A table

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De formation scientifique, j'essaie d'écrire avant tout pour m'amuser et ça me fait plaisir de pouvoir le partager.

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J'étais allongé en train d'errer dans mes pensées, et à un moment_ par nostalgie probablement_ je me mis à passer dans ma tête le fil de mes années d'étude, remontant le temps jusqu'à mon plus jeune âge, les années de primaire. Je fus soudain frappé par la violence d'une scène qui m'avait déjà traumatisé à l'époque mais que j'avais oubliée depuis. Avec le recul, la maturité et quelques notions de psychologie que j'avais pu acquérir par-ci par-là, je la trouvais davantage choquante.
Un élève âgé de 12 ans, le torse et le visage plaqués contre une table. Deux élèves plus costaux que lui le maintenaient dans cette position. Pour l'empêcher de bouger, chacun d'entre eux lui tenait un bras d'une main et lui écrasait la nuque contre la table de l'autre main.
Là tu te demande «mais que faisait l'instituteur ? » « Où était-il ? ». En fait, ces deux apprentis tortionnaires agissaient sous les ordres de notre grand bourreau à tous, notre instituteur instable, avec qui nous étions contraints de passer notre dernière année d'études primaires.
Ce psychopathe avait décidé de punir l'un de ses détenus, pour je ne sais quel crime impardonnable tel que oublier son stylo rouge à la maison. Sa sentence était de le mettre en position de levrette et de lui éclater les fesses dans une scène de viole en public. Après tout la pénétration n'est pas une condition pour que le viol soit établi.
Notre cher instituteur était debout derrière notre pauvre camarade. Il avait dans la main un bâton fabriqué à partir d'une branche d'olivier. Il leva le bras, puis le balança de toutes ses forces. Le son du bâton en train de déchirer l'air nous glaçait le sang, car on savait que tôt ou tard on goûterait à ses coups. Lorsque le bâton atterrit sur les fesses de notre camarade, il se mit à crier et à se débattre, mais les apprentis tortionnaires le maintenaient toujours dans leur étreinte. Au bout de quelques coups, notre camarade était écroulé sur la table incapable même de crier. La décharge d'endorphine qu'avait libérée son corps pour supporter la douleur l'avait complètent assommé. Un sourire de démon se dessina aussitôt sur la gueule de notre instituteur. Il était tellement fier d'avoir établi l'ordre dans sa prison. Il avait même donné à cette punition un nom médiocre à son image. Il l'appelait « A TABLE ».
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