière fois qu'on l'y prendrait. Elle savait bien sûr où se situait la maison du couple qui avait invité son père, couple qui s'appelait en réalité Négrette. Elle décida de planquer derrière la maison et par chance constata qu'ils se préparaient à partir en weekend ou en vacances. Tôt le matin, elle les avait vus charger leur véhicule de bagages et embarquer le chien. Ce sera pour cette nuit ou jamais se dit-elle. Son cousin Alban, excité cette fois par le challenge, l'accompagnerait. Elle réfléchit avec méthode à la façon d'opérer car la fouille se ferait dans l'illégalité la plus totale. Ils n'avaient pas intérêt à se faire prendre et accusés de violation de domicile.
La maison se trouvait à l'extrémité d'un lotissement, en bordure d'un champ et entourée de cyprès de Leyland de grande taille. Muni de bêches et de pioches, ils n'eurent aucune difficulté à pénétrer dans le jardin en franchissant la clôture basse sous les cyprès. La nuit était claire, une chance car ils devaient s'abstenir d'utiliser un éclairage, du moins pour creuser. Une fois sur place, ils repérèrent au fond du terrain un potager de taille modeste mais couverts de pieds de tomates, de salades et autres cucurbitacées. Ils les arrachèrent tous et se mirent à creuser... jusqu'à ce qu'ils trouvent enfin !

****

Le téléphone de l'adjudant-chef Villard vibrait avec insistance. Il sourit au nom qui s'affichait sur l'écran mais ne prit pas l'appel. Il préférait qu'on lui laisse un message en fonction duquel, après réflexion, il adapterait un discours approprié. Adossé à son fauteuil, il replia son ordinateur portable et s'étira avant de se lever. Ses collègues ne devaient en aucun cas savoir à quoi il occupait une partie de son temps pendant le service. Il n'avait reçu aucun ordre de son supérieur pour la mission qu'il s'était donnée mais trop d'idées lui passaient par la tête et il avait bien fait de déléguer.
Il écouta le message de Justine. Satisfait, il se dit que tout allait changer à partir de maintenant. Il venait de faire d'une pierre deux coups, relancer une enquête au point mort et achever sa nouvelle pour la déposer sur Short-Edition.

2

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !

Nouvelles

Pour Monette

Albert Dardenne

― Evidemment, aucun témoin ! fulmina le divisionnaire Avril.
― On pourrait peut-être essayer de réinterroger Monette...
― Ne vous fichez pas de moi, voulez-vous.
Sentant... [+]