Le messie

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Le clodo, appuyer dos au mur dans l'angle de la rue , parle seul, parfois s'adresse aux passants, les invectives, les piétons ne lui portent aucune attention, pensant qu'il est ivre. Passe un aveugle, une petite fille lui donne la main , le clodo cri

-Lâche la main de ton grand-père
-Monsieur ! mon pépé ne voit pas
-Petite sotte, il voit
-Margot! je vois! je vois! dit le vieillard, lâche la main de la fillette
-Pépé! tu vas tomber!
-Non! ma chérie! je vois! je vois !

.Il part entraînant la petite fille. Le clodo, gai! sifflote, un boiteux passe

-Siffle beau merle!
-Et toi fait pas semblant de boiter, marche normalement

Le mec en colère s'approche du clodo,menaçant

-Ben! oui! simulateur !
L'homme à un sursaut de colère veut se jeter sur le clodo, marche vers lui, s'arrête net
-Mon Dieu! je ne boite plus
-Tu vois grand menteur

L'ex boiteux ne s'occupe plus du clodo, il repart allègrement dans l'autre sens, marche vite...
Le temps passe, l'après-midi un cortège funèbre de quelques personnes se rend au cimetière, passe devant le clodo, avec de grands gestes le clodo cri

-Eh! le mort si tu ne bouges pas ils vont t'enterrer; remue ! tape ! contre le cercueil

Un murmure de reproche monte de quelques personnes

-Voyons! monsieur aillez le respect qu'on doit au défunt
-Quel défunt? il tape contre le cercueil votre mort
Deux ou trois hommes vont lui faire sa fête au clodo, lorsqu’une femme crie

-Sa frappe! sa frappe! elle pleure, tremble . Les trois hommes qui allaient filaient une trempe au clodo, se retournent bouches bées...

-Je vous l'avais dit qu'il n'était pas mort, bande d'arsouilles.
Et la vie de la rue continu ,les passants changent ,jamais les mêmes .Un misérable s'arrête de l'autre cote de la rue en face du clodo

-Dit!compère,tu n'aurait pas quelque chose à grailler ?
-Tu est gonfler ,toi,ta musette est pleine de bouffe....l'autre a un sourire triste
-Oui!je sais dit-il d'un air déçu ,d'un coup sa musette pendu à son épaule devient lourde,il s'assoit sur le sol ,regarde l'intérieur du sac ,il est plein de victuailles ,il les sort ,se met à manger

-Collègue viens casser la croûte avec moi.....
-Non!merci j'ai dîner
-Putain dit l'affamer j'en ai au moins pour trois jours .
Le clodo c'est éclipser, à changer de rue, cette fois à côté d'une clinique... des gens entrent,sortent .Une maman et son enfant se dirigent vers la porte d'entrée , le clodo fait un sourire à l'enfant; la femme porte sur son visage la peine, la tristesse, la fatigue...

-Madame! n'allez pas plus loin , votre enfant n'a plus rien
-Monsieur! taisez-vous, que Dieu vous écoute
-Mais c'est fait, madame votre fils est guéri, je vous le dis en vérité

il tourne le dos la femme et l'enfant le regarde partir.... Au bois de Boulogne, assit dans l'herbe à côté de l'étang le clodo regarde la foule de gens, beaucoup d'enfants au bord de l'eau ,il fait très chaud, certains déchaussés trempent les pieds dans l'eau, des enfants jouent avec de petits bateaux.....un petit garçon d'une huitaine d'années en short entre dans l'eau, il sait nager, s'exerce au bord, puis nage vers le centré du lac, arriver au milieu tel un bouchon, l'enfant met ses bras en l'air ,disparaît sous l'eau ,remonte,cri,personne n'entend ,le clodo a tout vu ,il part en courant ,à grandes enjambées, marche sur l'eau ,l'enfant a disparut ,le clodo met sa main dans l'eau ,ses doigts accroche les cheveux du petit garçon ,le tire hors de l'eau le maintient en l'air ,repart vers le rivage ,peu de personnes ont vus l'exploit;le clodo dépose l'enfant sur l'herbe ,l'enfant vomit .
Le clodo en sifflotant, s'éloigne du lieu ,va s'asseoir sur un banc . La flicaille en tournée regarde d'un mauvais œil le clodo allonger sur le banc, s’approchent, demandent ses papiers ,l'embarque ,il passera au tribunal pour vagabondage, injures,rébellion;en tôle quelque mois.....Nul n'est prophète en sont pays.

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