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Continuer de vivre avec Malice

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Moko

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FINALISTE
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Chaque fois qu’elle traversait une rue, elle comptait le nombre de rayures blanches. C’était devenu un réflexe.
Les passages piétons ne présentaient pourtant aucun signe de changement, ni d’instabilité, mais ces incontournables calculs semblaient intégrés à sa personne au même titre que respirer, manger, boire, dormir, aller à l’école...
Impossible de commencer la journée sans avoir minutieusement vérifié combien de traits reliaient chaque trottoir du village.

Son frère, qui avait immédiatement diagnostiqué un syndrome sévère de « zèbro-maniacopathie », se moquait d’elle chaque matin, en chantonnant une définition personnalisée des troubles obsessionnels du comportement.
— Toc-toquée, ma sœur est toc-toquée !
— Rayé, le disque est rayé, lui répondait-elle invariablement.
— Et s’il manque un trait un jour, comment tu vas faire ?

Elle ne répondait jamais à cette question. À quoi bon !
Elle n’avait pas pour habitude de donner le bâton pour se faire battre.
Ce qui constituait sa réalité était si éloignée de celle de son footeux de frère, que lui fournir une explication n’aurait fait que finir de creuser entre eux, un fossé déjà trop profond.
Il n’y avait pas d’échange possible. Elle le savait et s’en accommodait. Personne n’était tenu d’avoir les mêmes centres d’intérêt.

Pour sa part, il s’agissait d’humanité.
Une humanité qui n’avait pas d’âge. Car assurément, elle était attachée à Léocadie. Et, de fait, Léocadie était âgée. Sans doute même très âgée.
Elle racontait toujours, sur un ton très confidentiel, et avant qu’on le lui demande, qu’elle ne savait pas compter au-delà de soixante.
Ce qui lui conférait le droit d’annoncer fièrement qu’elle était coincée entre soixante et soixante et un ans.
Tout le monde connaissait Léocadie. Une figure emblématique que chacun gratifiait d’un « Salut Léo ! » quand il faisait beau, lorsqu’elle humait l’atmosphère, assise devant sa porte, sur sa chaise en paille.

Avait-elle une famille ? Elle n’en parlait jamais.
Elle disait que ça ne servait à rien de parler de malheurs.
La seule chose que l’on pouvait aisément imaginer sans se tromper, c’est qu’elle avait connu la guerre. Un matricule tatoué sur son bras délicat témoignait de son passage dans un camp de concentration.
Nul doute que certains de ses souvenirs avaient eu la décence de se faire oublier.

À force d’habiter en face, la fillette avait fini par intégrer la vieille dame comme un membre à part entière de son environnement proche.
— Pourquoi t’as des lunettes noires ? avait-elle simplement demandé à l’âge d’entrer à l’école élémentaire.
— Parce que mes yeux sont fermés et ça fait peur aux gens, alors je les cache.
— Pourquoi tu demandes pas qu’ils s’ouvrent ?
— Parce qu’ils m’ont dit qu’ils avaient déjà tout vu et maintenant ils veulent se reposer.
— Ils vont se reposer longtemps ?
— Oui. Ils veulent se reposer toujours.
— D’accord. Mais alors comment tu fais pour faire tes courses, tu demandes à ta famille ?
— Je n’ai plus de famille.
— Ah !... Alors puisque tu n’as pas de famille, je peux être ta petite-fille ?
Définitivement séduite, Léo avait d’abord accroché, sur son visage, l’un de ses énigmatiques sourires, avant de s’esclaffer franchement et demander ensuite presque timidement :
— Si je te disais que je pourrais être ton arrière-grand-mère, tu voudrais toujours de moi ?
— C’est quoi une grand-mère derrière ?
Face à l’innocence matérialisée et devinant qu’il ne servirait à rien de préciser à un petit bout de chou de six ans ce qu’était la fastidieuse lignée des ancêtres, elle concéda :
— C’est comme moi, une grand-mère derrière. Je suis devant toi. Et je veux bien être ta mémé.

C’est ainsi que, suivant les âges de l’enfant, elle devint « Mémédevantderrière », « Mémédevant », puis « MéméLéo », pour enfin revenir à un simple « Léo », plus sobre et plus approprié à la délicate période de l’adolescence, qu’inévitablement l’enfant avait fini par amorcer.

Sortir de l’enfance était un beau défi. Léo, qui ne semblait pas se souvenir qu’on lui avait volé la sienne, s’était naturellement attelée à rendre celle de cette fillette aussi tendre et tranquille que possible.

L’enfant avait commencé à compter les traits des passages piétons aussitôt après avoir adopté sa nouvelle mémé.
Elle avait appelé cela « le Programme de rééducation de Mémédevantderrière ».
Elle avait ensuite obligé Léocadie à se déplacer toute seule pour faire ses courses, en lui indiquant le nombre de traits de chaque passage situé autour de chez elle.
— Il y a dix traits pour aller chez le boulanger, huit pour traverser ta rue et aller chez la voisine et encore dix pour le supermarché.

Elles avaient pris l’habitude de faire d’abord les trajets ensemble, puis, lancée seule, Léocadie avait dû admettre que « le programme » l’avait beaucoup aidée.
Touchée par cet étrange duo qui déambulait dans les rues, en comptant les traits des passages piétons, toute la commune avait fini par apporter sa contribution personnelle.
Et chacun avait alors participé à l’amélioration de la vie sociale de cette si aimable vieille dame, dont la présence appréciée était devenue la référence du village.

— Léo, tu sais que ta maladie se soigne ?
Ce jour-là, l’enfant était rentrée de l’école, dans un état d’excitation extrême. Elle avait jeté son cartable sur le sol de l’entrée, couru aux toilettes et s’était jetée sur la crème caramel préparée à son attention, le tout sans cesser ses explications.
— Nous avons étudié l’œil aujourd’hui à l’école. J’ai appris toutes les maladies du cristallin. Je sais maintenant qu’on peut l’opérer et le réparer !
Quand Léocadie sentit l’espoir de l’enfant envahir tout l’espace, quelque chose se recroquevilla à l’intérieur d’elle-même.
Comment allait-elle lui dire qu’il ne fallait pas, qu’on ne devait même pas espérer ?
Comment allait-elle lui dire que ses yeux avaient définitivement dit « non » ? Qu’ils avaient vu trop d’horreurs et qu’ils ne s’en remettaient pas ? Comment pouvait-elle lui annoncer qu’elle allait bientôt « partir » et qu’une opération ne servirait à rien ?
— Figure-toi mon enfant, que mes yeux ne sont absolument pas d’accord. Et je ne voudrais pas les contrarier. Car qui contrarie son œil devient dur de la feuille !
— Ça veut dire quoi ?
Ce que cela pouvait vouloir dire, elle n’en était plus très sûre.
Elle n’avait pas eu le temps de poser la question. Mais les dictons étaient son seul héritage, et pour l’heure elle voulait les transmettre.
Elle voulait aussi gagner du temps et répondre à cette âme si sensible que la vie, bien que cruelle parfois, avait un véritable sens et qu’il fallait continuer de la perpétrer sans la salir.
— C’est un dicton que l’on disait dans ma famille quand j’étais petite.
— Mais je croyais que tu n’avais pas de famille ?
— Avant la guerre j’en avais une, et aussi après... plus tard !
— Mais où est-elle ?
— Tout le monde est mort.
— Tu as dû être triste quand ils sont morts.
— Oui, mais lorsque je suis trop triste, je me souviens de nos repas en famille, de l’odeur de la maison, des parties de cache-cache avec les enfants et des petites phrases que Maman me répétait. Lorsque je pleurais parce que je n’arrivais pas à faire quelque chose, elle me disait ce dicton. Je crois que cela veut dire qu’il ne faut pas chercher à contrarier la nature. Elle appelait cela faire preuve de sagesse.
— Ah ! Alors on ne peut pas désobéir à ta maman.
— Tu as raison. On ne peut pas.

Lorsque l’enfant fut partie, elle pensa que mourir non plus, elle ne pouvait pas. Pourtant cela lui avait toujours semblé évident, voire urgent parfois. Elle souffrait tant et depuis si longtemps ! Mais elle devait admettre que cette enfant ne lui permettait plus de s’estimer seule à en décider. Il fallait trouver un moyen d’en reprendre pour au moins dix ans et vite... !
Elle avait bien entendu l’histoire d’un roi très malade qui avait demandé à Dieu de bien vouloir prolonger sa vie. Ce que Dieu lui avait volontiers accordé, bien qu’il ne le méritât pas. Alors peut-être que... ?

Elle se dirigea vers la chambre en comptant dix pas, vérifia la présence du lit en effleurant le bois et s’agenouilla.
— Cher Dieu... ! Ne fais pas cette tête-là. Moi aussi je suis étonnée.
Je te garantis que ce n’est pas de gaieté de cœur que je fais ça.
Ce n’est pas du tout mon genre. On ne se connaît pas beaucoup, et je sais que je ne te rends pas souvent visite, mais ça n’empêche pas de se dire bonjour de temps en temps. On n’est pas des sauvages quand même.
C’est vrai que j’ai été très occupée ces quatre-vingts dernières années (bon d’accord... quatre-vingt-cinq. Je vois que tu n’es pas très à l’aise avec la coquetterie féminine).
Le gazage de tous les membres de ma famille ne m’a pas facilité les choses. À ce propos, j’en profite pour te remercier quand même, de m’avoir séparée d’eux et épargnée en m’envoyant dans un camp où j’ai survécu.
Ensuite, à l’orphelinat, on ne m’a pas appris à te parler. Et, plus tard, la mort accidentelle de mon mari et mes enfants, ne m’a pas vraiment permis de me pencher sur la question de ton Existence. Quand j’ai vu mes petits dans leur cercueil, c’est la dernière horreur qui m’a fermé les yeux.
Je n’ai eu de temps que pour pleurer.
Mais entre deux crises de larmes, j’ai quand même entendu parler de ton amour et de ta miséricorde. Il semble que tu en aies une réserve que, personnellement, je ne m’explique pas.
Je ne vois pas ce que tu nous trouves, à nous autres humains. Mais bon ! Admettons que tu aies de bonnes raisons. Je me permets de te déranger. Oh ! Ce n’est pas pour moi, tu sais. C’est pour la petite... ! L’adolescence est une période délicate.
Tu connais ça mieux que moi certainement. Avec Adam et Eve... t’as pas été gâté. Tu comprendras donc facilement que je ne peux pas la laisser trop vite. Si tu pouvais prolonger un peu mon temps, ça serait vraiment très aimable de ta part. Ça me permettrait de lui transmettre quelques valeurs humaines et quelques astuces pour rester positif. C’est important tu sais, de rester positif sur cette terre. Parce que sinon on mourrait tous à quatre ans. Tellement ça commence tôt les galères.
Enfin, bon, je te laisse juger de ce que tu pourrais trouver comme bonne raison de me laisser vivre autant de temps qu’il te conviendra de m’accorder. On m’a dit que Tu avais beaucoup de relations. Alors... voilà !
Je ne t’embrasse pas. Je ne suis pas sûre que ce soit très divinement correct, mais le cœur y est...
Bonne nuit. Enfin si ça existe là où tu vis. Pour moi c’est permanent... Ha ! Ha ! Allez te fâche pas. C’était une blague.

Cette nuit-là, Léocadie dormit comme jamais, et rêva en couleur comme elle ne rêvait plus. Elle se vit courir avec ses parents, enfant libre et insouciante, rayonnant d’une joie toute simple.
Il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas couru dans l’herbe...
Si longtemps qu’elle n’avait pas... espéré !

— Léo ?... Léééooooooo !
— Ouiiii j’arrive. Je suis dans la chambre.
— Tu te lèves bien tard aujourd’hui.
— Oh ! J’ai dormi comme un bébé. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé... Hum ! c’est quoi cette odeur ?
— C’est l’odeur de Malice.
— De quoi ?
— De Malice. C’est ma nouvelle copine. C’est une petite chienne labrador. Je suis sa nounou.
— Tu es sa nounou ?
— Oui. C’est l’école de guide d’aveugle qui nous l'a confiée. On doit l’élever jusqu’à ce qu’elle aille à l’école. Ensuite elle sera dressée pour t’accompagner partout. J’ai compris qu’il fallait trouver une autre solution que l’opération.
— ...
— Léo ?
— ...
— Léo ? Tu pleures ?
— Oui... C’est l’émotion. C’est une si jolie idée !
— J’ai déjà commencé à compter les traits des passages piétons avec elle. Elle est très douée, tu sais. Tu veux la caresser ? Il faut qu’elle apprenne à te connaître.

Léo, approcha timidement sa main et sentit une langue chaude lui lécher chaque doigt.
— Eh ben dis donc, elle a l’air de me trouver à son goût. De quelle couleur est-elle ?
— Un peu comme l’ambre. Mais je ne sais pas si tu connais cette couleur.
— Oui, je connais cette couleur. Je connais toutes les couleurs.
— Léo...
— Oui ?
— Il va falloir que tu vives très longtemps
— Pourquoi ?
— Parce que Malice est encore toute petite. Il va lui falloir du temps pour grandir, pour qu’elle soit dressée et qu’elle s’habitue à toi.
— Ne t’en fais pas. Je n’avais pas prévu de mourir tout de suite, et en plus j’ai demandé un petit « rab » à celui qui gère ce genre de problème.
— Ah ! tu as de sacrées relations.
— Tu ne sais pas si bien dire, mon enfant... Allez sortons ! J’ai envie de sentir comment cette petite Malice se débrouille sur les passages piétons.

PRIX

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Jean Calbrix · il y a
Bonjour Moko ! Je relis avec beaucoup d'émotion votre superbe nouvelle !
Vous avez aimé ma chienne Ianna. J'ai bon espoir que vous aimerez mon Spectacle nocturne tout autant: https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/spectacle-nocture
Bonne journée à vous !

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Dimaria Gbénou · il y a
Je ne peux qu'applaudire cette oeuvre ô merveilleuse et justement reconnue par la qualité du récit et la prestance des mots. Bravo. Je like et m'abonne à votre page pour ne rien rater des nouvelles oeuvres. Au passage, si le coeur vous en dit, et si vous avez le temps, je vous invite sur ma page. Trois oeuvres y sont et attendent vos appréciations quelles qu'elles soient.
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Moko · il y a
Merci infiniment Dimaria. Voici que votre intervention me bouscule dans mon petit confort, moi avais justement prévu de ne plus écrire. Me voilà bien embarrassée… Le simple fait que vous vous abonniez m'oblige un peu à m'y remettre. Puisque vous m'y invitez, je vais vous demander une petite participation. Donnez moi une dizaine de mots maximum. Ne réfléchissez pas trop. Attrapez ceux qui vous viennent spontanément. Avec cette liste, je construirai une histoire et ce sera la vôtre. C'est comme ça que je trouve l'inspiration… ça vous tente ? Si oui, je vous en remercie par avance. En attendant je vais me glisser dans votre univers… A très vite !
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Dimaria Gbénou · il y a
Oh ! 😁😁. Alors dizaine de mots. Je choisis dix. Le maxi :
Voiture ; tête; université; fenêtres; mignonne; Nour ; éclair(e); chanceux (se) ; ahuri(e); attente.

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Moko · il y a
C'est dans la boite. Merci beaucoup Dimaria… je vais être très occupée cette semaine. je vous demande juste un peu de patience.
En attendant je vous mets au défi. Voici les miens : ostentatoire, rebelle, sommité, sincère, auguste, riverain, mandibule, solitaire, symbole et éclipse.
Si vous réussissez à fabriquer quelque chose avec tout ça, vous aurez toute ma sympathie et tous mes votes assurés. Bon courage et belle aventure...

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Dimaria Gbénou · il y a
Oh super.
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Moko · il y a
J'ai déjà commencé… et vous ?
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Dimaria Gbénou · il y a
Pas encore. Mais je fais et vous envoie par messagerie.
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Utilisateur désactivé · il y a
Woou Très beau récit bien menée ! Un style très particulier et original ! J'ai tout aimé le dialogue qui enchante ! Tres pénétrant ! Bravo ! Recommandation bien méritée ! Si l'envie vous prend je vous invite à découvrir mon oeuvre en compétition, catégorie des nouvelles, "Jeunes écritures".
https://short-edition.com/fr/auteur/assmoussa

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Jcjr · il y a
Joli comptage émotionnel que les traits de ces passages piétons. Les yeux sont les fenêtres de l'âme, alors, quand on ne veut plus voir... J'ai beaucoup aimé cette relation, qui se déroule dans un relent d'éternité. Viendriez-vous me découvrir ?..
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Moko · il y a
Merci, cher inconnu. Vous découvrir me ravit Je suis donc allée promener mon dimanche au bord de votre beau lagon.
J'ai regarder l'horizon se parer de mille feux. Puis j'ai caché mes larmes, dans cette mystérieuse et indescriptible fin de... journée ? Reviendrez-vous ?

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Jcjr · il y a
Merci de ce passage dans ce havre mauricien, où la température de l'eau est bonne à souhait ! Je me sèche et j'arrive.
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Moko · il y a
Oh ! Si vite… Mince, je ne suis pas encore allée chez le coiffeur. Venez prendre le thé samedi en 15, peu importe le mois ou l'année. Nous écrirons léger dans la crème d'une belle journée mauve...
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Stephaniedg5 · il y a
Je voudrais le lire à des jeunes !
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Moko · il y a
Bien sûr, chère énigmatique Stéphanie. Tu me raconteras ? et si tu as besoin, ça me fera plaisir d'échanger avec ces jeunes aussi.
Plein de belles pensées pour ta journée.

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Thara · il y a
Félicitations pour votre oeuvre recommandée par S. E !
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Fred Panassac · il y a
Une tendresse et un optimisme qui font du bien, sans que soit occulté le poids du malheur infini. Un très beau texte intergénérationnel. Mes votes !
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Sylvie Talant · il y a
De la fraîcheur dans les dialogues pour ce joli compte de karma.
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Louise Calvi · il y a
Joli conte intergénérationnel. Merci à vous
·
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Maggydm · il y a
J'adore. Juste magnifique. Splendide. Merveilleux. Merci merci pour ce texte. Mon soutien pour cette finale.
Puis-je vous inviter à découvrir ou redécouvrir les textes de ma page si le coeur vous en dit, un en finale, d'autres en compétition et tous pour le plaisir de les partager. Bon we et encore merci pour ce texte.

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