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poésie 136LECTURES

À D.

En toi j’espérais presser sur mon cœur une amie dont la mort seule pourrait me séparer ; pourquoi faut-il que les efforts malveillants de l’envie t’aient détachée de moi pour toujours ?
Mais, bien qu’elle t’ait arrachée de mon cœur, tu y conserves toujours ta place. Là vivra ton image jusqu’à ce que ce cœur ait cessé de battre.
Et quand les morts briseront leurs tombeaux, quand la poussière mortelle reprendra une nouvelle vie, c’est sur ton sein que s’appuiera ma tête. Il n’y aurait pas pour moi de ciel où tu ne serais pas.