Les famous tapes

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De formation scientifique, j'essaie d'écrire avant tout pour m'amuser et ça me fait plaisir de pouvoir le partager.

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Les réseaux sociaux s'étaient enflammés, les sites pour adultes rencontraient un boom de visiteurs; plus de curieux que d'habitués. Des vidéos de plusieurs célébrités avaient été publiées à intervalle régulier. Des personnalités de plus en plus connues dans le monde entier apparaissaient dans ces vidéos qui faisaient des buzz immenses. Ce n'est point étonnant, ce sont eux qui ont toujours incarné les fantasmes de la plupart des gens. Les conférences de presse se multipliaient pour nier catégoriquement le contenu de ces vidéos et crier au truquage. On n'avait jamais autant entendu le mot Photoshop. On a appelé ce scandale international les famous tapes.

Omar saïd, cheikh saoudien proche de la famille royale. Âgé de 40 ans et haut responsable d'ARAMCO, la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbure, autrement dit, la source de richesse du pays. Omar avait un vice particulier, il aimait passer du bon temps avec des femmes célèbres et garder des souvenirs de ces moments; photos, vidéos, sous vêtements, il en avait toute une collection. Il était très généreux pour se procurer les services de ces dames. Néanmoins, jusque là il n'avait dans sa collection que des actrices orientales en herbe, des chanteuses en début de carrière dénichées dans les concours de chants, des mannequins de l'Europe de l'est plus ou moins médiatisées. Les vraies stars ne risquaient pas ci facilement leur réputation d'autant plus que ses termes étaient clairs, une nuit sans lendemain où tout est permis y compris les souvenirs pour sa collection.

Quelques jours après l'éclatement des famous tapes Omar reçut une notification sur son téléphone. C'était un ami chef d'entreprise pétrolière russe qui était au courant de ses penchants. Il ouvrit le message et trouva un lien d'un site internet. Il cliqua dessus. C'était un site au nom d'Escortstars, il prétendait faire l'intermédiaire entre des célébrités et les clients souhaitant louer leurs services. Omar se mit aussitôt à créer un compte pour pouvoir les contacter. Mais à la dernière étape d'inscription il fut surpris par le prix d'abonnement. 1 million de dollars seulement pour pouvoir accéder à la liste de stars inscrites sur le site, autrement dit qui se prostituent en ligne. En voyant ce prix Omar crut à une blague de la part de son ami Petrov et l'appela pour lui avouer qu'il avait failli l'avoir sur ce coup là. Mais le russe lui assura que cela n'avait rien d'une blague et que lui personnellement avait déjà eu recours à leurs services et le moins qu'il ait pu dire, il avait  été plus que satisfait. Il lui rappela aussi qu'après tout ce n'est pas comme s'il allait payer le million de sa poche. Ce n'est qu'une miette sur le budget saoudien dont le sous-sol regorge toujours de pétrole.

Omar s'inscrivit puis accéda à la liste. Il ne croyait pas ses yeux quand il vit qui étaient à l'affiche. Des actrices hollywoodiennes et bollywoodiennes connues mondialement, des sportives de haut niveau, des présentatrices TV de plusieurs pays, Bref tout dont il avait toujours rêvé.
Il était tout excité, il faisait défiler la liste des photos avec une main tremblante, l'adrénaline et la testostérone étaient à leur paroxysme. Elles étaient toutes là : Natalie Portman, kareena kapoor, Haifa Wahbi. Il se disait que cela ne pouvait être qu'une énorme escroquerie et qu'il devait se déconnecter de ce site. Mais il ne pouvait s'empêcher de penser au plaisir qu'il raterait si cela était vrai. Soudain ses yeux tombèrent sur sa préférée, son amour secret, la femme qui l'obsédait le plus et dont il avait suivi toute la carrière. Il a été là Paris, en train de la supporter depuis la tribune le jour où elle a gagné son deuxième et dernier Roland-Garros. Maria Sharapova, la joueuse de tennis Russe était aussi sur la carte. A sa vue il était aussi excité que dessus. Il l'idéalisait tellement qu'il ne pouvait imaginer qu'elle s'abaisserait jusqu'à se prostituer en ligne. Mais malgré tout il n'allait quand même pas laisser filer cette occasion. Il décida que rien au monde ne l'arrêterait de rencontre Pova, c'est comme ça qu'il l'appelait.


Omar cliqua sur le bouton rencontrer Sharapova. Un calendrier s'afficha aussitôt. Prochain rendez-vous dans six mois. Il accepta le rendez-vous proposé et se fit diriger vers une page de payement. 100 million de dollars. Il était comme hypnotisé. Il fit la transaction sans réfléchir une seconde. On ne compte pas trop quand c'est l'argent de la populace.

Omar attendait avec impatience dans sa résidence sur les champs Elysées. C'était l'une de ses nombreuses résidences en Europe. Maria devait être déjà là de puis une heure. L'idée qu'il avait été arnaqué lui était insupportable. Il n'avait même pas un numéro de téléphone à appeler, tous passait par le site Escortstars. Il se versa un deuxième Scotch et alluma une cigarette pour faire baisser toute cette tension. Il se dirigea vers le balcon donnant sur l'arc de triomphe mais le froid de cette soirée d'hiver parisien lui fit rapidement changer d'avis. Il rentra la tête dans les épaules et s'apprêta à retourner dans le séjour, mais le porche 911 qui venait de se garer en bas de l'immeuble attira son attention. A sa vue son cœur se mit à battre comme un tambour. Il s'arrêta net et fixa la porte du conducteur. Cette voiture, il la connaissait très bien, Maria faisait sa publicité, elle en était même l'ambassadrice. Il n'avait acun doute, c'était elle. La porte du conducteur s'ouvrit et il pu enfin voir sa chevelure blonde brillait comme des fils d'or sous l'effet de la lumière du lampadaire public. Elle sorti de la voiture, vêtue d'un manteau cachemire couleur bronze, d'une robe noir courte et moulante, de chaussures noirs aux talons hauts et fins. Elle portait un petit sac à main noir lui aussi. Elle était tellement élégante. Tout mettait en valeur sa silhouette et ses jambes sculptées par la pratique intensive du sport.

Il se dépêcha vers l'interphone et ouvrit la porte de l'immeuble avant même qu'elle eut le temps de l'appeler. Un instant plus tard la sonnette de l'appartement retenti. Son cœur s'emballa encore plus. Il se regarda dans le glace mural posé à l'entrée de l'appartement, ajusta son costume puis ouvrit la porte.

- Bonsoir Mr Omar

- Bonsoir Maria

Il était en extase rien qu'avec le contact de leurs joues lorsqu'ils firent la bise.

Il lui tenait la porte lorsqu'elle passa devant lui. Son parfum stimulait tous ses neurones. Il ne savait quel parfum elle mettait, mais il ne pouvait que sentir très bon, c'était son parfum à elle. Elle regarda autour d'elle puis se retourna vers lui.
- Vous aimez aussi l'art contemporain
- Je suis plutôt classique mais j'ai fait accrocher ces pièces pour vous. Je sais votre intérêt pour l'art.
- J'apprécie beaucoup, vous êtes un homme attentionné

Il était tellement content, il savourait chaque mot qui sortait de sa bouche

Deux heures plus tard ils étaient allongés ensemble complètement détendu, leurs corps débordaient d'endorphine. Il n'avait jamais senti une jouissance aussi forte et à plusieurs reprises. Elle se leva et parti à la salle de bain pour se refaire une beauté. Pendant ce temps il alluma une cigarette et regarda son portable. Lorsqu'elle revint elle remarqua que quelque chose avait change dans son regard.

- Tu n'as pas pris ton téléphone dans la salle de bain et pourtant tu viens de partager une publication sur ton instagram
- Non c'est mon équipe de communication qui s'en occupe

Il s'approcha d'elle, se mit derrière elle, la prit dans ses bras, puis glissa délicatement son peignoir et l'embrassa dans le cou. Soudain il la retourna avec un geste violent.
- Qui es-tu ?
- quelle question ?
- Tu me prends pour un con ? Maria vient de se faire opérer de l'épaule droit. Je ne vois aucune cicatrice.
Avec un air confus elle répondit : ça ne vous a pas échappé que je suis entourée des meilleurs chirurgiens du sport au monde.

Cette réponse lui paru logique.

- Je suis désolé, excuse mon comportement je ne sais pas ce qui m'a pris. Prenant un dernier verre ensemble avant que vous partiez.
- Vous savez que je ne bois pas et en plus l'Open d'Australie commence dans quelques mois, je dois être au top de ma forme.

Il but ce dernier verre puis lui ouvrit la porte. Avant de partir elle sorti une balle de tennis de son sac, la signa et la lui tendit. C'était pour sa collection.

Il l'observa monter dans la voiture depuis sa fenêtre puis il retourna dans la chambre. Il sentait encore l'odeur de son parfum. Il s'allongea sur le lit et repassa en boucle dans sa tette chaque seconde de cette soirée. Il ne l'oublierait jamais.

Elle gara le porche devant l'agence de location de voiture de luxe puis sorti son téléphone et appela un numéro.

- Bonsoir, je suis le clone 275, je viens de sortir de chez Omar Saïd, venez me chercher s'il vous plait.
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