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Belles rencontres

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Diwiha

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.Elle est la benjamine d’une fratrie de 3 enfants
Son frère a 10 mois de plus qu’elle et avec sa sœur elle ont 2 ans de différence. Jamais frère et sœurs ne sont entendus comme ces trois là.
Une complicité, un respect, une entraide comme jamais vu auparavant.
Et l’Amour qui les unissaient survivrait et resterait ancré au plus profond d’eux, bien au-delà du monde visible.
Intimement, elle le savait.

Son enfance est heureuse, malgré les difficultés rencontrées par ces parents.
Ce sont de simples agriculteurs qui vivent bon gré-mal gré, selon les caprices du temps.
Jusque là, ils s’étaient bien accommodé des retards occasionnels de la Mousson.

A l’orée de ses six ans, le ciel s’assombrit de nuages de plus en plus menaçants, qui rompirent la félicité de leur foyer et de leur village.
Trois ans de disette dû a des sécheresses, du jamais vu dans cette contrée et une épidémie bovine, allaient faire partir en fumée le peu d’économie qu’ils avaient, et le seul bien qui leurs permettaient de travailler dans les rizières : leur buffle.

Peu de temps après, un étranger arrive dans le village exsangue.
Il fait une proposition à ses parents qui acceptent le cœur lourd la transaction.
Et c’est au court d’une nuit, n’arrivant pas à s’endormir qu’horrifiée, qu’elle entend l’inacceptable.
Dans à peine deux jours elle ne reverrait plus sa sœur bien-aimée vendue pas ses propres parents contre de l’argent pour pouvoir subsister.

Comble de malheur, le lendemain, dans l’après-midi et donc la veille de cette douloureuse séparation, son frère est victime d’une morsure d’un serpent venimeux.
Dans la soirée il meurt.

Comme convenu, très tôt, l’étranger est venu, a donné à sa famille le reste de l’argent promis et a emmené loin de ses yeux, mais pas loin de son cœur sa sœurette âgée de huit ans.

A peine une semaine passée après ces tragédies, qu’un couple de français s’installe au village.
Lui est botaniste.
Elle zoologue.
Ils sont parents d’une jolie petite fille aux longs, cheveux d’or, bouclées, avec des immenses yeux bleus, pétillants et malicieux.
Pour couronner le tout, cette merveilleuse fillette est du même âge que sa sœur.
En moins de temps qu’il me faut pour vous l’écrire, ces deux là devinrent inséparables.

Pendant tout leur séjour elle leurs servit de guide à plein temps.
C’est grâce au petit garçon manqué qui la côtoyait, qu’elle apprit les rudiments de la langue française.

Les chercheurs se rendant compte de son extrême facilité d’apprentissage, de leur guide en herbe proposa aux parents de la prendre à demeure dans leurs camp.
Durant tout le temps de leur séjour, ils la prirent entièrement à leur charge.
Tout comme leur propre fille, ils lui donnèrent des cours de français (lecture, dictée, grammaire, conjugaison) d’arithmétique, de géographie.
Pour les sciences, le sport, c’est la nature qui s’en chargeait.
Que c’est plus facile d’apprendre en jouant, où le vaste monde qui nous entoure est à fois, la cour de récréation et la salle de classe.

Le temps des adieux approche.
En une année, elle a été une brillante élève et n’a rien à envier à son amie.
Elle en sait autant qu’elle.

Mais quand le malheur décide de s’en prendre à une famille, il peut rester tapi dans l’ombre pendant quelques temps, et refondre sur sa proie au moment où elle ne s’y attend plus.
C’est ce qui arriva, dans sa huitième année, au cours de la Mousson suivante.
Un glissement de terrain emporta son village.
Ses parents n’en n’ont pas réchappé, engloutis sous des tonnes et des tonnes de boues.

Je ne sais par quel miracle elle survécu.
Moi-même, je ne peux me l’expliquer.
Tout ce que je sais, c’est qu’elle fut retrouvée marchant le soleil dans le dos, en état de choc, avec une amnésie partielle.

Elle fut placée dans un orphelinat où elle se réfugia dans un mutisme insolite. Le seul prénom qu’elle répétait était Swani.
Le personnel en conclu que c’était son prénom, et l’inscrivit sur le registre comme tel.

Pour l’équipe, elle était invraisemblable, une vraie énigme, car elle ne se souvenait plus de sa langue maternelle.
A croire que sa vie n’avait commencé qu’à sa rencontre avec ses sauveteurs.

A huit, neuf ans dans les pays asiatiques, un enfant n’est plus adoptable, et surtout s’il présente des séquelles psychologiques et des troubles de comportements.
Et puis la majorité des européens préfèrent avoir dans les bras un petit bébé qu’un garçon ou une fille âgés de 7 ans et plus.

Donc, rien ne prédestinait Swani à l’adoption.



Monsieur et Madame Li est un couple Franco-Tibétain.
Ce sont des gens fortunés, immensément riches.

Lui est un tibétain dont les parents ont réussi à fuir leur cher Tibet, à cause de l’oppression incessante du gouvernement totalitaire chinois.
C’est en 1953 que les troupes armées chinoises envahirent en toute illégalité, et en toute impunité le Tibet.
Ils l’annexèrent et en firent une province chinoise qu’il est toujours de nos jours en 2016.
C’est dans la suite du Dalaï-lama, qu’en 1959, ils ont pu s’enfuir au travers l’Himalaya malgré les innombrables dangers qu’ils encouraient.
C’est grâce à des amis Indiens, que la famille vint s’installer à Paris, loin de la mère-patrie du papa, mais enfin libre.

Monsieur Li, père, était un érudit scientifique, bouddhiste.
Il n’eut pas de peine à trouver un travail à la hauteur de ses compétences et connaissances.

Il paya de grandes études à son fils qui choisi la médecine.

Elle est issue d’une noble lignée d’aristocrate français, catholique.
Elle se dirigea vers des études littéraires.
Ils se sont rencontrés en terminales.
Ils se sont plus et se sont mariés.

La seule ombre de taille dans leur bonheur, provenait d’une maladie congénitale qui avait privé Mme Li du bonheur d’être maman : elle était née sans utérus. Mais elle a aussi un don, qui va beaucoup l’aider.

Peu de temps après leur union, à la mort de ses parents étant la légataire universelle, elle se retrouva à la tête d’une fortune colossale.
Bien que continuant chacun leurs métiers respectifs, ils se mirent à voyager, mettant leurs compétences et leur fortune à la disposition des plus démunis.

De fil en aiguille, à travers le monde, ils fondèrent plusieurs orphelinats New-génération, respectant à la lettre les cultures originales, les coutumes diverses et variés formant l’inestimable mosaïque des peuples vivants sur notre merveilleuse planète Terre.
En parallèles, ils prirent en charges dans chaque pays les différentes formations spécialisées des salariés travaillant dans leurs centres.
Des cours de langues étrangères furent dispensées à toutes les équipes, pour que les couples étrangers en mal d’enfants puissent rencontrer sur place des employés capables de les comprendre et de suivre leur dossier de A à Z sans avoir recours à un interprète.
Ils construisirent des écoles primaires, secondaires, et même des universités, pour que leurs protégés et les autres suivent un cursus scolaires leurs permettant d’envisager un avenir meilleur.
Ainsi que plusieurs hôpitaux à la pointe de du progrès pour que tous soient égaux devant la maladie.


C’est au cours d’une de leurs innombrables visites dans l’un de ces centres New-âge, qu’ils eurent le coup de foudre pour Swani.

Une petite fille qu’ils n’ont jamais vue, est seule.
Elle est assise sous l’ombrage d’un grand arbre centenaire au fond du jardin.
Elle semble absente et discute avec un personnage invisible.
Se rapprochant d’elle, ils sont littéralement scotchés, figés sur place.

C’est incroyable.
La petite Swani donne un cours imaginaire.

Jusque là rien de d’extraordinaire, me diriez-vous ?

Sur ce point, je vous donne mille fois raison.

Mais la particularité est qu’elle le dit dans un français correct.
S’ils ne savaient pas où ils étaient, pour eux, ce serait une situation d’une banalité tout à fait normale.
Ils n’en croient pas leurs oreilles.
Ne voulant pas la déranger, ils s’éclipsent et vont voir le directeur, pour leur demander des explications.
Lui ne peut que les renseigner qu’avec les maigres informations dont il dispose.

Qu’à cela ne tienne.

Pendant que son époux ferait tout en son pouvoir pour accélérer l’adoption, (il faut avouer, que grâce à leur action humanitaire, ils sont respectés et ont un soutien illimité par les gouvernements des pays où ils agissent, et qu’ils ont de solides relations que ce soit en France ou ailleurs), elle décide avec l’accord de l’équipe en place de se faire apprivoiser par Swani.

Chaque jour, Mme Li vient et pour ne pas l’effaroucher, petit à petit s’approche jusqu’à une distance respectueuse de Swani.
Dans un premier temps, elle s’occupe en lisant un livre illustré, tout en l’observant.

Au début Swani n’y prend garde, tellement elle est immergée, dans son monde. Puis insensiblement sa curiosité naturelle reprend le dessus.

Qui peut-être cette dame distinguée, qui a l’air d’être très passionnée par le livre qu’elle lit et qui s’assoit près d’elle ?
Pourquoi est-elle seule ?

Elle ne saisit pas, qu’autour d’elle, il n’y a pas une flopée d’enfants l’entourant, comme c’est toujours le cas lors d’une visite d’étrangers.

Au départ très discrètement Swani lui jette des petits regards.
Puis viennent de timides petits sourires.
Malgré ces petites avancées, la belle dame garde ses distances.
Elle n’a pas l’air méchant.
Quelques fois elle semble triste.
Swani est de plus en perplexe.
Cette grande Dame l’intrigue de plus en plus.
Elle voudrait lui parler mais ne sait comment s’y prendre, ni comment l’aborder.

Sa grande interrogation est : va-t-elle la comprendre ?

Un jour un événement va enfin le lui permettre de répondre à ses questions.
La belle dame est partie précipitamment.
Elle a laissé son beau livre sur place.

« Je le prends et demain le lui rendrais. » se dit-elle.

Les illustrations très colorées attirent son regard.
A son grand étonnement, les légendes sont en français.
Elle en est émerveillée.
Le lendemain, à la place qu’occupe habituellement la fillette, Mme Li trouve sur son livre un ravissant bouquet de fleurs aux couleurs chatoyantes et un mot en français :

« Bonjour.
Je m’appelle Swani.

Et toi ?
Peux-tu me prêter ton livre, s’il te plait ?»

Mais pas de Swani à l’horizon.

Depuis le jour où Swani lui a esquissé un sourire, Mme Li a toujours sur elle un petit carnet au cas où.
La veille elle avait décidée de passer à la vitesse supérieure.
Et Swani avait eu la réaction prévue.

Mme Li sait que ce n’est qu’un petit pas.
Petit mais au combien important.
Mais ce n’est pas pour autant qu’elle croit que c’est gagné.
Elle marche sur un terrain miné.
Elle agit sans filet.
La moindre erreur et tout son travail d’un mois d’approche est anéanti et sans espoir de retour.
Un mois, c’est à la fois court et long.

« Bonjour Swani.
Je m’appelle Pami : Pami Li.
Je te remercie du fond cœur de ton présent.
Il est magnifique et il sent très bon.
Le livre, c’est cadeau.
Je te le donne.
Dorénavant, il t’appartient.»

Le jour d’après, toujours pas de Swani.
A sa place un dessin, un gentil mot de remerciement, un autre bouquet tout aussi beau et odorant que le précédent.

Ce matin changement de programme.
Pami est venue accompagnée d’une petite amie qui plait beaucoup à Swani.
Pami s’amuse beaucoup avec elle.
Swani qui se cachait pour l’observer en toute quiétude, se décide de descendre de la branche où elle était perchée, se dirige vers Pami, et chose extraordinaire s’assoit en face d’elle.

Swani : « Bonjour Pami.
Bonjour toi !

Peux-tu me la présenter ? »

Pami est très étonnée de l’attitude familière à peine voilée que Swani a à son égard, mais elle fait comme si elle ne le remarquait pas.

Pami : -« Bonjour Swani.

Ne préférerais-tu pas qu’elle le fasse elle-même ?

Swani : « Le peut-elle ? »

« Bien sûr que je le peux !  », répond cette rigolote chenille multicolore, toute en plume.

Swani intriguée est toute ouïe.

« Je suis Ploum-Ploum.

Veux-tu être mon amie ? » repris la voix enfantine.

Swani est interloquée.
Elle écarquille grand les yeux.
Elle n’avait jamais vu ça.

Mais quel est donc ce prodige ?

Sous l’œil amusée de Pami, en un bond, prestement, elle se lève, fait le tour de l’arbre, lève les yeux vers le feuillage, virevolte d’un côté du jardin, s’en va de l’autre comme si elle cherchait quelqu’un que bien entendu, elle ne trouva jamais.
Swani avait déjà participé à des séances de marionnettes, et savait parfaitement que c’était les marionnettistes qui prêtaient leurs voix.
Mais là, c’était incompréhensible.
Pendant tout l’échange Pami n’avait ouvert la bouche.
Et la voix entendue était très différente de celle qu’elle lui connaissait.
Ébahie et charmée par tant de mystère, doucement, elle s’en revint vers Pami.

Ploum-Ploum tremblotante : -« Hie !!!
Swani !
Tu m’as fait peur ! »

Swani : « Ne m’en veux surtout pas !
Je ne l’ai pas fais exprès.
Je te prie de m’excuser. »

Ploum-Ploum toute ragaillardie : -« C’est tout oublié. »

Swani : « Tu m’avoueras que tu m’es une incroyable énigme. »

Ploum-Ploum se tortillant dans tous les sens, se rapprocha de Swani, lui chuchota à l’oreille : - « C’est un secret... »

Swani riant aux éclats : -« AAA...tchoum !
Arrête Ploum-Ploum.
Tu me chatouilles ! »

Ploum-Ploum imperturbable : -«...que personne ne doit savoir. »

Swani hoquetant : - « Même pas Sin ? »

Ploum-Ploum : - « Qui est Sin ? »

Swani : « C’est mon ami !

Tu ne le vois pas ?

Il est juste à côté de toi ! »

Ploum-Ploum : - « Euh ! Non !"

Swani : « Et toi Pami ? »

Pami : -« Non plus ! »

Swani : « Ah bon ! »

Se retournant vers son interlocuteur invisible :

Swani : « Sin, mon Ami, peux-tu me dire pourquoi ils ne te distinguent pas ? »

Là, un étrange ballet se déroule sous les yeux de Pami et de Ploum-Ploum.
Swani discourant avec le vent entame une danse dont elle seule connait la chorégraphie.
C’est une petite fille transformée, heureuse, épanouie qui se révèle à elles.

Soudain, dans un halo lumineux lui apparaît un garçonnet entouré de formes élégantes éthérées qui tourbillonnent gracieusement et joyeusement autour de Swani et de lui-même.
Pami est émue jusqu’aux larmes de la subtile sincérité raffinée qu’elle ressent émanant d’eux.
Mais ce qui l’a touche au plus profond de son cœur et qui lui transperce son âme c’est de se sentir baignée dans un Amour indescriptible.
Une fois leur divine expérience terminée, Swani tout sourire explique :

Swani : « Sin, m’a raconté que tu ne pouvais l’apercevoir car tu es une adulte.
Avec ses compagnons nous avons entamé la danse ancestrale de mes aïeux pour qu’ils puissent ouvrir ton troisième œil, pour se révéler à ton regard intérieur.
Cela a été possible car tu as gardé ton âme d’enfant.
Tu as le cœur pur et tu as une ouverture d’esprit admirable pour une grande personne. »

Pami bouleversée : -« Je tiens tous à vous remercier pour la suprême confiance que vous m’accordez.
J’en suis extrêmement touchée et ravie.»

Swani : « Oh !
Moi, je n’y suis pour rien, Pami !
Tout le mérite en revient à Sin.
C’est lui qui quelque temps après ton arrivée a attiré mon attention vers toi.
Plus d’une fois il s’est installé à tes côtés.
En toute franchise, je pense que sans son insistance, je ne t’aurais pas si facilement abordé, tellement timide que tu étais.
C’est lui qui m’a rassurée.
Jamais auparavant, il n’avait agit de la sorte avec les travailleurs du centre, et surtout avec les visiteurs étrangers.
Voilà c’est tout. »

Ploum-Ploum sans dessus-dessous : - «Wouahou !
Décoiffant !
Dis : tu ne m’as encore dit comment tu me trouvais.»

Swani du tac au tac : « Ébouriffée ! »

Ploum-Ploum plus sérieusement : - «C’est fou !
Je vois que ton secret est tout aussi fantastique que le mien.
A mon tour de te mettre dans la confidence. Pami, que tu vois là est ventriloque. »

Swani sidérée : « Ventri...quoi ? »

Ploum-Ploum : - « Mais : ventriloque ! »

Swani : « Tu m’en diras tant ! »

Ploum-Ploum très sérieusement : - « Et oui très chère : ven-tri-lo-que. »

Swani : « Expliques-moi. »

Ploum-Ploum : - « Elle sort les sons avec son estomac sans l’aide de ses cordes vocales.
C’est pour cette raison que tu ne vois pas ses lèvres bouger.
Tu vois c’est aussi simple que ton don de rentrer en contact avec Sin.»

Swani : « Je ne sais pas.
Mais si tu le dit, c’est que cela doit être vrai ! »

Ploum-Ploum : - «Dis-moi Swani ?
Qui est au juste, Sin, pour toi ? »

Swani : « Quand je me suis réveillée dans un milieu hostile, et apeurée, il était là. Depuis lors il ne m’a jamais quitté.
C’est la seule famille que j’ai.
Quand les hommes m’ont trouvée, je ne comprenais rien à leur langage. Un seul mot résonnait inlassablement dans ma tête : Swani.
Il m’a dit que je n’avais rien à craindre d’eux, qu’il me fallait tout simplement les suivre.
Heureusement qu’ils m’ont emmené ici, car j’y ai trouvé une personne qui parlait comme moi.
Ce qui quelque part m’a quelque peu rassurée.
Sin s’est présenté comme le dieu lunaire, protecteur de ma Famille. Mais j’ai eu beau essayer de m'en souvenir, de rechercher dans ma mémoire, un petit détail de ma vie d’avant, rien : le trou noir.
Voilà. »

Le regard de Pami est attiré par un scintillement sur le torse de Swani.

Pami : - « Quel magnifique médaillon que tu portes autour de ton cou.

Peux-tu me le faire voir, s’il te plait ? »

Exceptionnellement, la petite décroche la chaîne et dépose délicatement le tout, dans creux de la main de Pami.

Swani : «Tiens ! »

Le bijou en or finement ciselé est un cœur.
A l’intérieur une photo représente Swani et une blondinette.
Au dos une inscription enfantine : Amies pour la vie.
Signée Tanakile.

Pami : - « Qui est cette fillette ? »

Swani : « Ben : Tanakile ! »

Pami : - “ Dis m’en plus ! ”

Swani : « Si je pouvais, je t’en parlerais bien volontiers.
Tout ce que je sais, c’est qu’elle a du être très importante pour moi. Sinon je n’aurais pas cela en ma possession.»

Ploum-Ploum : - « Donc, c’est la seule chose qui te relie à ton passé. »

Swani : « Et c’est pour cette raison que je ne m’en sépare jamais et que je le garde très précieusement sur moi. »


Ça y est, c’est fini.
Cela fait quelques mois déjà que Swani vit avec ses parents dans un très bel appartement à Paris.
Ils l’ont inscrite dans l’une des meilleures écoles de la capitale.
Et elle s’en sort plutôt pas mal.
Il faut avouer que ses parents lui avait payé des cours particuliers avant leur retour en France pour qu’elle puisse intégrer le système scolaire français avec toutes les chances de son côté.
Elle se révéla être une très brillante élève, qui apprenait tout avec une facilité déconcertante.
La seule matière qui lui causait du souci était l’histoire de France.
Elle ne comprenait pas que ces ancêtres fussent les Gaulois.
Cette Vérité historique la dépassait complètement.
Elle fit bien rire son prof. et ses parents quand elle répondit à la question suivante :

Qu’est-ce l’Edit de Nantes ?

La femme d’Henri IV.


En cette fin d’année scolaire, un événement anodin va foncièrement changer le cours de son histoire personnelle.
Sur le même pallier qu’elle, une famille vient d’emménager dans un appartement libre.
Qu’elle ne fut pas sa joie de se retrouver nez à nez avec Tanakile.
Une fois l’effet de surprise passé, les deux fillettes tombèrent dans les bras l’une de l’autre ne sachant s’il fallait en rire ou en pleurer, tellement que l’émotion qui les subjugua était considérablement grandiose.
Et c’est ainsi que pour elle et sa famille, le voile de mystère entourant sa petite enfance fut définitivement levé.
Les parents de Tanakile lui révélèrent son vrai prénom : Lee.
Que Swani était sa grande sœur.
Que Sin était son petit frère.
Qu’effectivement le dieu lunaire Sin était le protecteur de sa famille.
Et le plus incroyable dans tout cela, c’est au cours de ces deux mois de Grandes Vacances que grâce à eux et surtout à Tanakile elle réapprit à reparler dans sa langue maternelle.
Elle décida avec l’accord de ses parents que dorénavant elle nommerait Swani-Lee.
C’est aussi à cette occasion que son ami, Sin disparu à tout jamais.
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