CINQ SUR CINQ

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UN SUR CINQ

Une succession de bruits familiers m'apporta le calme attendu depuis qu'elle était partie.

Ronronnement d'un moteur.

Grincement métallique d'un portail.

Ronronnement d'un moteur qui finit par s'arrêter.

Un autre bruit de grincement de portail. Dans un agencement harmonique contraire.

Un bruit de clé suivi d'une serrure qui cède.

Une porte s'ouvre pour se renfermer tout de suite.

Des pas titubants raisonnant de façon trop audible pour cette heure avancée de la nuit. Des pas féminins vers la chambre d'amis.

D'un geste automatique, je tournai mon poignet pour vérifier quelle heure marquait ma montre connectée.

Puis mon esprit succomba enfin sous le poids du sommeil pesant qui anéantirent la résistance héroïque qu'avaient offert mes paupières.

Combien d'heures j'allais pouvoir dormir? Je n'en n'avais aucune idée. Cela ne dépendait que d'elle. Dès qu'elle sera rentrée, elle se glissera dans notre lit.

La chambre d'amis constitue un lieu de quarantaine, un espace de confinement propice aux rêves et à l'imaginaire pour cette visite d'ailleurs.

Je la souhaitais plutôt brève cette intromission dans ce quelque part que les autres reconnaissent comme nulle part.

Pour elle c'était un ailleurs.

Ça arrivait assez souvent qu'elle y passe la nuit et même une grande tranche du jour qui suit.

Quand le voyage est long.

Ou quand elle veut explorer de long en large cet ailleurs.

J'attends.

Elle revient toujours

Elle se placera dans la concavité que forme ma posture courbée en décubitus latéral. Elle sentira mon avant-bras s'étendre pour lui proposer mon biceps ou elle posera son cou. Sa tête sur son oreiller fétiche. Elle attendra que je lui passe la main sur sa cuisse.

Elle comprendra donc que je ne suis pas fâché et elle me racontera tout.

Ce regain de sérénité, installée avec sa présence, me précipitera sans équivoque vers un sommeil réparateur qui sera entrecoupé avec sa venue pour un temps allant jusqu'à la fin de son récit.

Chouchou, tu dors.

Le timbre connu de sa voix fit percuter ces trois mots à mon tympan et m'arracha d'un rêve dont je ne garde aucun souvenir.

Combien de fois elle m'avait posé la question sans réponse de ma part? Je ne le sais jamais.

Mais elle débutait toujours son récit par ses mots. Je devais une première fois, sans la moindre parole, lui répondre que je ne dormais pas.

Quelques fois je lui recherche une main que je serre gentiment.

Parfois je la presse tendrement contre moi.

Des gestes d'affection et d'attention pouvaient s'exprimer dans une grande diversité de manières.

Dans peu de temps, elle réitérera sa question. En ce moment là, je ne dois pas réagir. Je ferai semblant que je dors. Et elle fera semblant de croire que je ne suis pas éveillé.

Je ne saurai jamais comment elle intègre les petites secousses synchrones et régulières d'un sexe en turgescence contre ses fesses dans un contact très étroit pendant un état de pseudo sommeil profond.

Ceci ne n'empêchera pas son récit.

Si elle me croit endormi, elle débutera son histoire sous forme de question réponse. Les questions seront formulées dans sa tête sous des formes les plus classiques: quand, où, comment et avec qui.

Pas forcément dans cet ordre...

Je n'allais pas me rendormir. J'avais trop envie d'elle. Elle ne sait surtout pas que le petit coup tiré à l'aube est d'une exquise succulence. J'avais pris l'habitude de ne pas prendre l'initiative trop nette de le lui faire remarquer.


DEUX SUR CINQ

Quelques minutes trop longues s'étaient écoulées depuis la première formulation de la question.

J'attendais.

Plus vite elle me faisait le récit, plus rapidement je passerais par les phases de la déception qui invite au rejet, puis le silence comme signe d'indifférence pour finir avec l'arrachement de cœur de ne pas rassurer et être à la disposition de cette fille que j'avais apprise à aimer d'une toute autre façon.

Elle avait cessé avec des mouvements spontanés et inconscients de ses pieds. Je lui avais dit un jour en rigolant, que c’était bizarre de souffrir du phénomène de “Jambes sans repos” à son âge.

Elle m’avait demandé de reprendre à trois reprises le nom de cette maladie bizarre. Puis, toujours en riant, elle avait protesté d’une voix ferme: Je n’ai rien moi!

Pourtant elle ne dormait pas. Elle s'était absentée.

Ce n’était pas la peine à ce moment là de lui parler.

Elle répondra certes.

Toujours.

Avec deux questions de décalage.


Elle reviendra avec la question pour enfin se lancer dans le récit détaillé de sa soirée. Ainsi toute la procédure réactionnelle de ma part, aura lieu le temps de son sommeil et elle appréciera à son réveil, son petit petit-déjeuner favori, servi au lit.


Je poussai un ouf de soulagement quand retentit une nouvelle fois sa voix pour me redire sur un ton interrogateur , chouchou tu dors?

Dans ma tête je répondis de travers: que démarre, de grâce, le début de la fin.

Tu veux que je te la raconte ma soirée ? Tu me promets que tu ne te fâcheras, ni m'engueuleras? Demain tu ne feras pas semblant de m'ignorer? Tu m'apporteras le petit-déjeuner au lit? Je voudrai cette omelette avec des poivrons de trois couleurs, des lardons.

Pas les carrés. Les longs et fumés. Une tranche de pain complet. Et mon tabasco. Une bière forte. Non, chouchou, je rigole. Trop tôt pour une bière. Une tasse de thé mais du vrai. Pas ce petit sachet avec je ne sais quoi dedans trempé dans de l'eau qui a bouilli. Un vrai thé avec des feuilles vertes, de basilic, mélisse, un bâton de cannelle et du zeste de citron. Tu sucreras au miel d'abeilles. Tu me feras tout ça amour?

Elle fit une pause comme me laissant le temps de répondre. Mais elle enchaîna

Je savais que tu allais me faire tout ça. Tu es le sauveur de ma vie. Tu m'as récupérée de là où j'aurais été aujourd'hui. Pour cela je t'aimerai toujours. Mes amis, hommes et femmes le savent. Ils l'acceptent sans comprendre. Merci chouchou.


Je sentais le début du récit proche. Je devais faire le choix dans la façon d'encaisser la vérité qu'elle allait me confesser. Mais il fallait commencer pour finir.

TROIS SUR CINQ

Hier soir, comme je te l'avais dit, je suis allée avec mes amies, manger un bout au restaurant que tu aimes bien. Un des serveurs m'ayant reconnue, me proposa la table que nous occupons presque toujours. J'ai refusé bien entendu et j'en ai pris une qui se situerait dans la diagonale, un peu décalée sur la droite. Si tu y étais assis il ne me suffirait que de me lever la tête pour te voir. D'ailleurs j'ai regardé souvent dans cette direction et je t'ai vue. Mais je ne mangeais pas à table. Je te dirai plus tard.

On a mangé un bon petit plat. Mais c'est un détail insignifiant. Je n'étais pas venue particulièrement pour la restauration. Je cherchais l'ambiance, la compagnie des amis et tout ce qui pouvait s'installer dans le cadre d'une folle aventure.

Après le repas, nous passâmes à la boisson. Tu sais chouchou que je ne bois que de la bière quand tu n'es pas avec moi. C'est la seule boisson que je supporte.

Puis le disque Jockey entra en action avec des chansons que j'inclus parmi mes préférées. À un moment donné la totalité des chansons correspondaient sans équivoque à mes favorites. Elles devinrent au fur à mesure plus parlantes, plus touchantes plus intimes.

Les canettes de bière se vidèrent de plus en plus rapidement alors que prenait forme, par des picotements dans les jambes une irrésistible envie de danser. Mes amies me prirent par les mains et m'entraînèrent vers la piste. Je passai proche du bar sans faire attention, mais je ressentis des regards masculins me brûler, le cou, la poitrine, la ceinture, les hanches, et les cuisses.

Après des rythmes conçus pour bouger, le DJ entama une session de slow alors que de son perchoir, il prépara l'ambiance en nuances de lumières tamisées. Je m'apprêtais à profiter des mes morceaux préférés. Du Francis Cabrel, fit suite à du Micheal Bolton avec son hit “I said I loved you but I lied”. Cette chanson comme d'habitude me ramena ta présence dans ma vie. J'ai ouvert les yeux et projeté mon regard vers la table que nous occupons d'habitude. Je t'ai vu Jo, avec ce regard profond avec lequel tu lis en moi comme on lit dans un livre ouvert. J'ai toujours pensé que tu rentrais dans ma tête et dans mon corps, par mes yeux, Jo. J'ai vite fait de les refermer. Je ne voulais surtout pas que tu y pénètres en ce moment précis. Tu aurais vu tellement de choses...

Puis résonnèrent les accords de guitare du groupe de Bryan Adams dans une version très bien masterisée de "please forgive me". Je ne sais dire si c'est moi qui réclamait ton pardon pour cette escapade entamée pour te fuir avec cette interdiction de me retrouver ou si c'est toi qui allait me le demander après m'avoir boudée pour cette aventure que je te raconte maintenant Jo.

Les yeux fermés, je commençai à m'éloigner de tout, comme emportée par un gouffre proposant une gueule béante. Je m'y approche...Mes longues jambes se déformaient dans des contorsions suggestives non vulgaires pour les yeux superficiels qui accompagnaient mes mouvements. Mais pour moi, je venais de prendre mon envol sur les ailes de cette liberté retrouvée et capturée. Je sautillais de cimes en sommets qui adoucissaient leurs pointes acérées en coussinets satinés pour recevoir mes pas. Comme un enfant qui reçoit dans ses paumes, ses parts de rêves .

Mes tresses me retombent sur le visage comme pour dissimuler le rictus heureux qui s'y dessinait.

Pierre Bachelet entonna les premières notes de "Elle est d'ailleurs" et me voilà me tournoyer sur le rebord fragile et mal dessiné du gouffre. Il ne dépend que de moi de m'y jeter. Puis une voix connue et familière me parla.

Tu m'accordes cette danse Doudou? Me dit cet ami que j'aime beaucoup. Il n'a jamais cessé de me suivre. Il attend me dit-il, l'opportunité de me récupérer une fois sortie de ce rêve, de cette aventure invraisemblable que j'ai inventée avec toi. Les années ont passé mais il n'a jamais changé d'avis.

Je lui tendis la main. La sienne était froide et moite. J'ai ouvert les yeux et j’ai souri. J'ai entrevu un regard brillant presque étincellant. Ses lèvres entrouvertes frémissaient.

Alors j'ai compris qu'il y avait lui,derrière la playlist qu'exécutait le DJ.

Sa présence ne m'intimidait pas ni son accompagnement me gênait pour le lieu où je voulais me rendre. Lui, j'étais sur Jo, il n'a pas les arguments pour me retenir. Tandis que toi oui. Tu m’aurais attendu tout au fond du gouffre pour m’attrapper. Ou tu te tiendrais malgré tout danger, sur une rambarde pour interrompre ma descente vertigineuse.

QUATRE SUR CINQ

J'acceptai le slow avec lui. Bien blottie contre sa poitrine le rythme de son cœur contrastait contre le mien. Je bradichardisais. Lui, tel un cheval lancé à mille à l'heure son cœur wcognait sec, vite et fort contre mon sein droit. Je sentis la trahison de son désir par cet endurcissement soudain et pulsatil d'une partie de son corps que les habits n'arrivaient plus à dissimuler. Je me trouvais à deux doigts de partir pour le grand plongeon quand "ELLE EST D’AILLEURS" laissa la scène à "FOR EVER YOUNG". Je ne dansais plus. Je lévitais. Puis je sautai dans le vide. Je progressai vers le fond, portée par liberté. Je n’avais ni pied, ni tête. Le voyage paru long et le fond infiniment loin...

J'ai ouvert les yeux quelques instants plus tard pour constater que je me retrouvais sur la banquette avant de la voiture du copain. Les deux en plein ébats sexuels. Je faisais mieux que me laisser faire. Ça me plaisait Jo. Surtout que l'on ne se disait rien.

Son baiser était beaucoup plus intense que les deux fois où on s'était timidement embrassé. Mais j'en avais gardé toute la charge du ressenti et des émotions du premier baiser. C'était bien lui. Mon inséparable ami que je n'aimais plus.

Je portais encore l'ensemble de mes vêtements y compris les petites bottines que tu m'avais achetées Jo. On venait de commencer à peine, les choses sérieuses. Au moins pour lui.

Puisque je n'avais pas objecté aucun de ses gestes de ses mains et ses doigts qui parcouraient agréablement mon corps en ses zones les plus sensibles, il devint de plus en plus entreprenant.

Mon attitude dans la voiture n'invitait certes pas à la prière. Quand il retroussa la partie basse de ma robe sur mes cuisses libérant ainsi tout ce qui se trouve au dessous du nombril, je n'esquissai mot. Il était certes dans le temps et le rythme de mes envies consenties. Moi, prête et disposée à bénir une éventuelle participation de cet homme qui a embelli quelques moments de rires insouciants de ma vie. Sa tête partit en fuite vers mon entrecuisse. Son souffle expulsé par une respiration plus accélérée me chatouilla mon intimité que de ses doigts agiles il s'apprêtait à dénuder en tirant par côté ma lingerie intime.

Je rejoins énergiquement mes jambes pour réduire l'espace. Loin de le repousser, sans relâcher l'étreinte, j'ai conduit et aidé de mes mains le retour de son visage vers le mien.

Pourquoi, tu ne veux pas que je te le fasse, chérie. Me murmura-t-il à l'oreille.

Je posai mon index sur ses lèvres tièdes en hochant la tête en signe de désapprobation.

Mais pourquoi, insista-t-il?

La réponse ne te plaira pas lui répondis-je, en lui avertissant de ne pas me sortir la diatribe qu'il l'exécutait mieux que quiconque.

Ah! C'est encore à cause de lui, ton vieux?

Tu aurais dû lui laisser en dehors de tout ça. Lui, il n'est pas là. Il ne me sauterait jamais sur la banquette d'une voiture. Toi, tu le sais. Je n'ai jamais intégré le fait que les jeunes de la faculté se livrent à des jeux sexuels dans un endroit aussi sale, pourri et mal entretenu. Lui il pratique un sens exagéré du respect de la partenaire. Et les concepts comme, lieux, espaces, cadres, contextes comptent beaucoup. Et en plus quand j'ai envie de me faire bouffer la chatte, c'est une gâterie que nous partageons dans la plus idyllique des intimités. Comme prémices à l'amour que nous partageons et celui que nous faisons après.

Comment tu appelles ce que nous faisons là, Mademoiselle la rêveuse écrivaine de romances bleues?

Je ne l'appelle pas. Pourquoi nommer ce qui n'a ni sens, ni essence. Ton objectif à toi c'est de te vider les couilles. Tu verras, une fois ton besoin accompli, tu te rendras compte qu'il est tard, que tu n'as pas rappelé ta copine ou ta mère et que tu travailles très tôt demain. Tes sentiments se seront dissous après cette démonstration univoque de ta virilité. Moi je n'en garderai aucune trace. Je rentrerai tout ça dans la routine d'une bonne soirée. J'ai mangé. J'ai bu. J'ai dansé. J'ai rêvé d'évasion. J’ai baisé. La baise peut s'inclure dans une suite logique. Je sortirai de ce gouffre au fond duquel je n'aurai pas tissé mes rêves d'enfant. J'en sortirai sans en avoir touché le fond. Après comme toi, j'aurai une seule hâte, comme une soif de chienne enragée, que cette envie irrésistible de me blottir contre mon vieux, contre mon Jo et lui raconter avec un luxe de détails cette énième fuite.



CINQ SUR CINQ

Non! S'exclama-t-il, d’un air estomaqué qui lui fit lâcher la concentration de tout son désir.

Tu ne vas pas lui dire que l'on a failli faire l'amour...

J’ai vite repris le contrôle. Je me trouvais dans mon monde, dans mon univers. Même si, à mon grand désespoir, je ne devais jamais toucher le fond du gouffre, ma volonté d’aller jusqu’au bout de ce quelque chose restait incontournable. Je compris qu’il fallait définitivement que je définisse, selon moi-même les nouvelles règles de ce jeu dont la fin était connue et attendue. Ma voix devint convaincante et persuasive...


Non! Baiser...S'envoyer en l'air... Je vais lui dire. Nous n'avons pas failli; nous l'avions fait. Et je serais très étonnée que mon discours t'enlève cette envie que tu gardes captive depuis si longtemps. Je suis prête à te donner la chance de ta vie. Pas celle de me baiser mais celle d'être avec moi de l'autre côté des limites oú je me sens libre et libérée dans tous les compartiments de mon corps. Dans l'ensemble de mes organes. Y compris mon sexe qui a gagné en autonomie et peut jouer sa partition sans tenir compte du reste de l'orchestre.

Une partie de mon discours eut la vertu de le dégonfler. J'y réfléchirai après. Si j'arrive à me souvenir de tout ça. Mais je tenais à aller jusqu'au bout. Mon corps aspirait à être saccagé par cette décharge sauvage, d'une violence animale qui accompagnerait son extase. Lui offrir une partie de mon voyage vers les rives du néant était une option très alléchante. Contre l'amour qui entraîne vers une passion non maîtrisable sous forme de déchirure douloureuse, je lui proposais du sexe. Le sexe qui permet de posséder dans une temporalité aussi brève qu'éphémère. Le sexe capable d'affirmer son autorité, sa virilité et surtout de se vider du trop plein.

Il devint tout à coup peu entreprenant. Il était certes à l'aise dans ses gestes qui témoignaient mieux d'un automatisme qu'une expression d'un vrai désir.

Je résous de prendre le taureau par les cornes. Ou mieux son sexe par les mains. Je me débrouillai pas mal pour défaire la fermeture de sa braguette. Et quelques attouchements à travers le tissu de son caleçon lui remirent sur la route du départ.

Après les gestes se succédèrent.

J'ai entendu des mots.

Des bruits.

Des cris.

Des gémissements.

J'ai senti des secousses comme celles des épileptiques.

Puis des gémissements

Des cris.

Des bruits

Des mots moins compréhensibles

Je ne saurais expliciter sans me tromper, tous les détails. Car au moment de la connexion intime, tout devint si flou, si confus et si embrumé...

Et j'ai eu vite cette envie de te retrouver, Jo.

Jo, tu dors?

Non ma chérie, je suis là pour toi. Je t'écoute.

Tu n'es pas en colère contre moi chouchou?

Non trésor, je t'aime sérieusement.

Tu ne vas pas m'engueuler ?

Je cherchai une de ses mains pour la serrer fort. Ses pieds bougèrent dans des petits soubresauts incontrôlables.

Je ramenai doucement mais énergiquement son corps arc-bouté dans le creux de mes bras, aménagé pour elle et lui dis:

Bonne nuit Chouchou. Tu prendras la douche demain matin, pendant que je te préparerai ton omelette.

Et un vrai thé.


FIN
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