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Demande de rendez-vous par la voie hiérarchique

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gillibert FraG

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L’évêque, assis devant sa lourde et vaste table de chêne massif aux pieds sculptés des quatre évangélistes s’apprêtait à déguster son savoureux goûter : chocolat au lait crémeux, et brioche au beurre, fondante, odorante, crème au citron et, comme chaque jour, une surprise de sa gouvernante, excellente cuisinière, avec bien sûr un petit verre de rhum chaud, en cet hiver un peu frais.
On lui annonça que le curé Irénée R de la paroisse Saint Vincent, la plus pauvre de la petite ville S voulait lui parler.
-Faites-le entrer, dit-il
On introduisit le curé.
-prenez place, mon ami, vous partagerez bien mon goûter ?
-Non, merci, je n’ai pas faim.
Pourtant ses joues vermeilles et son embonpoint trahissaient un bon vivant.
-Alors, un verre de mon bon vin ? ou une tasse de rhum chaud?
-Non, merci, écoutez-moi, s’il vous plaît.
Je transcris ici le récit du curé :
Le premier décembre, vers seize heures, un jour ensoleillé et pourtant doux, je m’en souviens, j’étais dans l’église et je me dirigeais vers la presbytère lorsqu’un homme, dissimulé dans l’ombre de Saint Antoine de Padoue, de sa statue, plutôt, s’avança vers moi.
-Bonjour, mon père, dit-il, puis-je vous parler ? C’est extrêmement important. Je l’examinai rapidement. De lui ne ressortaient que les yeux, mais ils brillaient d’un éclat vif, déroutant. Jamais personne ne m’a regardé avec une telle intensité, assurément. Je frissonnai, ma gorge se noua, je sentis ma tranquillité menacée.
Je lui rappelai que Lundi est mon jour de congé.
-Curé n’est pas un métier, c’est une fonction. Écoutez-moi, c’est votre devoir.
Quelle sévérité dans le regard ! Je craignis qu’il ne s’agît de saint Michel en tournée d’inspections.
-Voulez-vous vous confesser ? proposai-je. J’ai à cet effet un confessionnal, mais nous pouvons parler ici, ou à la sacristie, ou dehors dans mon jardin.
- je ne demande pas d’absolution, et ne veux pas de témoins, mais qu’importe le lieu ?
-Alors, venez chez moi, j’enverrai ma gouvernante faire une longue course.
Enfin, bien assis dans mon salon, l’homme commença
-je n’ai qu’un fils, commença-t-il, ma femme est morte un an après sa naissance. Alain a huit ans. Depuis des années, il est gravement malade. Je n’ai que lui, je l’aime, il est doux, généreux, tendre, franc, miséricordieux, c’est un ange. Intelligent, artiste, et si beau ! il mérite de vivre.
-la vie de chaque homme est précieuse, murmurai-je
-oui, et pour moi, celle de mon fils particulièrement.
Je prie Dieu de le guérir depuis longtemps, mais l’état d’Alain s’aggrave, Dieu ne répond pas. Jésus, Marie, Joseph, aucun ne répond.
-Les desseins de Dieu nous échappent, chassez cette colère qui vous envahit.
-Taisez-vous, vos discours préfabriqués ne sont que vanités ! Ecoutez la suite : Le diable, lui, m’entendit. Il me parla plusieurs fois, je fis abstraction de ses discours. Mais un jour, il se montra, et, me regardant avec insistance : moi, me dit-il je puis guérir ton fils, lui donner force et santé. Il sera le même, mais sain, aucun mal ne lui arrivera. En échange, abandonne-moi ton âme.
Étrange proposition, poursuivit l’homme, je tremblais comme une feuille d’automne qu’un souffle arrachera à sa branche et qui tournoiera quelques instants avant de choir sur la terre humide qui l’absorbera.
Je demandai : Que signifie : t’abandonner mon âme ? Après ma mort, j'irai en enfer ? ou bien tu la rendras malfaisante dès cette vie afin que je mérite mon châtiment ?
Le curé, sentant qu’il intéressait son évêque, se tut une ou deux minutes, ménageant le suspens
J’attendais la suite, continua-t-il, avec passion, la respiration plus rapide qu’à l’accoutumée.
Après un bref silence, l’homme poursuivit : le diable ricana. Quelle laideur ! Visage grimaçant, grincement horrible qui tourmentait mon ouïe et mordait mon cœur.
. -C’est simple, répondit le diable, je te suivrai et, en chaque occasion, je te proposerai les mauvaises pensées, les mauvaises actions. Et mieux, ou pire, si tu veux, -il plissa les yeux d’un air démoniaque - je provoquerai les circonstances qui poussent l’homme au mal.
J’hésitai un très bref instant

-Tu aimes ton fils, susurra-t-il
Cette insistance m’aida,
-Je ne veux pas lui donner un père criminel
- Il restera pur et bon, et il saura trouver la joie en se dévouant aux plus faibles. Allez, décide-toi !
-je veux réfléchir, répondis-je précipitamment.
-Combien de temps demandes-tu ?
-Dix jours. Mais, je refuserai, je sais que mon fils et sa mère me détourneraient d’accepter : les contrats avec le diable sont, tous le savent, toujours mauvais. D’ailleurs dis-tu la vérité ? peut-être, après sa guérison, mon enfant mourra-t-il très jeune d’un accident, ou deviendra mauvais malgré tes paroles.
-Prends ton temps, mon ami
-Vous n’êtes pas mon ami
-Soit, prenez votre temps, Monsieur, je ne suis pas pressé. Vous direz oui, vous vous livrerez Je reviendrai au plus tard dans un an, et, en attendant, je vous surveille, je reste près de vous.
L’homme, expliqua le curé, avait sans cesse gardé ce regard brutal fixé sur moi, je ne pus le fuir, rester la tête penchée, Comme si une force mystérieuse m’en empêchait
L’évêque, curieux, d’une voix mielleuse, demanda
-Vous a-t-il décrit le diable ?
-Oui, je l’en ai prié bien sûr, il m’a dit que celui-ci changeait de forme et de visage. Il imiterait, d’après lui, les représentations que nos artistes en donnent. Il revêtit en particulier un moment le corps d’un serpent. Mais mon récit n’est pas fini.
Cet homme ne demande pas paix de l’âme, ou protection de l’âme, accompagnement spirituel, pardon, non : il veut un rendez-vous avec Dieu. “Le père, le fils, ou le Saint Esprit ; peu importe, mais il faut que je le voie” a-t-il dit, et le feu de ses yeux me brûle encore.
- Je ne sais pas organiser de telles rencontres, ai-je répondu
- Les prêtres ne sont-ils pas les secrétaires de Dieu sur cette terre ? ses ambassadeurs ?
- Je n’ai jamais vu Dieu, avouai-je
- Alors à quoi servez-vous ? cria-t-il, il faut que je le rencontre. Le diable reviendra, il vous faut sauver une âme.
Son regard m'angoissait, tout en me fascinant.
Enfin, je répondis : vous avez au moins un an devant vous, rien ne presse. Accordez-moi dix jours, et revenez, je verrai ce que je puis faire pour vous. Mais je vous préviens : je ne connais pas pour l’instant d’autre moyen de communication avec le seigneur que la prière.
--Dieu est descendu plusieurs fois sur terre, il annonce et enseigne par la voix des prophètes, les mystiques le sentent, l’entendent, il leur parle.” Il veille sur son troupeau”, m’a-t-on dit, je suis en danger. Qu’il me réponde enfin !
je reproduis son discours imparfaitement expliqua le curé, c’est regrettable, je l’ai trouvé d’un sincérité exceptionnelle, et d’une grande intelligence. Cet homme a visiblement une grande foi. Pourquoi n’entend-il pas : ” va, ta foi a sauvé et guéri ton fils ?”
L’évêque soupira
-Savez-vous comment on choisit les évêques ? On prend des hommes réalistes, à la tête froide, Peu importent leurs rapports avec Dieu, ils administrent. Une foi vive dérange. Bien sûr, nous sommes souvent confrontés à des questions théologiques, beaucoup de curés se soucient de Dieu, des signes qu’ils croient recevoir de notre Seigneur
Vous, vous étiez sage, guéri de ces folies de jeune idéaliste et vous tenez des propos... interdits, vous semblez vouloir juger Dieu !
- Je questionne, monseigneur.
- C’est déjà trop. Mais achevez. Qu’attendez-vous de moi ?
- Un rendez-vous pour cet homme. J’ai réfléchi. Jésus est sans doute le plus abordable, le plus disponible aussi. Demandez-lui vous-même le rendez-vous, et demandez-en un aussi par voie hiérarchique par l’intermédiaire du pape. Il peut sans doute l’obtenir.
- Je décèle dans votre ton, un brin d’ironie
- je ne me moque pas. Ou alors obtenez, c’est plus simple, la guérison de l’enfant. L’évêque interrompit le curé :
-Conseillez plutôt au père un pèlerinage, cela nous donnera du temps, conseilla-t-il.
-Quand les médecins ont abandonné le petit et déclaré qu’on ne pouvait rien faire, et qu’il était condamné, il est allé à Saint Jacques de Compostelle à pied, en portant son fils et quand l’étape était trop longue, il payait un porteur pour transporter le repas, l’eau et la tente Il était sincère il a frappé et on ne lui a pas ouvert, pas même répondu. Le diable, lui, ne joue pas au sourd.
L’évêque se leva, agacé, il se dirigea vers un buffet en marqueterie décoré d’une annonciation fort élégante, il en sortit un plateau, deux grands verres et une bouteille de vin; posa le tout sur la table, remplit les verres et vida le sien d’un trait.
-j’ai bu trop vite, je n’ai pas bien senti le goût, regretta-t-il. Quel gâchis ! mais il me fallait un remontant.
Soudain : écrivez votre requête sur cette feuille, je rédigerai une lettre pour soutenir votre demande, j’enverrai une copie à l’archevêque qui la transmettra au pape, et j’enverrai l’original au pape directement. Monseigneur, envoyez-en une à Dieu directement suggéra le curé : lisez-la soit devant l’autel, soit seul sous le grand ciel puis brûlez-la
Votre voix, ou une flamme portera le message à Dieu
-Vous avez raison, je l’oubliais, celui-là, en fait, c’est le plus important. le plus lointain aussi. Mais vous aussi, pensez-y je vous conseille de suivre le protocole que vous me proposez, je crains qu’il ne m’entende guère, nous ne nous parlons pas depuis longtemps. Ayez la foi, celle qui déplace les montagnes, priez d’un cœur pur et confiant, vous en êtes capable, j’en suis certain. En attendant, buvez, cela vous aidera
Jésus choisit le vin pour le transformer en son sang parce qu’il ôte les réticences de la raison humaine, il inhibe celle-ci.
- La foi est donc plus forte pendant l'ivresse, Monseigneur ? En avez-vous fait l’expérience ?
- Taisez-vous donc !
- j’ai revu l’homme plusieurs fois Nous avons marché ensemble prié aussi, dégusté les doux gâteaux aux pommes de ma gouvernante, nous avons discuté littérature, religion, philosophie. J’ai admiré ses peintures, j’ai rencontré son enfant, et je confirme, le petit est un ange. Cet homme est agréable, cultivé, savant, mais pieux, et quoique vous puissiez en penser, humble. Seulement, il a l’esprit abstrait et rigoureux, et justement, il croit les paroles de Jésus. la confiance rend exigeant. C’est ce qui provoque ..comment dire,
-ces aberrations. Proches du blasphème ! compléta l’évêque visiblement mécontent.
- Monseigneur, vous vous emportez à tort. Il est meilleur chrétien que moi, et, peut-être que vous-même. Soyez modeste ; ne le jugez pas ! L’’évêque se contint, le curé lui paraissait apte à se défendre dans une querelle où li se savait en faute
- Reprenons, dit-il, cet homme semble solide. Qu’en pensez-vous ?
- oui, je le crois
- Bon chrétien soutenu, sans le savoir, par Dieu.
- Dieu soutient toutes ses brebis, mais beaucoup s'égarent tout de même.
- En cas de refus tacite ou clair de RDV, dites-lui d’accepter le contrat J’aimerais d’ailleurs savoir si l’enfant guérit, cela prouverait l’existence du diable au moins/
Le curé ne releva pas ce propos déplacé dans la bouche d’un évêque
-Il résistera, continua l’évêque. Nous prierons pour lui.
-Vous croyez ?
-Si peu ! Mais j’aime mon métier.
-Vous ne m’avez pas compris. Je demande si vous croyez vos paroles ?
- Ah, je pensais que vous parliez de foi. Mes paroles ? Je ne crois pas que Dieu se dérange pour cet hurluberlu contestataire. Alors, oui, je l’envoie au diable. C’est simple, il luttera : Il a ses chances, comme Job.
Le curé écrivit la lettre en trois exemplaires : trois destinataires Dieu, le pape, l'archevêque, et repartit, le cœur brisé, déçu L'attitude de son supérieur en le choquant avait soudain ouvert son âme, Il ne pensait plus à lui, mais seulement à cet homme qui, avant de se lancer dans une lutte contre le mal, avait imploré son secours Il se rendit chez le père et son fils, et donna un bref compte rendu de son entretien avec l’évêque.
Il proposa une prière en commun Maintenant, je prierai avec une totale sincérité déclara-t-il. Ils réunirent leurs six mains, et leurs âmes pour implorer Jésus
-Attendons maintenant, dit le prêtre. J’ai toujours pensé que Dieu se rationne en miracles spectaculaires. Les miracles visibles le dérangent. Il guérira peut-être l’enfant lentement. Patientons.
Or les lettres parvinrent dans le secrétariat du pape. les trois lettres du curé, deux de l’évêque et une de l’archevêque
Le secrétaire lut rapidement, et entra dans le grand salon du pape.
- C’est pour une demande de rendez-vous, dit-il, un homme étrange d’une petite ville que je ne connais pas
- à quel sujet veut-il me voir, s’enquit le pape, est-ce important ? - Il s’agit du salut d’une âme
- C’est urgent, donc, mon ami, répondit le pape, trouvez-moi un moment, la semaine prochaine. Éventuellement je le recevrai sur mon temps de repos.
-Mais, Sa Sainteté, il ne veut pas vous voir, il demande un rendez-vous de auprès de Jésus Christ en personne.
Le pape fâché de cette exigence entra dans une grande colère :
- Doit-il décider du sort spirituel du monde, que je ne suffise pas ? envoyez-le au diable ! et laissez-moi déjeuner en paix
Puis il se ravisa : non, dites-lui d’étendre les bras, et de monter au ciel, là il verra Jésus Christ.
-Parlez-vous sérieusement ?
-Et lui, croit-il qu’on voie Dieu comme un plombier ?
Le secrétaire rédigea trois réponses dans les deux premières, pour les hommes d’église, il donnait la première réponse du pape, dans la dernière, celle qui s’adressait au père, il donnait la seconde réponse du pape.
Le pauvre curé fut terrifié en lisant ces paroles : le pape a dit : envoyez-le au diable !
L’homme, conscient d’avoir obtenu ce qu’il demandait, alla voir le prêtre. Il souriait : ça y est, j’ai mon rendez-vous, oh, merci, merci. Je partirai pour le ciel dès cet après midi, je vous demande de surveiller mon fils pendant quelques jours, je reviendrai vite. Le curé, éberlué, ne posa pas de question
- Venez chez moi, dit le père, et le bon curé le suivit
Quand il furent près de l’enfant, son père lui expliqua : je m’absente quelques jours pour demander ta guérison à Dieu, pendant ce temps, le curé restera avec toi. Il prit le petit dans ses bras et le porta sur le divan dehors abrité par une grande toile constellée d’anémones des bois
Au revoir, cria-t-il. Il tendit les bras, et son corps s’envola
L’enfant applaudit, le prêtre stupéfait, applaudit lui aussi
L’homme s'éloigna à toute vitesse, et disparut enfin. Il revint trois jours plus tard.
Jésus est merveilleux, dit-il, Alain, essaie de te lever. Oui, petit à petit, Alain devint vif et vigoureux. Le diable ne revint plus. L’homme se rendit à Lourdes pour remercier, le pape, l’évêque et l’archevêque quand ils apprirent la nouvelle se retirèrent dans un monastère afin de prier et de faire le point Afin aussi de demander à Dieu de les laisser gérer. Mais, remarqua le pape, il a respecté les formes, il a suivi la voie hiérarchique. Le curé, métamorphosé, baignait dans une foi délicieuse, mais il dut prier Dieu tous les soirs de lui donner la force de ne pas ébruiter l’affaire, les miracles plaisent aux peuples, mais ils créent du désordre. Quelle fatigue !
Il cessa de boire du bon vin : Sinon, je raconterai à tous cette histoire.
Mais je plaisante, j’ai tout inventé c’est un conte de Noël, je dois encore y ajouter des dates, les crèches, l’église pleine, les chants de noël
Signé Le curé Irénée de la paroisse Saint Vincent, de la petite ville S.
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Charles-Edouard Garcia · il y a
Merci pour ce conte :)
J'en aime beaucoup l'humour, et... le côté conte. Pour ne pas spoiler la fin à qui lirait les commentaires en premier, j'ai ri en lisant ce que le pape et les autres prélats demandaient à Dieu dans leurs prières à la fin !
Enfin l'évêque me fait penser à Talleyrand :) Si vous ne connaissez pas, je vous conseille le film Le Souper (adapté de la pièce de théâtre), un délicieux face à face entre Fouché et Talleyrand, servi par les excellents Claude Brasseur et Claude Rich.
Côté pistes d'améliorations, le lecteur que je suis est toujours déçu par les fins qui disent que tout cela n'était pas vrai mais rien qu'un conte, cela me sort de la magie que vous avez pris le temps de créer tout le long du récit, et j'aime beaucoup la magie, je veux la conserver !
Comme seconde piste, sur la forme cette fois-ci, arranger un peu la mise en forme (majuscules, ponctuation qui peuvent parfois gêner un peu la lecture) et ne pas hésiter à vous priver d'une partie des adjectifs qui peuvent parfois alourdir inutilement. C'est mon envie de lecteur que je vous partage, et rien que cela ! (et mon ombre de plumassier, j'ai une tendance à alourdir, et je mène une guerre personnelle contre... mes propres défauts !)

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gillibert FraG · il y a
j'avais oublié que j'écrivais que ce n'est qu'un conte, moi aussi j'aime la magie, j'essaierai de lutter contre mon gout immodéré des adjectifs, ils viennent sans prévenir, il me faudrait repasser pour élaguer Quant aux erreurs de ponctuation, et de majuscules je suis fort étourdie, je sais que vous avez raison, mais je ne sais si je pourrai me corriger,, mon attention est si fluctuante que j'ai renoncé à conduire très jeune, je ne voulais pas tuer un passant innocent je crois que tout travail qui m'ennuie provoque un relâchement de mon cerveau
je vous remercie de vos conseils, étant professeur je sais apprécier tout enseignement
j'ai vu l"Le souper" un film excellent . Bonsoir

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gillibert FraG · il y a
je sais pourquoi j'ai modifié la fin, je craignais la Censure, car les œuvres chrétiennes sont toujours censurée ssur ce site, donc les miracles aussi , mais ma famille a eu droit à la première version, au vrai miracle Il est rare que je tienne compte de la censure, et même au Congo, je parle assez librement . Pourquoi ce jour?
j'ai par contre demandé à de nombreux journaux de publier un article sur le statut de la femme africaine, au Congo et à Paris. Savez-vous qu'on vend ici pour elle des balais sans manche?
Seuls deux journaux ont répondu: le canard enchaîné :" on transmet à la rédaction," et la croix "on transmet mais cela ne signifie pas qu'il y aura une suite "
l'article changé en une lettre à une cousine est sur cette page Bonsoir






ENSURE? MAIS LES JOURNAUX ONT REFIUS2 MON ARTICLE SUR LES BALAIS VENDUS AUX FEMMES AFRICAINES B°VIY

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Paul Thery · il y a
Noël est en avance, cette année ! Joli conte, mais je ne pense pas qu'Irénée tiendra longtemps sa promesse de ne plus boire de bon vin !
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Duje · il y a
Quel aperçu sur le catholicisme !
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gillibert FraG · il y a
J'ai vu des prêtres du Congo, l'entrée dans l'église là bas est souvent un choix opportuniste , car les prêtres sont riches , l le fut ,aussi longtemps en France d'après les témoignages qu'en donnent la littérature, mais le curé modeste, de mon histoire, s'il rechigne un peu au début fait son travail correctement et croit en Dieu, je critique plutôt les cadres, ce sont des chefs, et, un ami curé me l'a confirmé ils ne sont pas choisis pour leur mysticisme, le curé qui me parlait disait d'ailleurs que l'église est fort gênée par les mystiques : elle se sent obligée de ne pas les faire taire, mais ils perturbent la routine confortable de leur administration, et elle s'en méfie Bref, je dis seulement que l'église est constituée d'être humains, avec leurs défauts, d'autant plus grands qu'ils ont du pouvoir . Mais les exceptions ne manquent pas , heureusement
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Philippe Barbier · il y a
SUBLIME