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Tako-tsubo ou le syndrome du coeur brisé

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Hermann Sboniek

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Transparente, je suis transparente. Même la lumière m’ignore. Je me demande parfois si je vis dans le même monde que les gens qui m’entourent. C’est moi que l’on bouscule et que l’on oublie aussitôt. Ni belle, ni laide. Neutre, voire interchangeable, on me confond souvent. Je suis celle dont on cherche le prénom.
Ce soir je ne suis pas sage. Deux vodkas et un joint sur le trottoir devant la boite avec les copines. Quelques barrières tombent. Je danse. Il est devant moi, il me sourit. Je me souviens comme c’est bon d’exister. Il me fait tourner. Je rentre dans son jeu. La parade commence. Le feu s’empare d’abord de mes joues, puis coule sur ma poitrine. Je suis en sueur. Nous dansons tout près l’un de l’autre. Insidieusement la chaleur descend jusqu’à mon ventre. Il se rapproche. Se frotte. Je suis complice. La musique envoûtante. Un vieux morceau des Troggs : « Wild thing ». C’est moi qui me colle maintenant. Mon bassin contre sa hanche. Le désir me guide. Je le frôle du bout des doigts. Nos visages sont proches. Nos lèvres s’effleurent, se perdent, se retrouvent puis se joignent. Nos langues se mêlent. J’ai envie de lui.
Nous allons chez moi, quelques centaines de mètres à pied. Une succession de baisers, de caresses. Peu de mots. Puis l’escalier, quatre à quatre. La clé dans la serrure tournée fébrilement. Il me pousse à l’intérieur. Encore des baisers. Les mains cherchent les endroits ardents. Il caresse ma poitrine. Je tressaille. J’enlève mon tee shirt, il dégrafe mon soutien-gorge. Je l'ai saisi par les cheveux et je guide ses lèvres vers mes seins. La fraicheur de sa bouche. Encore des gémissements. Ma main sur son entrejambe presse son sexe. Affamée, je veux encore sa bouche. Je veux aussi ses mains sur mes fesses. Je frotte mon bas ventre sur la bosse captive de son pantalon. Je suis trempée. Le sang bat à mes tempes et ce battement résonne dans tout mon corps. Les derniers vêtements s’enfuient. Je l'entraîne vers la chambre. Respirer, une fraction de seconde. Puis reprendre ce baiser, vif, profond, humide, affolant. Tout en marchant, lui à reculons, moi qui le pousse. Nous sommes nus. Ma main monte et descend le long de son sexe. Il bascule sur le lit. Etendu sur le dos. Je l’enjambe et me laisse couler sur lui. Sa verge entre en moi. Mon bassin ondule pour l’absorber en entier. Mon Dieu ! Que c’est bon. Mon cœur s'emballe. Je reste collée sur lui. Je le garde captif au plus profond de moi. Je m’affole. « Baise-moi, bordel ! Baise-moi ! » Mes ongles se plantent dans sa poitrine. Il marque un temps d’arrêt. « T’arrête pas nom de Dieu ! ». Une vague se crée. Chaleur. Plaisir. J’agite la tête comme une possédée. Mon souffle est court. Ma vision se trouble. Je crie. Mes ongles griffent la peau de son cou. Il ne bouge plus, surpris. Je jouis. Spasmes épileptiques. Je m’effondre sur lui le ventre en feu. Encore un baiser. Rêve ? Réalité ? Mes dents se referment violemment sur sa lèvre. La jouissance n’en finit plus. Le goût de son sang dans ma bouche. Il crie, me repousse brusquement. « Ça va pas la tête, t’es complètement tarée ». La bouche ensanglantée, des griffures sur le cou et le torse. Il sort à reculons en ramassant ses habits. La porte claque. Je suis recroquevillée sur le lit. Mes mains plaquées entre mes jambes gardent captifs les derniers soubresauts du plaisir.
Me suis-je évanouie ou endormie ? Je ne sais pas. Les battements de mon cœur sont redevenus réguliers. Il est parti. J’enfouis la tête à l’endroit où il était allongé, je cherche un vestige de sa présence. Sur la taie d’oreiller subsiste un filet de sueur. D’une main je plaque l’étoffe sur mon visage. Mon autre main fouille mon sexe à la recherche de ce plaisir si fort. Je veux encore ressentir de la chaleur. Je respire de plus en plus vite. Les yeux clos. La jouissance arrive enfin. La frustration aussitôt après. Puis la honte et les larmes. La nuit s'éternise. Plusieurs fois encore j’essaye de retrouver le chemin de ce plaisir intense. Mon corps ne s’en rappelle plus. Il ne me reste que cette odeur aigre qui s’estompe. Mon sexe est endolori. Je sombre. Les cauchemars tapis dans l’ombre s’emparent de moi. Les effets de l’alcool et de l’herbe disparaissent, remplacés par la culpabilité.
Réveil difficile. Le miroir de la salle de bain me juge. La sentence est sans appel. Les cernes. Le teint blafard. Les restes de maquillage mêlés de pleurs séchés. Au coin de ma lèvre, une fine trace de sang. Le sien. La honte revient à la charge. Mélangée au souvenir de l'extase extraordinaire. Sanglots. La journée s'étire à l'infini. Le rappel de cette nuit tourne en boucle. Obsessionnel. Que s’est-il passé ? Pourquoi ? Du thé, beaucoup de thé, comme pour purifier. Le crépuscule s’installe, sordide et cruel. Puis la nuit, glacée et solitaire. Une sensation de vide me déchire le ventre. Pour lutter contre le désespoir, je cherche à revivre ce moment exceptionnel. D’abord du bout des doigts, effleurant mon sexe, puis de plus en plus profondément. Ardemment. Retrouver ce délice brutal. En vain.
Ce matin, après la douche, je me sèche, dos au miroir. Je dois le revoir, m’expliquer, m’excuser. Je sais qu’il habite à deux pâtés de maisons. Il me l’a dit, tout étonné de ne jamais m’avoir croisée dans le quartier. Avant le lever du jour, je suis devant son immeuble. J’attends, fébrile, surtout ne pas le manquer. Il sort. Repenser à notre étreinte m’embrase instantanément. Les points de sutures sur sa lèvre font resurgir la terrible honte. Je m’approche. Son cou aussi est lacéré de marques rouges. Je balbutie son prénom. Il me repousse violemment. «  Casse-toi pauvre malade ! ». Des gens se retournent, me dévisagent. J’aperçois mon reflet dans une vitrine. Un zombie.
De retour chez moi, je tourne en rond, mes doigts se croisent compulsivement sur mon ventre. Ce dernier baiser sanglant me hante. Comment l’effacer ? Du thé, encore du thé. Que faire de ce désir qui est revenu quand je l’ai rejoint? Vite, la douche. Brûlante au début, puis glacée. Les frissons dehors, le feu dedans. Toujours la même image, je le chevauche. Le désir qui monte. Mes doigts s’introduisent en moi, me fouillent. Je jouis sans plaisir, dévorée par le remord et le chagrin.
Déjà quatre jours. Je ne suis pas allée travailler. Je n’ai pas mangé non plus. Du thé, rien que du thé. Je rassemble mes forces pour affronter mon reflet dans la salle de bain. Les ciseaux à la main, j’inspire profondément. Je saisis la première mèche. Je coupe. Une mèche après l’autre. L'eau oxygénée maintenant. Blond platine au final. Jean Seberg dans « A bout de souffle ». J’aimerais être aussi belle. J’ai juste les cheveux courts.
Un matin de plus au bout d’une autre nuit sans sommeil. Le flacon oblong de mon gel douche a remplacé mes doigts sans pouvoir toutefois apaiser la brûlure. Je m’habille. Des bas noirs. Un slip et un soutien-gorge, noirs également. Ces escarpins à talons aiguilles que je ne porte quasiment jamais. Puis un imperméable beige, ceinture serrée et col relevé. Une immense paire de lunettes de soleil pour cacher mes cernes. Je retourne dans sa rue. Devant son appartement. Je sens le regard des hommes sur moi pendant que je fais les cent pas. Mes cheveux décolorés, mes bas, les talons, je me sens belle. Je l’attends. Il arrive. De nouveau mon ventre se serre et cette même onde de plaisir revient instantanément. Je m'avance vers lui. Les griffures sur son cou se sont estompées mais les points de suture sont encore là. Je lui souris. Il me rend mon sourire sans me reconnaître. Je vacille sur mes talons. Etourdie, je m’appuie au mur. Le vertige persiste. Incapable de marcher avec mes escarpins, je me déchausse et je rentre chez moi en titubant.
Du thé brûlant, tasse après tasse. J’erre dans l'appartement entre vertiges et nausées. J'ai jeté toute la nourriture dans le vide-ordure. « Wild thing » des Troggs bloqué sur « repeat ». Inlassablement. Dix fois, cent fois, mille fois... Entêtant, obsédant.
Dix jours. Les joues creuses. Les yeux cernés. Je dois le revoir. Papillon de nuit face à un réverbère. Je m’habille. Rien que mes bas, nue sous mon imperméable. Les pointes de mes seins durcissent au frottement du tissu. Mon bas-ventre palpite déjà en arrivant devant chez lui. Les hommes que je croise me jettent des regards étonnés. Protégée derrière mes lunettes noires je les ignore. Il va bientôt sortir. Ça y est, le voici. Je ne tente plus de m’approcher. Je le guette de loin. Il marche. Je le suis. Chaque pas est une torture. Je sens l’humidité entre mes cuisses. Mes seins me font mal. Une porte cochère s’entrouvre. Un homme la franchit. Je me faufile avant qu'elle ne se referme. Dans la cour intérieure, adossée au mur, je tremble. Mes mains se glissent dans l’ouverture de mon imperméable jusqu’à mon entrejambe trempé. Le riff de « Wild thing » rythme mes doigts. Un habitant de l’immeuble passe devant moi, me dévisage. Rouge de honte, je le regarde tandis que mes ongles lacèrent mon sexe. Je m’évanouis avant d’atteindre l’orgasme.
Hôpital. Chambre blanche. Je suis allongée. Les poignets liés au cadre du lit. Mon bassin ondule doucement. Le désir est encore présent au creux de mes reins. Je ferme les yeux et je l’imagine.
Je hurle.

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Mafalda · il y a
Bah... je le trouve génial ce texte moi ! J’adore. Vraiment. Tout à fait à mon goût en tout cas. Oui. Ils sont très très frileux chez Short... c’est bien dommage...
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Hermann Sboniek · il y a
Bonsoir Malfada. Merci pour cette lecture, pour ce commentaire et pour ce forum qui redonne vie à ma nouvelle.
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De l'Air ! · il y a
Je me suis demandé dans ce texte évidemment bien écrit si l'héroïne est coutumière du fait (nymphomanie) ou si c'est la rencontre avec ce jeune homme qui la met dans cet état. A moins que les deux hypothèses cohabitent (involontaire..!.) ...
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Hermann Sboniek · il y a
Bonsoir De l'Air. Quand je l'ai écrit, j'ai imaginé que c'est la rencontre qui provoque ce comportement inhabituel. L'héroïne peu habituée à ce genre de situation "bascule" pendant cette soirée. On peut bien évidement imaginer un terrain propice et une fragilité émotionnelle qui sont déjà présents. Merci de votre lecture.
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Emsie · il y a
Comme d'habitude, j'ai dévoré ce texte qui m'a aussi évoqué le "Jardin de l'ogre" de Leila Slimani, non pas dans son écriture, mais dans cette course névrotique au plaisir qu'il décrit si justement. De la haute voltige, car l'érotisme en écriture, ça ne s'improvise pas, et quand c'est raté, c'est vraiment… raté. Or ici, ça marche du feu de Dieu.
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Hermann Sboniek · il y a
Bonsoir Emsie. D'accord avec vous, l'érotisme est un genre délicat, c'est assez dur de soumettre des textes dans ce genre sachant que l'auteur est souvent "assimilé" (à tort) à ce qu'il écrit. Je viens de lire "Dans le jardin de l'ogre" de Leïla Slimani, avec beaucoup de plaisir. J'ai enchainé avec "Chanson douce". Il y a effectivement des similitudes. Merci de votre lecture et pour ce commentaire.
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Emsie · il y a
Et vous avez habilement contourné le premier aléa, en vous mettant dans la peau d'une femme !
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Automnale · il y a
En prenant connaissance juste du titre, je n'avais aucune idée sur ce que j'allais lire... Entre parenthèse, je suis allée, à la fin de ma lecture, me documenter sur Google...
Dans votre texte, Hermann, j'ai rencontré deux ou trois fois le mot "feu"... En effet, vous avez eu raison de l'utiliser à diverses reprises car l'incendie était plus que sérieusement déclaré... L'alcool et l'herbe, me demandais-je, pourraient être, à ce point, responsables d'une telle fournaise ? J'attendais la chute... Eh oui, ça n'allait pas bien du tout dans la tête de votre personnage... Devant un cas semblable, ne diriez-vous pas, vous : "Courage, fuyons !"...
N.B. - Et toujours cette écriture rare - votre écriture - que, allez savoir pourquoi, je n'ai remarquée qu'hier...

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Hermann Sboniek · il y a
Bonjour Automnale. Pardon pour cette réponse tardive. Merci pour votre lecture et pour ce commentaire. Ce texte fait partie de mes préférés.
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Paul Thery · il y a
Comme atmosphère ça me fait penser à "dans le jardin de l'ogre" de Leila Slimani, sans y ressembler tout à fait
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Hermann Sboniek · il y a
Rebonsoir Paul. Je connais le "Pitch" de ce roman de Leïla Slimani, mais je ne l'ai pas encore lu. Mais cela ne saurait tarder, il figure sur ma liste de livres à acheter :-) Merci de votre lecture.
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Hermann Sboniek · il y a
Bonjour Paul. Je viens de finir "Dans le jardin de l'ogre" vous avez raison, il y a des similitudes.
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Félix Labetoule · il y a
un texte torride , finalement on éprouve de la sympathie pour le féminin ou la fille; mon vote
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Hermann Sboniek · il y a
Bonjour Félix. Merci pour votre lecture et pardon pour cette réponse tardive.
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Jarrié · il y a
Si je vous disez que mon ''sansbijoux s"est trouvé frustré 8
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Hermann Sboniek · il y a
Bonjour Jarrié. Merci de votre lecture et pardon pour cette réponse tardive. Nos deux héros sont bien mal barrés :-). Vous semblez tout autant que moi aimer le destin des personnages "différents" :-) A bientôt.
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Eliza · il y a
Je découvre votre univers et votre capacité à vous glisser indifféremment dans la peau d'un ou de l'autre sexe (sans jeu de mot). Chapeau, si n'était un autre de vos textes que je viens de lire j'aurais des doutes sur le fait qu'Hermann soit un prénom strictement masculin. C'est incroyable ce que ce texte peut prendre comme accent de vérité ! Je suis bluffée.
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Hermann Sboniek · il y a
Rerebonjour Eliza. Merci beaucoup. Je confirme, "je ne suis qu'un homme, rien qu'un homme, quoi de plus naturel en somme". J'aime beaucoup cette nouvelle, comme je l'ai déjà expliqué, je l'ai écrite très vite. Ce n'est pas la première fois que je me mets dans la peau d'une femme. Je dois avoir un côté feminin enfoui en moi. Bonne fin de journée :-)
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JigoKu Kokoro · il y a
Bonjour Hermann ( ^_^) premier texte "sérieux" que je lis de vous.
Dérangeant, c'est le premier mot qu'il me vient mais il n'est pas péjoratif. Parti sur un apriori "comique" (votre faute aussi ( u_u) ) , j'ai très vite plongé dans cet univers que j'ai au départ trouvé assez expéditif. A peine le temps de souffler que déjà l'étreinte arrive et le comportement de la narratrice un poil trop masculin dans son attitude du moins dans certaine de ses réactions et puis...
Et puis il y a la suite, tout ce que vous avez mis en exergue. La souffrance, la folie, l'obsession, la prison interne, l'impossibilité de se libérer à travers ce désir devenu enfer qui dévore la narratrice autant physiquement que psychiquement. Ce qui était érotique deviens douloureux, ce qui aurait été romantique deviens malsain, reste cette souffrance inhérente que l'on ressent en permanence. Une terrible spirale dont le lecteur ne ressort pas plus indemne que le personnage tant il a été plongé dans ces tourments qui, malgré l'hospitalisation, ne s'arrêteront pas de si tôt.
J'ai bien aimé la façon dont ce texte m'a amené de l'univers où je pensait plongé à celui que vous avez proposé.
Au plaisir ( ^_^)

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Hermann Sboniek · il y a
Bonsoir Jigoku. J'essaye de varier les plaisirs et d'explorer des chemins différents. Cette nouvelle est une de mes préférées, elle est sortie d'un seul coup, et a été écrite trés rapidement. merci de ce commentaire et bonne soirée :-)
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JigoKu Kokoro · il y a
Vous avez bien raison Hermann et justement j'apprécie cette sortie de vos chemins habituels ( du moins dans ce que j'ai lu de vous) ( ^_^).
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Sylvie Franceus · il y a
Bravo !
J'aime votre texte à la crudité violente et douloureuse et votre écriture est très maîtrisée et le plaisir est intense et la recherche orgasmique est addictive et le jugement du miroir est presque fatal voire létal et le thé purificateur est un rituel illusoire et l'eau et le feu ne sont que des leurres aussi et le reflet est tellement cruel et la contention finale qu'accompagne le cri est bouleversante.
Merci.
Encore....

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Hermann Sboniek · il y a
ReRe bonjour Sylvie Lafée. N'en jetez plus, mes chevilles enflent, mon périmètre crânien s'élargit ... Mais non, n'arrêtez surtout pas c'est si bon :-) Pour vous un grand MERCI. Concernant le "encore", il faut que le comité de lecture se prononce, j'ai trois petits trucs dans les tuyaux : Une bluette romantique à ma façon, un TTC sur les mineurs (noir comme il se doit) et une piécette en un acte :-)
Donc à bientôt j'espère.

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Sylvie Franceus · il y a
Re re re re bonjour cher nouveau compère.... pour les chevilles, je te conseille un bain de pieds dans une bassine d'eau froide avec deux bonnes louches de gros sel de Camargue.... quant au périmètre crânien, je ne te crois pas parce que l'os est solide de ta boîte et non malléable à moins que ton âge se situe aux alentours de deux mois de vie et de cela, permets moi de douter... alors, je vais continuer à te dire les choses douces et sincères quand je sentirais que c'est le moment et si ce n'est pas le moment, je ne dirais rien.... je t'offrirai mon silence. Juste cela.
Merci

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