La forêt d’Ombeline

il y a
2 min
28
lectures
3
Ombeline était une jeune femme un peu artiste, et surtout, très engagée dans la protection des oiseaux. Elle habitait seule, près d’une forêt, qui abritait un certain nombre d’oiseaux de toutes formes, couleurs et espèces. Elle peignait cette forêt, ainsi que ces oiseaux à ses heures perdues. Un jour, elle amena dans cette forêt, un magnifique phœnix. Il était flamboyant et éclatant. Elle s’occupait chaque jour de cette forêt. Le matin et le soir elle peignait de jolis et humbles tableaux, dont les revenus de leurs ventes, lui permettaient de compléter les dons qu’elle recevait pour l’entretient de cet espace naturel. D’une nature plutôt curieuse et pointilleuse, toute seule, à proximité de sa forêt. Elle était profondément passionnée par sa forêt de pins, d’oiseaux ainsi que son extraordinaire phœnix. Depuis l’arrivé dans cette forêt, de ce phoenix, les dons pour entretenir cette forêt affluaient de plus en plus. Cela faisait maintenant, quelques mois que le phœnix occupait cette forêt. Il commençait à connaître certains ruisseaux, rivières, lacs ou cascades. En effet il regardait son reflet dedans. Il prenait soin et admirait son plumage. Un jour, il décida de partir à l’aventure et de revenir vers Ombeline, qui en fût toute émue. C’était la première fois que le phœnix venait à elle. Elle était entrain de peindre une très belle toile. Celui-ci s’en aperçut. Il trouva cette toile plus éclatante que son propre plumage. C’est alors qu’il se mît à faire un cauchemar toute la nuit. Le lendemain, il ne pensait plus qu’à cette toile. Il retourna voir cette toile alors qu’Ombeline était occupée dans sa forêt. Il s’approcha tellement près, qu’une de ses griffes arracha légèrement la toile. Le lendemain il recommença des cauchemars. C’est ainsi, par manque de sommeil, qu’il se mît à être de plus en plus fatigué, et par conséquent à se plaindre. Plus rien ne lui convenait, à présent. La forêt était trop ceci, trop cela, pas assez ceci, pas assez cela. Ses propres plaintes se transformèrent en cris insupportables. Ce qui faisait fuir les autres oiseaux. C’est ainsi que petit à petit la forêt se trouvait désertée. Cela attristait Ombeline, qui se sentait démunie. Le phœnix, obnubilé par ces toiles, se mît à épier chaque aller et retour d’Ombeline. Dans le but cette fois-ci d’abîmer, volontairement, chacune de ses toiles. Celles-ci étaient, en effet, éclatantes de couleurs et de vie. Parfois il se mettait à ses côtés et, en son fort intérieur, se moquait de sa passion. Comme tous les oiseaux désertaient, il rayonnait intérieurement, que tous les yeux soient tournés vers lui. Ombeline n’avait plus que lui à peindre. A ses heures perdues, le phœnix passait de plus en plus de temps à contempler son reflet dans chaque point d’eau. Très content de lui et d’avoir obtenu ce qu’il souhaitait. L’ennui c’est que dans un premier temps les toiles d’Ombeline étaient si jolies, qu’il s’imaginait qu’elle prenait un certain plaisir à avoir des productions aux couleurs plus éclatantes, vivantes, énergiques et lumineuses que son plumage. Cela le rendait fou et malade. Il se sentait trahis et l’accusait en émettant des chants de plus en plus pénibles à entendre. Ombeline, qui malgré tout, avait un côté visionnaire, se dit que son phœnix devait souffrir, et se plaindre dans le fond, de solitude. Celui-ci se mettait à avoir un plumage de plus en plus terne. Il perdait ses plumes à cause du stress de voir ces toiles toujours plus éclatantes que lui. Ombeline décida d’amener un nouveaux phœnix d’un tempérament avisé, soigneux et humble. Ce fût le coup de foudre. Cela occupa notre phœnix qui retrouva sa joie et par conséquent, sa flamboyance. Il s’intéressa à autre chose qu’à son plumage et découvrit le plaisir d’entendre les cris des autres espèces, qui commençaient petit à petit à revenir dans cette forêt.
3
3

Un petit mot pour l'auteur ? 3 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de M. Iraje
M. Iraje · il y a
Malgré quelques répétitions qui auraient pu être évitées, ce conte forestier ne manque pas d'attrait.
Image de LES HISTOIRES DE RAC
LES HISTOIRES DE RAC · il y a
Faire preuve d'altruisme, regarder le monde qui nous entoure pour mieux en profiter et resplendir... De nombreux messages dans ce texte à l'allure de fable, joli !
Image de Panda Bleu
Panda Bleu · il y a
Merci