J'ai pas été gentille

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Je suis né dans un encrier. L'encre était violette et la plume du sergent-major se prenait pour un capitaine, un capitaine au long cours. Alors nous avons navigué, "mon beau navire Ô ma mémoire" ... [+]

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Je bouge pas. Tout autour, il y a la tapisserie avec des biches. À droite et à gauche. Et l'angle du mur juste au milieu, je suis là, dans le coin. Je sais qu'il y a des biches, je les connais, depuis le temps que je me retrouve le nez dessus. Elles sont toutes petites, plus petites que la main, grandes comme un pouce, certaines sont de face, comme si elles me regardaient, et d'autres de côté, elles courent. Il y en a d'autres, encore plus petites, on dirait des bébés biches, elles sont toujours à côté de leur maman, il faut qu'ils restent à côté sinon ils font des bêtises. Elles se promènent au milieu des arbres, dans une forêt. Je les compte. D'un côté, j'en ai trouvé 37, depuis le coin du mur jusqu'à mon bras, jusqu'à mon épaule, je ne vais pas plus loin, il faudrait me tourner et je n'ai pas le droit, je dois rester comme ça. Et pas plus haut que ma tête, je n'ai pas le droit de lever la tête non plus. De l'autre côté, je sais qu'il y en a 42. À cet endroit-là, ils ont collé deux morceaux de tapisserie l'un sur l'autre, ils ont voulu que ça ne se voie pas, mais ça se voit quand même. Alors ça, ça fait plus de biches, il y a plus de biches sur les côtés qu'au milieu. Si je voulais, je pourrais passer mon doigt sur la bordure de la tapisserie, pour sentir le pli, mais je ne dois pas bouger mes mains non plus. Je compte et puis je recompte, d'un côté et puis de l'autre, pas plus haut que la tête, pas plus loin que l'épaule. Ça m'occupe. Ça fait passer le temps.

Je ne sais pas combien de temps je vais rester comme ça avant que Papa vienne lever la punition. J'ai toujours peur qu'il m'oublie. Quelquefois, j'ai l'impression que ça dure des heures. Alors je compte les biches, encore, encore. Pas les bébés, juste les mamans. J'ai essayé de compter les arbres aussi, une fois, mais il y en a trop, je m'y perds, et puis c'est pas intéressant les arbres. Juste les biches. La tapisserie est blanche, les arbres sont verts avec le tronc marron, les biches sont marron aussi, mais plus claires, et elles ont des yeux noirs, quand elles te regardent, ça fait peur, mais bon, c'est juste des dessins. 37 d'un côté, 42 de l'autre, toujours pareil, comme si ça pouvait changer d'une fois à l'autre. Si je trouve 36 ou 38, c'est que je me suis trompée, alors il faut que je recompte. Normalement, la lumière du couloir reste allumée juste pour moi. Mais de temps en temps, quelqu'un oublie que je suis là et appuie sur l'interrupteur. Je crie « Non ! », il se rend compte, il dit « Oups, pardon ! » Et il rallume. Il ou elle, je ne sais pas qui c'est, je ne vois pas, je ne me retourne pas. Ça ne peut pas être Papa, il disait bien que je suis là. Maman aussi, elle doit bien savoir. Ou alors ils ont oublié, ils se rappellent plus, ils ont pas fait attention. Ils éteignent toujours dès qu'ils voient une lumière allumée, une lumière qui sert à rien, qui brûle pour rien.

Des fois, ça dure très longtemps, que je sois punie, quand j'ai pas été gentille. Je change de position au bout d'un moment, j'ai mal de rester comme ça sur le parquet, au coin, à genoux, les mains sur la tête. Avec les mains sur la tête, c'est encore plus grave. Pour une bêtise moins grave, c'est simplement : au coin, debout. Plus grave, c'est : au coin, à genoux. Plus grave encore, c'est : au coin, à genoux, les mains sur la tête. Plus c'est grave et plus ça dure longtemps. Juste avant, Papa m'explique pourquoi c'est mal, pourquoi je suis punie et il demande :    « Tu comprends ? » Je fais oui avec la tête. Alors il donne la punition et il ajoute : « Comme ça, tu pourras réfléchir. » C'est vrai, je réfléchis un peu, mais pas aussi longtemps, je n'ai pas besoin de tout ce temps pour réfléchir. « Tu n'as pas voulu obéir à Maman », c'est facile à comprendre. Je sais bien qu'il faut obéir à Maman. Je sais bien que quand elle dit « À table ! » il faut venir à table tout de suite. Il ne faut pas continuer à jouer encore un moment, juste un tout petit moment, et puis encore un autre tout petit. Sinon, elle va redire plus fort : « À Table ! » Et si je fais comme si je n'avais pas entendu, si je ne viens toujours pas, elle va venir me chercher et elle ne sera pas contente. Quand j'arriverai dans la cuisine, tout le monde sera déjà là, le bébé dans sa chaise haute, Papa en bout de table et il demandera : « Tu n'as pas entendu ? » On ne peut pas mentir à Papa. Il sait la vérité. Il dit : « Je le vois sur ton front. » Il soulève tes cheveux, il regarde et il sait. C'est normal que je sois punie quand j'obéis pas. Mais pas trop quand même. Et puis c'est normal que je sois punie plus grave quand c'est plus grave, quand j'ai traversé la rue sans regarder, sans attendre Maman, alors que le feu était rouge. Papa a expliqué pourquoi c'est dangereux. Mais je fais pas attention, je vois mon copain Maxime de l'autre côté, je cours le rejoindre.

C'est Papa qui donne la punition et c'est lui qui lève la punition. Personne d'autre. J'ai pas le droit de bouger, de changer de place. Même si j'ai mal aux genoux. Même si j'ai mal dans les bras à force de tenir mes mains sur ma tête. Même si j'ai envie de faire pipi. Il faut attendre. J'espère qu'il m'a pas oubliée. Je tousse pour qu'il m'entende, qu'il se rappelle que je suis là. Et puis je les entends parler, eux aussi, dans la pièce à côté. Des fois, ils s'enferment dans leur chambre et ils parlent fort. Papa explique à Maman pourquoi je suis punie, que je fais beaucoup trop de bêtises et qu'il faut que j'apprenne. Maman est pas d'accord, elle dit qu'il faut pas être trop sévère non plus, je suis qu'une enfant. Des fois, ils crient. C'est Papa qui crie plus fort. Je reste dans mon coin, je bouge pas. Et puis ça se calme. Et puis ils parlent d'autre chose. Je ne sais pas de quoi ils parlent, c'est des choses de grandes personnes. Je sais pas ce qu'ils font. En tout cas, ils ne parlent pas de moi, quand ils parlent de moi, ils crient. Et quand ils ne parlent pas de moi, j'ai peur qu'ils m'oublient.

C'est vrai que je fais des bêtises, des fois. J'aime bien embêter mon petit frère quand il est dans son parc à jouer. Je cache son ours Bouba derrière mon dos pour voir s'il devine où il est. Au début, ça l'amuse, ça le fait rire et après il se met à pleurer. Alors Maman rapplique, elle demande ce qui se passe. Et elle me gronde. Mais je n'ai personne d'autre à embêter, moi, sinon je suis toute seule. J'aime pas les bébés. Dessiner sur les murs, ça c'était une grosse bêtise. J'ai pas fait exprès. Maman était dans la salle de bains, en train de s'occuper du bébé, de le changer, de lui donner son bain, puis son biberon, elle en avait pour un moment, elle ne s'intéressait pas du tout à moi. Il y avait des crayons sur le bureau de Papa, des feutres en couleurs. J'ai enlevé le capuchon pour essayer, sur le bout du doigt. C'était comme à l'école quand on dessine sur du papier. Mais là, il y avait pas de feuilles blanches sur le bureau, elles étaient toutes écrites. J'ai vu le mur blanc, juste derrière moi, j'ai commencé à dessiner des biches. Je ne sais pas bien dessiner les biches, mais je voulais essayer. Je les connais bien, depuis que je les regarde, de longues pattes toutes fines, un corps de princesse, une jolie tête avec de jolis yeux. Je voulais les faire en couleurs. J'en ai dessiné des rouges, des vertes, des bleues, elles couraient dans tous les sens. Il n'y avait pas de bébés biches, c'est pas bien, les bébés, juste les grandes qui jouaient comme des copines. Et des arbres. De toutes les couleurs. Et puis Papa est rentré du boulot, il est allé directement vers son bureau. Il n'était pas content du tout : « Mais qu'est-ce que tu as fait ? » Il le voyait très bien, ce que j'avais fait, j'étais en train de le faire. Il m'a tirée en arrière par les deux bras, il m'a retournée vers lui et il m'a secouée, il me faisait mal. Comme quand il se dispute avec Maman, à cause de moi, quand j'ai pas été gentille. « Mais qu'est-ce que tu as fait ! »

Ce jour-là, je suis restée vraiment longtemps au coin, à genoux, les mains sur la tête. Vraiment trop longtemps. J'avais mal, même en passant d'un genou à l'autre j'avais encore mal, partout dans les bras, dans le cou. Et puis j'avais envie de faire pipi. J'en avais marre de compter les biches, dix fois, vingt fois, il fallait que j'aille faire pipi, j'en pouvais plus. J'ai appelé, tout doucement et puis un peu plus fort : « Papa... », mais il entendait pas. Ou bien il faisait comme s'il entendait pas. Comme moi quand je veux pas venir à table. Il était vraiment en colère contre moi. J'ai essayé de me retenir, mais au bout d'un moment, je pouvais plus. J'ai fait pipi. J'ai senti que ça coulait sur moi, le long de mes jambes. C'était chaud, c'était froid, c'était dégoûtant. J'ai pleuré. Pleuré de plus en plus. Sans bruit. J'avais honte. Il a dû comprendre qu'il se passait quelque chose, il est arrivé. Il m'a vue. Il m'a pas grondée, il a juste dit : « Va te laver, tu demanderas à Maman qu'elle te donne une autre culotte. » Il ne faut pas oublier les enfants quand ils sont au coin, c'est pas bien. On peut pas tenir, on peut pas. Je lui en voulais. Un papa doit pas faire ça. Je suis allée jusqu'à la salle de bains, j'ai rien dit, ni là, ni toute la soirée. Je suis allée me coucher directement après la soupe. J'ai pris une douche, je me suis lavée encore, j'avais l'impression de sentir le pipi. Et puis je me suis emmitouflée dans mon lit, cachée tout au fond, et j'ai pleuré la mort. En silence. Puis je me suis endormie. J'étais trop fatiguée.

Papa était fâché contre moi et moi j'étais fâchée contre lui. Quand il me punit, d'habitude, il n'oublie jamais. Et puis à chaque fois, il explique. Mais ça, on ne peut pas l'expliquer, qu'on laisse un enfant se faire pipi dessus. Qu'on l'oublie, qu'on fasse comme s'il n'était pas là, on peut punir, mais après, c'est fini. On fait un bisou et on en parle plus. Le lendemain, Papa et Maman se sont enfermés dans la chambre pour se disputer. Ils parlaient fort. Au début, j'écoutais, mais après ils criaient trop, ça me faisait peur, alors j'essayais de penser à autre chose, à des chansons que je connaissais, je me récitais les paroles. Je savais qu'ils parlaient de moi, des enfants qui font trop de bêtises, que ça ne peut pas durer. Maman criait : « Non-non-non, tu peux pas faire ça, c'est qu'une enfant. » Moi j'étais toute seule dans la salle à manger. Il y avait le bébé qui jouait dans son parc, je dois rester avec lui. Je voulais pas que mon papa reste fâché contre moi. Il fallait que je trouve quelque chose pour se réconcilier. Je voulais lui faire plaisir, j'avais envie qu'il me prenne dans ses bras comme avant qu'il dise : « C'est fini, on en parle plus. » J'ai pris les ciseaux de la cuisine. J'ai découpé des cœurs dans les rideaux du salon. Plein de cœurs. Dans les rideaux rouges. Au début, c'est difficile, on ne sait pas comment s'y prendre et puis après, on trouve le truc. Il faut plier en deux un bout de tissu, ensuite on coupe comme une virgule, quand on déplie, ça fait un cœur. On peut en faire des petits, des gros, ça va vite une fois qu'on a compris. J'en ai mis partout. Autour du parc où jouait le bébé assis sur son coussin, avec son ours Bouba qu'il essayait de coincer dans les barreaux du parc. Et puis j'ai fait un chemin qui allait jusqu'à la porte de la chambre. Je me disais, quand il va sortir, il aura qu'à suivre et il arrivera vers moi. Un chemin de cœurs. Un chemin d'amour. Il le trouvera sous ses pieds quand il ouvrira la porte et moi je serai tout au bout.

Dans la chambre, ça criait de plus en plus, on entendait des bruits, des choses qui cognaient, je me bouchais les oreilles dans ma tête, je voulais que ça s'arrête. Je savais que c'était de ma faute, j'avais pas été gentille. Je voulais me rattraper. Je voulais continuer de découper des cœurs, je voulais finir mon chemin. Et puis la porte s'est ouverte d'un coup, Maman est sortie furieuse, elle était toute en désordre, ses cheveux, sa robe, son visage, elle pleurait, elle reniflait, elle a même pas regardé vers moi, elle est partie de la maison, elle a claqué la porte. Papa est sorti de la chambre, tout doucement. Il n'avait pas l'air content du tout. Il avait les bras qui tombaient, l'air fatigué, il faisait ça quand il rentrait du travail et que c'était « une mauvaise journée ». Il a vu les premiers cœurs. Il a pas compris. Il les a suivis dans la salle à manger. Je souriais, j'étais sûre qu'il allait être content, c'était pour lui ! Il a vu les rideaux, il a ouvert la bouche comme si c'était une horreur. Il a crié : « Nom de Dieu, qu'est-ce que tu as encore fait ? » Je n'aime pas qu'on me crie. Et puis il avait pas le droit d'être en colère. On est pas en colère quand quelqu'un vous offre un cadeau. Avec des cœurs d'amour. Il a dit : « Donne-moi ça. » Il voulait les ciseaux. Il a couru vers moi, il essayait de m'attraper, d'attraper les ciseaux, il avait des yeux furieux, encore plus furieux que l'autre fois. Non ! Je ne voulais pas qu'il m'attrape, et puis il n'avait pas le droit d'être en colère, quand on fait un chemin d'amour pour quelqu'un, il ne peut pas être en colère, je ne comprenais pas, ce n'était plus mon Papa, je l'avais jamais vu comme ça, j'avais peur, ses yeux étaient méchants, ses grandes mains cherchaient à m'attraper... Je me suis mise à courir autour du parc à jouer, j'espérais que Maman allait rentrer, qu'elle saurait le calmer. Il passait par un côté du parc, je passais par l'autre, j'échappais. Un moment, il était tout près. Il a attrapé les ciseaux. Je n'ai pas voulu les laisser. Il a tiré dessus d'un coup sec, j'ai lâché, il est parti en arrière avec les ciseaux, son pied a glissé sur un des cœurs qui traînait sur le plancher, il est tombé à la renverse, il a fait des grands gestes avec ses bras, sa tête a cogné très fort contre un coin de table, ça a fait un grand bruit, il est devenu tout mou, il a glissé doucement par terre. Il est resté comme ça, les yeux ouverts, il bougeait plus. Il était couché. Il saignait beaucoup de la tête. J'ai dit : « Papa ...? Papa...? », mais il répondait pas. Je passais ma main devant ses yeux « Tu me vois ? » Mais il me voyait pas.

C'est de ma faute, encore une fois. J'ai pas été gentille. Je sais bien que je dois être punie. Alors je suis allée toute seule dans le couloir, j'ai même pas allumé la lumière, je mérite pas. Au coin, à genoux, les mains sur la tête, je sais que c'est grave. Je compte les biches dans ma tête, les biches de la tapisserie, seulement les grandes, je les vois pas bien, mais je les connais par cœur : 37 d'un côté, 42 de l'autre. Papa, quand tu voudras lever la punition, tu me trouveras ici. Je bouge pas. Je ne me vais pas chougner, je vais pas me plaindre. J'ai fait une grosse bêtise, je sais. Je te demande pardon.
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François B. · il y a
Un texte dont on ne sort pas indemne. Bravo
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André Blanc · il y a
bonjour Charles .je te savais talentueux mais là......quel texte...bouleversant
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Charles Valois · il y a
Merci de ton amitié, André.
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Aldo Rossman · il y a
La violence avec des mots d'enfant. On se dit fatalement que tout est injuste, même dit avec des mots justes.
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Joëlle Brethes · il y a
Quel terrible récit !!!
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Camille Berry · il y a
Un texte déchirant, tellement bien écrit... Merci beaucoup!
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Viviane Fournier · il y a
Je ne sais pas commenter votre texte ..j'ai aimé parce que ça m'a touchée profondément ... et que c'est superbement écrit ... voilà !
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BertoX · il y a
Boulversant!
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BertoX · il y a
J avoue être incapable de la relire... Y penser me mets les larmes aux yeux...
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JAC B · il y a
J'ai eu du mal à lire cette histoire jusqu'au bout, elle est bouleversante et pas que par son sujet mais aussi par son écriture vivante et spontanée telle qu'une petite fille pourrait s'exprimer . Et puis ces biches comptées et recomptées et ces coeurs découpés dans les rideaux jusqu'à cette funeste échéance, quels symboles , ils sont à hauteur d'enfant, correspondent à leurs perceptions. Certes c'est encore un texte sur les maltraitances mais l'angle que vous avez choisi pour mettre en scène votre personnage est infiniment plus percutant , il met en avant les rouages pervers de ces explications d'adultes qui finissent par faire croire aux enfants qu'ils font toujours des bêtises et que graduellement elles ont leur tarif pour la punition.Un style original,un personnage qui suscite l'empathie une histoire qui touche infiniment, je like Charles.
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Charles Valois · il y a
Merci Jack B. Une histoire qui a été difficile à écrire, pour les mêmes raisons que vous décrivez.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Un texte effrayant , témoignage de l'aveuglement des parents cernés par un huis clos familial.
Un texte qui nous incite à comprendre que le regard que pose l'enfant sur le monde n'est pas le même que le nôtre .

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Chantal Sourire · il y a
Terrible texte, le manque de compréhension, de dialogue et d'amour. La famille peut être un enfer, vous le dites très bien, à hauteur d'une enfant perdue.
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Charles Valois · il y a
Oui, Chantal. Comment une enfant peut se retrouver enfermée dans un sentiment de culpabilité

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