Les étoiles brillaient encore : A peine un jour faible et douteux Ouvre la paupière de Flore, Qui, dans ses bras voluptueux, Retient l'inconstant qu'elle adore. Le souffle humide d'un vent
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Sous ces tilleuls qui nous prêtent leur ombre, Tu me promis cent baisers l'autre jour ; Tu me les a donnés, mais sans passer leur nombre, Eh ! Quel nombre, dis moi, peut suffire à
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Je suis en même temps et de glace et de flamme, La crainte et le désir accompagnent mes pas, Ma peine a ses plaisirs, mon mal a ses appas Et ma propre douleur me tient lieu de dictame.
Cloris dont la présence à mes yeux est si chère Et dont l'éloignement est si rude à mon coeur, Mon sort est si cruel qu'il n'est point de rigueur Dont la mer contre moi n'ait montré sa
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Que Parténice est belle, encor qu'elle soit noire ! C'est le plus digne objet où s'adressent nos voeux ; A l'ébène éclatant qui luit en ses cheveux, L'or, et l'ambre ont cédé l'honneur de
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L'étoile de Vénus si brillante et si belle, Annonçait à nos yeux la naissance du jour, Zéphire embrassait Flore, et soupirant d'amour, Baisait de son beau sein la fraîcheur éternelle.
Le silence régnait sur la terre et sur l'onde, L'air devenait serein et l'Olympe vermeil, Et l'amoureux Zéphire affranchi du sommeil Ressuscitait les fleurs d'une haleine féconde.
Le silence régnait sur la terre et sur l'onde, L'air devenait serein et l'Olympe vermeil, Et l'amoureux Zéphir affranchi du sommeil Ressuscitait les fleurs d'une haleine féconde.
Philis, les yeux en pleurs et le coeur en tristesse, Implore le secours de notre charité Et ne brille pas moins au fort de sa détresse Qu'un astre qui reluit parmi l'obscurité.
Quand Philis chaque jour inventait quelque outrage Pour troubler mes désirs et mon contentement, Il semblait qu'à l'envi d'un si rude tourment Mon amour augmentait sa fureur et sa
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Si tôt que j'eus quitté les délices du port Et d'un oeil affligé pris congé du rivage, J'appris que de la mer l'infidèle passage Était peu différent de celui de la mort.