Le silence de l'île

il y a
9 min
65
lectures
12

Je suis passionnée de littérature, je me souviens d'avoir toujours écrit, textes et poèmes. J'aimais en jouer comme d 'une lyre . Depuis peu retraitée de la fonction publique , j'ai succombé  [+]

– Le bateau est là. Il y a du monde, on dirait. Apparemment vivre dans ce coin excite les gens !
– J’ai vu le gérant, il ouvrait un chalet. Il y a donc des estivants qui vont rester chez nous.
– La banshee va accorder sa harpe, j’entends déjà frémir les premières mesures. Elles arrivent par milliers de gouttes qui bullent dans l’air.

Des coulées liquides affluèrent par la mer. Entre les meurtrières des vallons, des trilles d’oiseaux trépignaient, vibraient comme libérés par des peurs fébriles qui par tirs réguliers assourdissaient le ciel.
Agrippées sur les falaises, se penchant sans craindre de dégringoler de l’à-pic rocheux, deux petites créatures aux oreilles pointues, aux faciès espiègles, au déhanché rapide et furtif que la pente raide n’impressionnait pas, se raidissaient le cou pour scruter les arrivants sur leur île.

– Regarde ! Le grand, là-bas ! Il ressemble à notre père et il en a même ce côté aventurier et baroudeur qui avait ensorcelé notre mère !
– Il y a un couple qui débarque avec des valises et des baluchons. Si c’est lui notre père, il s’est trouvé une autre femme de son clan !
– Il y a de la banshee dans l’air. Ecoute ! Elle reprend son morceau favori ! Filons !

Et agiles, ils entrèrent dans les fissures des roches, sautèrent les murets de pierre, se coulèrent sous les ogives pierreuses, tunnels de calcaire sculptés par la mer.
Sur la grève où le bateau avait accosté, un groupe de voyageurs avançaient dans les hurlements d’un vent qui s’emballait, levant les plaintes de l’océan. Le ressac venait s’écraser lourdement sur le sable déchargeant des membranes de fossiles desséchés, troncs pourris, fagots chenus, varechs poisseux sur l’herbe grasse où le vent gigotait. Les moutons apathiques levaient des yeux mornes, la laine qu’ils portaient les isolait du froid mortuaire. Ils se laissaient mordre par un vertige hypnotique en écoutant le leitmotiv des voix qui les réveillaient parfois quand les bruits des lames blessantes rompaient la solitude sifflante de l’île.

Car c’était à une singulière solitude que les voyageurs étaient conviés.
Marc et Ondine avaient quitté la ville et son bruitage. Ils entraient dans une cacophonie céleste. C’était une sorte de silence malmené par ces lieux oppressés peuplés de mots chevrotants qui s’articulent sur les notes d’une musique amère.
Allan s’était senti agressé par la poussée des vents hurleurs qui l’ébouriffaient. Il s’était égratigné, il s’était vite senti suivi, pénétré par les pointes coupantes d’une imprécation impitoyable. Un embrun s’enfonçait dans ses os, griffait sa peau, ses pensées s’effondraient. Il y avait une autre sorte de solitude dans ce récif assiégé par une faune indomptée, habité par une flore maigre et farouche mais fièrement arquée. Une mer toujours mugissante venait se heurter contre les flancs des vallons couverts de hardes, une mer qui perforait sans cesse les murets rustres, écorchant les brusques ravins, les chemins pentus où le vide s’ouvrait subitement.
Les oiseaux criaient, de tous côtés, il se sentit observé. Son cœur s’emplissait d’un vaste monologue.
Il était venu rester quelques jours pour parachever son livre. Les mots des dernières pages fuyaient. En vain les avait-il cherchés. Ce séjour dans une solitude proposée par les annonces hôtelières l’avait attiré, la formule était inhabituelle et sortait des sentiers battus. Un séjour sans agrément, était-il spécifié, sans confort, sans eau chaude et s’il devait écrire, c’était à la lueur des bougies. S’il devait se chauffer, c’était au bois, à la chaleur d’un poêle. En se rapprochant de plus près de la nature, il pensait pouvoir retrouver le cours de son inspiration. A bride abattue, il entendait galoper les phrases mais tout fuyait dans les crinières des nuages.

– Elle s’appelle Ondine comme si elle venait de l’océan. C’est l’esprit de notre mère. Une autre sorte d’appel, dit le petit être vêtu de goémon.
– A chaque printemps, il y a un voyage, des arrivées, des retours. Je te dis qu’elle est revenue, dit Finn en secouant Kad.
– L’an dernier, on a cru la voir mais on s’était trompé. Mais celle-ci, elle s’appelle Ondine.

Des conciliabules s’échappaient des cachettes taillées dans les brisants formés de galeries de terre ocre. Dans les sentiers que prenaient les voyageurs, le caillou retenait, les graviers freinaient, les blocs de roche ralentissaient, ils allaient tête nue, couvert de ciel comme tenant l’éperon des monticules austères. La lumière était bien réelle, généreuse, laissant voir l’étendue pauvre, vide, dénudée portant le dépouillement comme seule parure.
Au seul troquet de l’île, les visiteurs se laissèrent attirer par l’arôme puissant du café. Des boissons plus corsées furent proposées aux palais les plus exigeants qui ne les dédaignèrent pas. La bière irlandaise ne faisait pas défaut, elle coulait généreusement dans les chopes rugueuses. Les appareils mobiles étaient en mouvement, tous photographiaient la salle aux boiseries anciennes. Les discussions déliaient les langues jusque-là muselées par la psalmodie du vent. Gaël veillait à tout, il rappelait certains points du séjour :

– Pour les visiteurs touristes, ceux qui repartiront tout à l’heure, il n’y pas de limitation pour l’usage de l’électricité. Vous pouvez recharger tous vos appareils une fois ici mais les autres arrivants, ceux qui séjournent devront faire attention. Il faudra économiser l’électricité qui comme vous le voyez doit vous servir aussi pour chauffer l’eau et vous laver.

Les consignes circulaient mais la curiosité l’emportait. La horde des différents étrangers de toute nationalité repartirent après avoir fait une balade dans l’île qui n’avait à montrer que son dos rond couvert de brins rêches après le passage des moutons friands d’herbe grasse et verte qui à peine levée était mastiquée. Le nettoyage se faisait rapidement mais l’herbe se régénérait vite, constamment verte car la pluie et la lumière abondaient.
Le soir, après un dîner de soupe et de céréales, un conteur vint fredonner quelques airs mélancoliques en rappelant les croyances populaires ancrées dans les mentalités à tel point qu’elle faisait partie du paysage. « On ne peut pas séparer la banshee de l’ile. Elle hante les collines, elle est dans le sidh, ces collines qui portent le nom de ces femmes qui errent et dont on ne sait rien sinon qu’elles ont séduit les marins. Elles entretiennent une relation nerveuse avec la banshee, la meneuse de revue avec ses chants, ses cris funèbres et ses prédications. Mieux vaut être leur amie sinon par dépit, elle se venge en provoquant des maladies. »
Le conteur reprit son couplet : « Vous l’entendrez hurler la nuit, la banshee mais ne vous laissez pas enivrer par ses paroles. Elle évitera de raconter comment elle s’est éprise d’un voyageur qui lui a préféré une autre créature sortie des eaux. On dit que de cette passion sont nés des petits elfes malins et frondeurs et qui cherchent leur mère retournée dans les eaux lorsque le touriste de l’époque s’en est allé chez lui ! Des petits êtres gambadent dans la lande, vous ne les verrez pas, vous saurez qu’ils sont là, ils sont farceurs. Sont-ils encore là dans l’île ? Je ne peux rien garantir, c’est fort possible. Si vous êtes invités, c’est que vous êtes élus. Donc soyez chaleureux, heureux d’avoir été choisi par les anciens habitants de l’île. Que leurs dieux vous accompagnent. »
Gaël ajouta que la solitude, c’était elle avant tout la déesse principale de l’île. N’oubliez pas : il n’y a pas d’eau chaude ni d’électricité, pas de connexion avec les réseaux, vous vivrez seul matériellement loin du confort auquel vous êtes habitué. Alors à un moment vous serez tenté de demander une aide surnaturelle, hé, hé.... ajouta Gaël d’un air malicieux et il ne put s’empêcher de leur faire une profonde révérence.
Gaël accompagna le couple Marc et Ondine dans le chalet qu’ils avaient réservé puis il fit visiter le logis qu’Allan allait occuper :

– Vous avez demandé un logement pour vous seul mais vous n’avez pas spécifié la durée.
– Est-ce qu’il me sera possible de prolonger même si je pense rester une semaine ?
– Oui bien sûr. Pour ce logis, vous pouvez rester trois semaines. Au-delà, elle est réservée.

Allan ne savait rien encore de ce qu’il allait advenir. Il se sentait déjà capturé par l’atmosphère lugubre du lieu et il ne savait pas si c’était l’empreinte des contes du barde mais il se sentait étrangement absorbé par un soliloque abyssal.
Le lendemain était un jour apportant un lot bigarré de visiteurs. L’île était visitée dès les premiers mois de printemps, les bateaux faisant la navette quotidiennement, laissant sur la grève des passagers avides de se lancer dans des aventures imbibées de liqueurs infusées dans les embruns. L’air marin creusait vite les estomacs et les conversations tournaient autour de la gastronomie locale. Impavides, les moutons regardaient les arrivants avec ce regard atone qu’ils levaient devant tant de gesticulation. Le bras levé pour un instantané, les sourires obtenus par « selfies », ces autoportraits photographiques qui déferlaient sur l’herbe où couchés au ras des craquelures du sol, les promeneurs se prenaient en photo élevant un appareil tenu à bout de bras et les moutons se demandaient, juste un peu étonnés ce que pouvaient bien signifier des poses pareilles dans une prairie déjà bien égayée par Finn et Kad. Un défilé d’humains bien motivés et qui parlait un jargon incompréhensible revitalisait le petit estaminet secoué par les rires et les causeries des touristes.
Il y eut bien d’incidents mais si absurdes, si pleins d’irrationalité que les visiteurs préférèrent en rire ou en narrer les effets mirifiques. Marc dit à Ondine qu’un petit serveur lui avait servi son déjeuner et qu’à la fin du service, il lui avait présenté une coupelle qui ne souffrait pas de dérobade. C’était bien une quête à laquelle il était convié et il eut été inconvenant de s’y soustraire. Il avait déposé un euro. Quand il en parla à Gaël, c’était pour se faire dire qu’il n’y avait pas de serveur à l’auberge, qu’il en était le gérant avec l’aide d’un assistant, s’occupant de l’hébergement comme de la restauration et de l’entretien des divers bâtiments.

– Est-ce mon assistant que vous avez vu ? lui demanda-t-il en présentant Rorik.
– Non, l’autre, c’était un petit être habillé en vert.

Gaël eut un sourire mystérieux.

– Vous avez été visité par les créatures des buttes, ce sont des petits êtres qui habitent un peu partout sur l’île, dans les grottes littorales ou sous les tertres, circulant entre des piliers de roches dures et parfois ils se cachent. Ce sont eux qui s’occupent de donner du fourrage aux songes des moutons indolents que l’on voit partout brouter sur les terres.

Marc sentait bien qu’on entrait dans un domaine où on avait allumé des feux follets. Il se sentait ballotté, il en avait conscience, plongé dans un narcotique qui commençait à répandre ses effets mais Ondine ne trouva pas la plaisanterie à son goût. Elle donna des signes de nervosité et se plaignit d’une subite lassitude, elle se sentit inhabituellement portée à sombrer dans une étrange somnolence. Elle vécut une soirée difficile. Marc lui concocta un breuvage que Gaël lui avait conseillé. Les deux petits êtres en avaient le cœur chaviré et piétinaient d’inquiétude, pour la première fois chamboulés dans leur intime tabernacle.
– C’est notre maman, dit le premier.
– Elle est mal, dit le deuxième.
Ils aplatirent leurs frimousses à la vitre embrumée du chalet cherchant à voir les longs cheveux blonds, le visage doux, les bras inertes sur l’oreiller.

– Appelle la banshee. Tout cela est arrivé jadis à cause d’elle.
– A part hurler et fulminer, elle ne pourra rien faire tant qu’elle est dans sa mue de sorcière. Si elle vient, je me jetterai dans ses jambes, elle tombera du haut des falaises, elle se fracassera et j’aurais peut-être délivré notre maman de ce maléfice qui l’entrave.
– On devrait la remettre à l’eau. Elle serait plus en sécurité.
– Il y a si longtemps de cela ! Ce n’est plus une histoire de famille ! C’est un débris flottant qui a dérivé jusqu’ici !
– Alors restons à côté d’elle. Apportons lui feu et force, amour et joie. Tu te souviens de la berceuse qu’elle chantait ?
– Oui, chantons comme elle a chanté et peut-être que tout ira mieux.

La nuit avançait, se détachant peu à peu des humains. Elle rejoignait les esprits tourmentés, hantés par les récits qui émaillaient les veillées au coin du feu. En les répétant tant et si bien au cours de chaque nuit où le cœur cogne et quémande sa part d’affection, les soupirs se sont incrustés dans les rochers et la prairie sanglote longtemps laissant ses pleurs accompagner les rires caverneux de ceux qui parlent sans voir personne.
Allan écrivait sans s’arrêter, sans savoir qu’on le délivrait, qu’il sortait de l’étau qui l’opprimait. Les mots avaient repris leur place sur la page dans la parade nocturne. Il entendait des râles, il courait vers des appels, il en recevait. Il enseignait, il se savait cerné par une faune de sortilèges, une flore de fragiles herbacées, une foule de personnages qu’il ne voyait pas mais qu’il entendait converser dans leurs langoureux vers narcissiques.
La solitude était si forte dans ces paysages brumeux qu’un peuple s’y était installé et en avait pris possession riant et pleurant à la fois, dansant et chantant si gravement qu’il ne se passait pas d’heure sans qu’on entende hululer des vocalises venues de toutes parts, de la mer, du ciel, de la terre. C’était une escouade d’étoiles, de marins, d’elfes qui entouraient les pierres sèches et brutes. Nuit et jour, c’étaient des concerts à plein ciel, sous les projecteurs allumés par les astres, un battage incessant, comme avertisseur d’événements imminents. Il se demandait comment les appréhender. Invisibles mais si présents, chuintement des vagues, hurlement des vents, mélodies d’une harpe qui gémissait poursuivant une mélopée ancestrale. Il s’engluait, son écriture avait trouvé où placer ses encoches, elle taillait à pleine page et ses soirées défilaient sans qu’il ne souffrît de ce vide qui l’avait torturé.
Des fils d’or luisaient près de la lisière là où tombaient les piécettes qui rebondissaient sur la mer quand elle devenait étale comme une plaque de zinc.
Les deux petits gnomes s’adressaient à leurs dieux. Ils avaient perdu leur entrain. Leurs facéties ne les occupaient plus et longtemps ils avaient rôdé autour du gîte jusqu’à ce qu’Ondine se relève de sa fatigue, fraîche et purifiée comme la trolle jaune qui s’extirpe des pierres.
La mer faisait danser ses gemmes dans la lumière s’écroulant par flux limpides. Allan contempla le dénuement accompli d’un paysage voué à la solitude. Des côtes sauvages fracturées par le pilonnage des vagues, des entailles hérissées, des aspérités marquées par des onguents cotonneux, des échancrures ne laissant rien paraître au regard profane de leurs vies intérieures. Allan se sentit pénétré de cette dignité tranquille, comme si rien ne pourrait atteindre la volonté de la mer furieuse et de la terre recluse de vivre leur cohabitation dans une lutte solitaire.
Ils reprirent la mer. Le temps était venu pour eux de repartir.
Mais Allan, en pleine créativité et sous l’effet d’une effervescence nerveuse décida de prolonger son séjour. Ondine et Marc firent leurs bagages et descendirent rejoindre le bateau.

– Oh ! Ils partent ! Elle s’en va sans nous avoir vus !
Finn et Kad avaient repris leur pose favorite au-dessus du promontoire rocheux surplombant la plage où tanguait le bateau.

– On ne saura jamais d’où l’on vient mais son esprit est autour de nous. C’est cela qu’Ondine est venue nous apporter. Je me sens si heureux. Et toi ?
– J’aurais voulu savoir ce que c’est que de la serrer dans mes bras.
12

Un petit mot pour l'auteur ? 14 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Chan Jau
Chan Jau · il y a
Merci pour cette nouvelle qui perce le brouillard!
Image de Ginette Flora Amouma
Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup, Chan Jau , pour votre passage sur ma page .
Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Une belle plume pour cette histoire attrayante ! Mon soutien !
Image de Ginette Flora Amouma
Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup Keith
Image de Elisabeth Deshayes
Elisabeth Deshayes · il y a
la banshee, dont seules les âmes en peine peuvent entendre le cri qui perce le brouillard... Belle histoire !
Image de Ginette Flora Amouma
Ginette Flora Amouma · il y a
Merci d’avoir apprécié ce petit conte .
Image de Patrick Gibon
Patrick Gibon · il y a
encore une merveille de la fée Ginette pour un conte merveilleux, peuplé de Banshee, elfes et d'autres peuplades des inter-mondes qu'on devine.
l'Irlande comme, en monde parallèle l’Écosse, se prête "naturellement" à ces contes, enchâssés entre terre, mer, vent et cieux bas et lourds, à dormir éveillé et la magie d'une écriture à la fois suave et en rocs battus par les vents tempétueux et les marées fougueuses sous l’œil impavide de laineux lainisant en broute-broute éternel ne peut que renforcer la magie du récit et la douce bienveillance humaine du final!
un nouveau tour de force que je me hâte de partager sur mon facebouk, juste après le "mica" somptueux de Je(u), un vrai écrivain prolixe mais pourtant quasi inconnu dans bermuda éditions!
... ah! on toque à ma fenêtre de bon matin... une libellule passe en tire-d'aile mais est-ce bien une libellule?

Image de Ginette Flora Amouma
Ginette Flora Amouma · il y a
Quand vous devenez disert et lyrique , c'est un pur bonheur que de vous lire .
Image de lucile latour
lucile latour · il y a
" les plaintes du vent" et nous voilà transportés.
Image de Ginette Flora Amouma
Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup pour votre lecture , Lucile.
Image de Philippe Barbier
Philippe Barbier · il y a
belle plume
Image de Ginette Flora Amouma
Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup.
Image de Fredo la douleur
Fredo la douleur · il y a
Ginette, vous excellez dans l'Art de poser les ambiances. Et sur cette île où la réalité se mêle étrangement au conte, si le séjour se passe chichement et est avare de fioritures il n'en est pas moins charitable à révéler ses creatures... Au travers de votre nouvelle, on peut dire que vous êtes vous-même à bien des égards, une sorte de messagère de l'autre Monde ^^
Image de Ginette Flora Amouma
Ginette Flora Amouma · il y a
Maintenant me voilà avec des dons magiques !! Ne m’attribuez pas trop vite des
pouvoirs ! ! Je pourrais vous transformer en lutin !!!

Vous aimerez aussi !