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Apaisement général

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Diwiha

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Sin : -« Dites, s’il vous plait, je peux aller aux toilettes ?  »

La voix de l’enfant résonne dans le silence d’or qui s’était installé et planait dans bureau.
Chacun semble sortir de l’étrange torpeur qui les a envahit.

Lucie : -« Bien-sûr. Tu sais où ils sont. Nous t’attendons. »

Un ange joyeux s’en va.
Un ange passe.
Un ange s’en revient tout guilleret.
Sin est ravi.
Il a compris la situation extraordinaire dans laquelle se retrouvent les adultes.
Certes il n’a pas tout saisi, mais dans son cœur, il sait.
Dans son âme l’indicible vérité a jaillit dans un sublime feu d’artifice.

Qui aurait pu prévoir le matin même le singulier déroulement de cette convocation, et son issu toute aussi effarante qu’inattendue ?

Lucie : -« Je vous propose d’arrêter là cette discutions pour nous permettre de tous nous remettre de toutes ces riches émotions fortes qui ont émaillées de cet après-midi. »

Phil : -« Lee Chérie ? Je ne pense pas que tu refuseras l’invitation de Swani pour le Week-end entier ? »

Lee : -« Tu plaisantes, j’espère ? Je signerais des deux mains deux fois, plutôt qu’une ! »

Swani : - « Et puisque nous avons assez de place pour vous recevoir tous, je désirerais, si vous êtes tous d’accord, d’avoir une invité surprise : Mme la directrice. »

Lucie : -« C’est un grand honneur que vous me faites là, Mme Wong.
J’y consens bien volontiers. »

Lee : -« Bien que cet après-midi aurait pu être le plus funeste de mon existence, il se révèle être le plus beau jour de ma vie. Bien-sûr que je serais présente.
Nous avons tant et tant de choses à nous raconter, ma sœur et moi.
Et ce n’est pas maintenant que nous nous sommes retrouvées que je vais lui faire faux bond. N’y compte pas surtout pas sœurette.
Quand à toi Sin, mon cher neveu, je te présente mes excuses pour le mal que je t’ai fait tellement que j’étais aveuglée par la rage incommensurable et la sourde colère qui me rongeait au plus profond de mon être. »

S’adressant à Lucie :

Lee : -« Mme la directrice, je vous prie solennellement d’accepter mon renoncement à ma carrière d’Enseignante. Cette décision est irrévocable.
Demain matin, sur votre bureau vous aurez en bonne et du forme ma lettre de démission. Je suis parfaitement consciente de l’erreur monumentale que j’ai commise envers Sin.
Je n’aurais jamais du faire une telle discrimination, mais je n’ai pu en faire une évaluation précise, tellement que j’étais en prise avec l’échec cuisant relatif à notre passé.
Je sais pertinemment bien que sans ces événements d’exceptions que nous avons tous vécus au cours de cette convocation, vous m’auriez signifié ma radiation pure et simple de l’Education Nationale. Et je ne veux en aucun cas un privilège auquel je n’ai pas droit.
Et puis maintenant j’ai un petit neveu qui va requérir toute mon énergie et toute mon attention. »

Lucie : -« Mme Couchot, je ne puis rejeter votre proposition, qui je sais est juste et qui plus ai, vient d’une personne responsable, assumant sans défaillir ses actes quels qu’ils soient.
Merci de faire montre d’un discernement avisé, pour votre sens professionnel aigu, malgré tous les événements imprévisibles, les enchaînements spectaculaires, les innombrables et incroyables rebondissements auxquels nous avons tous participé en ce jour. »

Lee : -« Sin, mon neveu, vient que je t’embrasse et te serre fort dans mes bras. »

Sin, subitement intimidé : -« Maman ? Papa ? Je peux ? »

Les parents : -« En toute confiance, chéri. »

Avant de se séparer Lee, leurs raconte son remariage avec un certain Monsieur Couchot qui travaillait à Interpol.
Une de ses enquêtes pour démanteler un réseau de pédophile l’avait dirigé vers le milieu asiatique.
Un jour qu’elle l’aidait à faire ses bagages, elle tomba sur une série de photos d’enfants où elle reconnu celle de Swani.
Mais ses enquêtes là-bas en dérangeaient beaucoup.
Tant et si bien qu’il fut abattu au cours d’une rixe.
La police locale avait conclu à un règlement de compte, mais ils n’ont jamais pu trouver les coupables.

C’est pour honorer sa mémoire qu’elle avait décidé de garder son nom de famille.
Et malgré toutes les recherches, qu’elle avait entreprises, elle n’avait jamais pu la retrouver.
Ce n’était pas faute d’avoir remué, de fond en comble, ciel et terre.
Tout son temps de libre était destiné à ses investigations.
Elle dépensait sans compter son argent dans l’inlassable quête, dans laquelle elle se vouait corps et âme.
Mais jamais au grand jamais elle ne baissa les bras.

Au lieu de la détruire ses échecs lui donnèrent une force de caractère intérieure hors normes, infaillible, inébranlable.
Elle s’était faite une promesse.
Qu’envers et contre tout, tant qu’il lui resterait un souffle de vie, et que Sin l’Etoile de son Espoir demeurerait toujours au zénith de son ciel lumineux, elle ne laisserait jamais tomber.

Elle savait que Sin la dirigerait, bien un jour vers Swani.
Il lui était impossible de croire que le lien de l’indicible Amour qu’elle portait à sa sœur soit à jamais rompu.
Son cœur, son âme, lui répétaient inlassablement, au plus profond de son être : Swani est toujours vivante.


Dès l’instant où elles s’embrassent, un halo de lumière les enveloppe.
Soudainement, une force irrésistible les entraîne dans une spirale ascendante.
Elles sont transportées dans un lieu enchanté.
Là où le temps et l’espace n’existe plus.
Elles sentent une présence.
Sin souriant est là.
D’un geste, il les invite à le suivre.
Devant leurs yeux s’ouvre un chemin fleuri qu’elles empruntent.
Il s’arrête devant une cabane d’où sortent leurs parents.
Ils sont heureux, resplendissants.
Ils dégagent une joie de vivre et une quiétude absolue.
Les filles comprennent que depuis leur passage dans l’autre monde, ils les ont protégées, guidées, aimées.
Sin leur frère étaient le lien qui les unissait, eux et elles, parce qu’il était le seul que les fillettes pouvaient voir.

Sin : -« Quand il m’a fallu aller dans la Lumière, je n’ai pu m’y résoudre.
Je ne pouvais vous abandonner.
Un lien irrésistible me reliait à vous, surtout à toi petite sœur.
Je ne pouvais te laisser seule. Puis quand nos parents me rejoignirent, je te pris sous mon aile protectrice Lee. »

Lee : - « Sin ? Pourquoi m’avoir laissée dans le brouillard quand j’étais amnésique ? »

Sin : -« Je ne pouvais en aucun cas interagir dans ton cheminement de vie.
Ma présence à tes cotés devait uniquement te rassurer et te soutenir dans les événements tragiques que tu vivais.
Une de tes missions sur terre était de retrouver par toi-même le fil ton histoire »

Swani : - « Pour moi il en a été tout autre. »

Sin : -« Mon rôle avec toi, était que tu conserves intact, le souvenir de notre famille.
En cela nous étions parfaitement en accord sur ta décision d’en être la suprême gardienne.
Choix que tu as pris lors de notre concertation de notre groupe d’âmes d’avant notre retour sur terre.
Nous tous ici présent, y avons consenti puisque cela n’interférait nullement sur nos Karmas respectifs.
Bien au contraire. C’est pour cette raison que je t’ai guidée vers ta famille d’adoption. »

Swani : - « Où grâce à leurs coutumes et traditions ancestrales, j’ai eu l’entière responsabilité, liberté de réaliser, sans aucunes entraves, la digne tâche qui m’incombait.»

Sin : -« Aujourd’hui et en ce lieu, c’est notre ultime contact avec vous deux, puisque vous êtes enfin réunies.
Maintenant que notre mission de guides protecteurs, est finie, nos parents et moi, allons pouvoir, le cœur apaisé, rejoindre le Paradis de nos ancêtres. Quand pour vous l’heure viendra de tirer votre dernière révérence sur la scène terrestre, bien entendu, le plus tard possible, soyez certaines que nous vous accueillerons à bras ouverts (façon de parler).
Mais sachez que nous vous aimons infiniment et éternellement, d’un Amour Inconditionnel.

Phil : -« Allô, La lune, ici la Terre ! Il est grand temps de rentrer tous chez nous.
N’est-ce pas Mme la directrice ? »

Lucie : -« Lucie, vous pouvez m’appeler Lucie. »

Phil : -« Vous m’en voyez très honoré cher Lucie. Moi c’est Phil ! »

Sin est aux anges.
Sa maman et sa tante bras-dessus, bras-dessous sont rayonnantes.
Une indescriptible sérénité irradie d’elles.
Leur démarche est emprunte d’une telle légèreté, qu’elles semblent se déplacer sur un nuage.
Intimement il ressent que plus rien ne pourra briser leur bonheur d’être enfin ensembles.
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