Au commissariat de police

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Cette belle journée d’été me donne l’occasion de faire un peu de tourisme. Je conduits donc, fenêtre baissée, le vent dans mes cheveux bruns, très courts. Je me sens légère de pouvoir profiter seule de ma journée, après cette année chargée par les contraintes sanitaires, que nous avons subies.
J’arrive vers 11 heures dans cette charmante ville à seulement 50 km de la mer. Les façades sont d’un blanc éclatant, la ville est lumineuse, les rues sont aérées. Je trouve une place sur un parking au centre-ville à proximité des points d’intérêt pour une touriste.
J’ai l’impression que les embruns de la mer viennent jusqu’ici, l’air est humide. Je sors de la voiture, une brise vient soulever ma petite jupe volante, je prends un gilet que je pose sur mon sac. Je commence par la visite de cet impressionnant château médiéval. Je me sens toute petite, malgré la hauteur des talons de mes chaussures compensées, et de mon mètre soixante-quinze, quand je passe par l’ouverture massive de ce château. Dans la cour, le contraste entre les bâtiments gothiques, presque en dentelle et la rudesse de la forteresse est saisissante. J’aime déjà cette ville.
L’après-midi est un peu avancée quand je finis la visite complète du château et de son musée. Je décide de m’assoir à la terrasse d’une magnifique brasserie Art Nouveau. Je n’ai pas vraiment faim mais je me laisse séduire par un désert qui semble être la spécialité du lieu, un Crémet accompagné par un thé Darjeeling. J’aurais pu passer la journée accompagnée, mais parfois il est bon de se retrouver seule pour profiter sereinement des petits plaisirs de la vie à son rythme. Je peux ainsi approfondir la visite de musées et passer du temps dans les boutiques sans sentir l’impatience de mes amis !
Là, sur la terrasse face à ce beau bâtiment néoclassique, assise les jambes croisées au soleil, je savoure l’instant, ce thé, et ma tranquillité.
Je regarde les passants et imagine leurs vies, leurs métiers, leurs quotidiens. Je dois manquer de discrétion, un homme parmi les passants, me dévisage avec insistance, je sens son regard chauffer d’avantage encore mes jambes. Il n’est pas très grand, peut-être un mètre soixante-dix ou soixante-quinze, une tête de viking breton, blond châtain, le teint matte, il a les épaules très larges sous son polo bleu marine, les fesses bien musclées sous son jean moulant. Il marche d’un pas tranquille mais assuré. Je sens ce regard, derrière des lunettes de soleil noires, monter de mes jambes à ma taille, poursuivre jusqu’au creux formé par mon décolleté. Je me pince les lèvres, il doit être magnétiseur pour que je sente cette chaleur, rien qu’à son regard. Il s’éloigne.... il va certainement retrouver une patiente et la caresser de ses mains qui semblent être puissantes....
Je reste encore un moment à dévisager les passants avant de quitter cet endroit magique pour arpenter un peu les boutiques. J’emprunte une large avenue bordée de vitrines. Je rentre dans une belle boutique très girly, les murs sont peints de rose paillette, les étagères présentent des ensembles lingerie, très féminins et peut-être même sexy. Je choisi une nuisette blanche transparente à plumetis et un ensemble rose poudrée et je me laisse tenter par le porte jarretelle. Bien que nous sommes en été, je pourrais peut-être le porter avec des bas, lors d’une soirée cocktail, organisée comme souvent par mon entreprise. J’aime avoir des sous-vêtements assortis. Dans la cabine d’essayage, alors presque nue, j’essaie la culotte tanga et le soutien-gorge assorti. Je pensais cet ensemble, sexy, mais en fin de compte, il est juste féminin. Le tanga fait ressortir le bombé de mes fesses charnues et le soutien-gorge, sans armature, me donne une sensation d’être libre et nue sous la dentelle. Bien que seule dans la cabine, j’ai l’impression de sentir le regard inquisiteur du viking breton sur mon corps, cela me donne des frissons...
Je passe à la caisse et fait encore quelques emplettes dans les magasins bordants cette artère commerçante.
Une galerie aux arcades en fer forgé retient mon attention, et je m’y attarde quelque instant pour le plaisir des yeux.
Il est déjà 19h30, j’ai les bras chargés de paquets, et les magasins ferment leurs rideaux. Je décide de diner une petite salade ici, avant de reprendre la voiture, j’ai le ventre qui se creuse après cette journée de marche. Je rentre dans une sorte de bar-brasserie. Le serveur, look tatoué, écarteur d’oreille et souriant, me demande ce que je souhaite boire en apéritif. Je n’ai pas vraiment envie d’apéritif mais il est sympa et je me laisse tenté par la boisson qu’il me recommande, un chouchen, il prend également la commande, une salade bretonne. Il me pose le verre, me lance un petit clin d’œil et me dit que c’est la boisson des Dieux ! C’est bon, sucré et doux et ça se laisse boire ! J’enquille ensuite ma salade. Le serveur et charmant, et drôle, il me raconte les anecdotes du quartier, il a le temps, il n’y a presque personne.
Je quitte cet endroit pour rejoindre maintenant ma voiture. Le parking me semble loin en cette fin de journée, je suis fatiguée et ai hâte de rentrer. J’arrive enfin au parking, paie à la borne et me dirige vers le fond du parking, j’ai du mal à apercevoir ma voiture, pourtant bien colorée. Plus de me rapproche de l’endroit où je l’ai garée, plus un sentiment d’inquiétude me taraude, je ne la voie toujours pas. Je cherche en vains pendant plus d’une demie heure sur ce parking presque vide et rien. Je suis fatiguée, je veux rentrer. J’appelle à l’aide auprès de la borne de paiement, le gardien de surveillance :
- Je ne peux rien pour vous, ma p’tite dame, si vous ne trouvez pas vot’e voiture, il faut aller au poste de police porter plainte !
Où est ce poste de police ? Je n’en peux plus, heureusement je m’aide d’une application sur mon smartphone et arrive au poste de police centrale.
A l’accueil, le policier qui filtre les demandes, me reçoit, je lui explique mon problème. Il est petit, trapu, porte une chemisette bleu de policier, évidemment, et une moustache poivre et sel. Sa chemise est tendue par son ventre bien nourrit. Il ressemble vraiment à l’idée que je me fais d’un policier !
- Je ne retrouve plus ma C3 Cactus verte qui était garée sur le parking aérien de la grande avenue.
- Ah, la cactus verte ! Mon collègue vous attend au fond du couloir, porte de droite. Me répond-t-il.
Je suis rassurée, ils ont retrouvé ma voiture. J’arrive devant la porte indiquée et frappe, attends quelque secondes et entre.
La salle est sombre et triste. Elle est seulement, meublée de deux chaises et d’une table. Un miroir sans teint au fond de la pièce renvoie mon reflet. Je suis rouge du soleil de la journée, j’ai perdu mon gilet, je me sens peu habillée. Il n’y a personne, je me suis trompée de salle et me retourne pour demander à nouveau le bureau où je suis attendue. Au moment où je me retourne, je me retrouve nez à nez avec un visage qui ne met pas inconnu. Il ferme la porte derrière lui. Il a un regard bleu perçant et un sourire en coin. J'ai soudain chaud. C’est le magnétiseur de cet après-midi. Il ne peut pas être policier, il n’a pas d’uniforme !
Il tourne le verrou et me demande de m’assoir. Je suis surprise mais pose mes paquets et m’assoie. Il passe derrière moi, je sens son souffle sur mon cou. Il me prend les bras jusqu’aux mains, doucement, et me passe d’un coup, des menottes aux poignets. Je suis abasourdie, c’est la première fois que j’entre dans un commissariat, je suis avec un policier que je prenais pour un magnétiseur et il me passe les menottes comme si j’étais une criminelle.
- Ça ne va pas ? Qu’est- ce que j’ai fait pour avoir les menottes aux poignets ? je ne parle pas, je crie presque.
- Je pense que tu es coupable ! débout ! me répond-il sèchement
J’exécute, me lève et me place debout.
- Coupable de quoi ? Vous devez faire erreur, je viens pour ma voiture ! Je sais que ma version ne lui convient pas, il s’est déjà fait une idée à mon sujet.
- Tu es coupable de m’avoir allumé cet après-midi à la terrasse de la brasserie.
Il me place devant la table, debout, écarte légèrement mes jambes, j’ai les mains attachées dans le dos par les menottes qui me serrent les poignets. Il commence une palpation par mes chevilles et remonte lentement le long de mes jambes, pour arriver vers mon entrejambe.
Surprise dans un premier temps, je prends vite goût au contact de ses mains fortes sur ma peau. Il procède à une fouille minutieuse de tout mon corps et appuie avec insistance dans mon entrejambe.
- Tu as caché quelque chose là, petite salope ! lance-t-il en titillant mon sexe, à travers ma culotte. Je suis toute chaude de plaisir et sens une moiteur au contact du policier. J’ose lui lancer :
- Je demande la présente de mon avocat. Son excitation ne fait que décupler, il plaque son corps contre le mien, je devine le durcissement de son sexe à travers son jean.
- Tu ne peux pas, petite salope, je ne t’ai pas encore notifié tes droits.
Je suis obligée de me soumettre à l’autorité publique. Il est plaqué derrière moi, il me fait un effet torride, il glisse ses mains sur ma taille et soulève mon top, pour remonter vers mes seins. D’une main, il presse un sein à travers mon soutien-gorge et de l’autre le dégrafe. Il pince mes tétons durcis. Je me dandine sous le plaisir qu’il me procure. Il me retourne vivement, je voie mon reflet, dans ses yeux.
- Tu n’as rien caché de ce côté-là, non plus, je vais devoir utiliser des méthodes de torture douce...
Il passe avec dextérité les doigts de sa main droite, sous ma culotte, et fouille entre mes lèvres humides, et de l’autre main ôte mon sous-vêtement. Il porte ma culotte à son visage pour humer l’odeur de ma mouille.
- Tu aimes ça, la fouille digitale, je l’aurais deviné quand je t’ai vu à la terrasse, humm, c’est que tu es bien mouillé, grosse chienne ! Tu vas sentir ma langue, c’est une fouineuse, elle va partout...
Il me porte pour m’allonger sur la table d’interrogatoire. Il écarte mes cuisses et joue avec sa langue sur mon clitoris et de ses doigts cherche l’intérieur de chacun de mes orifices. Ses gestes expérimentés me chauffent le corps en entier. Ma respiration est de plus en plus rapprochée, ses gestes s’accélèrent, je plane, je suis bien, je ne sais plus où je suis, je crie de plaisir et atteins le plus bel orgasme que je n’ai jamais eu de ma vie.
Il me retourne, je suis encore toute tremblante du plaisir que je viens d’éprouver. Nez contre la table, les fesses à sa merci, j’imagine ce qu’il veut, maintenant. Il tient mes poignets toujours menottés et lèche mes fesses. J’entends un bruit de métal.
Il retire les menottes de mes poignées, pose une petite claque sur mes fesses, ferme la lumière et s’en va sans dire un mot.
Je suis seule, sur la table d’interrogatoire d’un commissariat de police, les fesses à l’air dans le noir. Je me redresse, et cherche l’interrupteur. Que dois-je faire ? Trouver ma culotte ! En vains. Je prends mes paquets, ferme la porte, et sans culotte quitte le commissariat, un peu honteuse du plaisir trouvé ici avec un policier inconnu.
Sur le parking du commissariat, juste devant la porte, il y a ma voiture.
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