Étant seulet auprès d'une fenêtre, Par un matin comme le jour poignait, Je regardais Aurore à main senestre Qui à Phébus le chemin enseignait. Et, d'autre part, ma mie qui peignait Son chef
...
[+]
Malgré moi vis, et en vivant je meurs ; De jour en jour s'augmentent mes douleurs, Tant qu'en mourant trop longue m'est la vie. Le mourir crains et le mourir m'est vie : Ainsi repose
...
[+]
Plus j'ai de bien, plus ma douleur augmente ; Plus j'ai d'honneur et moins je me contente ; Car un reçu m'en fait cent désirer. Quand riens je n'ai, de riens ne me lamente, Mais
...
[+]
Triste penser, en prison trop obscure, L'honneur, le soin, le devoir et la cure Que je soutiens des malheureux soudards, Devant mes yeux desquels j'ai la figure, Qui par raison et aussi pa
...
[+]
Plus ferme foi ne fut oncques jurée A nouveau prince, ô ma belle princesse, Que mon amour qui vous sera sans cesse Contre le temps et la mort assurée. De fossés creux ou de tour bien murée
...
[+]
Espritz qui voletez sur le bruict que bourdonne Le fleuve recourbé qui de son viste cours Leche presque le tour de ceste ville, ou l'ours Qui fut premier trouvé le redouté nom donne :
J'ose glisser sur ton douteux empire Dieu enjonché, pour y dire ton los* ; Reçoy moy donc, et repousse les flots Qui troubleroient ce que je te veux dire.
Muse, conseil ; lequel il me faut prendre Pour reposer. Le frais, l'ombre ou le vert Que ce ruisseau, ce bois, ce pré ouvert Me veut donner, me fournir et m'estendre.
Muse, n'est-ce point là le feu de la Deesse Qui naquit autrefois dans le champ marinier, Qui d'un brin esclattant ne nous veut denier Du matin qui s'en vient le jour et la
...
[+]
Qui voudroit resister à la puissance tienne Doux enfant de la nuit, il luy faudroit aux dieux S'esgaler tout à fait, escheler les hauts cieux, Et de leur doux Nectar humer la coupe
...
[+]
Sous ce large peuplier par trois fois trois je tourne, J'y basty un autel de trois fois trois gazons, J'y apporte du feu de trois fois trois tisons, Et trois fois trois grillons pour y brusle
...
[+]