L'hôtel de Parme

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Planqués dans un hôtel de charme
Au fond de l'automne de Parme
Nous avions fui comme sur la lune
À bord d'un matelas en plume

Nous étions deux géants ailés
Chaussés des bottes de sept cieux
Amoureux comme au coin d'un feu
Drogués de rêves constellés

Nous avons sombré dans l'oubli
D'une nuit mauve de barbarie
Fumeurs d'opium ou déserteurs
Au loin des rives de la peur

Et le matin, très indiscret
Nous a surpris encore serrés
Encore tièdes du naufrage
Drapées de rêves et davantage

Mais dès le jour, le rêve s'achève
Les nuits d'amour sont toujours brèves
À l'équinoxe ou au solstice
S'aimer ne dure qu'une éclipse

Nous sommes descendus des nuages
Pour continuer notre voyage
À la recherche d'un refuge
Pour nos amours, jusqu'au déluge

Une chambre noire où le jour
Ne vient jamais troubler l'amour
De nos deux âmes qui se désirent
Et qui n'ont qu'une façon de le dire

Nous reviendrons un jour à Parme
Dans ce petit hôtel de charme
Où nos chemins nous ont mariés
Pour une nuit d'éternité

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