La rivière de cassis

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Lui, le « voyant », renonce très tôt à l'écriture. Toute son œuvre est condensée en six années, de 1869 à 1875. Si l'on a tous en tête les titres de ses poèmes : « Le Bateau ivre »  [+]

La rivière de cassis roule ignorée,
À des vaux étranges.
La voix de cent corbeaux l’accompagne vraie

Et bonne voix d’anges.
Avec les grands mouvements des sapinaies

Où plusieurs vents plongent.

Tout roule avec des mystères révoltants

De campagnes, d’anciens temps, 

De donjons visités, de parcs importants ;
C’est en ces bords que l’on entend

Les passions mortes des chevaliers errants.

Mais que salubre est le vent.

Que le piéton regarde à ces claires-voies,
Il ira plus courageux,
Soldats des forêts que le Seigneur envoie, 

Chers corbeaux délicieux,
Faites fuir d’ici le paysan matois,
Qui trinque d’un moignon vieux.
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