Jeunesse

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Ce poète ivrogne, porté sur le fruit de la vigne et les cabarets parisiens, se considérait lui-même comme un écrivain de troisième rang et n'a jamais souhaité être publié. Un seul recueil  [+]

Je me souviens d’une contrée
Que j’ai visitée autrefois.
Comme au jour qu’elle s’est montrée
À mes yeux, encor je la vois.

Elle était parfumée et verte,
Y chantaient que d’oiseaux siffleurs !
Et de ciel bleu toute couverte
Elle se pâmait sous les fleurs.

Sans doute pour la faire éclore
Les cieux un jour s’étaient baissés :
Je l’entendis toute sonore
D’éclats de rire et de baisers.

Elle était folle, enchanteresse
Et fraîche comme l’eau des puits.
Elle s’appelait la Jeunesse...
Mais je ne l’ai su que depuis.
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