8. La leçon nue chez Egako

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Je ne suis qu'une plume. Je sens, toutes proportions gardées, une sororité profonde avec Dominique Aury (Pauline Réage), âme pleine d'un délire qui nous a offert "Histoire d'O". Je veux partage  [+]

Chez Egako Arashiyama, 112 rue de D*, app.731.
Mercredi 8 janvier 2003.

Coralie a hâte de devenir femme. Elle ne l’est déjà que trop pour ses amis.
Collégienne, elle avait cherché la compagnie des lycéennes.
Lycéenne, elle cherche la compagnie des universitaires.

C’est ainsi qu’elle me conduit à un rendez-vous chez trois de ses connaissances qui toutes ont entre vingt-trois & vingt-cinq ans. Il s’agit d’étudiantes japonaises. Elles vivent en colocation dans un immeuble somptueux.
Elles rêvent de vivre leur première fois au « pays de l’amour ». Coralie, ayant longtemps hésité entre Preden & moi, sait qu'elle avait quelqu'un à leur présenter, évidemment.
Comme je n’ai pas été un amant décevant jusqu’à ce jour, elle juge que je saurai prendre soin de ces filles-là.
Par un après-midi glacial, je suis ma complice, le cœur battant vers un appartement trop cossu pour qu’on imagine trouver l'âme d'un étudiant. Les led du hall s’allument à notre passage. Ils nous éblouissent. Le sol est en marbre blanc veiné de noir.
Les portes de l’ascenseur ont la couleur du laiton bien briqué.
Coralie me tient la main. Elle semble heureuse, excitée à la pensée de me mener dans un petit monde qui n’a rien à voir avec nos chambres respectives. Nous profitons du temps de notre montée au septième étage pour un briefing. Nous devons ne pas effaroucher les copines d’Egako. Je ne dois pas tant espérer faire l’amour, que de préparer le chemin.
Nous sonnons. Egako, japonaise aux longs cheveux décolorés en blond, aux yeux ronds & charmeurs, nous ouvre. Elle s’incline avec un faux sourire d’humilité. Elle ne porte rien qu’un court débardeur de coton & une petite culotte bleue turquoise. A peine a-t-elle redressé la tête qu’elle embrasse Coralie de quatre bises. Elle a adopté la coutume. Coralie me présente. Egako pose les mains sur mes épaules avec une affection que je comprends comme déjà acquises. Elle m’offre aussi quatre baisers que je lui rends avec la même ardeur que si elle fût une de mes amies chères. Son cou exhale le N°19 envoûtant, & ses cheveux contre ma joue m’émoustillent.
Dans le salon, j’entraperçois deux brunes guère plus vêtues qu’Egako, prenant le thé, assises sur des coussins. Mais nous n’allons pas vers elles tout de suite. Egako nous désigne la salle de bain en disant que tout est là.
Nous nous enfermons Coralie et moi.
Coralie commence par me dévêtir. Comme nous l’avons convenu, j’ai promis de me laisser guider sans discuter. Quand je suis entièrement nu devant elle, présentant une ferme érection, elle contemple ma verge à travers le miroir. Elle a l’aspect enflammé d’une joue dans le froid.
- Je vois qu’Egako te fait de l’effet, mais, ça ne va pas comme ça. Tu ne dois pas bander tout de suite.
Sa bouche brûlante me prend, sans attendre. Mon corps lui est devenu aussi familier que si c’était le sien. Tout en me massant de ses mains encore froides, mais si souples, si bouleversantes, elle caresse le frein du prépuce de gentils coups de langue. Elle me sorbaise si fort, si patiemment & avec une telle charge d’émotion, qu’elle en a une respiration saccadée. Je la sens trembler à chaque expiration. Nous n’avons pas fait ça depuis le dernier intermède, quelques jours avant les vacances de Noël. Un mois sans elle avec tous ces mercredis manqués ! Mon orgasme est si fulgurant qu’il me monte à la tête & provoque un vertige. Le souffle fiévreux d’une Coralie famélique, parcourt ma verge trempée de salive. Tout en me tenant de ses deux mains de branleuse dont les gestes nerveux font éclater comme des bulles de petits bruits aqueux, elle s’applique à absorber dans sa bouche les moindres jets de sperme qui éclatent à la lumière. Elle n’en laisse pas une goutte, & va jusqu’à lécher ses doigts poisseux. J’ai la sensation que mon être s’évanouit, se disperse dans sa bouche. Je suis esclave, victime, je suis bien. Ma jouissance n’en est que plus subtile.
Ensuite, Coralie m’essuie, lèche une dernière fois ma verge lourde, devenue hypersensible au touché, vulnérable, tout en me disant des mots bruts du désir. Enfin, elle me fait endosser un kimono de femme en soie rose qui m’attendait sur sa patère, brodé de fleurs de pruniers & de moineaux. Enfin, Ma complice se dénude à son tour, ne garde que les bas résilles blanches qu’elle avait sous son pantalon, une culotte de dentelle & un soutien-gorge blanc sur un calicot couleur parme.

Au centre du salon est posée une table basse près de laquelle ont été préparés deux futons. Autours du thé, je suis présenté à Yoko & à Kuniko. La première est potelée, a de longs cheveux noirs, de grands yeux ronds, un peu pincés sur l’extérieur, des lèvres charnues au rose délicat. Sous son calicot blanc pointe une ostensible poitrine, deux seins ronds, lourds, moelleux. La deuxième porte un débardeur rose pâle & une culotte de même coloris à travers laquelle on devine l’ombre d’une touffe de poils. Kuniko, elle, est menue, pâle, à la limite blême. Elle a des cheveux mi-longs, un visage étroit, quelque chose du lévrier, de jolis yeux effilés toujours mi-ouverts lui donnant une expression souriante permanente. Sa bouche est petite, les lèvres sont fines & très rouges. Le débardeur flotte sur son torse. Dans mon esprit je devine déjà le galbe de ses seins menus. Mon regard s’affine dans la science des plis des vêtements sur un corps.
Coralie au milieu de ces trois nippones, fait figure d’une femme bien en chair car elle est plus achevée que celui de nos hôtes plus âgées. Ses bras paraissent épais sous son calicot, & son visage plus large. Mais c’est encore elle que je désire, même si je dois m’en priver pour cette fois.
La rencontre commence dans le silence. Le rouge est venu aux joues de Yoko & Kuniko, sitôt les présentations faites. Egako boit son thé en lançant parfois des regards complices à Coralie.
Du haut du septième étage, l’appartement s’ouvre sur le parc des T*. Le ciel est aussi bleu que si nous étions en montagne. Le soleil est éblouissant, bas, & brille à travers les plaqueminiers dénudés du parc botanique, dont les branches se courbent au-dessus du balcon, presque à portée de main.
Avec nos nouvelles connaissances, nous discutons de nos études. Les trois japonaises préparent leurs masters en commerce international, chose à laquelle je ne m'intéresse jamais, au sujet de quoi je n’ai pas de répondant. Nous parlons du Japon, de poésie, de la culture du haïku très connue en France, & plus ou moins bien pratiquée. Je leur conseil « ombre de fourmi » si elles souhaitent comprendre comment nous-mêmes occidentaux, comprenons le haïku. Puis, vient un sujet sur l’art, puis l’érotisme dans l’art, jusqu’aux raisons licencieuses de notre goûter secret. Nous écoutons Kuniko & Yoko à propos de leurs envies. Par timidité, elles s’adressent d’abord à leur entremetteuse avant de se confier à moi...
- Je pas encore fait l’amo’, dit Yoko de sa voix douce, vibrante, un peu grave.
- Moi, je jamais osé avec les garçons, dit Kuniko en faisant un geste négatif des mains. J’étudie beaucoup pour pas penser, mais souvent je prends mes mains, mais je suis toujours triste le matin.
- Tu prends tes mains ? répété-je, ne comprenant pas, mais trouvant, en lui demandant de s’expliquer, l’opportunité d’attirer son attention.
- Oui, mes mains, fit-elle en pointant ses doigts vers le sol & devenant rouge comme la pivoine.
- Et à quoi tu penses quand tu fais ça, ai-je poursuivis, ignorant que je me montre trop intrusif, & si peu au fait de la délicatesse de l’étrangère.
Elle se met à rire, d’un rire extrêmement gêné. Elle se couvre la bouche, je surprends sa dentition. Elle a des dents parfaitement blanches, mais sa canine droite est une rebelle qui chevauche deux autres.
- Des fois, je pense que je suis fait pour les filles. Les garçons ça fait peur.
- Et moi, je te fais peur ?
Elle émet un nouveau rire embarrassé, mais communicatif, qui contamine les deux autres jeunes femmes & Coralie. Je remarque pendant cette frénésie encore chargée de ses attendrissantes timidités, qu’elle pose de façon furtive son regard entre mes jambes. A mon regret comme tout à mon bonheur, ma verge oscille sous la soie du kimono. Les fins bras blancs de Kuniko, ses joues si rouges qu’elles en semblent gercées jusqu’au sang, & les petits mouvements nerveux de ses bras de porcelaine, la rendent particulièrement affriolante. Elle regarde Yoko, espérant avec détresse qu’elle rebondisse sur cet échange, mais, l’autre amie, plus effrontée, me dévore des yeux, les baissant dès que je lève les miens sur elle de façon plus franche, peut-être trop, & trop occidentale.
Heureusement, Coralie a la présence d’esprit de s’adresse à Yoko, offrant un peu de répit à Kuniko que nous sentons un peu stressée.
- Moi, je pas jamais touché mon co. Je sais pas si je envie de fai l’amo. Je sais que je envie de savoir.
- Et tu as peur, toi aussi ?
- Ch’sé pas.
Elle ne sait pas ? Pourtant, sa curiosité grandit à mesure qu’elle voit les plis de mon kimono se déformer.
La parole s’arrête. Egako préside, un indélébile sourire malicieux au coin des lèvres. Elle nous ressert du thé, & nous buvons encore merci, arigato. Tintement des tasses, silence blanc & tiède qui nous enveloppe.
J’ai promis de ne pas me montrer entreprenant. Tout va bien sur ce point. Il y a si peu de temps que je découvre les délices de la chair, que ce qu’il me reste de timidité s’impose en bienvenu garde-fou. J’ai tenté déjà de nombreux jeux & pris bien des risques au lycée avec Coralie, mais je ne suis pas si audacieux à engager de nouvelles idylles.
Egako finit par donner le la. Elle tend ses longs doigts blancs aux ongles nacrés de roses vers moi. Elle fait glisser le pan qui voile encore mon sexe.
Yoko & Kuniko lâchent un oh bref. Soudain, c’est la sidération. J’ai baissé les yeux, soumis, comme si je fus l’esclave dont on exhibe les atours. Ma verge se dresse, forme étrange, étrangement fascinante pour les inconnues qui l’imaginent avec frayeur ne pas pouvoir frayer en leur petit jardin.
Quoi qu’il en soit, prêts ou pas, les uns & les autres, la leçon commence.
Egako déplie ses longues jambes roses qui prennent une nuance dorée sitôt qu’elles jouent avec les ombres. Elle se pose sur ses fesses, enlève sa petite culotte tachée d’une auréole humide & la jette entre les tasses.
Son sexe est dépourvu de toison. Il est fermé en une simple fente rose orange. Le pli brille de mouille &, telle la langue d’un chat, les petites lèvres baillent un tout petit peu. C’est un nouvel émerveillement pour moi.
Elle s’approche de moi, me fait face, puis s’adressant aux deux autres filles, dit :
- Regardez comment ça se passe. Vous voyez, je n’ai pas peur, & pourtant, c’est la première fois que je vois Envel.
Elle ouvre mon kimono. Cette fois, les filles peuvent admirer la douce courbure de sabre & les lignes de mon sexe ainsi que mes orchis qui frottent au tatami, car mon entrejambe est glabre, aussi dépourvu de poils qu’Egako. Sans une ombre de disgrâce, sans un millimètre carré de peau qui soit négligé. Coralie derrière moi, me débarrasse du kimono rose.
Egako s’installe sur mes cuisses à califourchon, mais, dans le souci de permettre aux novices de contempler une pénétration. Elle s’incline en arrière, & prend appui sur ses mains. J’ai le cœur d’une sabine qu’on enlève & qui n’a plus de choix. J’aime ne rien décider.
- Approchez, dit-elle.
Les filles nous entourent en gloussant, presque prêtes à prendre la fuite, mais n’osent pas décevoir la maîtresse de maison. Coralie, elle, se tient au plus près de Yoko.
Egako me demande de la prendre sans autre préambule.
Coralie me tend un préservatif qu’elle vient de déballer, & que je m’enfile sous les regards studieux. Nos trois spectatrices me voient empoigner mon phallus explosé de veines, & à présent protégé. Je pousse mon gland pourpre à l’orée du sexe clair d’Egako. Kuniko met ses mains devant sa bouche, souffrant d’avance pour sa colocataire téméraire.
Le dôme de mon sexe disparait entre les lèvres aux lignes pures des maigres grandes lèvres. La nymphe se ferme comme une bouche autour de l’hampe. Ensuite, l’étudiante bascule son bassin pour se poser sur moi & m’engloutir entièrement. Elle pose ses bras sur moi. J’aime leur glissement sur ma peau. Mes mains s’élèvent sur son dos soyeux. Toute mon attention & mon bonheur tiennent sur l’ensemble de ce corps que je touche & qui frotte à mes cuisses & contre ma poitrine.
Egako me sourit. Je me dissous en elle. Je meure de plaisir sous le corps blanc de cette petite déesse. Elle est déjà en quête de l’orgasme. Lent glissement d’un hypogastre d’opale. Je sonde la chair chaude, tropicale. Egako ferme un peu les yeux, respire par la bouche, se trouve vite haletante. Son souffle parfumé au thé m’envahit. Elle affiche un grimacement furtif, met les doigts dans sa chatte pour en déplier les lèvres boudeuses qui ont eu tendance à se retrousser vers l’intérieur.
- Tu as mal ? demande Kuniko, médusée d’avoir vu disparaître un serpent de chair si dur dans une chatte dont elle ne se figure pas l’élasticité.
- Tu peux pas savoir comme c’est bon de sentir ça en toi.
Je me tiens presque sagement sous la belle blonde dont je n’ai pas encore eu le temps de tomber amoureux, réprimant l’envie instinctive d’asséner un coup de reins. Je tangue un peu, mouline avec une vigueur maîtrisée.
Egako se soulève, m’extrait d’elle. Mon sexe claque sur mon ventre, luisant de mouille pure.
Nous n’en restons pas là. Notre couple de hasard se forme. J’en suis en extase. La jeune femme est très belle avec une peau parfaite, soie légère. Bien que cinq ou six ans me sépare d’Egako, je pense appartenir encore à la petite adolescence. Je crois avoir plongé dans un autre monde. Je fais un saut dans la vraie vie, dans une vraie femme. Désormais, faire l’amour ne devra plus être un simple jeu de lycéen, me dis-je.
Nous nous allongeons sur l’un des futons aux housses rouge & vieil or représentant des éventails du XVIIème siècle. Egako s’étend sur le dos. Ses cheveux blonds s’étalent comme des fouets sur l’oreiller. Mon corps s’incline au-dessus d’elle. Ma verge a l’éclat de l’albâtre dans la lumière de l’hiver. Elle est longue, menaçante. Tanto sans prix. Je ne reviens pas tout de suite posséder la jeune femme. Je l’embrasse. Elle glisse ses mains douces, aux gestes délicats sur mes épaules, mon cou. Elle enfourne sa langue dans ma bouche. Notre étreinte monte en intensité. L’une de mes cuisses caresse son entrecuisse moite & souple. D’une main, je lisse ses cheveux d’or, de l’autre, je parcours la taille, les hanches au galbe stupéfiant, tendre & musculeux.
Pendant que je m’ébats avec l’hôte, Coralie a l’effronterie de glisser les mains sous les vêtements de celle dont la chair commence à s’émouvoir vraiment, Yoko. Elle la pousse sur les couvertures, tente sa chance en lui arrachant sa culotte. Yoko, trop farouche, honteuses, l’agrippe pour la conserver. Coralie n’insiste pas, mais, comme sa main ne s’est toujours pas retirée, elle lui introduit deux doigts hardis en pleine vulve. Yoko gémit, & enfin, lâche prise. Trop facile. Coralie ressort aussitôt ses doigts. Voyant qu’ils sont brillants de cyprine, elle dit :
- Ta petite fente ne demande qu’à te laisser faire.
- Je neu comprons pas.
- Je veux juste te faire un baiser là.
Kuniko, en simple témoin, regarde tour à tour les deux couples qui se déchaînent. Moi, je suis parti dans un nouveau voyage au pays de la perfection. Egako n’a pas un défaut dans tout le corps. Ses hanches ont une ligne élégante, la chute de ses reins possède une courbure céleste, ses jambes sont fuselées, aussi fines que les Silvydres dans un manga de Minamoto.
Nous nous embrassons longuement, si longuement que Coralie, qui parfois se détourne de son cunnilingus appliqué, en ressent une imperceptible pointe de jalousie. La peur l’aiguillonne. Ce n’est pas la première fois. Elle sait qu’elle n’est pas aussi bien faite, mais elle ignore pour alors, que ce n’est pas la perfection qui me fait aimer les corps. Je serai bien forcé de lui prouver plus tard, que je suis capable de faire l’amour à celles qu’elle appelle avec un dédain assumé, & qui me la rend de temps en temps énervante, « les petits boudins ». Le jour de ce genre de défis, s’ils en sont, viendra bien. Je le souhaite. Mais pour le moment, je m’emmêle sans empressement avec la troisième amante de ma vie. Tendresse, tout n’est que tendresse & interminables préliminaires.
Egako me caresse partout comme le veulent les filles pour elles-mêmes, & toutefois, comme je le désire aussi. J’aime une main qui s’attarde sur mon ventre, qui masse mes reins, qui chérit mes jambes, mes bras. Les doigts d’Egako sont un rêve entre mes fesses, dans ma bouche.
Je la débarrasse de son débardeur blanc, qui lui donne chaud. Alors, ses seins, ses gros seins hauts & fermes exécutent trois rebonds contre sa poitrine. Leur palpitation participe à l’éclat de leur apparition. Ils ont des orbes parfaits, une chair diaphane, élastique. Les tétons forment comme de petits cônes lisses & turgescents d’un brun rose en camaïeu.
Au moment où mon hôtesse me permet de revenir en elle, elle me demande de la posséder par derrière. Une fois en position elle suggère à Kuniko d’en prendre de la graine, & la prie de saisir mon sexe au fait de sa puissance priapique. Kuniko, un peu paniquée, obéit contre toute attente, incapable de refuser un ordre de la jeune femme. Elle ferme sa petite main sur ma verge avec la crainte de me faire mal. Je la sens à peine.
- Imagine que tu branches un tuyau, lui sort agacée, sans poésie, la blonde que la fièvre commence à rendre impatiente.
Kuniko oriente le bout de ma verge contre la vulve, entrouverte cette fois comme une bouche baveuse qui fait l’étonnée, puis nous connecte l’un à l’autre. Je n’ai plus qu’à me cambrer & bourrer la poupée par sa croupe offerte.
Kuniko essuie ses doigts & regarde comme ils sont tout humides. Une sorte d’envie se fait jour en elle.
Puis, elle nous fixe comme hypnotisée, moi allant & venant entre folie & prévenance dans le jardin de vapeur qui clapote telle une mare remplie de grenouilles excitées par l’orage. Egako se laisse cogner à coup léger d’orfèvre par mon marteau, sans se déchirer. Je ne viens pas, car je m’interdis l’orgasme auquel Egako ne rechignerait pas. La levrette s’éternise, pâle chevauchée, le temps pour Kuniko d’en assimiler la leçon. Je reviens ensuite à des choses plus douces & pâture la maîtresse des lieux, sous le soleil miraculeux qui parvient à chauffer l’appartement à travers les grandes baies sans rideaux.
Yoko de son côté, a fini par se mettre toute nue. Coralie baise ses seins avec appétit, de gros seins tombant de panna cotta aux médaillons aussi bruns que des macarons au café, & légèrement grumeleux.
Kuniko cherche les caresses de Coralie, car seule une fille, en la circonstance, moins violente qu’un garçon, plus compréhensive en théorie, lui semble à même de la mener aux jeux du sexe. Elle s’interroge, ne sachant pas si le vit dont je suis affublé risque de la blesser.
Coralie l’alpague donc, la lêche, & broute la touffe drue qu’elle arbore, jusqu’à ce qu’elle sache enfin ce dont elle peut rêver en faisant l’amour. Coralie, enlaçant les hanches de la maigrelette, lui offre de ces douces manières que l’on peut s’offrir entre filles. Au bout de quelques minutes, une sorte de sentiment de honte la saisit. Elle s’écrie : Je vous en prie, arrête ! Faut pas. Non ! Arrête !
Puis, nous la voyons s’enfuir cul nu dans la salle de bain, sa culotte dans la main. Coralie s’essuie la bouche, étonnée, un peu déçue, car elle venait de trouver sa consolation.
Yoko se voit seule quelques instants, inachevée, insatisfaite. Elle ne demande pas mieux que d’être reprise, elle au moins. Coralie se penche entre ses cuisses pour aller au bout du projet qu’elle avait eu pour Kuniko. Pendant ce temps, Egako, sérieuse dans son devoir, n’oublie pas les raisons pour lesquelles nous avons organisé ce rendez-vous. Elle m’enjoint avec la plus grande déférence, alors qu’elle est à bout de souffle, à force de m’embrasser & de se laisser bousculer au bord de l’orgasme, de prendre soin de Yoko.
Affable, je renonce à regret à achever mes ébats avec Egako. J’arrive en marchant à quatre pattes au-dessus de la troisième demoiselle à satisfaire, alors qu’elle attend cuisses ouvertes sur le tatami qui se trouve contre la baie vitrée(...)
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