Image de Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

1790 - 1869

Lamartine s'est illustré dans tous les genres, y compris en politique où ses qualités de rhéteur lui ont donné accès à des postes tels que député ou encore secrétaire d'ambassade. Et quand il ne médite pas près de son lac, il voyage et écrit des pages étonnantes sur l'Italie, le Liban, la Grèce, Constantinople, etc. Son œuvre compte plus de 120 volumes mais on retient surtout son lyrisme et son recueil des Méditations poétiques, pierre angulaire du romantisme français.


Classique

Le Lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô... [+]

Classique

Pensée des morts

Voilà les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon,
Voilà le vent qui s’élève
Et gémit dans le vallon,
Voilà l’errante hirondelle
Qui rase du bout de l’aile
L’eau dormante des... [+]

Classique

La branche d'amandier

De l'amandier tige fleurie, 
Symbole, hélas! de la beauté, 
Comme toi, la fleur de la vie 
Fleurit et tombe avant l'été. 
Qu'on la néglige ou qu'on la cueille, 
De... [+]

Classique

A la grande chartreuse

Jéhova de la terre a consacré les cimes ;
Elles sont de ses pas le divin marchepied,
C'est là qu'environné de ses foudres sublimes
Il vole, il descend, il s'assied.
Sina, l'Olympe... [+]

Classique

Hymne de l'enfant à son réveil

Ô père qu'adore mon père!
Toi qu'on ne nomme qu'à genoux!
Toi, dont le nom terrible et doux
Fait courber le front de ma mère!
On dit que ce brillant soleil
N'est qu'un jouet de ta... [+]

Classique

L'isolement

Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule... [+]

Classique

Pourquoi mon âme est-elle triste ?

Pourquoi gémis-tu sans cesse,
Ô mon âme ? réponds-moi !
D'où vient ce poids de tristesse
Qui pèse aujourd'hui sur toi ?
Au tombeau qui nous dévore,
Pleurant, tu n'as... [+]

Recommandé Par Short Édition
Classique

Adieu

Oui, j'ai quitté ce port tranquille,
Ce port si longtemps appelé,
Où loin des ennuis de la ville,
Dans un loisir doux et facile,
Sans bruit mes jours auraient coulé.
J'ai quitté l'obscure... [+]

Classique

L'automne

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et... [+]

Classique

L'immortalité

Le soleil de nos jours pâlit dès son aurore,
Sur nos fronts languissants à peine il jette encore
Quelques rayons tremblants qui combattent la nuit ;
L'ombre croit, le jour meurt, tout... [+]