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Comme une lettre à la poste (érotique)

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Titi Boubou

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Chaque fois que je l'aperçois sur son vélo à sacoches, je sens que les nouvelles sont bonnes.
De la fenêtre de ma cuisine, je la vois très bien, ma charmante factrice stagiaire : son jean moulant épouse deux petites fesses rondes et fières qui vont et viennent sur la selle, au gré de mouvements sensuels. Sensuelle comme sa petite frimousse de rousse aux yeux verts.
En outre, deux avant-postes paraissent s'échapper de son chemisier règlementaire jaune et bleu. Règlementaire ? Peut-être pas, si l'on en juge par le premier bouton inutile qui donne un peu plus d'aisance à un envoûtant 95d.
Ainsi, tous les vendredis matins, je reçois un recommandé... Aussitôt, je bondis dans le jardin, prêt à signer n'importe quoi pour elle.
- MR Bosson ? Un autographe s'il vous plait.
La voix est d'autant plus agréable qu'elle est grave et cassée comme après deux heures d’un torride concert de blues.
Justement, quelques gouttes de sueur perlent sur le joli cou fin de ma charmante cycliste et se précipitent dans la brèche de son chemisier (ce bouton qui a cédé, comment le remercier ?!).
Bon, rester calme ! Se donner une contenance. Rends-lui son stylo.
- Merci monsieur Bosson, bonne journée, avec ce beau soleil...
Et voilà comment deux yeux verts amandes douces et un sourire charnu donnent à la plus banale des assertions une indéniable valeur littéraire. Ici et maintenant, j'échange Montaigne contre la sensation de ses doigts menus qui effleurent ma main pour reprendre le stylo.
Je lutte contre le désir de l'embrasser littéralement. Elle me sourit :
- excusez-moi Mr Bosson mais je dois passer.
Je m'écarte enfin de son chemin.
-Oups !Désolé...
- Ce n'est pas grave répond l'effronté avec dans la voix un zeste de ce n'est pas ma faute, j'ai été dessiné comme ça.
L'inespéré se produit alors. La roue avant butte sur le trottoir, ma jolie rousse s'affale sur le bitume.
-Aie! Mon genou !
La belle est au sol.
- Venez vous appuyer sur mon épaule dis-je en bon samaritain.
Je la relève, petit poids plume qui se cramponne à mon cou. Je m'enivre de son parfum...
Je la guide du portail jusqu'à la porte-fenêtre de ma cuisine. J'ouvre d'un coup de pieds ferme et conduis alors ma blessée sautillante jusqu'à la chaise la plus proche.
- Mince! Je me suis bien esquintée ! C'est de votre faute aussi! Vous ne pouviez pas vous pousser plus vite ?!
Sa jolie voix rauque me provoque encore une fois.
- Je suis désolé fais-je mine de m'excuser. Regardons votre genou.
Cependant, au lieu de remonter son jean, ma rousse se redresse, déboutonne son pantalon moulant bleu ciel et... le baisse.
- Mais aidez-moi donc !
J'obtempère machinalement. Je retire une basket qui laisse apparaître un mignon 38 chaussettes blanches. Et je finis d'ôter le couvre-fesses. Je dénude une splendide jambe à la peau lait chaud où trône une minuscule éraflure rouge.
- Aie! Regardez ce que vous m'avez fait !
L'impudique, abandonnée à la gravité de la blessure, réalise-t-elle l'incongru de la scène ? Je suis là, à ses pieds, j'observe sa peau laiteuse, et essaie de détourner mon regard de l'hypnotique triangle de dentelle blanche.
- Je... Je vais désinfecter.
- Merci Mr Bosson. La voix rauque s'est radoucie.
Coton, Diaseptyl, vite !.... Voilà.
- Ne vous inquiétez pas: ça ne pique pas.
- Vous êtes sûr ? Allez-y doucement implore la douillette. Elle ferme les yeux, aussi courageuse qu'une amazone.
Je tamponne délicatement le genou blessé avec mon coton.
- Oui, là, me guide-t-elle toujours les yeux fermés. Ma main se libère du coton et semble d'abord ausculter la blessure. Mes doigts remontent légèrement au dessus du genou.
Pas de réactions. J'effleure délicatement l'intérieur de sa cuisse. Quelle douceur de peau ! Sa respiration reste calme, sereine.
Je m'enhardis et remonte encore un peu plus près de sa jolie culotte blanche. Ses paupières sont closes à propos, sa bouche s'entrouvre légèrement et une douce humidité fait briller ses lèvres charnues.
Cette fois-ci ma main est explicite, car le majeur et l'index pressent la dentelle. Ma coquine frémit et me propose le plus excitant des recommandés : elle écarte avec délicatesse les jambes de quelques centimètres pour une vue royale. Je n'ai pas d'avis à restituer, alors ma main cherche les lèvres de son petit chat et je commence à la masturber.
- Mmm !! Oh, Mr Bosson !
Enhardi, je glisse mon visage entre ses jambes et dépose des baisers chauds sur l'intérieur de ses cuisses, tout en accentuant la pression de mes doigts sur son minou de plus en plus humide.
- Mmm ! encore,Je.. Je vais déjà un peu mieux... Mmm oui... C'est bon...Ta bouche sur ma chatte ! Oui viens, aah... J'ai envie !
- Puisque nous en sommes au tutoiement, je dois t'avouer que tu me fais terriblement bander depuis des semaines ma petite factrice.
- Mouiii, je sais ! Mmm là, plus haut, continue... Oui ! Tes doigts sur mon bouton, mm ! Branle-moi fort !
-Oui !! Dis-je, je te veux ! Pourquoi crois-tu que je m'envoie des recommandés depuis trois semaines ?? MM ! Tu mouilles bien Trésor, mes doigts sont trempés.
Soudain, Elle prend mes mains et se met à téter mes doigts sans retenu.
- Mmm ! J'ai bon goût tu ne trouves pas ? Viens, viens boire à ma source !
Je la soulève de la chaise, ma tête entre ses cuisses, arrache sa culotte qui craque très vite et enfouis ma langue dans sa chatte à la toison rousse et bouclée...
- Ouiii ! Lèche-moi, ouii, comme ça. Enfonce ta langue. Mm! Salaud, tu me fais jouir !
Elle m'attrape soudain par la nuque et presse violemment mon visage contre sa motte trempée.
- Suce chéri, suce!
Je lape, je lèche, je titille son clito, je bois la cyprine abondante de ma factrice.
- Oui, ta langue est bonne ! Elle me baise délicieusement.
Ma bouche se déchaine, mon nez recroquevillé dans ses poils bouclés.
- J'ai envie de ta queue, de ta grosse bite que tu tâtes sans vergogne derrière la fenêtre de ta cuisine.
Mais cette furie me repousse, m’éloigne de sa chatte incandescente et indécente à souhait, elle s'agenouille à son tour devant moi. Je ne réalise même pas que mon pantalon est à mes chevilles et qu'elle donne de grands coups de langue sur la bosse énorme de mon slip.
- Ouii donne moi ta queue ! Hurle-t-elle dans un déchainement de grossièretés. Je veux ta bite !
Enoncé performatif s'il en est car, mon slip à peine baissé, je sens sa bouche happer mon gland gonflé de jus, puis aller et venir dans un bruit de sexe humide et chaud.
Elle me gobe, m'avale, me mange frénétiquement. Elle me dévore tellement que je la stoppe, la relève et glisse ma langue dans sa bouche offerte tandis que mes doigts fourrent sans difficultés sa chatte gorgée de jus.
- Ouiii ! Ta langue ! gémit-elle.
La chaise a suivi la petite culotte dans l'autre coin de la cuisine. J'arrache son chemisier réglementaire d'où s'échappent ces deux gros seins ronds. Je m'empresse chaudement de les presser. Ils sont fermes et doux. Je continue de l'embrasser à pleine bouche.
Plus de mots, justes quelques borborygmes s'échappent désormais de ma postière décachetée. Je bande béton. Je la soulève, mes mains supportent ses fesses. Elle se frotte contre ma queue, m'arrache mon tee-shirt et plaque ses avant-scènes contre mon torse. Peau contre peau.
- Oh oui! Viens ! Prends-moi !
Je la coince à son tour contre le frigo américain, elle m'attrape la bite, je sens sa main chaude qui guide mon gland. Je la maintiens en soulevant ses cuisses, mm ! Je suis en elle, je l'empale...
- Oui ! Ooh ! Tu me défonces mon chéri !
- Tiens ! Tu la sens ma poste restante ? Je vais t'oblitérer la chatte avec mon gros tampon !
- Aaah oui, chéri, je te sens à fond en moi, baise-moi fort !
Je lime, je lime la dévergondée sans vergogne! Le frigo bringuebale de bas en haut et réciproquement.
- oui salaud continue-t-elle je sens que je vais venir !
J'écarte ses fesses et je glisse un doigt provocateur qui titille son petit guichet.
- Oh oui, cochon ! Je jouis, aaah !
Je ne résiste plus et j'explose aussi, l'expose à mon plaisir, l'inonde de mon foutre.
- Ouii ! Mon chéri !

Silence et sourires complices.
Nous restons un long moment enlacés, le frigo, la belle et moi.
La sonnette d'entrée retentit et brise ce moment magique. Forcé, j'abandonne ma douce victime consentante et me rend mal fagoté au portail.
- Monsieur Bosson ? Un recommandé pour vous.
- Merci René.
Je signe. René cache une tignasse abondante sous sa casquette de facteur.
- Au fait, monsieur Bosson, votre femme s'est-elle habituée à mon vieux clou ? Une vieille bécane de La Poste comme celle-là, il faut du temps pour l'apprivoiser.
- Tout à fait René, c'est en très bonne voie. Ma femme est de plus en plus... Comment dire ? A l'aise sur l'engin. Au revoir René, et encore merci.
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