Baudelaire écrivait

il y a
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Ecrire, c'est sortir ce qu'il y a de plus beau en soi... c'est l'âme qui s'exprime... notre sensibilité qui devient accessible. J'aime le classique, le néoclassique mais aussi l'écriture utilisant  [+]

Baudelaire écrivait pour se vider la tête
Et pour s'exorciser de ses mille démons
Qui tordaient et tordaient, sans en plier son faîte,
Sans pouvoir apaiser son coeur et sa raison.

Il était attaqué par de sombres helminthes,
Par de doux cauchemars qu'il pouvait affronter.
Mais son corps matraqué par des cris et des plaintes
Ne pouvait plus prévoir les rives du Léthé.

Enfin, s'il avait su, qu'il suffit près d'un lac,
De se poser au vent ou la brise légère,
Pour sentir la Vertu revenir dans son sac,

Revenir dans son coeur, et dans son âme aussi,
Peut-être aurait-il pu éviter le ressac
D'inutiles saveurs des poisons de Paris...
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Safia Salam · il y a
Très beaux alexandrins dans ce sonnet, vocabulaire recherché, rimes respectées, belle maîtrise de la technique. Et beau sujet évidemment.
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Olivier Descamps · il y a
Merci de votre commentaire et de votre visite sur ma page.
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Camille Berry · il y a
Toute l'âme de Baudelaire...
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Olivier Descamps · il y a
Merci, Camille !
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Kolgard Sino · il y a
Sonnet très inspiré sur la vie d'un Baudelaire, vous y donner à voir le côté sombre et torturé de sa personne. La vie de poète n'est pas facile !
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Olivier Descamps · il y a
Merci de votre lecture. Vous avez raison, c'était une époque de vie au jour le jour pour le poëte, mais vie de bohème ô combien passionnante pour les adolescents lisant les fleurs du mal sous le manteau des lustres plus tard dans leurs collèges jésuites.
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Cristo R · il y a
Et si les fleurs du mal étaient parfois les fleurs du bien pour ceux qui souffrent dans leurs corps et parfois dans leurs âmes blessées
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Olivier Descamps · il y a
Elles le sont parfois, en effet. Ces fleurs du bien sont aussi le résultat de ce que nous avons semé et qui éclot " de l'autre côté du chemin " " dans le jardin où l'on se retire ", comme dans la chanson.
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Hortense Remington · il y a
J’aime votre poème. Baudelaire « l’alchimiste du verbe » a fait couler beaucoup d’encre. La vôtre est très jolie.
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Olivier Descamps · il y a
Merci, Hortense.
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Isabelle Lambin · il y a
Peut-être préférait-il conserver son spleen car source d'inspiration.
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Olivier Descamps · il y a
Merci, Isabelle, de votre lecture. Vous avez raison. Le spleen devait être le moteur de ce courant littéraire. Dans ce poème, je compare en quelque sorte l'état d'esprit de Baudelaire à celui de Lamartine. Chacun d'eux vécut et exprima sa souffrance intérieure différemment.
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Joël Riou · il y a
Un bon portrait de Baudelaire à l'aide d'un sonnet néo-classique.
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Olivier Descamps · il y a
Merci, Joël. Une évocation du spleen aussi...