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poésie 113LECTURES

À Lydia

Lydia, dis, je t’en supplie par tous les Dieux, pourquoi te hâtes-tu de perdre Sybaris, en l’aimant ? Pourquoi hait-il le Champ de Mars, souffrant de la poussière et du soleil ? Pourquoi ne chevauche-t-il plus au milieu de ses égaux en âge et ne gouverne-t-il plus la bouche d’un cheval Gallique par le mors et les rênes ? Pourquoi craint-il de toucher le Tibéris jaune, évite-t-il l’huile et s’en garde-t-il plus que du sang vipérin ? Pourquoi ne montre-t-il plus ses bras rendus livides par les armes, renommé qu’il était pour avoir souvent lancé le disque ou le javelot au delà du but ? Se cache-t-il comme le fils de la maritime Thétis, au temps des lamentables funérailles de Troja, de peur que le costume viril ne l’entrainât vers le carnage et les bandes Lyciennes ?