Image de Mathéo Feray

Mathéo Feray

66 lectures

4

‘’ Que les hommes nous foutent la paix, une fois pour toutes. N’avons réalisé aucun de nos projets. Avons raté nos amours. Ne sommes plus que sang et poussière. Avons aimé en vain. ‘’ (Francis Giauque)

Vivre, c’est être condamné à perdre son temps en souffrances inutiles. Mille labeurs vains, gâchis infernal et perpétuel d’énergie au profit du néant, de lutte acharnée contre la seule réalité qui vaille la peine d’être reçue et qui, de toute manière, triomphera toujours ; la mort.

Mille clowns partisans d’une asepsie totale pour la masse capricieuse, débile et dépensière qui ne réclame qu’une chose ; qu’on lui fasse croire que tout cet immonde bordel vaut bien la peine d’être vécu, qu’on lui cache les charniers, qu’on lui vende du rêve par doses indigestes de sublime...

Mille intellectuels, ventriloques et bavards, pro Romantisme, pro La gauche, pro ceci, pro cela, balayant le vide de leurs pensées bourgeoiso-connes, plus méprisants que créateurs, plus nombrilistes que socialistes, plus ratés que toute la merde des trottoirs purulents de l’enfer, lécheurs de fion des communautés toujours plus puissantes, sectaires et dégueulasses, kippa en tête, en République laïque française fantoche et fière.

Mille milliards d’êtres, encore et encore... Tout cet amas menteur, dégoulinant, plus humain que jamais, plus apte à vous faire renoncer que toutes les misères animales... Aimer, ce n’est jamais que vouloir se retrouver une bite dans la gorge, trouver tous les stratagèmes possibles pour se faire proprement fourrer et jeter. Ce n’est jamais qu’un mot pauvrement vulgaire au service d’une pulsion épidémique de reproduction, de baise, de kama-sutra toutes les directions, de vice bien bas maquillé en loisir bien haut, de mâles débiles en femelles susurrantes à la Duras, même pas foutue d’avouer, derrière tant d’extravagances et de haut Paris ; ‘’ J’aime simplement, Messieurs les journalistes, me faire mettre ‘’.

Vous vous trouvez seul, entouré de gens plus intelligents ? Ne cherchez plus ! Tous, ils sont exaspérants comme la pluie, plus primates qu’une armée de gorilles en campagne, débitant des absurdités bien tartinées pour se prouver qu’ils sont merveilleusement subtils... A vrai dire, ils ne savent même pas ce qu’ils foutent là... jets de sperme foireux, embryons larvaires, foetus bancals, ils sont arrivés là dedans comme une marée de petits clebs mouillés dans un jeu de quilles, même pas fichus d’avoir honte, de se rendre compte, gueulant tantôt contre les anciens, aussi dépités qu’eux, tantôt contre le capitalisme, tous rongés d’une fougue dégueulasse qui ne demande qu’à périr sous les rhumatismes et la monotonie ambiante... Et tous, ils finissent pareils, quand ils n’ont pas l’idée de se pendre avant, tous, ils rabougrissent et se complaisent en prenant des mines faussement dépassées face aux saloperies si sincères (plus sincères qu’une idéologie) du processus biologique.

Finalement, la mort arrive et c’est tant mieux. Elle sonne la fin des conneries... elle rappelle le lambda à sa condition de pauvre merde. Moi, dans le fond, j’ai beau pérorer, dire des âneries chronophages, je ne vis jamais que dans le seul espoir d’enculer et de me faire enculer. Et quand ça ne veut pas, je me dis, avec assez de sincérité il est vrai, qu’il vaut bien mieux mourir. La quête suprême est basse, au fond de chaque homme. Je ne vois que deux choses qui me tiennent, d’ailleurs ; la lecture et les enculages fantasmés. Vous trouverez, non loin, une référence à la Bovary... Vous verrez qu’elle est justifiée.

Du reste, j’attends d’avoir la prostate foutue pour me raccrocher à autre chose, comme la routine et la sagesse, par exemple. Pour patienter, je me défoule dans la poussière. Je erre comme un Ravi de la Crèche. Je, je, je, je, je, je, je, je.... et cætera... Rien de vrai. L’illusion, toujours, et l’homme, comme un galérien, se crevant pour des mirages. Notez le nombre de fois où je me répète ! Dix, quinze, vingt, trente textes absolument identiques... mot pour mot... Parce que je n’ai rien d’autre à dire. Que c’est le plus important. Et que c’est déjà bien assez.
4

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Fabienne Liarsou
Fabienne Liarsou · il y a
Les pulsions sexuelles... un putain de bordel de merde à queues !!!
·
Image de Diamantina Richard
Diamantina Richard · il y a
eh bien Mathéo, pour une fois je ne suis pas d'accord, enfin pas sur tout...
je crois qu'il faut avoir connu le vrai Amour, pour savoir en parler, il est vrai qu'il est difficile de le rencontrer.
Bises Mathéo

·
Image de Cétacé
Cétacé · il y a
Jusqu'à maintenant je n'en avais rien à foutre, et je vous ai Lu...
·

Vous aimerez aussi !

Du même thème

Du même thème

TRÈS TRÈS COURTS

Elle pendait là, accrochée à un clou sur le mur par un petit cordon de chanvre cuivré. Elle luisait doucement d’un reflet d’argent cristallin, presque translucide. Parfois, lorsque par la ...