Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz

1877 - 1939

Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz est né en Lituanie historique en 1877. Il passe son enfance dans le domaine ancestral là où il peut rêver à des fantômes et autres créatures. C'est une noble lignée que les Milosz ! Oscar est emmené à Paris à son adolescence et découvre Lamartine, Edgar Poe, Baudelaire... Il fréquente Oscar Wilde, Moréas, Suart Merrill et se lance avec Le Poème des Décadences en 1899. Ses poésies abordent le désir insassiable, la passion qui égare dans toute sa violence et sa douceur. Il voyage beaucoup en Europe, grâce à l'héritage familiale.On raconte qu'il s'est amusé dans sa maison à Fontainebleau à apprivoiser des oiseaux en leur sifflant un air de Wagner !


Classique

Cantique du printemps

Le printemps est revenu de ses lointains voyages,
Il nous apporte la paix du cœur.
Lève-toi, chère tête ! Regarde, beau visage !
La montagne est une île au milieu des vapeurs  ... [+]

Classique

Symphonie de septembre

Soyez la bienvenue, vous qui venez à ma rencontre
Dans l'écho de mes propres pas, du fond du corridor obscur et froid du temps.
Soyez la bienvenue, solitude, ma mère.
Quand la joie marchait dans ... [+]

Classique

Symphonie inachevée

I
Tu m’as très peu connu là-bas, sous le soleil du châtiment
Qui marie les ombres des hommes, jamais leurs âmes,
Sur la terre où le cœur des hommes endormis
Voyage seul dans les ... [+]

Classique

Il nous faut

Il nous faut un aubergiste bien rond,
Sautillant, au bonnet saluant preste,
Aux boutons de métal doux sur sa veste.
Il nous faut, il nous faut, mon cœur profond.
Une vallée un peu de vieille ... [+]

Classique

Karomama

Mes pensées sont à toi, reine Karomama du très vieux
temps,
Enfant dolente aux jambes trop longues, aux mains si
faibles
Karomama, fille de Thèbes,
Qui buvais du blé rouge et mangeais du ... [+]

Classique

Aux sons d’une musique

Aux sons d'une musique endormie et molle
Comme le glouglou des marais de la lune,
Enfant au sang d'été, à la bouche de prune
Mûre ;
Aux sons de miel de tes chevrotantes paroles
Ici ... [+]

Recommandé Par Short Édition
Classique

L'année

L’année était du temps des souvenirs,
Le mois était de la lune des roses,
Les cœurs étaient de ceux qu’un rien console.
Près de la mer, des chants doux à mourir,
Dans le crépuscule ... [+]

Classique

Nihumin

Quarante ans.
Je connais peu ma vie. Je ne l'ai jamais vue
S'éclairer dans les yeux d'un enfant né de moi.
Pourtant j'ai pénétré le secret de mon corps. Ô mon corps !
Toute la joie ... [+]

Classique

Insomnie

Je dis : ma Mère. Et c'est à vous que je pense, ô Maison !
Maison des beaux étés obscurs de mon enfance, à vous
Qui n'avez jamais grondé ma mélancolie, à vous
Qui saviez si ... [+]