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poésie 94LECTURES

Contre les Annales de Volusius

Annales de Volusius, bonnes à mettre au cabinet, c’est à vous d’acquitter le vœu de ma belle ; elle a promis à Vénus, à son fils, si son Catulle lui était rendu, si je cessais de lancer contre elles mes Iambes redoutables, de livrer à Vulcain, à ses flammes vengeresses, les chefs-d’œuvre du plus mauvais poète ; or, dans ce vœu badin, l’espiègle a bien voulu désigner les rapsodies de Volusius.
Maintenant, fille de l’onde, toi qui fréquentes les bosquets sacrés d’Idalie, les plaines de la Syrie, Ancône, Cnide, Amathonte, Golgos et Dyrrachium, l’entrepôt de l’Adriatique ; ô Vénus, si tu trouves au vœu de ma belle quelque sel qui soit de ton goût, daigne l’agréer et l’exaucer !
Et vous, passez au feu, annales de Volusius, rapsodie insipide et grossière, bonne à mettre au cabinet.