Essai 3

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Quinze printemps à mon compteur, je suis une torturée d'un peu tout donc je me complais à écrire sur un peu tout, particulièrement ce que j'extrais de mon monde préféré : celui de  [+]

Revenir en arrière, différer le temps, goûter au nectar du doux passé. Je me suis complu dans l’idée d’une vie antérieure, dans les souvenirs de temps révolus. Je les ai laissé m’enlacer et m’oppresser jusqu’à l’écœurement le plus légitime et j’ai fermé les yeux pour entrevoir la réalité abîmée, matraquée, inchangée. J’ai fermé les yeux pour discerner les couleurs et les erreurs, les faux-pas et les sottises mais plus que tout, ma quête convergeait vers le bonheur et la passion, deux anges qui émanaient doucement des mots et des phrases restées inscrites dans les méandres du temps. Abandonnées à leur inextricable sort, abandonnées à rejouer, pour l’éternité, des scènes dont les principaux acteurs n’auraient guère l’audace de se souvenir. Béant, le trou, béant, le manque, béant l’amour, qui non nourrit se meurt de ta présence.
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