Camping sauvage

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Je connais depuis longtemps le plaisir de lire. J'ai eu envie de partager le plaisir d'écrire.

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Le train ralentit, Orlane est soulagée.
La jeune femme regarde Mathieu et sourit. Elle attendait ses congés avec grande hâte. L'année scolaire a été difficile : enseignante pour adolescents en difficulté, Orlane exerce son métier avec passion, mais les situations sociales ou familiales compliquées de ces jeunes déstabilisent parfois la frêle assurance de ses 28 années.

La situation sanitaire du pays et les confinements successifs décidés par le gouvernement ont accentué, cette année, le sentiment d'impuissance et de mal-être de la jeune femme.

Lorsque Mathieu, son petit ami, lui a proposé de partir trois semaines en pleine nature, sans contrainte, sans horaire, sans obligation, Orlane a très peu hésité. Elle a considéré cette offre comme une magnifique opportunité de renouer avec la nature qui lui a tant manqué ces derniers mois et de faire le point sur sa vie. Au programme : randonnée, cueillette, baignade dans le lac ou les rivières, lecture, dessin et repos. Mathieu est débrouillard, il connait parfaitement la forêt, il est capable de se nourrir avec les plantes. Les retours au village pour se ravitailler seront très rares.

Deux sacs à dos légers, deux hamacs, une bâche pour les nuits pluvieuses et beaucoup de légèreté : c'est ainsi équipé que les deux amoureux arrivent à la gare de Santésac.

La forêt de Sansac est immense et dense, à deux pas du village, elle parcourt monts et collines et abrite en son centre un superbe lac. Le lieu est prisé, mais la superficie de la forêt permet tout de même de s'isoler.

La plupart des touristes préfèrent séjourner dans les gîtes alentour, de plus en plus nombreux dans le village. Les autres s'accommodent du caractère antipathique et patibulaire des gérants du camping de la plage et de leur relative notion d'hygiène et de confort... Ces derniers se sont généralement fait berner par le site internet clinquant et mensonger créé par le neveu des gérants, un étudiant en informatique peu scrupuleux, ou s'y sont pris trop tard pour réserver un gîte au village et ne reviennent plus jamais. Le camping est, chaque année, un peu plus vide et cela n'étonne personne...

La majorité des estivants se contente de suivre les chemins de randonnées ou de VTT balisés, de profiter des bords de lac aménagés, de pêcher sur les nombreux pontons.
Depuis quelques années, cependant, de plus en plus de jeunes, trentenaires pour la plupart, décident de séjourner dans la forêt en faisant du camping sauvage ou en bivouaquant.

En voyant le nombre de personnes équipées de sacs de randonnée grand format à la gare, Orlane se dit que les confinements successifs ont donné des envies de nature à d'autres Français...
Mathieu remarque sa compagne qui se ronge les ongles en observant la foule, il la rassure et lui certifie qu'ils seront tranquilles et au calme, qu'elle pourra profiter d'une véritable coupure avec son année scolaire : il connait la forêt comme sa poche. En trois semaines, ils auront vraiment la possibilité de s'éloigner des sentiers battus.

— Je pensais à un autre truc en même temps. Le mari de ma collègue Sabrina est chasseur, il connait bien le coin et m'a affirmé qu'il y a des loups dans la région. Tu le savais ? Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? Tu en as déjà croisé ? Il m'a aussi dit qu'ils peuvent attaquer l'homme s'ils sont en meute.
— Arrête de t'inquiéter, tu sais aussi bien que moi que les chasseurs aiment jouer avec les craintes des hommes pour justifier leurs tueries. Ils font de même avec les ours. Oui, il y a des loups qui reviennent, petit à petit dans la région, mais c'est une bonne chose, cela équilibrera la faune. Je t'assure que je la connais par cœur cette forêt, détends-toi et fais-moi confiance. Allez, viens, il faut que l'on marche quelques kilomètres aujourd'hui si l'on veut fuir les touristes, bien plus gênants que les loups, je t'assure...

Orlane soupire, elle a du mal à lâcher prise. C'est son problème et c'est ce qui fait qu'elle souffre parfois dans ses fonctions auprès des jeunes. Elle a commencé un travail avec une énergéticienne, mais ses angoisses refont souvent surface. Sa relation avec Mathieu est bénéfique, il est simple, agréable, indépendant, très attaché à la nature et à sa liberté. Elle aimerait bien que leur relation dure...
Orlane expire lentement, fait le vide dans son esprit en regarde Mathieu en souriant.
— OK, j'arrête ! Je te fais confiance, je suis vraiment heureuse d'être là avec toi.

Mathieu dépose un baiser puis entortille ses doigts dans les longs cheveux roux de son amoureuse. Il sait qu'elle prend beaucoup sur elle pour ne pas laisser paraître son stress. La jeune femme est hypersensible et parfois submergée par ses émotions. Main dans la main, le couple commence à marcher en direction de la forêt.

Après deux heures de marche, Orlane est ravie, la forêt est dense, magnifique. Les arbres, arbustes et fougères apportent fraicheur et énergie positive, elle se sent déjà mieux, plus détendue et heureuse. L'activité physique et le grand air ont rosi ses joues, elle est encore plus jolie que d'habitude. Petite, mince, le corps recouvert de nombreux tatouages, de longs cheveux roux et raides, la peau claire, les yeux verts et un petit anneau argenté accroché à la narine droite, Orlane a un style qui la met en valeur.

Le crépuscule approchant, Mathieu propose de tendre les hamacs dans les environs et de préparer un dîner.
— Je m'occupe du repas, tu peux peut-être en profiter pour dessiner tes premières sensations, cela te fera du bien.

Adossée à son sac à dos, la jeune femme retranscrit ses émotions et les paysages de la journée sous forme de croquis. Mathieu fait cuire un mélange de quinoa et d'herbes aromatiques sauvages qu'il a ramassé pendant le trajet. Il chantonne puis, lorsque la cuisson a débuté, joue un air d'harmonica. Il se sent bien lui aussi.
Cet endroit a été un vrai coup de cœur à l'occasion d'un stage de survie il y a cinq ans. Depuis, il y retourne au moins deux fois dans l'année, seul ou accompagné. Ce lieu contribue à son équilibre.

Les trois premiers jours se déroulent dans une profonde quiétude, le jeune couple est en harmonie, Orlane savoure chaque minute, elle se sent apaisée et très amoureuse de son compagnon qui fait de succulents repas à partir des maigres réserves contenues dans leurs sacs et de ses diverses cueillettes.
Les températures estivales augmentant vigoureusement, ils ont fait le choix maintenant de se rapprocher du lac pour bénéficier de sa fraîcheur et nager.

Les hamacs sont impeccablement positionnés, accrochés à de robustes sapins en haut d'un promontoire rocheux, les amoureux ont une vue superbe sur la forêt et les reflets argentés de l'étendue d'eau. Ils admirent le rougeoiement du ciel en se laissant bercer par la brise. La pénombre envahit la forêt peu à peu et ils s'endorment, heureux...

— Mathieu ? C'est toi qui fais cela ?
— Quoi ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi tu cries comme cela ?
— T'es dans ton hamac là ?
— Ben oui, je dormais, qu'est ce qui te prend ?
— Des bruits, y a des bruits bizarres depuis un moment, je pensais que c'était toi qui t'étais levé. Chut, écoute... Oh, mince, j'ai peur, Mathieu, tu peux venir près de moi ?
— OK, j'arrive, mais j'entends rien moi, quel genre de bruit ? C'était sûrement une chouette ou un hérisson qui fouinait dans des branchages...
— Non, non, non, rien à voir avec les bruits habituels, c'était bizarre, comme un meuglement étouffé... un bruit vraiment étrange. Un loup, ça fait quel bruit ? Oh, purée, j'ai si peur...
— Bon, écoute, on va dormir ensemble dans ton hamac comme cela, tu seras rassurée...

La nuit se termine sans heurt, sans nouvelle frayeur. Toutefois, le matin, Orlane a bien du mal à se sentir aussi bien que les jours précédents. Elle grignote nerveusement ses ongles et roule ses cigarettes avec des gestes saccadés. Mathieu soupire, il n'aime pas la voir comme cela...

— Tu veux changer de lieu de bivouac pour ce soir ?
— Je ne sais pas, je me suis peut-être fait des films cette nuit. Pourtant, je suis certaine d'avoir entendu ces bruits bizarres. Je veux bien aller nager un grand moment cet après-midi et, grâce à l'activité physique, je devrais mieux dormir. On a une vue superbe, c'est dommage, j'aimerais en profiter encore quelques nuits.
— Comme tu veux et puis, si tu as besoin, je peux redormir dans ton hamac, on était plutôt pas mal collés serrés cette nuit !
— T'es sûr ? Tu ne m'as pas menti pour les loups ? Tu en as déjà rencontré dans cette forêt ?
— Non jamais, c'est très rare de croiser un loup, même ceux qui le veulent vraiment n'y arrivent pas !

L'eau fraîche et la nage ont permis à Orlane de retrouver un peu d'insouciance. Les deux jeunes gens profitent d'être aux abords du lac pour faire deux ou trois achats à la supérette du camping.
Orlane sent l'angoisse l'envahir en voyant le panneau lumineux « Camping de la plage » surdimensionné et sur le même modèle que celui de Las Vegas ! L'odeur nauséabonde régnant dans l'épicerie accentue son mal-être. Elle regarde Mathieu et murmure :
— Comment peut-on passer ses vacances ici, c'est l'angoisse totale !
— Attends de passer à la caisse, tu vas comprendre ce que le mot « amabilité » signifie ici !

Mathieu et Orlane repartent à grandes enjambées de cet horrible endroit et pouffent de rire en se remémorant tous les détails absurdes et repoussants de leur escapade à la « Supérette des campeurs » !
— Non, mais, en plus, tu as vu les tarifs des emplacements et des Mobil-homes, c'est carrément du vol !
Mathieu rigole.
— Le maire du village est dépité, cela fait des années que les gérants maltraitent leurs vacanciers ! C'est une très mauvaise publicité pour Santésac, mais c'est un camping privé, il n'a aucun pouvoir là-dessus... Enfin, avec nos achats, nous sommes tranquilles pour quelques jours, on peut effacer ce lieu de notre mémoire et si tu veux, la prochaine fois, nous marcherons davantage et nous irons au village pour le ravitaillement...

La soirée est paisible, Mathieu joue de l'harmonica et Orlane dessine en chantant. Les jeunes gens ont pu faire un petit feu dans lequel ils ont fait rôtir des épis de maïs trouvés à la supérette.
C'est l'esprit apaisé et plein de notes de musiques qu'ils s'installent tous les deux dans le hamac d'Orlane. La position est assez inconfortable, mais Mathieu a bien senti que cette solution est la plus rassurante pour la jeune femme.

La nuit est profonde, la lune est masquée par d'épais nuages.

Tout à coup, les deux campeurs sont réveillés par des coups sourds. Des coups sourds et puissants qui semblent être donnés sur le tronc des arbres juste à côté d'eux. Orlane sursaute et serre Mathieu de toutes ses forces. L'obscurité empêche de distinguer les environs. La jeune femme a l'impression que son cœur va sortir de sa poitrine tellement il cogne fort, ses oreilles bourdonnent, sa respiration est bloquée...
Un autre coup retentit, suivi d'un meuglement semblable à celui qu'Orlane avait entendu la nuit précédente puis soudain, alors que Mathieu braque la lampe de son téléphone portable en direction du bruit, un bruissement de feuilles et de branchage et un son de cavalcade comme le ferait un animal en fuite.

— Merde, c'était quoi ça ? Ça va Orlane ?
— J'ai eu si peur, c'est quoi ce truc ? Ânonne la jeune femme en larmes.
— J'en sais rien... Il est cinq heures, le jour va bientôt se lever, on va essayer de se reposer sans bouger et puis on changera de lieu demain, c'est flippant ce truc...

La nuit se termine sans heurt. Le lendemain, le couple démonte le campement sans prononcer un mot, ils sont tous les deux sous le choc...
— Nous allons nous installer plus bas, près de l'eau, mais complètement de l'autre côté du lac. Si tu es d'accord pour marcher un bon moment, je pense qu'il faut s'éloigner un maximum d'ici sinon tu ne vas jamais pouvoir te détendre...
— À la fois, me détendre après la nuit que nous venons de passer c'est, en effet, un peu compromis. C'était complètement dingue...

Trois heures de marche plus tard, les deux amoureux arrivent dans une clairière charmante à deux pas du lac. Ce côté-ci est moins escarpé, les arbres y sont plus clairsemés, la forêt est moins dense, plus lumineuse et cela rassure Orlane.

— Je me sens plus à l'aise ici, on pourra être davantage éclairés par la lune. Tu as déjà campé ici ?
— Oui, c'était le lieu de la première étape de mon stage de survie, nous avions appris pas mal de choses dans cette clairière, cela me rappelle de bons souvenirs. J'avais tellement galéré avec la pierre à feu ces jours-là !

Les journées et les nuits se succèdent en toute quiétude. Le couple est ravi d'avoir fait le choix de s'installer de ce côté-ci du lac. Les événements nocturnes n'ont pas été oubliés, mais ils y pensent moins et profitent à nouveau de leur séjour.
Orlane a pu exprimer sous forme de croquis la frayeur qu'elle avait ressentie ces nuits-là et a même débuté une bande dessinée relatant et extrapolant les faits. Il y est question d'une bête mystérieuse, mi-homme, – mi-loup qui rôde dans un bois et extermine un certain nombre de personnages pour des raisons encore inexpliquées.

— J'adore tes dessins et je trouve le projet de bande dessinée génial, mais tu n'as pas peur de te filer la frousse toi-même avec tes extrapolations ?
— Ah, ah, au contraire, ça me libère de mes angoisses de pouvoir imaginer la bête qui nous a rendu visite. Et puis, sur le papier c'est moi qui décide des victimes, c'est très rassurant au contraire !

Chaque soir, après avoir dîné, les amoureux se rendent au bord du lac et nagent durant un long moment. Ils aiment se retrouver ainsi, seuls dans l'eau fraiche, et regarder le soleil décliner. Ils rentrent épuisés, mais heureux et se blottissent dans leurs duvets en se laissant bercer par les mouvements du hamac.

Le cinquième soir, cependant, une étrange odeur règne autour de leur campement lorsqu'ils rentrent de leur baignade, une odeur inhabituelle et nauséabonde. Orlane fronce les sourcils et attrape la main de Mathieu.

— Tu sens ? C'est étrange cette odeur, on dirait un peu l'odeur qu'il y a dans certaines boucheries.
— Oui, ça sent le sang ou la charogne. Merde alors, c'est quoi encore ce truc ?

La jeune femme sent soudain toute son angoisse refoulée qui remonte en trombe à la surface. Elle tremble et broie la main de son petit-ami.

— Ton... ton... ton hamac, Mathieu, regarde ton hamac !
— Oh ! la ! la ! Mais c'est quoi ce truc ? Oh eh, y a quelqu'un ? C'est quoi ce délire, une blague ? Oh ! Oh ! Y a quelqu'un qui nous entend ? Ce n'est pas drôle, montrez-vous !

Le hamac et le duvet de Mathieu sont recouverts de grandes taches de sang. Ici et là, dans le hamac et tout autour, au sol, de nombreuses plumes et quelques morceaux de chair...

— On dirait qu'une perdrix ou un oiseau a été dépecé sur mon duvet ou bien une bagarre entre deux rapaces... Je te jure mon cœur que je n'ai jamais vécu de truc dans ce genre dans cette forêt. Je ne sais pas ce qui se passe, je suis tellement désolé de te faire vivre cela...
— Où est ce qu'on va dormir ? Il fait quasiment nuit, on ne peut pas rester ici, ça fait trop flipper et puis l'odeur, c'est insoutenable...
— On peut peut-être s'approcher du lac, le bruit de l'eau va nous aider à nous détendre et puis, demain, on avisera...

Orlane ne répond pas, elle ne veut pas accabler Mathieu qui, pour la première fois en sa compagnie, semble perdu et réellement inquiet. Ils démontent sans mot le campement et se dirigent vers le lac en s'aidant des torches de leurs téléphones portables...

Le hamac de Mathieu étant inutilisable en l'état, ils n'accrochent que celui d'Orlane au bord de l'eau et se recouvrent de son duvet dézippé.
— Je me demande si je ne ferais pas mieux de rincer le hamac et mon duvet maintenant, j'ai peur que l'odeur du sang attire d'autres bêtes...
— Non, non, ne t'éloigne pas de moi, accroche-les en hauteur, on fera cela ensemble demain.
— Le monstre de ta bande dessinée, il dépèce des oiseaux dans le duvet des vacanciers aussi ?
— Non, je n'avais pas envisagé un événement aussi sordide... Qu'est-ce qui a bien pu se passer ?
— J'en sais rien, vraiment, j'en sais rien... J'espère que l'on va pouvoir dormir un peu, on en a bien besoin...

Le jeune couple met beaucoup de temps à s'endormir, Orlane gigote beaucoup, elle ressasse des idées noires et n'arrive pas à lâcher-prise. Mathieu ne lui fait pas de remarque, il est désemparé lui aussi, il voulait tellement lui faire partager son amour pour cet endroit, c'est un désastre, il est incroyablement déçu...

Le coup est violent, fort et assourdissant. Un énorme coup contre le tronc dans lequel sont suspendus le hamac et le duvet de Mathieu ! Un coup bref suivi d'un énorme meuglement et d'une fuite rapide. Mathieu bondit hors du hamac et s'élance.
Orlane hurle.
— Mathieu, nooonnn ! Reste avec moi, je t'en prie !

Pieds nus, dans la pénombre, le jeune homme trébuche et glisse, c'est peine perdue de toute façon... L'animal ou la créature est trop rapide...

— J'en peux plus, Mathieu, qu'est-ce qui nous arrive, on croirait un film...
— Viens, on va se mettre au bord de l'eau en attendant le jour et puis, demain matin, nous chercherons une solution...

Le soleil est déjà assez haut dans le ciel alors qu'Orlane et Mathieu se réveillent. Ils ont fini la nuit en boule au bord de l'eau, exténués, serrés l'un contre l'autre. En mettant son sac sur le dos après avoir aidé son compagnon à rincer ses affaires dans le lac, Orlane ne peut empêcher quelques larmes de couler. Elle est nerveusement épuisée...

À la réception du « Camping de la plage », Marcel tapote sur sa calculatrice, range soigneusement ses pièces dans une boite en fer sécurisée, lisse les billets. Il regarde d'un air satisfait son agenda de réservation, sourit, ricane...

— T'es vraiment un as là Germaine, d'avoir réduit le budget du club enfant pour embaucher un étudiant en théâtre la nuit. Ils rappliquent tous la peur au ventre ! Tiens, regarde là-bas, en v'là encore deux autres ! Elle a l'air à bout de nerfs la p'tite rousse, on peut sortir les tarifs haute saison, sûr qu'elle f'ra pas demi-tour ! Sacrée bonne femme, un vrai génie qu'j'ai épousé !
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Ophélie Le Aubin · il y a
Une aventure prenante, au suspens détonnant ! Une belle idée, on en redemanderait ! Bravo
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Mohand Ouadah · il y a
suspens parfait écrit dans un bon style. je trouve toutefois la finalité du récit grotesque. quelle idée machiavélique de renflouer les recettes de ce camping privé ?
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Armelle Fakirian · il y a
Très beau suspense. Ils sont machiavéliques ces gérants de camping !
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Hortense Remington · il y a
Une belle écriture. Un texte agréable et prenant qui se lit d’une traite.
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Marie Van Marle · il y a
Quel suspense parfait, complètement prenant. Bon, le retour à la réalité est un peu dur, du coup, même si tout est amené pour nous faire comprendre que les gentils bobos écolo vont se faire avoir d'une façon ou d'une autre.
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Randolph B. · il y a
Excellent ! Derrière toutes ces aventures, peurs, magouilles très bien amenées, on peut faire une lecture de notre soi disant humanité ! J'ai beaucoup apprécié. Merci.
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coquelicot Coquelicot · il y a
un récit palpitant et fort bien décrit. On la sent, cette forêt, on les voit, ces amoureux. Et quelle fin ! on ne s'y attend vraiment pas. Avec en sus, le plaisir d'imaginer la punition des 2 "saligauds"
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JAC B · il y a
Cauchemardesque ! Même si j'avais flairé l'arnaque du camping depuis un petit bout de temps mais sans penser à l'acteur ! C'est bien écrit, on y croit, la chute fait son effet. Je like Albanne.
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Joëlle Brethes · il y a
Pauvre Mathieu qui n'a plus qu'à se convertir en détective pour confondre les deux escrocs !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Des vacances inoubliables !

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