La véritable histoire de l'arche de Noé

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Je serai ton Orphée (extrait) : 11 heures sonnent au clocher tout proche ; je suis en avance ! Né avant terme, dans la maison familiale, j’ai les « pieds-noirs », et je deviens très vite « le  [+]

Le document explosif récemment découvert sur le mont Ararat (des tablettes rédigées en akkadien, et traduites par l'assyriologue Jessica Nular), relèguera d'anciens textes canoniques au rang de vulgaires apocryphes. L'interprétation quelque peu iconoclaste que j'en donne, pourrait abuser le lecteur, qui sera peut-être tenté de conclure à un manque de sérieux de ma part. Qu'il se souvienne donc ici que je suis tout autant connu pour mon impertinence, que reconnu pour ma compétence en matière de paléogénétique.
Derrière l'ironie de façade du texte qui suit, se cache un récit à la portée scientifique exceptionnelle !
Par ailleurs, la seule publication de mon communiqué dans la prestigieuse revue "Sciences à venir" (dont la haute tenue intellectuelle n'est plus à démontrer), devrait suffire à convaincre le plus sceptique, de l'authenticité de mes sources.


« Le coup de tabac annoncé par le Grand Météorologue se rapprochait : des vents de plus en plus violents rugissaient, tels des fauves affamés ; de lourds nuages noirs s'amoncelaient, formant un ciel d'airain que dix mille géants semblaient tambouriner avec furie ; des éclairs de fin du monde déchiraient d'épaisses ténèbres, lutte titanesque opposant la lumière à la nuit ; des animaux affolés couraient en tous sens ; les plus solides constructions se faisaient emporter comme des fétus de paille... et les hommes, les hommes ! Corps éclatés ou écrasés, membres disloqués : des pantins désarticulés face aux éléments déchaînés. Ces arrogantes créatures payaient très cher leur incrédulité et leurs mœurs dissolues : le Grand Météorologue ne se contentait pas de prévoir le temps, il le provoquait aussi ! Mais le pire restait à venir : une pluie à éteindre les flammes de l'enfer commençait à marteler la terre entière ; elle sera le tombeau liquide de toute vie !
Dans l'arche abritant Noé et sa famille, les animaux destinés à repeupler la terre, rendus fous par le battement assourdissant de la pluie et une immobilité forcée, se livraient à des accouplements contre nature, entre espèces différentes !

Au bout d'une année, cette matrice bondée d'une faune inconnue avant le déluge, connut enfin le temps de sa délivrance sur le mont Ararat. »

Bien après le second père de l'humanité, Charles Darwin, observant la biodiversité animale, mais ignorant du récit véritable du Déluge, commettait son traité : « De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle », traité aussi profane qu'erroné !

J. Croipa, paléogénéticien
In "Sciences à venir" – mars 2006


(Cette micro nouvelle m'a valu un "déluge" - c'est le cas de le dire - d'insultes de la part d'un ghetto élitiste dont j'ai imprudemment fait partie, et à la revue duquel je voulais contribuer avec cet innocent petit texte. J'ai été traité, entre autres, de créationniste sectaire, un comble pour cette pochade plutôt impertinente et iconoclaste !)
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Mireille Bosq · il y a
Il y a de l'humour dans ce texte et en plus il ne s’appesantit pas et donne dans le bref. Dans ce cas, le bon parti.
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GERARD PERTUSA · il y a
Merci Mireille. J'irai "jeter un oeil" du côté de vos textes. Participez-vous à un prix en ce moment ? Gérard
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Mireille Bosq · il y a
Oui, merci. Un long "l'or de la Tolérante " et un TTC hors concours" Pas de larmes pour Avignon" Votre visite sera la bienvenue quel que soit votre choix

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