Simon Guillaume de La Roque est né à Clermont en Beauvoisis en 1551 et disparait à Paris en 1615. Il est connu pour les Heureuses Amours de Cloridon où il met en scène ses propres aventures amoureuses et celles de quelques gens de sa connaissance. Beaucoup de stances, de chansons, d'élégies et autres pièces érotiques parsèment son œuvre. Il écrit une pastorale intitulée La Chaste Bergère et
...
[+]
Mallarmé est le poète le plus représentatif du courant symboliste. Figure incompréhensible pour certains ou génie lumineux pour d'autres, il est celui vers lequel se tourne toute une génération de jeunes auteurs. Le salon qu'il tient, tous les mardis, rue de Rome, fait office de lieu sacré pour bon nombre d'hommes de lettres. Malheureux si son cigare n'était pas allumé, il trouvait aussi
...
[+]
Sully Prudhomme est le premier français à recevoir le prix Nobel de littérature, en 1901 ; il est alors membre de l'Académie Française depuis vingt ans déjà. Sa poésie, très travaillée et soucieuse de perfection formelle, est rattachée au courant parnassien. Il est l'un des premiers intellectuel à s'engager dans l'affaire Dreyfus et à le défendre.
Marqué par les guerres de religion, Agrippa d'Aubigné dénonce la persécution violente des protestants par une langue toute aussi violente. Sa poésie baroque se déploie dans un long poème héroïque Les Tragiques, divisé en plusieurs sections. À la fois ennemi de l'Église romaine et ennemi de la cour de France, la plupart de ses textes ont une visée polémique. Au-delà des pamphlets, un pan méconnu
...
[+]
Théodore de Banville fut un ami intime de Charles Baudelaire, de Victor Hugo et de Théophile Gautier. Surnommé « le poète du bonheur », ses vers sont travaillés à l'extrême et tendent à la perfection formelle du poème. En ce sens, Banville est un des auteurs à l'origine du mouvement parnassien. Les Odes funambulesques sont le sommet de son art. Salué par Baudelaire puis Mallarmé, ses textes ne
...
[+]
Gautier est le dédicataire des Fleurs du Mal, le fameux « poète impeccable ». Son œuvre abondante est une recherche permanente de la perfection : dans la préface à Mademoiselle de Maupin, on trouve jetées les premières idées de l'art pour l'art, dont le Parnasse se réclamera. Au Club des Hachichins, qu'il fonde avec le psychiatre Jacques-Joseph Moreau, il expérimente, en compagnie d'homme de
...
[+]
Ignorée avant d'être redécouverte par Gautier, l'autre Théophile, au XIXe siècle, la poésie de Théophile de Viau vaut surtout pour son irrévérence. Étrangement, on compte pas moins de quatre-vingt éditions de ses œuvres au XVIIe siècle. C'est sans doute son esprit libertin et parfois obscène qui l'a fait disparaître des critiques. Il est l'auteur de textes licencieux qui lui valent une
...
[+]
Poétesse d'origine russe, elle rédige ses textes en français peu après son arrivée en France et son mariage avec Charles Dorian, député du département de la Loire. Elle se mesure également à la traduction avec la pièce de Shelley, Les Cenci. Elle réussit à s'imposer dans le milieu littéraire parisien et utilise son influence dans les salons pour subventionner théâtres et revues. Elle continue de
...
[+]
Tristan Corbière, de son vrai nom Edouard-Joachim Corbière – Tristan c’était plus swag à l’époque, enfin « romantique » – fait partie de ces poètes maudits morts à trente ans. En dehors de ce statut mortifère, Tristan est un poète à l’œuvre conséquente, remplie d’humour grinçant, d’images fortes et de vers puissants. Tristan est laid, et il le sait – alors il provoque et ne se refuse rien. On
...
[+]
Tristan l'Hermite, surnommé L'Hermite – qui aurait cru ? – est un écrivain mineur du XVIIème. Mais quelle erreur quand on le connait ! Dans la même veine que Scarron, il retranscrit dans Le Page disgracié un récit de jeunesse qui compile des anecdotes fameusement romancées. Mais il est aussi l'auteur de la tragédie Marianne qui bouleversa l'époque et reçu autant d’applaudissements que Le Cid
...
[+]
Il faut croire que la vie et les écrits de Victoire Babois ont quelques accents raciniens, à l'image de ses premières lectures (notamment d'Iphigénie) : encore adolescente, elle est envoyée dans un couvent après la mort de sa mère, puis, devenue elle-même mère, elle perd sa fille. Ses élégies sont marquées par ses douleurs intimes et lui valent la reconnaissance de ses contemporains : « Je perdis
...
[+]