Si quelqu'un veut savoir qui me lie et enflamme, Qui esclave a rendu ma franche liberté, Et qui m'a asservi, c'est l'exquise beauté, D'une que jour et nuit j'invoque et je réclame.
Marie, vous avez la joue aussi vermeille Qu'une rose de mai, vous avez les cheveux De couleur de châtaigne, entrefrisés de noeuds, Gentement tortillés tout autour de l'oreille.
Amour me tue, et si je ne veux dire Le plaisant mal que ce m'est de mourir : Tant j'ai grand peur, qu'on veuille secourir Le mal, par qui doucement je soupire.
Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait déclose Sa robe de pourpre au soleil, A point perdu cette vesprée Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au votre pareil.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge !
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Plus qu’aux bords Aetëans le brave fils d’Eson, Qui par enchantement conquit la riche laine, Des dents d’un vieux serpent ensemençant la plaine N’engendra de soldats au champ de la toison,
Je reconnois en elle mon courage Car le sien mesme estre le mien je croy. J'y reconnois de Nature la loy, Qui de nous deux n'ha fait qu'un mesme ouvrage.
I C'était alors que le présent des dieux Plus doucement s'écoule aux yeux de l'homme, Faisant noyer dedans l'oubli du somme Tout le souci du jour laborieux ;
Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront, Ceux qui aiment l’honneur, chanteront de la gloire, Ceux qui sont près du Roy, publieront sa victoire, Ceux qui sont courtisans, leurs faveurs
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Je n’écris point d’amour, n’étant point amoureux, Je n’écris de beauté, n’ayant belle maîtresse, Je n’écris de douceur, n’éprouvant que rudesse, Je n’écris de plaisir, me trouvant
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