L'amûûûûr...

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" Ce monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde. " Louis-Ferdinand Céline Pour me retrouver : noirceur652092088.wordpress.com  [+]

C’est incroyable, le romantisme. Ça vous prend comme un réflexe, un devoir.... On se sent revivre à en crever de faire du baratin sur l’amûûuûr. C’est tout un monde de s’imaginer glorieusement perché sur un canasson à la recherche de la digne femelle... Pour ma part, quand j’ai commencé, c’était juste pour moi. Un petit plaisir secret loin de la meute grouillante des hétéros. J’étais différent, je le sentais bien... Tout à l’heure, en fouillant dans un ramassis de vieux cahiers, je suis tombé là-dessus, poussiéreux comme pas permis. C’est pas vieux, non franchement, c’est joli et c’est immonde à la fois. Je devais alors avoir quatorze ou quinze piges et j’étais bouillant comme un lapin, déchaîné comme un aliéné, tragique à tout faire sauter  :

‘’ Parfois, je rêve d’un monde où je pourrai prendre un amant de treize ans et fuir avec lui. Nous ferions l’amour dans un grand palais vide, sans personne pour nous épier, pas même Satan. Nus l’un contre l’autre dans la rosée du matin, tout serait si simple et merveilleux, l’amour dans sa forme la plus pure, la plus innocente, la plus romantique...Les femmes, ces créatures du Mal, n’existeraient point. L’hétérosexualité serait bannie, tel un crime, et les jeunes garçons coucheraient entre eux, dans un torrent de baisers torrides et de sperme. Alors, je serai bien avec mon amant, je me délecterai de son corps nu, de ses baisers, et je le prendrai dans mes bras, pour le réchauffer, tandis que le sommeil l’aurait emporté. Rien dans ces moments d’ivresse physique et amoureuse ne pourrait me dissuader de vivre. La réalité cependant, rude et bestiale, viendrait nous rattraper et alors nous fuirions jusqu’à ce que le sort nous force à avaler une capsule de cyanure. Nous mourrions dans les bras l’un de l’autre, toussant et crachant nos ultimes glaires rougeâtres mais au moins, la victoire serait d’avoir pu échapper à cette immonde salope qu’est la réalité et à ses salauds d’enfants que sont les hommes. La mort nous emporte, nous rend inaccessible et mystérieux. Elle est une forme de fuite suprême vers les abîmes où personne ne peut suivre ne serait-ce que l’ombre de l’un d’entre nous. ‘’
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