Chronique du lundi matin

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Bip, bip.......
C’est quoi de bruit, ce n’est pas normal, ce bruit sur une plage......................rhooo c’est déjà l’heure.......on est quel jour ?

6h20 ça y est je sais, nous somme lundi, il me reste encore cinq longues journées de travail avant le weekend.
Direction la cuisine, j’ai la dalle, mes légumes vapeurs de la veille, sont loin très loin. Un café bien noir (sans sucre, oui, oui c’est juste une habitude) 3 biscottes « léééégggèèèèèrements beurrés...et un kiwi. (Il a intérêt à être bon au prix ou je l’ai payé !).Je pose mon bol dans l’évier, ça attendra ce soir et direction la salle de bain.

6h45 La douche, seul moment de la journée ou je suis tranquille, bordel, il est vide mon gel douche au monoï ( ça c’est encore l’homme qui a zappé de s’acheter son gold homme machin chouette et qui s’est servi du mien ) , bon et bien je me rattrape sur le soin lavant «  spécial bébé » qui te fait sentir le moufflet et te fait la peau douce dans mon bain de mousse... oups je m’égare !Un coup de rasoir sous les bras et hop c’est parti , opération ravalement de façade .Je sors le combo, déodorant, crème hydratante, brossage de dents, et fil dentaire !!! Un coup de sèche-cheveux, tout ça en écoutant ma radio préférée.
Cette nouvelle coupe de cheveux était belle sur la photo, belle le premier jour, une catastrophe dès le deuxième. Effet carré « weavy » sur magazine, effet « carré plat qui rebique », chez moi, bon, un peu de pschitt, on froisse et défroisse le tout, ça ira.
Ni trop plaqué, genre mamie Thérèse, ni trop foufou, genre le chien de mamie Thérèse. Un peu de fond de teint, que j’ai payé un bras et qui est sensé se te faire la peau magnifaaaaaaique, et qui au final, cache à peine ton début de couperose, un peu de mascara et hop c’est parti !
Direction le devant de ton placard, que je dois ranger depuis humm, passons...
Alors quelle tenue aujourd’hui, petite robe ? Petite jupe ? Et merde, il est 7h12, je suis à la bourre, ce sera slim noir, top fluide blanc, veste cintrée noire et ballerines...passons l’originalité !

7h15 Je rentre dans la caverne des gnomes, ça pionce sévère...doucement je commence à leur dire « debout les zouzous » et une petite voix mal réveillée me lance :
- Mais, euhhh, maman, tu sors, je ne veux pas me lever !
- Oui mon chéri, bonjour à toi aussi.
Ça c’était mon grand de presque six ans, timide à l’extérieur, merdeux à l’intérieur.
Et dans le lit à barreau juste à côté du lit de l’ours grognon, voilà mon petit bébé de presque vingt mois, alias « mini crotte » ou « petit gros » en train de sautiller tout sourire car il sait qu’il va manger.
Je prépare un biberon pour mon mini, le grand qui n’est pas « du matin » je lui demande :
- Tu veux déjeuner quoi ?
Je reçois une sympathique injonction
- Céréales !
Je ne tolère pas ce comportement, et ce même dès le matin mais là, (faible de moi) on est à la bourre (pour changer). Je porte son bol à Mônnnsieur qui commence à brailler :
- Je les voulais avec du lait chaud mes céréales !
Intérieurement je fulmine et lui réponds fermement :
- C’est ça ou rien, t’avais qu’a le demander gentiment, point !
Pendant ce temps-là mini crotte que l’on peut appeler «  aspirateur a tout ce qui se mange », a
déjà terminé son biberon.
Allez hop direction ton placard, pantalon, pull chaussette, chaussures, on change la couche, on se débarbouille et hop un de prêt !
Je retourne vers le mini ado en pleine crise et lui dit :
- Dépêche-toi c’est l’heure d’aller à l’école.
- Je suis fatigué, je n’ai pas envie d’y aller.
-Déjà si tu arrêtais ton cinéma tous les soirs pour ne pas aller te coucher, tu serais moins fatigué le matin et la grande section de maternelle, je ne me rappelle pas que ce soit si horrible, tu vas aller voir les copains !
- Et même Yassine et Théo ?
- Oui même eux.
-Bah non maman, tu te trompes, Théo il est malade, il a vomit dans la classe, partout !
- Mmhhhh sympathique, bon et bien pas Théo.
-Allez, on se dépêche, tu t’habilles, papa vient de sortir de la salle de bain, tu vas te brosser les dents, te débarbouiller et t’habiller !
- D’abord je vais faire caca.
Je soupire :
- Oui vas-y
Cinq minutes plus tard, mon grand officiellement réveillé me gratifie d’un :
- Mamaaaaaaaaaannnn j’ai fini !
Que voulez-vous, avoir des enfants n’est pas comme dans les livres, une vie douce faites de rires, d’enfants sages et polis, de jeux, de câlins et de bisous. La vraie vie, c’est des cris, des pleurs, des caprices, du caca et fort heureusement aussi des bisous.
7h30 Ca est nous sommes officiellement en retard, me reste à mettre mes légumes vapeurs, viande blanche et fromage blanc à 0% dans mon petit « bento » rose (autre mot pour dire gamelle en plastique) mais beaucoup plus trendy !
7h35 Papa daigne enfin sortir de sa torpeur et m’aider, il aide le grand à finir de s’habiller :
- Et tu veux que papa il te coiffe avec du gel ?
-Oh oui, trop génial !
- Non mais là les gars c’est plus l’heure on est à la bourre !
-Rhô maman, ça prend deux minutes........
-Les garçons, manteaux, bonnets, écharpes hop, hop, hop !
Et nous voilà moi ma brochette de trois mecs et moi-même partis dans la cage d’escaliers.
A mes chers voisins, je vous prie de m’excuser pour tout ce bruit quotidien, entre un mini grand qui est une machine à paroles, déjà bien réveillé (Non, on n’escalade pas la rambarde de l’escalier et non on ne joue pas au Ninja à sauter six marches d’un coup, on va à l’école pas à l’hosto !) et le mini qui hurle car papa, qui le porte, a allumé l’interrupteur a sa place, il n’a pas pu faire « tic la lumière » et croyez-moi dans la quêté d’autonomie de ce mini-monstre, ceci est un outrage !
De plus il y a aussi le papa qui râle car sa chemise n’est pas trop bien repassée et que monsieur à une super réunion ce matin.
Je prends le sac d’école, le sac de nounou, le sac de mon repas, et mon sac à main sans oublier le sac poubelle, ferme la porte et, descends derrière ce brouhaha.
Au parking, direction local a poubelle, on balance le « bon sac » (Je me suis déjà emmêlé les pinceaux mais non je ne vous raconterais rien !) Tout le monde en voiture, direction l’école, puis la crèche.
Et là un hurlement du mini, déjà bien énervée je lance un :
-Qu’est ce qui se passe encore ????
Voyant le mini chercher un truc invisible autour de lui, je percute :
- oh le doudou, on a oublié le doudou !
Doudou : chose qui ressemblait au préalable à un petit mouton en tissu tout mignon, tout doux et tout moelleux, chose qui à présent ressemble plutôt à une vieille chèvre défraichie, légèrement taché de gâteaux ou autre repas , morve et j’en passe et qui nécessite un lavage quasi bihebdomadaire pour éviter qu’une délicate odeur s’en dégage. Objet essentiel à mon enfant qui a beaucoup de mal à s’en séparer, (non on ne prend pas doudou dans le bain, non, on ne frotte pas les bancs publics du parc avec doudou et non (j’ai honte) doudou ne peux pas aller aux toilettes sinon il tombe dedans !)
Et c’est reparti escalier, clés, porte, chercher doudou.
Et là vision d’horreur, l’appart que j’ai passé deux heures à ranger hier, est dans un état lamentable, le bol encore sur la table, le pyjama, des jouets partout, une tasse qui traine par-là, des chaussures par là.
-Putain c’est le bordel, il est où son doudouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!! Sainte des jeunes mères débordées, aidezzzzz-moi !!!
Une fois le saint graal, hum pardon, le doudou retrouvé au bout de quatre bonnes minutes dans mon chausson droit (non, je ne cherche plus à comprendre) rebelote, je referme la porte, puis ferme à clés et dévale les escaliers.
7h45 -Tout le monde est attaché ?
On peut y aller, direction l’école :
-Papa, tu peux mettre la radio ?
Avec un regard
- Euh tu sais mon chat, un peu de calme c’est bien aussi non ?
-Mais euh j’ai demandé à papa...
-Non on écoute maman, bah non tiens on va mettre les infos...
7h50 1er arrêt j’amène enfant numéro un à l’école :
-Bonjouuuurrrrrr
-Bonjour, vous avez vu madame, demain il n’y a pas de garderie, ni de cantine à cause d’une grève générale, il faut que vous vous organisiez pour venir chercher votre enfant à 11h30 et le ramener à 13h45 puis le récupérer à 16h00.
Je pense : Il est vrai que mes horaires de taf sont tellement flexibles que venir le chercher à 11h30 ça me fait partir à 11h00 du taf. Pour le ramener à 13h45 ça me fait arriver au taf à 14h15 pour repartir à 15h30 pour être à l’heure pour le récupérer...
Par ailleurs il se semble que vos tarifs ont doublés par rapport à l’année dernière.
Je dis :
-Hummpff oui !!!!!!!!!!!!!! (Traduction : on est dans la merde pour demain  !!!) Bonne journée mon chéri à ce soir c’est maman qui vient te chercher (sauf si elle décide de partir à l’autre bout du monde pour souffler un peu !)
De retour dans la voiture, j’annonce la super nouvelle a l’homme qui comme d’habitude trouvera l’excuse que : lui, il bosse et qu’il a une super réunion et qu’il ne peut pas manquer et donc, que c’est à moi de m’y coller.
Il est vrai que je suis une femme, une maman aussi, mais je bosse aussi, alors il est vrai que mon salaire de secrétaire-standardiste n’est pas mirobolant, que je n’ai pas un poste à responsabilités, certes, mais quand même, je bosse, je ramène un salaire tous les mois.
Et c’est encore moi qui vais devoir poser UN JOUR d’absence pour garder les enfants, c’est vrai qu’à ce rythme-là mon salaire prend cher tous les mois en jours d’absence, pour varicelle et moult autres maladies infantiles.
8h00 Arrêt pour déposer le mini chez nounou.
La mini-crotte a décidé qu’aujourd’hui c’était la journée des césars, et que petit monsieur se roule par terre dans l’ascenseur car je lui interdis de toucher au bouton d’alarme gros jaune et si tentant. Un vrai rôle de composition, avec les cris et les larmes !
Arrivés au second étage, nounou nous attends sur le pas de la porte ; et mini-crotte lui a décidé de continuer à lustrer le sol. (Avec doudou au passage !)
Je la salue, gênée du caprice matinal de mon gamin. Je « ramasse » donc mon fils et le dépose
-Tu ne veux pas faire de bisous, et bien tant pis maman est pressée, à ce soir, c’est papa qui vient te chercher ! »
Ma nounou, me retiens pour me préciser :
- A oui, au passage, je voulais juste vous dire que les deux petites que je garde avec votre fils sont malades, elles ne viendront pas aujourd’hui car elles ont été malades cette nuit, il y a de grosses épidémies de gastro en ce moment, donc je voulais juste vous prévenir au cas où...
Je pense : Au cas où quoi hein ??? Qu’il se mette à vomir ses tripes en tartinant son lit, son doudou et qu’il se mette à remplir ses couches aussi vite que l’éclair, et qui au passage contaminerait son frère, pire, son père (un homme malade, au secours !) et que ce n’est plus un jour sans solde que je devrais poser mais une année sabbatique arggghhh au secours !
Je dis :
- Oui au cas où, merci beaucoup pour l’info...
8h15 Direction le boulot avec les infos en fond dans la voiture, l’homme me dépose sachant que nos entreprises respectives sont à peine 1 km de distance .Un bisou pour la forme et c’est parti.
8h25 Je pointe, ouah c’était juste, à 5 mn près j’étais en retard et dans mon taf qui dit en retard une seule fois dit suppression de la prime de ponctualité soit 60€ mensuel qui sautent......déjà que le solde final est en danger chaque jour !
Direction de bureau des copines pour un petit café pour bien démarrer la journée...
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Adlyne Bonhomme · il y a
Bonjour, je vous découvre à peine et j'apprécie votre écriture !

Si vous souhaitez, une invitation à soutenir mon poème ''je tresse l'odeur'' en finale merci.