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Paul Verlaine

1844 - 1896

Verlaine est le poète du clair-obscur : sa poésie, mélancolique, est toute entière bâtie en demi-teinte. S'il fait violence à la langue, c'est pour retranscrire la langueur avec laquelle le temps s'écoule. Sa liaison orageuse avec Rimbaud est restée fameuse ; après la rupture entre les deux hommes, Verlaine publiera les poèmes inédits de son ancien amant. « Prince des Poètes », il passe ses dernières années dans la déchéance la plus totale, alcoolique, diabétique, syphilitique ; il tentera même d'étrangler sa mère. Ses vers sont parmi les plus cités de toute la littérature française : « Les sanglots longs », etc, etc.

Classique

La lune blanche

La lune blanche
Luit dans les bois;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée...
Ô bien-aimée.
L’étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent... [+]


Classique

Printemps

Tendre, la jeune femme rousse,
Que tant d’innocence émoustille,
Dit à la blonde jeune fille
Ces mots, tout bas, d’une voix douce :
« Sève qui monte et fleur qui pousse,
Ton... [+]


Classique

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœu... [+]


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Classique

Les coquillages

Chaque coquillage incrusté
Dans la grotte où nous nous aimâmes
A sa particularité
L’un a la pourpre de nos âmes
Dérobée au sang de nos... [+]


Classique

Sonnet du trou du cul

Obscur et froncé comme un œillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d’amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu’au cœu... [+]


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Classique

Spleen

Les roses étaient toutes rouges
Et les lierres étaient tout noirs.
Chère, pour peu que tu te bouges
Renaissent tous mes désespoirs.
Le ciel était trop... [+]


Classique

C'est l'extase langoureuse

Le vent dans la plaine
Suspend son haleine.
(Favart.)
C’est l’extase langoureuse,
C’est la fatigue amoureuse,
C’est tous les frissons des bois
Parmi l’étreinte des brises,
C’est... [+]


Classique

Colombine

Léandre le sot,
Pierrot qui d’un saut
De puce
Franchit le buisson,
Cassandre sous son
Capuce,
Arlequin aussi,
Cet aigrefin si
Fantasque
Aux costumes fous,
Ses... [+]


Classique

Nocturne parisien

À Edmond Lepelletier.
Roule, roule ton flot indolent, morne Seine. –
Sur tes ponts qu’environne une vapeur malsaine
Bien des corps ont passé, morts, horribles, pourris,
Dont les âmes... [+]