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lettre 47LECTURES

Cher enfant chéri

Paris, vendredi matin, 1869.

Cher enfant chéri, je suis bien contrariée de n’avoir pas pu aller te voir mercredi, avant-hier ; il pleuvait et on a craint que je m’enrhumasse... D’après ce que m’a dit ton ami Pierre Ch. d’H..., tu avais encore été premier lundi dernier : ce qui m’a fait un très grand plaisir pour toi et pour maman qui y tient beaucoup. Je t’attends mardi avec une vive impatience ; ce sera, dit Pierre, la dernière sortie du carême ; j’en espérais encore une pour le premier mardi d’avril. Adieu, mon cher petit chéri, je t’embrasse bien tendrement.

Grand’mère de Ségur.